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Juin : les concerts du côté de Toulouse

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Pour cette fin de saison, la sélection mensuelle, est marquée par le chiffre deux : deux concerts dans les bars et deux dans les médiathèques, deux concerts de sortie d’album, et deux festivals à Toulouse. Cette sélection, de 18 spectacles pour vingt concerts propose un certain nombre d’artistes peu souvent présents à Toulouse.

Les concerts à Toulouse et en Haute-Garonne

samedi 1 : Claire Gimatt à 19h – au Théâtre du Grand Rond
samedi 1 : Mireille au Fil à plomb
dimanche 2 : Nans Vincent au Cactus
dimanche 2 : La mal coiffée à 16h – Médiathèque Cabanis
mardi 4 : Les Bijoutières au Bijou
mercredi 5 et jeudi 6 : Jules et Jules au Bijou
jeudi 6 : DBK Project au Connexion
jeudi 6 : Jérôme Pinel à 9h -Les monologues d’un code-barres au Bijou
vendredi 7 : Chouf, Matéo Langlois, Jérôme Pinel – Renaud, récréation libertaire au Bijou     
mardi 11 : Grazie mille, Léo à la salle Nougaro     
mercredi 12 : Femmouzes T au jardin Raymond VI
mercredi 12 : Quartet buccal – Médiathèque Fabre à 18h
vendredi 14 et samedi 15 : Thom Souyeur & les petits Gregory à la Mécanique des fluides
samedi 15  : Nicolas Paugam – La Grande Famille à  Pinsaguel (31)
vendredi 21 : Michèle Mühlemann – Espace Job à 19h
lundi 24 : Mathieu Boogaerts à la Cave Poésie 
samedi 29 : Les Ogres de Barback  à Flourens (31)
dimanche 30 : Dalele – L’Éphémère guinguette à La Croix-Falgarde (31)


Au Bijou

La troisième édition du festival Lève ton vers constitue l’événement du mois. Avec sa création annuelle – en exclusivité mondiale – : une journée de préparation, et 2 soirs de concert. Ce sera Jules et Jules : Jules (avec un tout petit bout de son Vilain Orchestra : Mathieu Debordes) et Jules le Toulousain (Nectar) croiseront le fer autour de leurs chansons préférées.

En décembre 2018, Chouf, Matéo Langlois, et Jérôme Pinel nous ont offert une magnifique création Renaud, récréation libertaire autour des chansons de Renaud (voir la chronique ici). Ils rejouent à nouveau au Bijou et j’espère qu’ils auront l’occasion de le faire voyager dans bien d’autres lieux. A voir indubitablement. Comme l’an passé, à l’heure du café matinal, dans la salle de bar, Jérôme Pinel ne chantera pas mais jouera Les monologues d’un code-barres. Annoncé comme une « performance solitaire de poésie brute », cette série de textes, déjà représentée sur la scène du Bijou, sera jouée au festival off d’Avignon cet été. En début de mois, le collectif Les Bijoutières présentera la 3ème fournée de leurs créations, cette fois sur le thème « le sport en Lycra ». On y retrouvera, entre autres, Michèle Mühlemann, Jérôme Boloch et Clara Sanchez.


Dans les salles de Toulouse

​Au Théâtre du Grand Rond, la locale Claire Gimatt joue en solo Dans le noir, son spectacle de chansons électro-surréalistes, avec clavier et machines. Au Fil à plomb, Mireille, une inconnue pour moi, s’annonce « Chanteuse seule et mal accompagnée ». Comme elle joue quatre soirs de suite, j’aurai l’occasion d’aller la découvrir. Au Connexion, en concert de sortie de leur premier album 480, les 5 musiciens toulousains de DBK Project viennent proposer leur concept original : une narratrice en français d’un conte apocalyptique, d’une lutte pour survivre ; deux chanteurs – un homme et une femme – en anglais, et musicalement un joli mélange de styles (pop-rock, électro, folk). Original et enthousiasmant. A l’Espace Job, Michèle Mühlemann, appréciée en début d’année au Grand Rond, vient avec quelques nouvelles chansons, et en duo avec le pianiste Mingo Josserand. A la salle Nougaro, des chanteurs et musiciens toulousains joueront Grazie Mille, Léo ! un spectacle en hommage à Léo Ferré et en soutien au musicien Didier Dulieux. On y retrouvera, entre autres, Eric Lareine, Bruno Ruiz,  Erik Fabre-Maigné, Véronique Dubuisson, Alain Bréhéret, Jean-Luc Amestoy. A la Cave Poésie, Mathieu Boogaerts affiche déjà complet, dans ce lieu certes petit, mais rarement complet pour de la chanson.


Dans le cadre du festival Rio Loco à Toulouse

Le festival a pour thème, cette année, « La voix des femmes ». Les médiathèques de Toulouse proposent un certain nombre de concerts. J’ai choisi de sélectionner La mal coiffée, quatuor féminin de chant polyphonique occitan, dont je t’ai déjà parlé, pour leur spectacle … E los leons et le Quartet buccal, trio féminin, pour leur superbe spectacle vu au festival d’Aurillac et à Toulouse où elles l’ont joué une semaine début 2018 lors du festival Détours de Chant : Les femmes aux yeux ouverts sont dangereuses. Un petit tour en chanson dans l’univers de femmes qui ont des origines, des parents ou des ancêtres, venus d’Italie, de Bretagne, du Mali, et qui vivent à Paris. Les Femmouzes T, dont je t’ai déjà évoqué le retour en 2018, vont vivre une journée spéciale au jardin Raymond V. En effet, elles donneront deux concerts pédagogiques de 45 minutes à 10h et 15h puis un concert « standard » à 19h. Ce duo de musique populaire, inspiré par la culture brésilienne et la chanson française, toujours composé de Françoise Chapuis (voix, pandeiro) et Rita Macedo (voix, accordéon), distille une musique métissée, chantée en français, portugais et parfois occitan.


Dans les bars de Toulouse

A la Mécanique des fluides, Thom Souyeur & les petits Gregory fêtent la sortie de leur nouvel EP Devoir de Vacances par deux concerts. Leur premier EP Devoir de mémoire et l’humour iconoclaste de leur auteur-chanteur m’ont convaincu d’aller les découvrir sur scène. A priori, bonne humeur et mauvais goût assurés. Au Cactus, déjà évoqué le mois dernier, j’irai certainement découvrir Nans Vincent, qui a pourtant sorti un EP en 2015 et un album en 2018.


Pas loin, en Haute-Garonne (31)

Très près de Toulouse, et en extérieur dans la sympathique Éphémère guinguette à La Croix-Falgarde, Dalele jouera son spectacle Sans fil (voir article et entretien ici) avec son accordéon, et ses musiciens complices Armand (guitares) et Rolland Martinez (contrebasse et clarinette). Elle chantera certainement La dame de lettres (voir ici la vidéo). A Flourens, dans le cadre du festival du Social et du Culturel, Les Ogres de Barback (en couverture et dossier du n° 11 d’Hexagone) joueront le spectacle de leur tournée 2019. A Pinsaguel près de Toulouse, dans un nouveau café culturel chinerie : La Grande Famille, inauguré en mai, on pourra voir Nicolas Paugam – encore un artiste ce mois-ci que je ne connais pas -, annoncé comme un artiste de pop, excentrique, qui sort son quatrième album Le ventre et l’estomac.


En cliquant sur un lien (en gras et italique) accédez aux infos pratiques d’un lieu, à l’article précédent de l’artiste sur le site ou à une vidéo du titre cité.

Sanseverino – The Beber Project Vol. 1

Sanseverino n’a pas attendu que la faucheuse fasse son œuvre funeste pour rendre hommage à François Béranger. En 2001, l’ex-Voleur de poules sort son premier album solo, Le tango des gens. Sur ce disque, une reprise : le Tango de l’ennui de Béranger. Une amitié s’installe entre les deux pourfendeurs de la bêtise, une amitié qui durera jusqu’à la disparition du père François en octobre 2003.

Depuis, régulièrement, Sanseverino chante Béranger, souvent lorsqu’on l’y invite. The BeBer Project Vol. 1 – hommage à François Béranger prolonge la démarche mais, comme son titre l’indique, devient « projet » – mot à la mode. Libéré de ses obligations chez Columbia, Sanseverino reprend sa liberté en main et fait paraître en autoproduction treize morceaux choisis, reflets du savoir-faire de l’auteur de Natacha. Un disque acoustique entièrement fait main, épuré, dépouillé : juste la voix de Sanseverino, sans effet, et une guitare acoustique. Rien de plus (un poil d’accordéon tout de même pour le Tango de l’ennui). Les chansons sont données brutes, comme au sortir de la création, épreuves révélées par l’authenticité du jeu et de l’interprétation.

Le florilège est réjouissant, cheminant entre chansons d’amour (La fille que j’aime, Le vieux, Pour ma grand-mère), et blues (Y a que la foi qui sauve, Magouille blues, Y a dix ans, Blues parlé du syndicat), histoire de rappeler que derrière les mots, les engagements profonds et viscéraux de Béranger, se trouve aussi un musicien curieux qui a su se réinventer, notamment durant la période Le monde bouge (1974) et L’alternative (1975) avec Jean-Pierre Alarcen.

David Desreumaux


Sanseverino
The Beber Project Vol. 1
autoproduit / l’autre distribution – 01/02/2019

Chronique parue dans le numéro 11 de la revue Hexagone.


Gagnez vos places pour Thomas Hellman, les 11 et 12 juin à Paris

© David Desreumaux – Reproduction interdite

Il n’est pas question ici de tomber dans la flagornerie et dans le compliment facile, mais il nous faut admettre que Rêves américains de Thomas Hellman est un des plus beaux spectacles que nous ayons vu depuis le début de l’année. Nous étions présents lors de la première date en avril dernier, au Théâtre de l’Oeuvre, à Paris, et avions eu le sentiment, à la fin du spectacle, de sortir du théâtre meilleurs qu’en y entrant. Etrange mais plaisante sensation.

Thomas Hellman revient à Paris, les 11 et 12 juin, accompagné d’Olaf Gundel et Sage Reynolds, interprèter les deux volumes que constituent ces Rêves américains : La ruée vers l’or, puis La grande crise. De père américain, Thomas puise dans le récit familial pour construire cette fresque aussi poétique que réaliste, à partir de chansons personnelles, de standards du folk et du blues et de fragments de littérature (Thoreau, Steinbeck, etc.) mis en musique. Le résultat est envoûtant. Entre chanson et conte, l’Histoire rencontre l’histoire familiale pour finalement être rattrapée par notre quotidien à tous. Ces grands fracas ne résonnent-ils pas encore à nos portes ?

Hexagone est ravi de vous offrir 2 places pour deux personnes, par jour, pour assister à ce spectacle, les 11 et 12 juin 2019 au Théâtre de l’Oeuvre à Paris. Merci de nous indiquer le jour souhaité de votre venue. Foncez-y, vous ne regretterez pas.

Pour gagner, il vous suffit de nous envoyer un mail (hexagone.lemag@gmail.com) d’ici minuit, ce 28 mai. Nous effectuerons un tirage au sort demain dans la journée.

Bonne chance à toutes et tous et bon spectacle !


Le palmarès du Pic d’Or 2019

Le Pic d’Or 2019 se tenait les 24 et 25 mai 2019 à Tarbes, avec Christophe Mali (Tryo) comme parrain de l’édition. Voici les résultats à l’issue des deux journées de compétition.

Pic d’Or : Matéo Langlois*
Prix du public : Billet d’humeur
Prix de l’interprétation : Billet d’humeur
Prix du texte : La Pietà
Prix de la musique : Abel Chéret
Prix Académie Charles Cros : Billet d’humeur
Prix du magazine Francofans : Sèbe
Prix du Cartel Bigourdan : Sèbe

* Matéo Langlois a également remporté récemment le tremplin de l’Entrepôt, au Haillan, près de Bordeaux. Michel Gallas en a dressé un compte-rendu, ici.


Gagnez vos places pour Dimoné & Kursed à La Boule noire !

Dimoné acoquiné à sa bande de jeunes rockeurs, Kursed, a fait paraître l’énergique Mon amorce, son nouvel album (Voir chronique dans n°11 d’Hexagone – p. 55), au début du mois de mars. Voici que la vibrionnante équipe débarque à la Boule noire, à Paris, le mardi 28 mai. 

Nous avons le plaisir de vous faire gagner 2 x 2 places pour cette soirée. Il suffit de nous envoyer un mail (hexagone.lemag@gmail.com) en indiquant vos coordonnées. Nous procéderons au tirage au sort des deux vainqueurs parmi les mails reçus d’ici minuit aujourdhui. Les vainqueurs seront informés par retour de mail.

Bonne chance à tous et rendez-vous mardi soir ! Ce sera Nickel !

Photo : © Marc Ginot

Féloche le facétieux au Hasard Ludique

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Etre ludique sur scène ? Une seconde nature pour Féloche ! Mais son show millimétré ne laisse aucune chance au hasard… Surtout depuis sa nouvelle « formule », qui coïncide avec le tournant électro-hip-pop de son troisième album Chimie vivante.

 

Féloche - Hasard Ludique © Christophe Cussat-Blanc
© Christophe Cussat-Blanc

Féloche avait raison et j’avais tort. Ça m’a pris du temps, non pas d’arriver mais de revenir jusqu’à lui. A sa sortie, j’avoue ne pas l’avoir écouté en boucle, son opus chimique. Un tantinet réfractaire à l’adjonction d’électro je suis… Et pourtant ce soir-là, je me suis vite rendu compte que j’étais capable de reprendre quasiment tous les refrains ! La prestation sur la scène Zebrock à la Fête de l’Humanité m’avait déjà réconcilié avec le facétieux Félix Le Bars, ce concert au Hasard Ludique a achevé d’enterrer ce fugace désamour.

 

L’amour, la joie. Le crédo des chansons de Féloche, qui parlent aux pieds – aux tripes même – avant de s’adresser au cervelet. Les représentants de sa mafia colombienne, venus en nombre l’idolâtrer, l’ont bien compris et exultent dès qu’il pénètre sur scène sur fond de fumigènes. Personnellement, je tombe en pâmoison devant Iya l’africaine bretonne et Sabrina la bulgare berbère (ainsi présentées par leur joueur de mandoline préféré). La première subjugue par sa grâce, son punch de danseuse, son aisance au chant et son sens du rythme au pad. La deuxième me tue littéralement par son jeu de basse so groovy et sa moue ravageuse.

 

Féloche - Hasard Ludique © Christophe Cussat-Blanc
© Christophe Cussat-Blanc

Un vrai « power trio ». Toujours la banane, toujours en mouvement Féloche et ses deux girls. Tango bondissant, reggae chaloupé, hip-hop déjanté, valse folklorique, voire dance avec un remix de son titre le plus connu, Silbo. Ils osent tout, pourvu que cela bouge. Le son rhythm’n blues cajun, emprunté au maître Dr John demeure bien présent. Les masques magnifiques dont ils s’affublent également. Un moment magique dans le show de Féloche, qu’il fait bien de conserver. La mise en scène, les jeux de lumière, tout est au cordeau.

 

On devine le perfectionniste derrière le blagueur virevoltant et impénitent, qui se justifie d’accorder sa mandoline « parce que c’est quand même de la chanson française »… On lui sait gré également d’avoir invité la charmante Pauline Croze sur Laisse aller et pour la reprise orientalisante et dansante de Chic Planète de l’Affaire Louis Trio. Si comme il affirme, « la musique est du sport pour le cœur », plus besoin de suer sang et eau dans une salle ou de « jogger ». Féloche, c’est bon pour ton corps, bon pour ton moral. Cours donc le voir lorsqu’il passera par chez toi !


Merci à Christophe Cussat-Blanc pour ses photos. On en retrouve beaucoup d’autres sur son site.

La Sacem célèbre Anne Sylvestre

Anne Sylvestre © David Desreumaux – Reproduction interdite

A la rédaction d’Hexagone, nous ne courons pas les soirées pince-fesses où se côtoient les habitués des cocktails. Mais, lorsque l’invitation vient d’Anne Sylvestre dont la carrière se voit célébrée par la Sacem, on ne fait pas la fine bouche et l’on accepte sans sourciller.

Lundi 20 mai 2019, Anne Sylvestre a donc vu sa carrière célébrée par la Sacem qui organisait en son honneur une soirée-hommage, et dont le grand artisan n’était autre que Claude Lemesle. Celui-ci, en introduction, a souhaité rappeler, à bon escient, à quel point l’oeuvre d’Anne Sylvestre était majeure dans le patrimoine de la chanson française. Il aura également insisté sur le fait qu’Anne Sylvestre n’est pas seulement une auteure remarquable mais tout autant une compositrice et une interprète d’exception.

De son côté, Anne Sylvestre, aura signifié sa reconnaissance, sans perdre son goût du bon mot, plaisantant sur le fait d’être heureuse que cet hommage ait lieu de son vivant.

Puis, après la diffusion du beau très portrait réalisé par Eric Darmon (l’aspect de pionnière dans la « chanson faite femme » y est très bien développé), le public de l’auditorium Debussy-Ravel a pu assister à un spectacle mis en scène par Emma la clown, auquel Agnès Bihl, Thibaud Defever, Yves Jamait, Chloé Lacan, Mèche, François Morel, Marie-Thérèse Orain, Gauvain Sers et Francesca Solleville ont pris part, interprétant chacun un titre d’Anne Sylvestre, accompagnés tantôt par leurs musiciens habituels (ou seuls), tantôt par les musiciennes d’Anne : Nathalie Miravette (piano), Chloé Hammond (clarinette) et Isabelle Vuarnesson (violoncelle). C’est Anne Sylvestre qui fermera ce tour de chant, interprétant trois titres (La petite hirondelle, Violette, Les gens qui doutent), avant de recevoir sa médaille des mains de Claude Lemesle.

Parmi le public, beaucoup d’amis avaient fait le déplacement, venant parfois de loin. On a ainsi eu le plaisir de croiser, entre autres, la joyeuse trombine de Gérard Morel, Romain Lemire, Gilbert Laffaille, Isabelle Mayereau, Lily Luca, Garance, Xavier Lacouture ou encore Hervé Vilard. Et beaucoup d’amies et d’amis d’Anne que nous avons l’habitude de croiser dans les salles de spectacle.

C’était une très belle soirée pour une artiste essentielle que l’on a hâte de retrouver sur la scène de La Cigale, à Paris, du 19 au 22 septembre 2019. Qu’on se le dise !


Voici quelques photos de la soirée.

Yves Jamait © David Desreumaux – Reproduction interdite
Yves Jamait © David Desreumaux – Reproduction interdite
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Festival TaParole 2019

On avait craint le pire l’an passé alors que le festival TaParole – présent à Paris puis à Montreuil depuis 2003 – avait passé son tour pour l’édition 2018. On sait les difficultés rencontrées par nombre d’organisateurs de festivals, souvent liées à des restrictions de subventions, d’où l’inquiétude ressentie par le microcosme de la chanson à Paris, privé de son édition 2018.

C’est donc peu dire que nous sommes heureux de voir arriver ce cru 2019 ! Terminé en revanche le déroulement à La Parole Errante, lieu sympa et convivial qui abritait depuis quelques années l’événement. Cette année, l’organisation est quelque peu chamboulée, le festival se déroulera en deux temps et en deux lieux. On pourra bien sûr regretter le côté champêtre de cet espace extérieur de La Parole Errante, mais comme le Festival-de-Marne en son temps avait été contraint d’abandonner ses chapiteaux qui lui conféraient une dimension guinguette des plus agréables, les temps incertains et les impératifs budgétaires font que…

Tout d’abord, le coup d’envoi du Festival TaParole sera donné à La Marbrerie, à Montreuil, le 31 mai, histoire de rester fidèle à sa géographie. Le lendemain, le festival se poursuivra dans cette même salle.

Puis, le festival TaParole prendra place au Forum Léo Ferré, à Ivry-sur-Seine, du 5 au 9 juin 2019. On saluera ici l’éclectisme de la programmation qui s’attache à donner à voir et à entendre un spectre large de la production actuelle en chanson, celle que l’on verra assez peu sur les autres festivals estivaux. C’est dans ce sens que TaParole avait été créé il y a maintenant seize ans, fort d’une volonté d’être un laboratoire à chansons. Nombre de jeunes pousses y ont fait leurs armes, on se souviendra notamment de Lise Martin, en 2003 qui pour la première édition partageait la scène avec sa soeur Soizic sous le nom des Fées d’hiver. Les jeunes pousses ont pris du galon et tiennent aujourd’hui le haut de l’affiche aux côtés d’autres artistes chevronnés.

Bon festival à tous !


VENDREDI 31 MAI 2019 – 19:00
Leïla Huissoud
Feloche
Soviet Suprem
Charly Chanteur

SAMEDI 01 JUIN 2019 – 19:00
Fred Nevché
Julien Bensé
Barcella
Charly Chanteur

PASS MARBRERIE 2 JOURS : 30 €
TARIF PLEIN : 20 €
TARIF REDUIT : 18 €

INFOS PRATIQUES & ACCES

La Marbrerie
21 rue Alexis Lepère
93100 Montreuil

Métro Ligne 9 : Mairie de Montreuil


MERCREDI 05 JUIN 2019 – 19:00
Ouverture surprise
Lisa Portelli
Lise Martin

JEUDI 06 JUIN 2019 – 19:00
Ouverture surprise
Nicolas Joseph
« Presqu’un cri » – Valentin Vander & Lise Martin chantent Vyssotski

VENDREDI 07 JUIN 2019 – 19:00
Pauline Drand
Bertrand Louis
Léopoldine HH.

SAMEDI 08 JUIN 2019 – 19:00
Ouverture surprise
Fred Nevché (Piano-voix)
Govrache

DIMANCHE 09 JUIN 2019 – 19:00
Angèle Osinski
FRACA!!! TEAM (Emilie Marsh/KATEL/Robi)
SuperBravo

PASS FLF 5 JOURS : 50 €
TARIF PLEIN : 15 €
TARIF REDUIT : 13 €
____________________

CONCERTS : 19H
LE MERCREDI 5, JEUDI 6 ET VENDREDI 7 = Ouverture des portes à 18h
LE SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 = Brunch & animations dès 13h
____________________

INFOS PRATIQUES & ACCES

FLF – Forum Léo Ferré
11 rue barbès,
94200 IVRY-SUR-SEINE

Métro Ligne 7 : Porte d’Ivry / Pierre et Marie Curie

Festival L’air du temps, 28ème !

Tous les ans, durant le week-end de l’Ascension se tient le festival L’air du temps, organisé par Les Bains-Douches, à Lignières. Place forte de la chanson, les Bains-Douches ont à coeur de mettre en avant – et ce tout au long de l’année ! – le meilleur de l’art chanté, sans esprit de chapelle. Pôle chanson de la région Centre-Val de Loire, les Bains-Douches sont tout autant un laboratoire pour de jeunes pousses qu’un lieu de résidence ou de diffusion pour des artistes plus confirmés. Cette maison aime les artistes et les artistes leur rendent bien !

Du 29 mai au 1er juin 2019 se déroulera la vingtième-huitième édition de ce festival qui met qualité artistique et art de bien recevoir à l’honneur. Ainsi, durant quatre jours, dans une poignée de lieux différents se jouent des spectacles et des moments de partage insolites que l’on ne trouvera pas sur les gros festivals aseptisés. A Lignières, au coeur du Berry, depuis longtemps on mise sur la diversité culturelle, on mise également sur l’intelligence et la curiosité du public. Un public qui ne boude en aucun cas les plaisirs proposés ! Bien au contraire !

Voici le programme de cette cuvée 2019. Il y a de quoi faire ! Cliquez sur l’image pour accéder directement aux réservations.

Le Cheval d’or, archive INA de 1975

Etonnant reportage de 1975 relayé par Gilles Tcherniak (Initiatives-Chansons) sur sa page Facebook. Il est ici question de Jean-Pierre Suc qui fonda, avec Léon Tcherniak (le père de Gilles), le cabaret du Cheval d’or, à Paris en 1955. Dans ce film présenté par René Fallet apparaissent Catherine Sauvage,  Boby Lapointe, Pierre Etaix, Corinne Marchand, Jacques Brel, Luce Klein, Georges Brassens et Michel Legrand dans les coulisses du cabaret. Une page d’histoire et de la vie des cabarets parisiens dans les années 50 et 60, dans le quartier de la Contrescarpe.


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