HomeReportagesFVC : N°4 – De Muriel Barbery à Oscar Wilde

FVC : N°4 – De Muriel Barbery à Oscar Wilde

FORUM VIRUS COURONNÉ – Présentation par Xavier Lacouture


Atelier n° 4 – De Muriel Barbery à Oscar Wilde

Les consignes données aux participants

Je vous propose aujourd’hui un quatrième exercice.

  • Une phrase qui termine le livre de Muriel Barbery , L’élégance du hérisson (ce virus a quelque chose du hérisson) : Je traquerai les toujours dans le jamais
    Une phrase d’Oscar Wilde : Rien ne vieillit comme le bonheur
    5 mots venus de virus utilisés comme acronyme : véhicule, intrusif (ou intrusion), réplique (ou répliquer), utiliser, synthèse
  • Le texte commence par la première phrase : Je traquerai les toujours dans le jamais ( elle aussi peut se décliner sur la base des oppositions, le oui dans le non, le blanc dans le noir, le plus dans le moins, etc)
  • Il finit par : Rien ne vieillit comme le bonheur
  • Il faut utiliser dans le texte 3 des 5 mots de l’acronyme
  • 2 couplets et demi de 8 vers (nombre de pieds au choix), soit 20 vers au total
  • Rimes au choix
  • Refrain ou si pas de refrain une phrase qui en fait office ( exemple : avec le temps…)

Meriem Lacour – Je traquerai l’étincelle

Bonjour à tous, je suis chanteuse, je travaille également dans une école qui forme des musiciens professionnels à Bordeaux (CIAM) et je vis à Angoulême.

Je traquerai l’étincelle (Meriem Lacour)

Je traquerai l’étincelle dans le néant
Même si je ne suis qu’une brindille dans le vent
Fétu errant tourmenté par les courants
Frétillant au moindre signe d’embrasement
Je traquerai le fruit dans le ver
Car tous deux sont le sel de la terre
Et il faut s’affranchir de ces pères
Qui enferment les filles au calvaire

Je troquerai l’agréable à l’utile
Pour clouer le bec aux répliques faciles
Qui marquent l’enfance d’encre indélébile
Et synthétise des êtres fébriles

Je traquerai le creux dans la vague
Pour me lover entre les algues
Qui me caressent et me divaguent
Et me gardent des onze milles dagues
Je traquerai l’ardeur dans la lenteur
Blues lancinant qui suinte de mon coeur
Et je m’en distillerai des liqueurs
Car rien ne vieillit tant comme le Bonheur

 


Corentin Rotureau – Je traquerai

Chanteur confiné dans le grenier de son père à Ingrandes-sur-Loire.

Je traquerai (Corentin Rotureau)

Tu as fait intrusion
Tu as utilisé l’amour
Avant que tombe l’ennui
Je traquerai nos jours

Je traquerai les toujours dans le jamais
J’irai relire chaque mot effacé
Je gratterai le plâtre,
Jusqu’à perdre mes ongles
Creuserai les plages,
S’il le faut, défier les ondes
Au plus profond je traquerai

Tu as fait intrusion
Tu as utilisé l’amour
Avant que tombe l’ennui
Je traquerai nos jours

Je fouillerai dans les tombes
Ce qui reste de vivant
Étourdirai la ronde
En cherchant dans ses angles
Cette ultime étincelle
Qu’on s’est promis un jour
De rendre chaque jour plus belle

Tu as fait intrusion
Tu as utilisé l’amour
Avant que tombe l’ennui
Je traquerai nos jours

Si dans mes pupilles,
Je deviens spectateur
Dans mes souvenirs oubliés
Je trouverai cette lueur
Enfin, j’en aurais fini
De traquer le bonheur.

 


Wilfried Hildebrandt – Rien ne se garde

Confiné chez lui à La Rochelle, Hildebrandt, chanteur.

Rien ne se garde (Hildebrandt)

Moi je traquerai les toujours
Dans chaque jamais que je croise
Je t’écrirai le point du jour
Lorsque la nuit sera ta phrase
Tu vois du noir à mes répliques
Quand ce n’est qu’une ligne à mes cils
Ne m’en veux pas si je m’applique
A farder quelque peu mon style

Et j’irai chercher les encore
Dans les déjà de tes soupirs
Si tu es lasse et que ton corps
Confond mémoire et souvenir
Le temps nous passe et c’est tant mieux
Si tu le portes c’est qu’il t’encombre
Une intrusion là dans tes yeux
Et tout ce noir te fait de l’ombre

Tout est utile rien ne se garde
Fais toi légère bien avant l’heure
Rien ne vaut tant qu’on s’y attarde
Rien ne vieillit comme le bonheur

Share With:

hexagone.lemag@gmail.com

No Comments

Leave A Comment