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Gérard Morel & Yvan Dautin, récipiendaires du Prix Jacques Douai 2019

Dimanche 28 juillet, devant le public du festival Barjac m’en chante, dans la cour du chateau, Jacques Bertin, président du Prix Jacques Douai a proclamé les lauréts de l’année. Les récipiendaires pour cette édition 2019 sont Gérard Morel et Yvan Dautin. La remise du Prix s’est déroulée lundi 29 juillet dans le Jardin des Papotages de Barjac.

 Les deux lauréats sont invités à intégrer le jury.

Le Prix Jacques-Douai est décerné chaque année, depuis 2007, à un artiste, une personnalité ou une structure qui, par son action ou son œuvre artistique, fait vivre la chanson francophone, le répertoire et les idéaux que Jacques Douai a portés toute sa vie : célébration de l’art de la chanson, respect et souci d’élévation du public, émancipation par la culture et l’éducation populaire.

Les lauréats ont été : Gérard Pierron (2007), Luc et Sylvie Renaud représentant la Maison pour tous de Beaucourt – T. de Belfort (2007), Rémo Gary (2008), Hélène Martin (2009), Philippe Forcioli (2009), Véronique Pestel (2010), Bernard et Dany Keryhuel (2010 – les Chant’appart, en Vendée), Gilbert Laffaille (2011), Nathalie Fortin (2011), Claude Semal (2012), Noëlle Tartier (2012 – le Limonaire), Michel Bühler (2013), Eric Nadot (2013), Michel Boutet (2014), Thibaud Defever (2014), Paule-Andrée Cassidy (2015), Marie-Thérèse Orain (2015), Christian Camerlynck (2016), Jean-François Grandin (2016), Entre deux caisses (2017), Flavie Girbal et David Desreumaux de la revue Hexagone (2017), Bernard Joyet (2018), Jacqueline Girodet (2018). Tous ont été invités à rejoindre le jury du Prix.

François Morel en ouverture de saison au FLF

C’est à François Morel, avec son spectacle La vie – Titre provisoire,  qu’échoit l’enthousiasmante mission d’ouvrir la saison 2019-2020 au Forum Léo Ferré à Ivry, les 6 et 7 septembre 2019. On ne peut que se réjouir de ce choix qui en dit long sur la ligne artistique que défend ce lieu depuis sa création. Cette nouvelle saison devrait à nouveau mettre à l’honneur la chanson cousue main, chanson de parole où le mot tient une place de choix. On s’en réjouit et l’on attend avec impatience le reste de la programmation.


Bancal Chéri – Les épaules

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Captation et montage réalisé par Olivier Gaches et Sébastien Tuffery pour Aléthéia : http://aletheia-audiovisuel.fr

 

Pause Guitare : Govrache au Grand Théâtre

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L’an passé, lors de sa participation au prix Magyd Cherfi, Govrache décide, peu de temps avant sa prestation, de dire ses textes sans guitare, sans musique. Pari gagnant : il remporte et le prix du public et celui du jury ! Ce qui lui permet ce 3 juillet de jouer devant plus de huit cents personnes, en première partie de Marc Lavoine. Un public pas vraiment captif pour Govrache, inconnu de beaucoup dans cette salle mais après quarante-cinq minutes de prestation, une longue ovation debout, massive et spontanée, soulève le Grand Théâtre. Avec un répertoire issu pour l’essentiel de l’album Des murmures, sorti récemment, il sait se faire tendre par le biais de slams où l’humain, la vie et ses plaisirs sont au centre du propos (Mon Dieu à moi). Puis le sentiment amoureux est questionné, avec Après l’hiver, sensible évocation d’un nouvel amour après un long veuvage. Avec Govrache, la diction est aussi parfaite que la voix est voix claire, la plume ailée et trempée dans un vocabulaire du quotidien qui séduit et ravit par sa simplicité et sa spontanéité.

Doté d’une belle maîtrise de la scène, il déclenche avec naturel rire ou sourire quand il s’adresse au public. Avec Le Dormeur du râle, souvenir âpre d’une récitation au tableau pour Le dormeur du val de Rimbaud, « C’est un trou de verdure… C’est un trou de mémoire dont je me souviens encore… » Au rire succède l’émotion, avant de conclure par une adresse aux institutions : « Et si tu sais toucher mon âme, c’est parce que ce sera le bon moment, et pas parce que t’es au programme ». Il ne donne que deux textes de son album Des cris, à sortir à l’automne. Des cris où « Les mots bombent le torse face au mépris d’un monde qui nous scandalise tous » ! L’Homme trottoir, qui a « des trous au fond des proches », fournit l’analyse du « message sublhivernal » des gouvernants et médias qui utilisent le SDF pour faire peur au citoyen lambda. Puis Mal aux mains, qui interroge de façon salutaire quant au sort de l’ouvrier moderne : « Je suis un homme de douleur fabriquant des robots qui n’auront jamais mal aux mains.» Adrien Daoud (contrebasse) et Antoine Delprat (clavier), les deux musiciens complices de Govrache, offrent un écrin musical de premier rang, au service des textes dits et non chantés. Govrache termine son spectacle par Le bout de la table, allégorie du temps et de l’éternel recommencement. L’émotion est alors vive. A en juger par le monde qui s’agglutine au stand de merchandising à l’issue du concert, avançons que les spectateurs auront plus qu’apprécié leur soirée.



Au festival Off d’Avignon jusqu’au 28 juillet, relâche le 24.

Autres articles Pause Guitare 2019 : Les 50 ans du métèque et Les gagnants du Prix Magyd Cherfi.

Oré – Vacances

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Réalisation : La Sale Affaire
https://www.instagram.com/saleaffaire/

Production : Uski Productions

Stylisme : Les Expatriés
https://beexpatminded.com/

Auteur : Morgane Szucs
Compositeurs : Morgane Szucs, Philippe Bozec
Réalisé par Philippe Bozec
Mix : Jeremie Tuil
Mastering : Chab
Publishing : TUMULT Music, Droits réservés

Aron’ C – L’art et la manière

Sympathique en diable, Aron’C est sur la route depuis 2007. Le duo aux guitares saturées a les tempes qui ont blanchi, mais ces deux-là maîtrisent plus que jamais le sens de la fête et l’envie de rock fraternel. Que le complet veston ne trompe pas, les chansons ont la fraîcheur de textes écrits sur le coin d’un agenda adolescent : on leur dira qu’on va être heureux, tu verras ! (On ira danser) Fustigeant la guerre (Les chrysanthèmes), saluant les combats d’insoumis (La nuit debout), mais le cœur qui saigne (Tu l’emporteras).

Emballage gentleman farmer, musicalité rock indé, la voix chevrotante fait penser aux hymnes noir-désiresques (Quelqu’un quelque part) à l’héritage – et solos de guitare – assumé(s). Du reste, L’art et la manière, titre phare de l’album, sonne comme un manifeste : sur les routes de France, les compères ont L’art et la manière de vous faire passer un bon moment. Une éthique de l’énergie, de la convivialité et du savoir-vivre ensemble.

Musicalement, le duo est à la recherche d’une plus grande sobriété que dans les opus précédents. Rock comme on l’a dit, mais des ambiances plus espagnoles rappellent aussi les chants humanistes de Mano Solo et le bon temps des groupes festifs. La sobriété se ressent également dans le graphisme de l’album : on y voit le duo près d’un mannequin de couture. Des garçons fréquentables qui bossent bien.

À noter le titre collectif datant de 2015, L’intermittent, où l’on peut entendre, entre autres, les voix de Garance ou Tomislav ; chanson corporatiste, certes, mais qui prône, comme Mes mains ma guitare, la nécessité de ces artisans saltimbanques.

Flavie Girbal


Aron’ C
L’art et la manière
Champ libre production – 22/02/2019

Chronique parue dans le numéro 11 de la revue Hexagone.


Baptiste W. Hamon – Bloody Mary


Extrait du dernier album « Soleil, soleil bleu’
disponible ici: https://BaptisteWHamon.lnk.to/SSBID

Réalisateur : Romain WINKLER
Chef opérateur : Romain CARCANADE
Production : Arnaud CHASTANET – VUE DU PHARE PRODUCTION

avec Marilyn LIMA
Steve DRIESEN
Hélène JOHN WILLIAM
« Sunny » Raphael TECHER
Benjamin PLOUVIER
Louise LHERMITTE
Margot COTTEN
Bertille JOUBERT
Héloïse NADISIC
Romain WINKLER

Assistant Réalisateur : Adrien BENOLIEL
Chef électricien : Bertrand ARTAUT
Électricien : Annaïg CHASLOT
Assistant caméra : Zoé BOTA
Deuxième assistant caméra : Théo FAUGER

Chef décorateur : Lucie MOREY
Assistants décorateurs : Maxime PAU, Julien PERRICHON
Peintre: Chelsea MORTENSON
Costume Design : Frédérique WINKLER

Habilleuse : Mathilde BRUHAT
Création Masque : Camillia LANGOUX, Ben REYNOLDS
Binome Maquillage : Marion CALVET, Diane DOS SANTOS

Chargé de production : Paul SALMON,
Stagiaire production : Camille NADALIN
Régisseur : Julien CHAMPOLION
Montage : Romain WINKLER
Étalonnage : Jean-Michel PETIT

Remerciements : Adélaïde Mauvernay, Pascal Becu, Roselyne Fouquet, Laurent Poubanne, Alvaro Do Carmo (TranspaStudios), Nicolas Bouchard (TranspaLux), Pierre Carrere (TranspaCam), Michaël Ambrosio et Alia (Backstage Café), Françoise Serrault, Noemie Hoyo (Make Up Forever), Eric Ducher, Nissi Razafimaharo, Nicolas Hervat, Charlie Harel (Studio Kremlin), Samar Trad, Céline Chastanet, Nicolas Romieu, Maxime Philippart, Nicolas Gay…

Suivez Baptiste W. Hamon
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Instagram: https://www.instagram.com/bwhamon
Twitter: https://twitter.com/bwhamon

Abonnez-vous à la chaîne Youtube:
https://www.youtube.com/channel/UCsHd…

Auteur: Baptiste W. Hamon
Compositeur: Baptiste W. Hamon
Arrangements : Alexandre Bourit
Réalisation musicale : Alexandre Bourit et Xavier Thiry

(P) 2019 Manassas under exclusive license to BMG Rights Management (France) SARL

Festival Pause Guitare : « Les 50 ans du métèque »

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Le festival offre une belle soirée d’ouverture ce 2 juillet, avec deux spectacles marquants : Yves Jamait, généreux en scène comme à son habitude, déroule Mon totem, dans une version raccourcie, puis Les 50 ans du Métèque. Cette chanson symbole de l’œuvre de Georges Moustaki se révèle joli prétexte à un spectacle concocté par Pia Moustaki, sa fille, autour d’une dizaine d’invités accompagnés des quatre musiciens de Moustaki, habillés en blanc – Toninho do Carmo (guitares),  Luiz-Augusto Cavani  (batterie)  Rodrigue Fernandes (claviers, accordéon), Marc Madoré (basse) – jouant aussi bien les chansons de Jo que les titres personnels des invités du soir. Ensuite, on projette la pochette du Métèque puis, à chaque nouvel artiste, un dessin de Moustaki, joli et poétique, évoquant les femmes. La liste d’invités se veut éclectique, composée d’artistes multi-générationnels qui ont eu des liens différents avec « le pâtre grec » : Maria-Teresa Ferreira, Gauvain Sers, Souad Massi, Yves Jamait, Catherine Le Forestier, Cali, La Pietà, Mouss et Hakim. Chaque invité chante une à trois chansons de Moustaki illustrant ainsi l’amoureux de la vie et de la liberté, et aussi le sens de la révolte du « juif errant ».  Nilda Fernandez était prévu comme invité. Décédé depuis, un hommage lui est rendu sous la forme d’une vidéo montrant Moustaki puis Fernandez parlant l’un de l’autre, puis les deux chantant ensemble.

La soirée invite à quelques très beaux moments. Peut-être le plus marquant restera une lumineuse et émouvante Catherine Leforestier, au grand sourire, parlant de son Jo et le chantant par trois fois : le sensuel Pays de ton corps, l’humaniste DéclarationJe déclare l’état de bonheur permanent ») et l’indémodable Le temps de vivre. Jamait nous fera entendre la magnifique Ce soir mon amour, et sublimera Grand-Père. La Pietà, peut-être une présence surprise pour certains, explique qu’elle a beaucoup écouté Moustaki, son père étant admirateur et que peu de temps avant sa mort il lui chanta Nous voulions, titre inconnu qu’elle reprend sur scène ce soir-là. Puis elle impressionna le public interprétant son titre La salle d’attente : une belle découverte pour beaucoup. Gauvain Sers fait un joli choix avec la politique Chanson cri puis Les amis de Georges qui s’applique désormais aussi bien à Brassens qu’à Moustaki. Ces artistes n’ont pas eu besoin d’un recours au texte et c’est le moins qu’on puisse attendre au cours d’une soirée hommage. Pia Moustaki, présentatrice, chante également un touchant Sur un air de ressemblance. En fin de soirée, Mouss et Hakim viennent, comme toujours, mettre l’ambiance et faire participer les spectateurs. Et on finit en beauté, avec un joli partage entre public et artistes, sur Le métèque dont le texte est projeté. Nous avons vraiment vécu une grande et mémorable soirée, où on se surprend à chanter les textes de Moustaki, où on découvre deux ou trois chansons non connues et qui nous donnent envie de réécouter l’œuvre du « maraudeur » et de prendre « le temps de vivre / d’être libre ».



Photo de une : Pia Moustaki – ©David Desreumaux – Reproduction interdite

Oré, espiègle et maligne

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Comme elle le dit elle-même, Morgane Szucs – alias Oré – fait « de la chanson française, inspirée rap, sur des instrus plutôt électroniques ». En mode 3D, décidée, douce et drôle. Et après seulement deux ans « d’existence », elle est déjà auréolée par sa sélection aux Inouïs en 2018 et sa distinction par le FAIR. Elle revient des Francofolies de Montréal, a donné deux concerts en Chine du Nord et sera à la rentrée au Point Ephémère, à Paris, avant de partir en tournée ensuite.

 

Oré, ce n’est pas loin de « or »… Ton interprétation “hip hop” est loin des clichés bling-bling avec la chaine autour du cou. Ça te vient d’où ce nom ?
Ça vient de l’orée de la forêt, comme une frontière vers un monde imaginaire…

Et Morgane, elle vient d’où ? 
De Narbonne ! Même si je suis née à Metz, c’est là que j’ai vécu. Avant de faire une formation d’ingé son à Toulouse et de monter à Paris.

Et tu décroches Inouïs et FAIR du premier coup !
J’étais tellement fière d’avoir le FAIR ! Et avant même d’avoir terminé mes morceaux, je voulais postuler pour les Inouïs du Printemps de Bourges et au FAIR dans la continuité. C’étaient mes deux gros objectifs et effectivement je les ai décrochés. Quoi qu’il arrive par la suite, je pourrai toujours revoir que j’ai été sélectionnée pour ces deux tremplins et me dire : « je les ai faits ! »

Pour reprendre tes propres termes, tu as fait le choix de « partir dans la musique”. Qu’est-ce qui t’a motivée à passer de l’autre côté ? 
Après des stages dans la post-production cinéma, le sound design, je me suis vite rendu compte que cela ne me convenait pas, que le côté artistique m’attirait beaucoup plus… et j’ai décidé d’aller droit au but.

Oré © David Desreumaux – Reproduction interdite

Tu écrivais déjà à l’époque ?
J’avais écrit quelques chansons en anglais et une en français. Et je tiens un carnet de bord depuis très longtemps.

Et c’est la rencontre avec ton alter-ego Bozeck, avec lequel tu as beaucoup plus qu’un Z en commun, qui a tout déclenché…
Nous nous sommes rencontrés lors de mon arrivée à Paris et je l’ai “interviewé” dans le cadre de mes études. J’ai pu ensuite squatter son studio et apprendre énormément de lui.

Comment travaillez-vous ensemble ?
Je produis mes maquettes, paroles et mélodies et je me tourne vers lui ensuite. Il a composé un titre, Avril, qui n’est d’ailleurs pas sorti en EP…

Mais que l’on trouve sur YouTube et qui débute par « Oré se lance sur un rythme chaloupé”. C’est de fait ta première chanson ?
C’était surtout une sorte d’exercice de rap. Les vacances qu’on avait mise en images, est antérieure. Avril est effectivement indirectement mon premier titre, même si on l’a fait pour la promo, en mode freestyle et pour me présenter au final…`

 

Beaucoup se disent en m’écoutant : « c’est frais, c’est pop », et ne s’attardent pas forcément sur les paroles. Mais de plus en plus, on me fait des retours qui montrent que cette référence est comprise… (à propos de 1000g)

 

Ta bio Facebook te décrit comme « Proche d’Odezenne dans sa façon de mélanger flow hip hop et chant, jamais très loin de Yelle dans ses intentions musicales et son amour pour la pop, elle allie aussi l’énergie et l’exigence d’un Nougaro ou d’une Camille »…
Odezenne a été un déclencheur pour moi, avec son mélange de flow à la MC Solar et de musique électronique. Camille, je l’avais découverte sur scène aux Déferlantes. J’aime beaucoup sa voix, son écriture. On me compare à Yelle pour l’énergie et son côté électro teinté de hip-hop. Brassens, Brel, Gainsbourg… Je trouve que Nougaro n’est pas suffisamment cité comme référence et puis, c’est sans doute dû à mon passage à Toulouse !

Tu écris sur la « vie de tous les jours », sur l’amour, en mode perso (La nuit tombée) ou sociétal (Agence matrimoniale). Et tu sais aussi piquer le système là où ça fait mal, comme dans 1000g et son évocation sous-jacente de l’expérience de Milgram… 
Beaucoup se disent en m’écoutant : « c’est frais, c’est pop »,  et ne s’attardent pas forcément sur les paroles. Mais de plus en plus, on me fait des retours qui montrent que cette référence est comprise…

Tu as conscience que ton « on s’en bat les couilles, bat les steaks, bat les reins », de ta chanson Les vacances, peut choquer ?
Au début, je me disais qu’on comprendrait que c’est vraiment Hello Kitty qui essaie de faire la méchante ! Et ça choque effectivement certaines personnes…

Pour celles et ceux qui entendent le second degré, ça passe et surtout parce c’est dit avec le sourire !
Je ne sais pas jusqu’à quand ça va passer, mais pour l’instant, ça passe !

Oré © David Desreumaux – Reproduction interdite

C’était comment les Francos de Montréal en juin dernier ?
C’était vraiment bien ! J’y suis allée dans le cadre de La Traversée, un dispositif auquel j’ai pu participer grâce au FAIR. Nous étions quatre artistes français et quatre artistes québécois. Basés d’abord à Reims pour travailler les morceaux des uns et des autres. On a fait une autre résidence de dix jours dans les environs de Montréal, puis joué aux Francos.. Ma bookeuse a pu me décrocher une autre date dans la programmation et mon label a accepté qu’on tourne sur place le clip, Les Vacances. (Cf. le clip en fin d’article)

Tes prochains rendez-vous, sur scène… et sur un second E.P ?
Des festivals cet été, le 19 juillet à Aix-en-Othe (10) et le 17 août à Musicalarue, à Luxey (40). Et à la rentrée, le 12 septembre, au Point Ephémère à Paris. On travaille effectivement sur notre deuxième EP, qui est encore au stade de maquette, et sur lequel il y a donc encore beaucoup de travail. Pour le premier, Bozeck et moi avions finalisé les maquettes, mais nous avons travaillé six mois supplémentaires pour aboutir à ce que nous voulions…

Deux perfectionnistes qui se sont trouvés… Vous n’avez pas envie de vous adjoindre d’autres musiciens ?
Si ! J’aimerais beaucoup qu’un percussionniste et batteur nous rejoigne. Bozeck et moi venons du studio. Cela nous ferait grandir sur scène que d’avoir un autre musicien plus expérimenté avec nous. Pablo, un ami musicien, que j’espère pouvoir faire venir le 12 septembre, m’a déjà accompagnée pour deux concerts en Chine.

Tu es allée en Chine ?
Oui, juste après les Francos, j’ai fait mon petit tour de l’hémisphère nord… Un concert qui a rassemblé plus de 7 000 personnes et qui a été diffusé sur plusieurs médias de la région de Canton, plus de 350 000 personnes l’ont suivi. Pour le suivant, en format plus restreint, j’ai même eu droit à une traduction qui s’affichait en direct, les spectateurs ont donc pu comprendre mes textes. Trop classe !

Propos recueillis par Mad


Clio – Déjà Venise

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CLIO – Déjà Venise (Clip Officiel)

Un clip écrit et réalisé par Théo Leroyer, production exécutive : Vents Contraires
Crédits : Auteur / compositeur : CLIO Arrangé, réalisé et mixé par : Florian Monchatre et Augustin Parsy
Produit par uGo&Play Label
Distribution : Un Plan Simple / Sony ATV

Paroles :

Je te regarde
Et j’y pense
Et plus je te regarde
Et plus j’y pense

y’a une petite voix qui me dit
Qu’un truc pas très marrant
Va abîmer ma nuit
Et tous les jours suivants

Je suis insupportable
Et tu réagis plus
Tu débarrasses la table
On n’a presque rien bu

Moi je te tourne autour
Mais y’a rien qui accroche
Je dis des mots d’amour
Je fais des reproches

J’essaie de tout
Et tout tombe à côté
T’encaisses les coups
Tu veux plus m’en donner

Moi je trépigne un peu
Je me ridiculise
Je te dis si tu veux
Tu peux faire ta valise

Mais elle est faite
Ta valise
Dans ta tête
C’est déjà Venise
Mais elle est faite
Ta valise
Y’a les cintres
Plus les chemises

J’aurais dû y penser avant
Laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi partir devant
J’aurais dû y penser avant
Laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi partir devant

Mais c’est quoi cette histoire
Tu crois qu’on fait comme ça ?
Fini le repas du soir,
Qu’on s’en va ?

Tu dis que ça fait des jours
Qu’on rigole pas, qu’on s’raconte rien
Tu dis que ça fait des repas
Qu’on s’régale pas, qu’on n’a plus faim

Et c’est vrai
Moi aussi je me le disais
Depuis plus longtemps que toi
Qu’est-ce que tu crois ?

D’ailleurs qui te dit
Que j’allais pas partir
Ce soir ou cette nuit
Que j’allais pas m’enfuir ?

Ben je vais partir oui
Et je vais courir
Et je vais te doubler dans l’escalier
C’est pas toi qui m’as quittée

On s’est séparés
Partis, chacun de son côté
On s’aimait plus vraiment,
Tout simplement

Mais elle est faite
Ta valise
Dans ta tête
C’est déjà Venise
Mais elle est faite
Ta valise
Y’a les cintres
Plus les chemises

J’aurais dû y penser avant
Laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi partir devant
J’aurais dû y penser avant
Laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi partir devant

Non mais attends
Je le pensais pas
Je pars pas vraiment
Pas plus que toi

Tu décides pas de changer ma vie
Sans m’demander mon avis
J’suis pas d’accord
Moi je t’aime encore

Et puis je sais pas faire
Les coups durs amoureux
Il parait que c’est l’enfer
En plus il pleut

Toi tu trouves ça normal
Un coup pareil
Dans cette nuit sans étoiles
Dans cette ville sans soleil

Mais tu peux pas faire ça
Tu sais plus ce que tu dis
Allez, assieds-toi
Reprends tes esprits

Abandonner les gens, comme ça
N’importe quoi
Tu veux partir ? Ca me va
Je pars avec toi !

Mais elle est faite
Ma valise
Je suis prête
On part à Venise
Mais elle est faite
Ma valise
Y’a les cintres
Plus les chemises

J’aurais dû y penser avant
Laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi partir devant
J’aurais dû y penser avant
Laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi partir devant

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