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Avignon off : Gainsbourg Confidentiel

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Ce spectacle musical évoque les années 57 à 63 de Gainsbourg et ses cinq premiers albums. La scène se partage en deux espaces, un peu cocons et propices aux confidences.  Côté cour, un fauteuil, une lampe, et une table basse avec une carafe et un verre. Côté jardin, les deux excellents musiciens orientés jazz, David Fabre et Aurélien Maurice, et devant eux un pied avec un micro vintage que le chanteur comédien Stéphane Roux rejoint parfois. En fond de scène, au fur et à mesure de leur mention, chaque pochette d’album est projetée.

Un Gainsbourg confidentiel, diablement captivant. Le comédien décrit le contexte de cette époque et chronique ces albums ambitieux mais restés… confidentiels commercialement. Pour le premier album Du chant à la une ! …, Marcel Aymé écrit dans la préface : « Gainsbourg chante l’alcool, les filles, l’adultère, les voitures qui vont vite, la pauvreté, les métiers tristes… » Le chanteur donne à entendre une quinzaine de titres inconnus, de la plupart du public présent, et fort intéressants – seuls Le poinçonneur des Lilas, La Javanaise et Laetitia sont familiers à nos oreilles. Nous nous amusons à rechercher le Gainsbourg à succès caché dans ces premiers textes. La thématique de l’amour, fort présente, est développée d’une manière originale dont pourrait s’inspirer la plupart des auteur-e-s- actuel-le-s. Les chansons sont courtes, concises et épurées, avec déjà la détection des mots qui sonnent. Au-delà de la qualité des titres, du chant et de la musique proposés, le spectacle est valorisé par le texte de Jean-François Brieu, brillant chroniqueur et également portraitiste révélant moult précisions sur la personnalité de l’artiste Gainsbourg, son écriture de créateur et ses choix de musicien : « Ses textes regardent vers la littérature classique, ses mélodies optent pour la nouvelle vague. Il fait le grand écart… » Les chansons interprétées reprennent au moins un titre des quatre premiers albums. Et surtout dix du cinquième opus Gainsbourg confidentiel« le disque de l’homme seul qui fume à la table desservie où elle n’est pas venue. Le disque jazz du milieu de la nuit, quand les traits se gonflent, quand les bouteilles sont mortes, quand les paquets de clopes vides sont jetés par terre. Un album d’auteur, un disque secret. » Stephane Roux, avec une belle aisance de comédien et de chanteur, évolue avec facilité du fauteuil au micro sur pied, et du texte au chant. Au service des titres et de la musicalité, il chante sans mimétisme et avec ses propres qualités. Sur scène, par fidélité au personnage, il fume et boit du bourbon.

L’évocation s’arrête deux ans avant l’apparition d’une poupée de cire et du succès. Original, instructif et réussi, ce spectacle au joli succès public, s’adresse autant aux connaisseurs du Gainsbourg médiatisé qu’aux curieux, et donne envie d’écouter les premiers albums. Gainsbourg confidentiel, un spectacle qui ne devrait pas le rester.


Joué au  Collège de la salle – Festival Avignon off du 5 au 28 juillet

Nota – Local bien connu des avignonnais, Stephane Roux, a chanté dans plusieurs éditions du festival off, a géré le Théâtre des vents, et a créé un festival de chanson française.


La femme des autres from wobtv on Vimeo.

Gérard Morel & Yvan Dautin, récipiendaires du Prix Jacques Douai 2019

Dimanche 28 juillet, devant le public du festival Barjac m’en chante, dans la cour du chateau, Jacques Bertin, président du Prix Jacques Douai a proclamé les lauréts de l’année. Les récipiendaires pour cette édition 2019 sont Gérard Morel et Yvan Dautin. La remise du Prix s’est déroulée lundi 29 juillet dans le Jardin des Papotages de Barjac.

 Les deux lauréats sont invités à intégrer le jury.

Le Prix Jacques-Douai est décerné chaque année, depuis 2007, à un artiste, une personnalité ou une structure qui, par son action ou son œuvre artistique, fait vivre la chanson francophone, le répertoire et les idéaux que Jacques Douai a portés toute sa vie : célébration de l’art de la chanson, respect et souci d’élévation du public, émancipation par la culture et l’éducation populaire.

Les lauréats ont été : Gérard Pierron (2007), Luc et Sylvie Renaud représentant la Maison pour tous de Beaucourt – T. de Belfort (2007), Rémo Gary (2008), Hélène Martin (2009), Philippe Forcioli (2009), Véronique Pestel (2010), Bernard et Dany Keryhuel (2010 – les Chant’appart, en Vendée), Gilbert Laffaille (2011), Nathalie Fortin (2011), Claude Semal (2012), Noëlle Tartier (2012 – le Limonaire), Michel Bühler (2013), Eric Nadot (2013), Michel Boutet (2014), Thibaud Defever (2014), Paule-Andrée Cassidy (2015), Marie-Thérèse Orain (2015), Christian Camerlynck (2016), Jean-François Grandin (2016), Entre deux caisses (2017), Flavie Girbal et David Desreumaux de la revue Hexagone (2017), Bernard Joyet (2018), Jacqueline Girodet (2018). Tous ont été invités à rejoindre le jury du Prix.

François Morel en ouverture de saison au FLF

C’est à François Morel, avec son spectacle La vie – Titre provisoire,  qu’échoit l’enthousiasmante mission d’ouvrir la saison 2019-2020 au Forum Léo Ferré à Ivry, les 6 et 7 septembre 2019. On ne peut que se réjouir de ce choix qui en dit long sur la ligne artistique que défend ce lieu depuis sa création. Cette nouvelle saison devrait à nouveau mettre à l’honneur la chanson cousue main, chanson de parole où le mot tient une place de choix. On s’en réjouit et l’on attend avec impatience le reste de la programmation.


Bancal Chéri – Les épaules

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Captation et montage réalisé par Olivier Gaches et Sébastien Tuffery pour Aléthéia : http://aletheia-audiovisuel.fr

 

Pause Guitare : Govrache au Grand Théâtre

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L’an passé, lors de sa participation au prix Magyd Cherfi, Govrache décide, peu de temps avant sa prestation, de dire ses textes sans guitare, sans musique. Pari gagnant : il remporte et le prix du public et celui du jury ! Ce qui lui permet ce 3 juillet de jouer devant plus de huit cents personnes, en première partie de Marc Lavoine. Un public pas vraiment captif pour Govrache, inconnu de beaucoup dans cette salle mais après quarante-cinq minutes de prestation, une longue ovation debout, massive et spontanée, soulève le Grand Théâtre. Avec un répertoire issu pour l’essentiel de l’album Des murmures, sorti récemment, il sait se faire tendre par le biais de slams où l’humain, la vie et ses plaisirs sont au centre du propos (Mon Dieu à moi). Puis le sentiment amoureux est questionné, avec Après l’hiver, sensible évocation d’un nouvel amour après un long veuvage. Avec Govrache, la diction est aussi parfaite que la voix est voix claire, la plume ailée et trempée dans un vocabulaire du quotidien qui séduit et ravit par sa simplicité et sa spontanéité.

Doté d’une belle maîtrise de la scène, il déclenche avec naturel rire ou sourire quand il s’adresse au public. Avec Le Dormeur du râle, souvenir âpre d’une récitation au tableau pour Le dormeur du val de Rimbaud, « C’est un trou de verdure… C’est un trou de mémoire dont je me souviens encore… » Au rire succède l’émotion, avant de conclure par une adresse aux institutions : « Et si tu sais toucher mon âme, c’est parce que ce sera le bon moment, et pas parce que t’es au programme ». Il ne donne que deux textes de son album Des cris, à sortir à l’automne. Des cris où « Les mots bombent le torse face au mépris d’un monde qui nous scandalise tous » ! L’Homme trottoir, qui a « des trous au fond des proches », fournit l’analyse du « message sublhivernal » des gouvernants et médias qui utilisent le SDF pour faire peur au citoyen lambda. Puis Mal aux mains, qui interroge de façon salutaire quant au sort de l’ouvrier moderne : « Je suis un homme de douleur fabriquant des robots qui n’auront jamais mal aux mains.» Adrien Daoud (contrebasse) et Antoine Delprat (clavier), les deux musiciens complices de Govrache, offrent un écrin musical de premier rang, au service des textes dits et non chantés. Govrache termine son spectacle par Le bout de la table, allégorie du temps et de l’éternel recommencement. L’émotion est alors vive. A en juger par le monde qui s’agglutine au stand de merchandising à l’issue du concert, avançons que les spectateurs auront plus qu’apprécié leur soirée.



Au festival Off d’Avignon jusqu’au 28 juillet, relâche le 24.

Autres articles Pause Guitare 2019 : Les 50 ans du métèque et Les gagnants du Prix Magyd Cherfi.

Oré – Vacances

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Réalisation : La Sale Affaire
https://www.instagram.com/saleaffaire/

Production : Uski Productions

Stylisme : Les Expatriés
https://beexpatminded.com/

Auteur : Morgane Szucs
Compositeurs : Morgane Szucs, Philippe Bozec
Réalisé par Philippe Bozec
Mix : Jeremie Tuil
Mastering : Chab
Publishing : TUMULT Music, Droits réservés

Aron’ C – L’art et la manière

Sympathique en diable, Aron’C est sur la route depuis 2007. Le duo aux guitares saturées a les tempes qui ont blanchi, mais ces deux-là maîtrisent plus que jamais le sens de la fête et l’envie de rock fraternel. Que le complet veston ne trompe pas, les chansons ont la fraîcheur de textes écrits sur le coin d’un agenda adolescent : on leur dira qu’on va être heureux, tu verras ! (On ira danser) Fustigeant la guerre (Les chrysanthèmes), saluant les combats d’insoumis (La nuit debout), mais le cœur qui saigne (Tu l’emporteras).

Emballage gentleman farmer, musicalité rock indé, la voix chevrotante fait penser aux hymnes noir-désiresques (Quelqu’un quelque part) à l’héritage – et solos de guitare – assumé(s). Du reste, L’art et la manière, titre phare de l’album, sonne comme un manifeste : sur les routes de France, les compères ont L’art et la manière de vous faire passer un bon moment. Une éthique de l’énergie, de la convivialité et du savoir-vivre ensemble.

Musicalement, le duo est à la recherche d’une plus grande sobriété que dans les opus précédents. Rock comme on l’a dit, mais des ambiances plus espagnoles rappellent aussi les chants humanistes de Mano Solo et le bon temps des groupes festifs. La sobriété se ressent également dans le graphisme de l’album : on y voit le duo près d’un mannequin de couture. Des garçons fréquentables qui bossent bien.

À noter le titre collectif datant de 2015, L’intermittent, où l’on peut entendre, entre autres, les voix de Garance ou Tomislav ; chanson corporatiste, certes, mais qui prône, comme Mes mains ma guitare, la nécessité de ces artisans saltimbanques.

Flavie Girbal


Aron’ C
L’art et la manière
Champ libre production – 22/02/2019

Chronique parue dans le numéro 11 de la revue Hexagone.


Baptiste W. Hamon – Bloody Mary


Extrait du dernier album « Soleil, soleil bleu’
disponible ici: https://BaptisteWHamon.lnk.to/SSBID

Réalisateur : Romain WINKLER
Chef opérateur : Romain CARCANADE
Production : Arnaud CHASTANET – VUE DU PHARE PRODUCTION

avec Marilyn LIMA
Steve DRIESEN
Hélène JOHN WILLIAM
« Sunny » Raphael TECHER
Benjamin PLOUVIER
Louise LHERMITTE
Margot COTTEN
Bertille JOUBERT
Héloïse NADISIC
Romain WINKLER

Assistant Réalisateur : Adrien BENOLIEL
Chef électricien : Bertrand ARTAUT
Électricien : Annaïg CHASLOT
Assistant caméra : Zoé BOTA
Deuxième assistant caméra : Théo FAUGER

Chef décorateur : Lucie MOREY
Assistants décorateurs : Maxime PAU, Julien PERRICHON
Peintre: Chelsea MORTENSON
Costume Design : Frédérique WINKLER

Habilleuse : Mathilde BRUHAT
Création Masque : Camillia LANGOUX, Ben REYNOLDS
Binome Maquillage : Marion CALVET, Diane DOS SANTOS

Chargé de production : Paul SALMON,
Stagiaire production : Camille NADALIN
Régisseur : Julien CHAMPOLION
Montage : Romain WINKLER
Étalonnage : Jean-Michel PETIT

Remerciements : Adélaïde Mauvernay, Pascal Becu, Roselyne Fouquet, Laurent Poubanne, Alvaro Do Carmo (TranspaStudios), Nicolas Bouchard (TranspaLux), Pierre Carrere (TranspaCam), Michaël Ambrosio et Alia (Backstage Café), Françoise Serrault, Noemie Hoyo (Make Up Forever), Eric Ducher, Nissi Razafimaharo, Nicolas Hervat, Charlie Harel (Studio Kremlin), Samar Trad, Céline Chastanet, Nicolas Romieu, Maxime Philippart, Nicolas Gay…

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Auteur: Baptiste W. Hamon
Compositeur: Baptiste W. Hamon
Arrangements : Alexandre Bourit
Réalisation musicale : Alexandre Bourit et Xavier Thiry

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