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jeudi, avril 15, 2021

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Johnny Montreuil au Café de la Danse

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L’artiste de bar montreuillois se paye le Café de la Danse ! C’est qu’avec le second opus des aventures de son marlou au grand coeur, Benoit Dantec a bel et bien franchi un cap. Et resserré les rangs de son gang de muzicos, devenu une véritable machine de guerre scénique. Des invités en veux-tu en voilà, l’intégralité ou presque des aficionados du Haut Montreuil… Ce soir-là, c’était grave michto, on se serait cru de l’autre côté du périph ! 

© Muriel DELEPONT / Organic Vision Of Photography
© Muriel DELEPONT / Organic Vision Of Photography

Nous éviterons le vocable si prisé de release party, mais force est de reconnaître que cette soirée au Café de la Danse avait une allure d’événement pour Johnny Montreuil et consorts… Célébration de la sortie de Narvalo for ever. Volonté d’associer les musiciens qui ont participé à son enregistrement. Ou d’en faire connaître d’autres, comme le quartet féminin strasbourgeois Les Co-Smet, lesquelles ont assuré grave la première partie. Quatre jeunes femmes pétulantes, musiciennes accomplies et aux voix d’or, qui ont séduit le public et qui rejoindront la bande aux choeurs. Il nous avait fallu jouer des coudes pour traverser le bar tout en longueur par lequel on accède à la salle du Café. Les fralo de Johnny avaient fait le déplacement et passèrent rapidement du zinc à la fosse, laissant les fauteuils aux parisiens pusillanimes… Johnny Montreuil, rentré seul sur scène – enfin pas tout à fait avec sa contrebasse chérie – les remercie d’avoir franchi le périph et est rapidement rejoint par Kik, Rön et Visten pour lancer la machine.   

 

 

© Muriel DELEPONT / Organic Vision Of Photography

C’est qu’on n’est pas là pour sodomiser les musta domestica, mais bien pour s’enjailler au son d’une country blues bien Cash ! Et pour gueuler en choeur que nous aussi on va “chiner la ferraille” ou qu’on “boit de l’eau”… Pour partager également l’amitié fraternelle qui lie Benoit à ses concitoyens de coeur. Son pralo Blacky, le roi de l’anisette et du réparage de mob qu’il invite sur scène. Son ancien “side-kick” Géronimo, qui viendra nous faire vibrer avec son violon et qui lui rappelle leur rencontre alors qu’il était le Prince des Chameaux… René Miller, figure de la scène montreuilloise et bluesman d’origine cajun, qui lui nous fait une sacrée démo de dobro… Ce n’est plus un concert, mais une réunion d’famille, à laquelle tous celles et ceux qui se bougent dans la fosse ont le sentiment d’appartenir. 

A l’issue du concert, on sent Benoit Dantec content et ému de cette soirée qui aura vu alterner des moments explosifs – la pagaille sur Narvalo forever – ou intimistes avec la version acoustique de Pourvu que ça glisse. Sans oublier le rappel avec cette reprise de l’Herbe tendre de Gainsbourg et Michel Simon. L’ami Ritier a fait honneur à ce dernier. Mais tellement dans le rôle, qu’il a fallu lui couper l’sifflet, enfin l’micro ! 

Ne ratez pas Johnny Montreuil et son gang dimanche 19 mai ! Ils seront en concert gratos Place Jean Jaurès à Montreuil avec les Wampas. Plus d’infos sur Facebook

Festival Aubercail 2019, Higelin à l’honneur

Depuis treize éditions, avec le joli mois de mai s’en revient le festival Aubercail, rendez-vous associatif et militant qui porte la fraternité en étendard. Les neuf premières éditions se sont tenues au Magic Mirror, les 4 suivantes (y compris celle à venir) à L’Embarcadère à Aubervilliers (93).

Du 22 au 25 mai, Aubercail nous apprend que ce sera la dernière édition à L’Embarcadère. Après, pour 2020, l’association ignore comment et sous quelle forme le festival perdurera. Dans une lettre d’information parallèle, Thomas Pitiot, un des deux initiateurs du festival en 2007, annonce pour sa part : « Vivant depuis plusieurs années dans le sud de la France, l’envie grandit chez moi de créer des rendez-vous autour de la chanson là où je suis installé. Le fameux « agir local penser global ». La Seine-Saint-Denis demeurera toujours mon port d’attache, mon référant culturel, un territoire où s’entremêlent des liens familiaux, d’amitiés et d’engagements. Si les amis d’Aubercail décident de poursuivre l’aventure sous d’autres formes, je serai naturellement à leurs côtés mais plus avec un rôle aussi prégnant ».

S’il y a bien une édition à ne pas rater, c’est bien celle-ci ! D’autant plus que toute l’équipe s’est attelée à mettre en oeuvre une programmation de fort belle qualité ! La soirée d’ouverture, le 22 mai, sera consacrée à une création en hommage à Jacques Higelin. Une longue liste de participants est annoncée. Parmi eux Chloé Lacan, Ottilie B, Dimoné, Askehoug, François Puyalto, etc. On se souvient des belles réussites précédentes du festival, notamment avec les créations en hommage à Pierre Vassiliu et Jean Ferrat qui ont par la suite tourné dans quelques salles hexagonales. Souhaitons la même punition pour cet Higelin !

Les jours suivants seront à l’avenant et mettront à l’honneur des artistes de premier plan dont l’oeuvre est en harmonie avec leur militance. Nous vous donnons rendez-vous à L’Embarcadère à partir du 22 mai, à 20 heures !

23 mai : Mathieu Barbances / Frasiak / Melissmell

24 mai : Les Escrocs / Karpatt

25 mai : Arash Sarkechik / Gatica / Mouss et Hakim


Lili Cros & Thierry Chazelle à L’Olympia

On en parle depuis longtemps et voici qu’il ne reste plus que quelques jours avant le concert de Lili Cros & Thierry Chazelle, à L’Olympia. L’Olympia, oui, avec ses légendaires lettres rouges qui scintillent au fronton de ce temple du music-hall.

Ce sera samedi 18 mai à 20:00, donc. Il reste quelques places (avec réduction de 30%) et nous ne pouvons que vous inciter à venir participer à cet événement. Depuis plus de dix ans, Lili & Thierry ont uni leurs voix pour former un duo qui compte aujourd’hui trois albums et sept cents concerts au compteur, un public fidèle, dans l’indépendance la plus totale.

Lili Cros & Thierry Chazelle participent au renouvellement du spectacle chanté, le décloisonnant, tenant le tour de chant classique à relative distance pour lui apporter scénographie, danse, poésie et humour. A la voix de cristal de Lili répond le fantasque de Thierry. Complices, ils dégagent une énergie radieuse, contagieuse. Ne les manquez pas.

Pour réserver sa place, c’est ici : MES PLACES A -30% !

 

Patrice Mercier lance sa campagne « Jencululul »

Vous connaissez tous Patrice Mercier, l’homme qui dégaine d’imparables goguettes plus vite que son ombre ? Et bien, figurez-vous que ce Lucky Luke du doux verbe et de la pensée non bêtifiante prévoit la sortie d’un disque.

Pour l’aider à produire ce 1er album des Mélodies Chroniques, Patrice Mercier lance la campagne Jencululul !
Une campagne pour un financement participatif autonome et indépendant !

Tout est dit – ou presque – en 1’30 chrono dans cette vidéo Youtube.

Pour la suite et les détails, les contreparties etc., rendez-vous sur www.lesinstantsvoles.com, le site de la compagnie qui produit le disque.

Affaire à suivre et à votre bon coeur pour Jeancululer à votre tour.


Andoni Iturrioz, « Dans la rocaille » le clip

Dans la rocaille est le premier extrait du nouvel album d’Andoni Iturrioz, Le Roi des ruines, dont la sortie est prévue à l’automne 2019.

Le clip a été réalisé par Pierre Guenoun avec des photographies d’Orlando Pereira Dos Santos. Y figurent Tanya Iskona et Andoni Iturrioz.

Le Roi des ruines a été réalisé avec Bertrand Louis, Lisa Portelli, Samuel Cajal (Ex Trois minutes sur mer…) et le groupe La danse du chien.

Il a été mixé par Jules de Gasperis à Los Angeles et masterisé par Joe Lambert à New York.

 

LE ROI DES RUINES (présentation officielle)

Le roi des ruines est une figure archétypale. On en trouve de tous les types : des artistes, des chercheurs, des explorateurs (Michel Vieuchange), des guerriers, des amoureux, des fous, des visionnaires de toutes sortes…

Ils ont tous en commun de poursuivre une idée comme on poursuit l’horizon, c’est à dire en vain et à jamais.

C’est par une tension interne, en poursuivant ce prétexte, cette illusion, qu’ils finissent par atteindre une sorte d’horizon intérieur etpeuvent voir de l’autre coté d’eux même.

Cette vision peut les détruire ou les transformer.

Ce disque ne raconte pas cette expérience et cette transformation… Il en est l’outil.

Après les albums Qui chante le matin est peut-être un oiseau(paru en 2012 sous le nom de Je rigole) et L’Insolitude paru en 2014 chez Musicast, Andoni Iturrioz présente son troisième album, Le roi des ruines.

Garance, « Bleu ». Nouveau spectacle à la Manufacture

Garance sera à la Manufacture Chanson, à Paris, le 13 mai prochain, pour la première date parisienne de son nouveau spectacle, Bleu, qu’elle donnera à Avignon cet été, à L’Atypic Théâtre. Ce concert sera précédé du vernissage de l’exposition de photos de Thomas Gueriguen, Où les regards se perdent.

Voici le texte de présentation du spectacle que Garance diffusait sur sa page Facebook le 28 avril dernier.

« Il était entré en défonçant la porte. Réellement il ne l’avait pas défoncée, juste ouverte très délicatement même, mais ça m’avait donné cette impression. »
Bleu, c’est le nom d’un spectacle, une couleur qui s’est retrouvée sans presque faire exprès dans beaucoup de mes chansons ces deux dernières années.
Bleu de la mer, bleu du ciel et de l’horizon, bleu qui promet, bleu du fond des yeux.
C’est l’histoire, en chanson, d’un cycle, un parcours.
Bleu comme une histoire d’amour. Comme le fil, le chemin.
Bleu comme ce en quoi en croit, bleu qui élève ou qui soumet, qui nous perd et mène à la lisière.
Le parcours d’une jeune femme dans un contexte sociétal. Je te parle de moi qui marche aujourd’hui dans l’amour, la rue, avec ce que ça signifie de positionnements, de questions, de féminisme, de redéfinition du féminin. Eviter les clivages, aller droit au but. Dans une exigence de prise de parole franche et directe, pour approcher l’intime, dérouler le fil d’un espoir d’accord et d’harmonie face à l’individualisme, au contrôle et à la performance. Renverser la tendance. Continuer de se battre contre ce qui est figé. Faire du monde une poésie. Croire en la beauté. Explorer. Te dire ce qu’il s’est passé . Chercher, se tromper. Tomber, se relever.
 »J’ai déplacé des montagnes J’ai senti le feu brûler J’ai joué à qui perd gagne Et c’est fou comme j’ai gagné. »

 

Mai : concerts dans le Tarn, Tarn-et-Garonne et en Ariège

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A nouveau, nous mettons en avant les programmations dans le Tarn (81) de « Chantons sous les toits » et bien sûr du Café Plùm ; en Ariège (09) celles du Relais de Poche et dans le Tarn-et-Garonne (82) celles de la Brique Rouge. Cette sélection propose 15 artistes ou groupes pour une vingtaine de concerts.

Agenda des concerts

vendredi 3 : Davy Kilembé Achil Café à Foix (09) et samedi 4 La Claranda à Serre (11)
jeudi 9 : Marin – le Fort à Montauban (82)
vendredi 10 :  Zoé sur le pavé – Point soleil à Ornolac-Ussat- les-Bains (09) /Chouf – Chantons sous les toits – Bibliothèque à Cambounet-sur-le-Sor (81)
samedi 11 : Lise Martin – Chantons sous les toits – Bibliothèque à Brassac (81)
samedi 11 : Davy Kilembé – Café Plùm à Lautrec (81) / Victoria Lud- Relais de poche à Verniolle (09)

samedi 18 : Iaross et Zéphir – Café Plùm à Lautrec (81) / samedi 18 : Alcaz à 18h30 – Chantons sous les toits à Briatexte (81)
vendredi 17 : Muriel Holtz – Chantons sous les toits à St-Benoît-de- Carmaux et samedi 18 à Lautrec (81)
dimanche 19 : Corentin Grellier à 17h – Chantons sous les toits – Cadalen (81)
dimanche 19 : Victoria Lud, Femmouzes T- Festival Grain de sel à Castelsarrasin (82)

mercredi 22 : Pierre Paul Danzin – le Fort à Montauban (82)
vendredi 31 :  Yoanna – Café Plùm à Lautrec (81)


Dans le Tarn (81)

Chantons sous les toits, ce mois-ci, nous propose cinq artistes et six concerts. Ce sera une première pour le duo marseillais Alcaz (en portrait dans le n°5). Les quatre autres sont des habitués de ces articles d’annonce. D’abord la talentueuse cévenole Murielle Holtz, (re)vue le mois dernier à Gaillac et que je te recommande : « Cette multi-instrumentiste adepte de la soulitude attitude, funambule vocale au chant prenant, empile les voix et se multiplie pour un résultat bluffant. » Ensuite Lise Martin, pour un concert lui aussi apprécié le mois dernier, présente les chansons de son nouvel album Persona. « Voix profonde, force des mots et jolies mélodies », Lise Martin, sera accompagné par le toulousain Chouf à la guitare. Chouf qui joue la veille, en duo avec la violoncelliste Eugénie Ursch. Et enfin, Corentin Grellier, belle plume et poésie, (à retrouver en entretien ici) présentera son projet solo, en guitare-voix : Les oiseaux sortent de la nuit avec des chansons de secours. A noter, le mardi 7 mai à 20h, dans le Hall du Grand Théâtre d’Albi, la présentation de la 16ème saison (entre septembre 2019 et août 2020) de Chantons sous les toits, avec l’audition, chacun sur quelques chansons, de huit nouveaux groupes ou artistes, à sélectionner par les accueillants pour leur offrir un toit qu’il soit particulier, associatif ou institutionnel. Pour obtenir plus d’informations et pour réserver contacter l’Oiseau Lyre compagnie

Corentin Grellier © Georges Cier

Au Café Plùm, à nouveau trois belles programmations.  D’abord Davy Kilembé, en trio, chantera, entre autres, son dernier mini-album Chansons d’amour, sorti fin janvier. Voici ce que j’ai écrit sur lui : « Davy Kilembé, expérimenté, sait embarquer et tenir un public. Avec sa voix chaude et son joli jeu de guitare, nous partons en voyage avec lui : sonorités aux couleurs chaudes, textes remplis d’humanité, thèmes parfois empreints de nostalgie ou de mélancolie, et des mélodies qui donnent envie de reprendre le refrain. Sur des ballades ou des rythmes entraînants, ce citoyen qui chante, nous livre sa vision de la société, mais plutôt sous forme de fable, le sourire aux lèvres et sans donner de leçons. » Kilembé, est un peu le fil rouge de cet article car il jouera aussi, en début de mois, en Ariège et dans l’Aude. Ensuite le trio masculin Iaross rencontre le trio féminin à cordes Zèphir, invité sur quatre titres du dernier album de Iaross. Et en fin de mois, Yoanna, la chanteuse accordéoniste, de retour dans son répertoire adulte, après la belle tournée jeune public Marre-Mots, vient chanter 2ème sexe son nouvel album annoncé pour septembre.


En Ariège (09)

Victoria Lud © Michel Gallas

Au Relais de poche, je te recommande le trio Victoria Lud (à retrouver en entretien ici) pour son nouveau spectacle La belle échappée, sa création 2019. Ce groupe est composé de Caroline Vignaux (textes et chant) et de ses habituels acolytes Nicolas Boudes (guitare, chœurs, composition) et Anne-Laure Jouchter (claviers, chœurs). Le lieu programme également Rue bis, Kardaline et Françoise Hautfenne, groupes et artistes que je ne connais pas, à découvrir sur le site du Relais de Poche. Depuis quelques mois, on cite régulièrement les apéros concerts du Point soleil qui ce mois-ci programme Zoé sur le pavé, un groupe toulousain en quartet (guitare et chant, percussions, clarinette et accordéon).


Dans le Tarn-et-Garonne (82) 

La salle Le Fort à Montauban, programme ce mois-ci le toulousain Marin en trio et Pierre Paul Danzin, rarement venu dans la région et qui va sortir en juin son quatrième album Aujourd’hui, c’est demain.  

A Castelsarrasin, dans le cadre du Festival Grain de sel, je retiens la programmation du groupe Victoria Lud, déjà cité, et celle du duo Femmouzes T, accordéon et tambourin, et chants en français, portugais et parfois occitan. A noter le samedi, dans ce même festival, le concert du Collectif 13.


Photo à la une : Alcaz © Nicolas Blanchard

Mai : les concerts en Haute-Garonne

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Est-ce dû à l’arrivée du mois de mai ? : cette sélection mensuelle comporte moins de concerts qu’à l’accoutumée. Et, pour la première fois, aucun pour le Bijou : les deux concerts prévus de Karimouche sont annulés. L’annulation connait peut-être un début d’épidémie puisque le concert de Lili Cros & Thierry Chazelle, programmé au Théâtre des Mazades, n’aura pas lieu non plus. Le nombre aurait été plus important si j’avais retenu les concerts du Zénith où Véronique Sanson, Patrick Bruel, Jenifer, M et Kendji Girac se produisent. La sélection mensuelle, toujours subjective, présente quinze artistes ou groupes pour plus de vingt concerts en Haute-Garonne, dont quatre dans des bars et, pour la première fois, trois dans un lieu plutôt récent l’Usine à musique.

Les concerts à Toulouse et en Haute-Garonne

jeudi 2 : Matéo Langlois à 19h30 – Les halles de la Cartoucherie
jeudi 2 : Soan à l’Usine à Musique
dimanche 5 : Boudu les Cop’s – Cactus
jeudi 9 : Muriel Erdödy et Pascal Rollando à la Maison Blanche
vendredi 10 : Archibald – La Candela
vendredi 10 : Didier Super – Thom Souyeur et les Petits Gregory à l’Usine à Musique
mardi 14  au samedi 18 : Marcel Dorcel et son orchestre de merde au Théâtre du Grand Rond
jeudi 16 : Bob’s not dead (+ Perséphone) à l’Usine à Musique
vendredi 17 : Alsina – Salle du Trépadé à Fonsorbes (31)
samedi 18  : Govrache – CC Belberaud (31)
samedi 18  : La belle bleue – Le Connexion
samedi 18  : HK / Les yeux de la tête à Villemur (31)
mardi 21 : Joulik – Le Metronum
jeudi 23 : Cabaret All’arrabbiata -Le Hangar de la Cépière à 19h
dimanche 26 : Marcel Dorcel et son orchestre de merde –  Cactus
mardi 28 mai : Tété  (+ Gatica) – Le Metronum
mardi 28 mai au vendredi 31 : Claire Gimatt au Théâtre du Grand Rond


Dans les salles de Toulouse

Marcel Dorcel & son orchestre de merde © Michel Gallas

Au Théâtre du Grand Rond, le trio masculin Marcel Dorcel et son orchestre de merde revient proposer ses goguettes de chansons de variété passées à leur moulinette : le résultat est bien salé, souvent épicé avec des morceaux de gras dedans. C’est très drôle, jouissif et inventif. Décontracté et professionnel. Derrière la « déconnade » se cache le travail, et on découvre des textes bien écrits aux jeux de mots réussis. En fin de mois, la locale Claire Gimatt jouera en solo Dans le noir, son  spectacle de chansons électro-surréalistes, avec clavier et machines.

Au Bijou, pas de concert chanson, mais tu pourras toutefois venir aux auditions publiques mensuelles Osons de six artistes, pour vingt minutes chacun. Elles auront lieu le mardi 28 avec notamment Pandore (EP chroniqué dans le n°10 de la revue) et Bartleby. Au Metronum, pour la Journée Mondiale de la diversité culturelle, des concerts gratuits sont proposés. D’abord et surtout je te conseille le trio Joulik (dont je te parle depuis longtemps par exemple ici en 2016). Oui, je sais, ce n’est pas de la chanson francophone. Mais c’est beau, bon, fort et émotionnant. Ils revisitent les chants traditionnels et les musiques du monde. La voix emprunte des langues d’ailleurs ou inventées éclairées par les instruments (guitare, oud, mandole, accordéon, violoncelle et percussions…). Quelques jours après, ce même lieu accueille Tété et en première partie Gatica, qui a remporté l’an passé le Prix Moustaki. Cette chilienne d’origine, à la voix profonde et envoûtante, joue en général en trio, avec une violoncelliste et une percussionniste. Au Connexion, La belle bleue était déjà venue, il y a un an en mai, avec le groupe Telegram. La belle bleue revient, toujours j’espère avec le son particulier de ses didgeridoo, pour sa tournée anniversaire Les 15 ans après 4 albums, un millier de concerts de la rue aux grands plateaux festivals en passant par les cafés concerts et les salles de spectacle.

A l’Usine à musique, lieu plutôt récent, j’ai retenu trois soirées. Le concert de Soan pour sa tournée 10 ans de cavale, nom de son album récemment sorti, sorte de « best-of » de ses chansons, mais réarrangées et réenregistrées, et enrichies de quelques inédits. Puis une soirée, qui affiche complet depuis longtemps, avec le nouveau spectacle de Didier Super et le groupe Thom Souyeur et les Petits Gregory dont j’ai découvert tardivement et apprécié le premier album, sa « poésie de caniveau » et ses thèmes dans la lignée de Didier Super. Et enfin, le concert de Bob’s Not Dead que j’avais découvert et bien apprécié lors d’un festival Alors Chante il y a un bon paquet d’années : qualité d’écriture et humour, authenticité et naturel. Je n’ai pas eu l’occasion de voir depuis cet artiste qualifié de « punk poète ». En première partie, pourquoi ne pas aller découvrir une toulousaine Perséphone.


Matéo Langlois © Thierry Margot

Dans les bars de Toulouse

Au Cactus, que je t’évoque parfois, les trois copines de Boudu les Cop’s, pour fêter les 40 ans du lieu, vont animer cette soirée, autour de leur répertoire « boudufiant » mais aussi personnel à chacune, accompagnées d’invités surprises. Ce trio féminin toulousain, autoproclamé trio «humoristico-érotico-acoustique », qui a 20 ans d’existence, utilise guitare, percussions, basse, cajon, mais aussi poêle, entozou et biscotte. Excellentes musiciennes, elles mêlent leur voix et prennent du plaisir, toujours copines elles aiment bien se « chambrer » au cours de leurs prestations festives et réjouissantes. Je serai toi, je ne raterai pas une des dernières occasions de voir Boudu les Cop’s, puisque leur belle aventure prendra fin en juin lors d’une ultime soirée ! Toujours dans le même lieu, Marcel Dorcel et son orchestre de merde, viendront donner leur concert annuel habituel.

Muriel Erdödy © Michel Gallas

Les Halles de la Cartoucherie, lieu récent, proposent parfois, dans sa salle de bar, le jeudi, des Pauses spectacle, gratuites. En programmation chanson, viens découvrir Matéo Langlois, belle jeune découverte dont je te parle souvent ces derniers mois. « Multi instrumentiste (clavier, beat box, saxophone) et excellent musicien, ce poète moderne, très à l’aise sur une scène, improvise, danse et saute et surtout délivre avec un grain de voix particulier ses chansons-jazz incandescentes aux histoires originales écrites finement. » En avril, il a gagné en début de mois un tremplin (voir ici) et a, impressionné, le 27 avril, public et professionnels lors de sa prestation aux Vitrines du Printival Boby Lapointe.

La Maison blanche, café culturel associatif, a vu arriver lors d’un concert annoncé surprise, La rue Ketanou le mois dernier. Ce mois, Muriel Erdödy (textes, voix et guitare) – connue aussi comme membre de Boudu les Cop’s – est programmée, en duo avec aux percussions diverses Pascal Rollando. Ils joueront notamment les titres d’un très prochain album Cinéma. A La Candela, autre café culturel, sont déjà venus chanter Muriel Erdödy, Matéo Langlois, Joulik et aussi Archibald, que l’on apprécie beaucoup (voir son entretien de juillet 2017 ici). Il vient proposer ses nouvelles chansons rap acoustique engagées.


Pas loin, en Haute-Garonne (31)

Govrache © Thierry Margot

A Fonsorbes, Jean-Marie Alsina avec son spectacle Nougaro via Alsina en quartette, va porter et transmettre sa passion pour Nougaro. Le spectacle est présenté comme un voyage en train, le Nougaro Express, où chaque chanson représente une étape, une anecdote, une rencontre. A Belberaud, Govrache, récemment primé par un Coup de cœur de l’Académie Charles Cros, après le concert donné avec ses trois musiciens qui a impressionné et « émotionné » le public dans le théâtre de Pézenas, va proposer ses slams mis en musique. Émotion garantie. A ne pas rater. A Villemur, le festival Summer de Graines connaîtra sa 1ère édition dans le cadre du Château de la Garrigue avec le samedi des concerts : HK et son spectacle L‘Empire de Papier, apprécié l’été dernier au festival Barjac m’enchante, et Les yeux d’la Tête qui reviennent avec un nouvel et quatrième album Murcielago. Pour info le dimanche, le festival dédie sa journée au Bien-Être.


Photo à la une : HK © Chantal Bou-Hanna

Mai : les concerts en Est -Occitanie

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En mai, la chanson fait c’qui lui plaît et part se balader dans les festivals et les cabarets de l’Hérault, du Gard, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales.

2, 3 et 4 mai : The Band From New York au Théâtre de Poche de Sète (34)

4 mai : Soan à l’Antirouille de Montpellier (34)

du 7 au 11 mai : La Gouailleuse et Jeph en tournée dans les Pyrénées-Orientales :

  • le 7 mai au Portail à Roulettes à Salses-le-Château
  • le 8 mai à la Ferme ta Gueule à Millas
  • le 9 mai à l’atmosphère Bella Ciao à Perpignan
  • le 10 mai aux Apéros Zik à Saint-Cyprien
  • le 11 mai à l’Entonnoir à Prades

10 mai : Hommage à Claude Nougaro avec Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle au Chai du Terral à St-Jean-de-Védas (34)

11 mai : Guilam au Festival Scène de Mai-Nages à Nages et Solorgues (30)

11 mai : Les Trash Crôutes au Festival Gard à la Bière de Bessèges (30)

15 mai : Alexis HK (+ Bois Vert) à Paloma à Nîmes (30)

du 16 au 18 mai : Cabaret des Chansons Fraîches. Le principe : un laboratoire expérimental chansonnesque où des auteurs – compositeurs (de la région et d’ailleurs) se rencontrent sur scène, s’échangent des chansons, partagent des duos, des trios et montent un spectacle dans l’urgence.

  • le 16 mai à Montagnac (34), dans le cadre du festival Des Mots’Gnac,
  • les 17 et 18 mai à la Cosmopolithèque à Béziers (34).

17 mai : La Pietà au Festival du Pois Chiche à Montaren et St Médiers (30)

17 mai : Marie Sigal à la Maison des Mémoires de Carcassonne (11)

17 et 18 mai : Le Cirque des Mirages au Théâtre de Poche de Sète (34)

18 mai  : Tracer la route : concert dessiné de François Gaillard (chant et accordéon) et  Marie Bobin (dessins) à Montagnac (34)  dans le cadre du festival Des Mots’Gnac.

18 mai : Guilam à la Chapelle des Pénitents de Cournonterral (34)

23 mai : La Maison Tellier (+ iAROSS) à Victoire 2 à Saint-Jean-de-Védas (34)

24 mai : Dalele à la Cave du Château de Colombiers (34)

25 mai : Les Trashs Croûtes et les Barbeaux au Bousquet d’Orb (34) (la Fête de Grand Orb)

29 mai : Tété au Rockstore de Montpellier (34)

31 mai : Dalele à Granes (11)


Photo à la une : Alexis HK © Francis Vernhet. Sélection effectuée et rédigée par Marion Ferfoglia.

Printival : Les coups de cœur Charles Cros 2019

Les Coups de cœur 2019 de l’académie Charles Cros, en chanson francophone, sont remis ce vendredi 26 avril. C’est la troisième fois en quatre ans, que cet événement est accueilli dans le cadre du Printival Boby Lapointe, dans la magnifique salle du théâtre de Pézenas. Ce qui pourrait n’être qu’une cérémonie un peu conventionnelle voire ennuyeuse se révèle un moment agréable.

Leïla Huissoud © Michel Gallas

D’abord la cérémonie est croquée en direct par les dessinateurs de l’Hélicon dont le travail, impertinent et drôle, est projeté déclenchant les rires des spectateurs. Après une introduction rapide de Jean Marc Vaudagne (Académie Charles Cros), la présentation est confiée à Laurence Despeyrieres (Festival Chant’Appart) et Florent Le Duc (Festival Francofaune) : dynamiques, ils font s’exprimer chaque artiste sur son album et parfois sur son rapport avec le Printival, pendant les très rapides changements de plateau. Cette manifestation, ouverte gratuitement au public, permet d’assister à l’équivalent d’un concert de dix-huit chansons – chaque artiste présent jouant, en général, deux titres de l’album primé – Sur les dix coups de cœur français, seul Tim Dup n’a pas pu être présent. Marine Bercot, la première à chanter, est finalement la seule lauréate de la matinée que je n’avais jamais entendue et que beaucoup découvrent : une preuve supplémentaire de l’intérêt du travail de recherche et de découverte de la commission Chanson de l’académie. L’artiste nous dit « C’est un album que j’ai voulu frontal, charnel, et empreint de l’énergie du quotidien. Ce sont douze chansons imaginées comme des petits films, comme douze petites scènes de vie parfois sur le ton de la conversation intime. » Comme Marine Bercot en duo (guitare-voix), certains sont venus dans leur configuration scène comme Leïla Huissoud, avec ses deux musiciens (contrebasse et clavier) et Jérémie Bossone avec son frère au clavier. Eux n’ont joué qu’un titre : une longue Spirale enfiévrée.

Evelyne Gallet © Michel Gallas

Les Fourmis dans la main, à sept pour leur nouveau spectacle, programmé le samedi en clôture du festival, ont interprété à deux (clavier – voix)  également un seul titre avant de recevoir un nouveau coup de cœur. Les autres artistes étaient en solo. Evelyne Gallet interprète, sans micro, un superbe titre écrit sur sa fille Cocotte. Elle précise que, pour ce cinquième album, elle a effectué  » une prise de risque, avec un changement complet (tourneur – production -musicien) et un processus de création différent. »  Govrache, qui a impressionné le public deux jours avant, pour son concert avec ses trois musiciens vient dire, en solo, deux textes Mon Dieu à moi et Le bout de la table. Et ma voisine a essuyé quelques larmes. Bastien Lucas interprète 21-Dec au clavier et Félins à la guitare. Sur les quatre artistes ou groupes francophones récompensés, seul le belge Kùzylarsen, programmé le mercredi dans le festival, était présent. En solo avec son oud, victime d’un trou de mémoire, il  a changé de chanson. Il nous apprend que «  Le refrain du titre « Le long de ta douceur », également nom de cet album, m’a été inspiré il y a trois, suite à un séjour très agréable à Pézenas comme festivalier du Printival, et je l’ai écrit sur le chemin du retour. » Alan Côté, du festival de Petite-Vallée (Québec) représentait Hubert Lenoir et nous a donné envie de le voir sur scène. Emilien, l’accordéoniste du groupe Les Fils du facteur vient recevoir son diplôme, comme tous les lauréats, de la part d’Alain Fantapié, président de l’Académie Charles Cros.

Antoine Sahler © Michel Gallas

Nous avons été beaucoup à découvrir – et à apprécier – Antoine Salher, au clavier. Et ce concert, en quelque sorte, se conclut par deux chansons d’Emilie Marsh en solo guitare, avant la photo traditionnelle de l’ensemble des artistes. Cette sélection d’albums démontre l’éclectisme du choix effectué par la « commission Chanson » de l’académie Charles Cros. Certains artistes ont eu un article dans la revue comme Antoine Sahler et Bastien Lucas (dans le numéro 11 actuel), récemment comme Leïla Huissoud (en entretien et en couverture du n°9 ), ou sur les premiers numéros comme Jérémie Bossone (dossier sur n°2) et Govrache (en entretien sur n°2 et CR de concert sur n°9)  Pour finir, je te propose d’aller découvrir ces albums Coups de cœur, comme je vais le faire pour ceux non encore écoutés.


 

Palmarès complet des albums récompensés, par ordre alphabétique du prénom dans chaque catégorie, comme sur la publication de l’académie Charles Cros (le nom des artistes présents apparaît en gras) :

Albums : Antoine Salher – Antoine SalherBastien LucasFrancanusaDes fourmis dans les mainsUn grand feuEmilie Marsh Eponyme, Evelyne Gallet – La fille de l’air, GovracheDes murmures et des cris, Jérémie BossoneLes mélancolies Pirates, Leïla Huissoud – AugusteMarine Bercot – Ravi(e)s, Tim Dup – Mélancolie heureuse

Francophonie : Ann O’Aro (La Réunion) – Eponyme, Hubert Lenoir (Québec) – Darléne, Kùzylarsen (Belgique) – Le long de ta douceur, Les fils du facteur (Suisse) – Fidèles aux Postes


Remise des Coups de cœur 2019 de l’académie Charles Cros – 26 avril 2019 au théâtre de Pézenas dans le cadre du Printival Boby Lapointe. Photo à la une : Antoine Sahler © David Desreumaux

Tu peux consulter le palmarès de l’an passé ici. Celui des précédentes remises lors du Printival, tu peux les revoir ici pour 2017 et là pour 2016 . 

 

 

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