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Garance et Nicolas Bacchus. Duo chic et choc

Voilà cher Hexagonaute, La Blackroom, la nouvelle salle d’Hexagone, a été dépucelée le 11 avril dernier par Garance et Nicolas Bacchus. On tenait fort à ce que cette défloraison passe entre les mains de ces deux-là. Pourquoi ? J’ai eu l’occasion de le dire mais allez, va, je répète si t’étais au fond de la classe, collé au radiateur, et que t’écoutais rien. On l’a tous fait un jour. Moi je collectionnais les vignettes Panini avec Michel Platini et Christian Lopez dessus et je les regardais en planque au dernier rang.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Pourquoi Bacchus et Garance donc. Un jour, au début des années 2000, existait un webzine, pionnier du genre, nommé L’art-scène. C’était nous déjà. Une bande de potes un peu dingues. Dingues de chanson et de rock. Sur ce site, le premier artiste indépendant tout beau et tout jeune que j’ai maltraité en dossier s’appelait Nicolas Bacchus. Il ouvrait la voie à une belle aventure qui allait durer quelques années. Et Bacchus, Hexagonaute, ce n’est pas qu’un chanteur, faut dire. C’est un humain d’une espèce rare, avec un cœur gros comme ça et même un peu plus, un type qui est toujours dans les salles à aller voir les collègues chanter, à parler d’eux, à les soutenir. A les aider. Confraternel à mort et pas que dans les mots, Bacchus c’est la crème de l’humain et si j’étais pédé et lui aussi, c’est lui que je choisirais c’est sûr. Si ma meuf est d’accord.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Puis L’art-scène s’est reposé un peu, le temps de construire une maison, des enfants, des trucs et des machins avant d’avoir fort fort envie de revenir mettre le museau dans la chanson si belle quand elle est portée par des artistes généreux, talentueux et sincères comme ceux que l’on essaie de te servir à peu près tous les jours. Et ça a donné Hexagone qui va souffler sa première bougie ces jours-ci. Sur Hexagone, la première artiste que j’ai rencontrée, c’est Garance. Et c’est elle qui m’a vraiment remis le pied à l’étrier. Je lui dois, tu lui dois, il lui doit, nous lui doit beaucoup à cette p’tite meuf tu sais ! Garance quand je l’ai écoutée chanter, je me suis pris une baffe dans la gueule comme j’en ai rarement reçue. Une silhouette à poser dans Biba, elle t’envoie des tracks de killeuse. Ouais, Garance, c’est la Kill Bill de la chanson. C’est ça. Qu’elle chante l’amour, les mecs ou les cons – c’est pléonasme – la politique, elle te fait à chaque fois la prise imparable. Un angle de vue, fin, en rien éculé (Nicolas si tu me lis, ce n’est pas un gros mot). Une écriture simple et choc. Quand j’ai dit à ma meuf que Garance déchirait tout, elle a cru que j’exagérais et que j’étais surtout sous le charme de la fille qui pourrait poser dans Biba. Quand elle l’a vue sur scène, elle a pleuré tout le concert.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Voilà Lecteur pourquoi on a choisi ces deux-là. Maintenant, tu comprendras bien que pour des raisons d’éthique je ne vais pas te faire un compte-rendu de la soirée privée de samedi dernier. Aussi géniale et émouvaillante fût-elle. En revanche, je vais te donner de l’image et de l’inédite. Voici sur cette page les vidéos des deux duos interprétés par Garance et Nicolas. Surtout, mets la HD hein ?

La première, la reprise de Renaud imposée par Hexagone. C’était Dans ton sac. Une perle de chanson qui colle fort bien à nos inaugurateurs.


La seconde, chanson inédite écrite par Garance et Nicolas Bacchus. Il s’agit d’une réécriture libre de la chanson imposée ci-dessus. Réécrire Dans ton sac, paroles et musique. V’là le défi ! Ils ont joué le jeu à fond nos artistes et cela a donné une bien jolite nouvelle chanson, sobrement intitulée Dans ton cul.

Jérôme Minière – L’amour ça s’apprend pas par coeur

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Jérôme Minière – L’amour ça s’apprend pas par coeur


 

Changement de direction chez A Thou Bout d’Chant

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A Thou Bout d’Chant est la salle emblématique de la chanson française à Lyon et en Rhône-Alpes. Une salle qui a vu les premiers pas de Carmen Maria Vega, Buridane, Frédéric Bobin et de tant d’autres jeunes artistes de la scène lyonnaise. L’actuelle direction, Frédérique Gagnol et Marc David, a décidé de tirer sa révérence après 14 ans d’exercice. Hexagone les a rencontrés avant l’annonce officielle de ce retrait. L’occasion de leur poser quelques questions. A eux ainsi qu’aux repreneurs, Lucas Roullet-Marchand et Matthias Bouffay.

logoHexagone : Pourquoi passez-vous le relais à une nouvelle équipe ?
Frédérique : Nous avons créé A Thou Bout d’Chant il y a 14 ans. Au tout début nous avons fait beaucoup de découvertes parmi les jeunes artistes. Puis, au fil des années, nous n’avons plus eu que 2 ou 3 belles découvertes par an à accompagner, et c’est déjà bien !  Nous rencontrons maintenant de plus en plus de difficultés pour proposer un débouché professionnel à ces jeunes artistes : les festivals sont en crise, les programmateurs ne se déplacent plus…. Les choses se seraient peut-être passées différemment si nous avions pu utiliser régulièrement une salle plus grande. Bien sûr nous avons fait venir Kent, Anne Sylvestre, et d’autres, mais quand on ne peut plus progresser, on a l’impression de rentrer dans une monotonie. Pendant toutes ces années, ce travail nous a pris beaucoup de temps, beaucoup d’énergie. Il a été usant, fatigant. Et puis nous nous sommes sans doute enfermés dans notre façon de travailler. Aujourd’hui nous en sommes arrivés à nous dire que, quand on prend moins de plaisir, c’est qu’il est temps d’arrêter.
Marc : Grâce à la salle, j’ai pu rencontrer tous les artistes que je rêvais de connaître un jour. Je peux dire que, dans ce métier, j’ai maintenant pratiquement réalisé tous mes rêves. Il faut donc laisser à d’autres la possibilité de réaliser leurs propres rêves et, que, moi aussi, de mon côté, je cherche à réaliser de nouveaux rêves.

Hexagone : Votre meilleur souvenir ?
Frédérique : Pour moi, outre les belles découvertes artistiques, ce sont les retrouvailles avec Jean Guidoni.
Marc : Pour moi c’est la période des travaux de transformation du lieu en salle de spectacles, avant l’ouverture.

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La nouvelle et l’ancienne direction d’A Thou Bout d’Chant – Photo Yves Le Pape

Cette nouvelle équipe est constituée par Lucas Roullet-Marchand et Matthias Bouffay, deux jeunes artistes de 25 ans qui ont fait leurs premiers pas sur la scène d’A Thou Bout d’Chant.

Hexagone : Quel a été votre parcours avant d’arriver à la direction d’A Thou Bout d’Chant ?
Lucas : J’ai obtenu une licence professionnelle «Communication et Commercialisation des Produits Culturels», et c’est dans ce cadre que j’ai fait un stage à A Thou Bout d’Chant qui m’a servi de base pour mon mémoire de licence. J’ai pu en profiter pour découvrir ce qu’était le métier de direction d’une « salle découvertes » et j’y ai trouvé une réelle vocation.
Matthias : J’ai suivi une formation et obtenu un diplôme dans la communication. Le projet que m’a présenté Lucas m’a tout de suite intéressé. Il s’agissait de soutenir la chanson et cela collait tout à fait pour nous qui sommes des militants de la chanson au quotidien.

Hexagone : Comment s’est concrétisé le projet de reprise d’A Thou Bout d’Chant ?
Lucas : C’est pendant cet hiver 2014/2015 que j’ai appris que Marc et Frédérique envisageaient de chercher des successeurs. La discussion s’est engagée en février et après mûres réflexions et l’assurance du financement, nous avons officiellement pris la décision de reprendre la salle.
Avec Matthias, le hasard veut que nous nous sommes rencontrés pour la première fois lors de la finale du Tremplin d’A Thou Bout d’Chant en 2012. Et puis on s’est retrouvés cette année au Labo du Conservatoire (musiques actuelles et chanson). J’étais convaincu d’avoir besoin d’un associé pour reprendre A Thou Bout d’Chant et c’était une évidence, Matthias était le partenaire idéal.

Hexagone : Quel est votre projet pour A Thou Bout d’Chant ?
Lucas : Notre projet s’inscrit dans la continuité de ce qu’a été jusqu’à présent A Thou Bout d’Chant, un lieu de mise en valeur de la chanson francophone. Nous voulons y investir toute notre énergie et notre dynamisme. Nous allons augmenter la programmation en passant à trois concerts par semaine, du jeudi au samedi. Autour de concerts d’artistes confirmés, notre volonté est de poursuivre le travail sur l’émergence de nouveaux talents de Lyon et la région.
Nous voulons surtout amplifier l’accompagnement des jeunes qui envisagent une démarche de professionnalisation. Si nous sommes convaincus qu’ils ont le potentiel pour cela, nous allons les accompagner pour leur donner les clés nécessaires à la réussite. Avec l’espoir qu’ils deviennent à leur tour des enfants d’A Thou Bout d’Chant, comme l’ont été avant eux Carmen Maria Vega, Evelyne Gallet, Buridane ou encore Frédéric Bobin.

En attendant la nouvelle saison de la nouvelle équipe, Frédérique Gagnol et Marc David vont finir en beauté leur 14ème saison avec Bastien Lucas et Cyrz le 10 avril, Emilie Marsh le 11 avril, Bastien Lanza le 29 avril, une finale des tremplins découverte le 26 mai, et Graeme Allwright « hors les murs » le 30 mai 2015.

Bastien Lallemant : La maison haute

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500x500-bastienUne photo noir & blanc, floue, un peu cramée. Crédit Clément Deuve. Extérieur nuit. Gros plan sur le personnage principal, la clope à la main et le regard ailleurs. Le personnage principal sur ce cliché qui donne le ton du disque, c’est Bastien Lallemant. Il prend la pose pour son nouvel album intitulé La maison haute, sorti au début du mois de mars. Un petit bijou.

Lors du précédent Verger, paru en 2010, Bastien Lallemant avait séduit par un sens littéraire qu’il creuse au fil de ses saillies discographiques. Depuis son groupe des Joueurs de biques qui officiait dans les années 90, en passant par l’épreuve initiatique en solitaire des Premiers instants en 2003, puis sur Les érotiques en 2005, cet auteur compositeur interprète n’a de cesse de mener plus avant une manière de quête littéraire, d’expérimentation des possibilités en matière de chanson. Mêler ambiances de roman, cinématographique et chanson.

Durant les 5 années qui séparent Les érotiques de La maison haute, Bastien Lallemant n’a pas joué l’oisif. Il a créé les siestes acoustiques notamment. Une expérience à nouveau, une sorte de concept où la chanson et la lecture se mêlent alors que le public est invité à s’allonger pour apprécier les artistes qui se succèdent sur la scène. Dans une ambiance minimaliste et apaisante.

Apaisant, je ne sais si l’on peut qualifier La maison haute de la sorte, en revanche minimaliste lui colle plutôt bien. Dans cette bicoque haut perchée, on croise le fantôme de Melody Nelson de Gainsbourg alors que les fulgurances retenues de Dominique A ne sont jamais bien loin.

Cette Maison haute est non seulement un prolongement des siestes mais certains morceaux de l’album y ont vu le jour. Ces siestes ont imposé un climat et une esthétique que l’on retrouve sur tout cet album. Album-traversée de douze titres d’une beauté et d’une grâce scandaleuses. Complices des siestes, J.P. Nataf et Seb Martel ont réalisé l’objet. On y croise également Françoiz Breut.

Album en noir & blanc, album d’ombre et de lumière (Les ombres, Longue nuit, L’ombre, Ronde de nuit, etc.), pour des histoires écrites en mode éco-chic. Où les images mettent tous les sens en éveil. C’est une sieste éveillée, une prise de conscience du corps. Pas un mot ne dépasse. Pas un poil de graisse. C’est juste le nec plus ultra de la langue. Bastien Lallemant semble s’amuser à rouler le vocable en bouche, de sa diction parfaite, grave et mélodieuse. Sur des mélodies dépouillées et délicates, il livre avec La maison haute un modèle de chanson d’aujourd’hui. Résolument moderne et séduisante. Un aboutissement littéraire et mélodique haut perché, comme sa maison. Classieux aurait dit Gainsbarre.

Louis-Noël Bobey : Paris après Toulouse

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Louis-Noël Bobey.  J’avais annoncé et conseillé son concert le 27 mars Chez Ta Mère à Toulouse. Mais cette semaine Louis-Noël Bobey est de passage dans la capitale alors toi, lecteur Parisien ou des alentours, fais confiance au toulousain et vas y !

Voici ce que Louis-Noël Bobey dit sur sa page FaceBook : « Oyé Oyé, Parisiennes et parisiens, touristes japonaises, boursicoteurs et strip-teaseuses, je serai en concert ce jeudi 9 avril à 20h à La Joie du Peuple (82 rue Alexandre Dumas – Paris 20ème – métro Dumas ou Buzenval) et dimanche 12 à 18h à Café L’Impondérable (320, rue des Pyrénées)« 

Voici ce que j’ai pensé du concert de l’autre vendredi : « En solo, guitare, harmonica et banjo, il raconte chante et slame en déballant les cartons de sa vie. De Toulouse il nous dit qu’il a chanté un titre devant Cécile Nougaro, il reprend Cécile en patois et c’est magnifique ! Un concert  particulier, plutôt intimiste. On a l’impression d’une veillée. De ce bonhomme se dégage de l’humanité, du naturel, de la bienveillance. […] Ses slams sont superbes, avec des trouvailles textuelles, en jouant sur les sonorités et les mots et avec une belle mise en bouche de ces textes. […]. Un concert atypique qui fait du bien. On sort avec la certitude d’avoir passé un moment vrai et l’envie de lire les slams. »

La sélection de concerts sur Toulouse du 7 au 14 avril

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Et la sélection de la semaine c’est du local, du régional. Du local mais de l’éclectique au niveau des artistes : de la chanson théâtralisée en duo, un ancien Malpolis qui l’est resté pour notre plus grand plaisir, un duo poétique et décalé, un groupe de filles un peu déjanté et une audition publique avec une majorité de chanteurs régionaux. Et presque du classique au niveau des salles : Le Bijou, Chez ta mère et Le Grand Rond mais aussi un … bar à vins et un café – salle de concert – librairie hors de Toulouse. Donc une sélection avec, ô surprise, totalement et exclusivement rien que des artistes que j’aime beaucoup et que j’ai déjà apprécié sur scène.


8 avril : Les coloriés au Chabrot

Photo : Michel Gallas
Photo : Michel Gallas

Les coloriés : de la chanson théâtralisée, un duo incarnant des personnages, des tranches de vie. J’ai découvert ce groupe sur un Osons, audition publique, au Bijou fin septembre 2014 et surtout, sur quarante minutes, lors de la journée  « Coups de pousses », pendant le  dernier festival Détours de Chant fin janvier. Voilà ce qu’Hexagone t’en a dit « Des thèmes variés, du rire et une certaine émotion. C’est frais, fait intelligemment, on pressent le travail effectué. Léa a une superbe voix et Pablo, à la guitare, un grand abattage. Chaque titre est mis en scène de manière spécifique. C’est de belle qualité. On est impatients de voir ce jeune duo tenir un spectacle complet. ». Hé bien tu as l’occasion de voir un set un peu plus long ce mardi … dans un bar à vins. La plupart des groupes Toulousains – avant de pouvoir aller Chez ta mère ou encore plus au Bijou – jouent dans les bars pour avoir l’occasion de … jouer. Certains bars ont une petite scène (Ô Bohème, La petite gouaille), la plupart n’en ont pas (Cactus, Evasion, …) comme le Chabrot.  Mais le vin y est bon et les assiettes agréables.


9 et 10 avril : Pierrick au Bijou

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Piérick, pendant 15 ans, a fait le chanteur, guitariste et auteur pour les Malpolis, célèbre groupe poil à gratter toulousain. Voilà ce que disait Hexagone en août dernier, avant que j’intègre l’équipe, » Piérick, c’est un impertinent, un irrévérencieux qui aime bien gratter là où ça chatouille. Jamais dans le consensus, dans le prêt à penser, le politiquement voire le « bien à gauche correct ». Piérick n’hésite pas à secouer la fourmilière et dégommer tous azimuts. Et ça fait un bien fou ! «  Pas mieux !. On peut juste ajouter qu’il sera accompagné par Lucas Lemauf au piano. Et que j’ai beaucoup apprécié ses concerts toulousains de l’an passé au Bijou puis Chez ta mère. D’ailleurs j’y retourne.


9 avril : Gilles et Auguste au Café Plum

Photo : Michel Gallas
Photo : Michel Gallas

Gilles et Auguste. « Un drôle de cabaret poétique en chanson ». Trophée découverte du festival Pause Guitare en 2013 . Mes notes de ces concerts «La poésie de Gilles Connan  – au chant, aux petites histoires et à l’accordéon diatonique – et les notes d’Auguste Harlé – au violoncelle, au béret jaune de marin et à la danse – se croisent et s’entremêlent. Un univers personnel, passant de jolies ballades à des  textes surréalistes, de chants bretons à des mini scènes humoristiques. Un concert spectacle intimiste. Humanité et imagination. Tendresse et inventivité musicale. Un duo vraiment attachant ». Leur passage sur Toulouse se fait rare depuis quelques mois. Alors va les découvrir et profites en pour découvrir le Café Plum dans le Tarn, ce lieu apprécié des spectateurs et des artistes. Entre autres, La Demoiselle Inconnue, Garance et Tomislav y sont passés récemment.


Le 11 avril : Megaphone Tour 2015 – Audition publique Chez Ta Mère

IMG_5282Le MÉGAPHONE TOUR est une opération concrète d’aide, de soutien, d’accompagnement et de développement par la scène des talents de demain. Chaque année, 12 auteurs-compositeurs-interprètes, préalablement sélectionnés, partent sur 4 tournées dans 4 grandes Régions de France. Cette année les sélections préalables pour les artistes du Sud Ouest se déroulent Chez ta Mère, en public et gratuitement. Viens découvrir les artistes et viens aider le jury de professionnels (programmateurs, producteurs et journalistes) à départager les candidats. Car il y a du lourd et du bon ! Par ordre de passage : CHOUF (en duo guitare accordéon), HILDEBRANDT (from La Rochelle), STRANGE ENQUÊTE (Prix Découverte Alors Chante 2013), PIERICK (Oui celui qui passe au Bijou la veille), Thomas DEMAERE (from Bordeaux), Davy KILEMBE (from Perpignan) et Jules NECTAR (from Toulouse). Arrive tôt : le premier démarre à 19h30 et chaque prestation dure quinze minutes. A la fin il restera deux artistes ou groupe qui, ensuite,  partiront dans le bus du Mégaphone, pour un autre quart de la France, accompagné par un parrain du cru. (Hé Michel avec un tel plateau on va encore te voir samedi Chez ta mère ? Non, raté, samedi je fais juste quelques centaines de kilomètres pour être au premier concert de la Blackroom d’Hexagone !)


Du 14 au 18 avril  : Les Trash Croutes en apéro concert au Grand Rond

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 Les Trash Croutes « vont te laisser le cul comme le drapeau du japon ». Pop pourrie Francophone. Sur leur site elles annoncent la couleur et sur la une de cet article elles te montrent comment elles saluent à la fin de leur concert !. Pour les Trash Croutes, groupe féminin toulouso-belge, en tutu collants et paillettes, le concept est simple et fort : deux ukulélés, une contrebasse, un xylophone, un piano guitare, une basse, des claquettes et un œuf pour reprendre en chœur et en français des tubes kitsch anglo-saxon des années 70, 80 et 90. Leur troisième album se nomme Lorsque l’amour, ce rat mort. Allez je cite le site « Bon, pour faire court, les Trash Croutes c’est un groupe de copines qui essaye d’assembler des sons pour faire de la musique à base de popopopoh ! et de tubes kitsch des années soixante à nos jours (c’est long et c’est creux, c’est un tube), qu’elles ont la bienveillance de traduire en français pour que tu aies des références littéraires contemporaines, ça fait bien en soirée. » Ma vision : d’excellentes musiciennes, un grand plaisir à jouer ensemble et une belle débauche d’énergie. Elles ont un fan club qui les suit de bar en bar, qui s’élargit à chaque prestation en reprenant à tue-tête leurs refrains. Tu as une semaine pour les découvrir en apéro concert au Grand Rond. A noter : Hexagonaute parisien elles sont à Bobigny ce jeudi 9 avril pour la soirée FrancoFans en co-plateau avec Courir les rues, Hexagonaute toulousain après le Grand Rond elles finissent leur semaine le 19 avril Chez ta mère, en co-plateau, avec une Bruxelloise Chloé du Trèfle.


Allez c’est le troisième agenda hebdomadaire d’affilée mais je te préviens : faudra pas compter sur moi la semaine prochaine pour te conseiller des concerts sur Toulouse. Car la semaine prochaine ce sera congés et … concerts mais à Pezenas pour le Printival. Le contenu du festival t’intéresse ?  Bon d’accord, je t’en parle bientôt.


Constance Amiot : Montparnasse

Constance Amiot : Montparnasse


Festival L’air du Temps à Lignières

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afficheAIRQuelque part dans le Berry, bien tranquille peinarde, loin des trépidations gonflantes de la capitale, existe une SMAC (Scène de Musiques Actuelles) du plus vif intérêt. Pour nous autres amateurs de chansons sous toutes ses formes et surtout les meilleures, Les Bains-Douches, à Lignières-en-Berry, représentent un atoll (mais pas celui des lunettes d’Antoine). Sa programmation doit rendre jaloux à peu près tous les programmateurs scrupuleux et désireux d’offrir à leurs publics le meilleur de la scène d’aujourd’hui, autour d’une chanson vivante.

Du 13 au 16 mai prochains, Les Bains-Douches, portent la 24ème édition du Festival L’Air du Temps qui rassemble pléthore d’artistes aux talents aussi grands que variés : nouvelles têtes, artistes confirmés, création, rien que du bankable chez Hexagone : Fausse Note, Ben Mazué, Constance Amiot, La Maison Tellier, Le Bal’O’Phonic Orchestra, Ignatus, La Tribu des Femmes, La Mal Coiffée, Lior Shoov, Camélia Jordana, « Wanted Joe Dassin », Karimouche, Liz Van Deuq, HK et les Saltimbanks, FMR, Fred Radix « Le Siffleur », Joseph d’Anvers, Mountain Men ainsi que Clarika /Daphné et leur création Ivresses.

Donc, tu as bien pigé que ce n’est pas un festival où tu t’arrêtes par hasard. Non, c’est le festival où tu as envie d’aller, de souffler le temps d’un long week-end à la campagne si tu croupis à la ville. On te laisse ci-dessous la programmation complète, toi, tu n’as plus qu’à organiser ton séjour dans le Berry.

PROG AIR DU TEMPS

Fin mars à Toulouse, une averse de concerts

La semaine dernière je te proposai un agenda avec ma sélection de quatre concerts.  Fournir des conseils c’est bien,  les appliquer soi-même c’est mieux. Alors j’ai vu les quatre concerts. La preuve ? Lis les lignes qui suivent.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Lundi : Que chante la Dynamo ! Un triple plateau chanson. Ouverture par Camu, final avec Zoé sur le pavé et Chouf au centre du jeu. Au bar absence de Chouffe (bière belge) mais sur scène on retrouve un Chouf bien présent, en forme, à l’aise avec son public.  Au bar présence de la Kwak (bière belge) mais sur scène pas de couac ! Un set dynamique et resserré – 10 morceaux seulement -, une musique chaude, un beau son de groupe. Chouf a fait le choix de morceaux rythmés, d’un concert adapté à la configuration debout de la salle et à la proximité d’un bar forcément un peu bruyant. Et c’est une réussite. La Dynamo a chanté  ! Le concert démarre, comme d’habitude, par Hotel des fous. Une majorité de chansons « de scène », bien cuivrées, maintiennent le rythme : On n’est qu’on « c’est ça la vie d’artiste », La cuisine de sorcière et Les derniers qui restent « Que reste t il à boire ?  que reste t il à voir ?  Il faut qu’on nous apporte la suite de l’histoire ». 

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Une  belle présence de Chouf de plus en plus maître de la scène. Des enchainements réussis où il montre son humour, sa bonne humeur et sa proximité avec le public. Il nous offre un superbe Les enfants de Louxor et n’oublie pas de citer « texte de Bernard Dimey et musique par Manu Galure ». Le set contient une seule chanson inédite Fugitive au titre – et au texte ? – pas forcément définitifs. Le copain Florent Gourault, un des piliers des Fils de ta mère, vient chanter en duo Baikal amour dont il est l’auteur. Et comme souvent, depuis plus d’un an, en fin de concert, Chouf quitte sa guitare – ses deux guitares en fait – pour le clavier. Il conclut par Mon masque de corbeau qui a pris du volume au fil des concerts. Chouf, avec son groupe, avait fêté la sortie de son troisième album il y a juste deux ans, fin mars, ici à la Dynamo : on peut donc constater l’évolution. Une belle évolution dans la maîtrise de la scène, du son et dans la construction du set. Chouf a trouvé sa voie – sa voix ? – avec ce rock chaud à textes (suppression petit à petit de la contrebasse au profit de la basse, introduction du clavier), un style moins « chanson française » que les deux  premiers albums. Pour moi, le concert en groupe le plus réussi des six que j’ai vu depuis deux ans. « Une poésie chaotique bercée par une musique heureuse. Ses rêves volés, Chouf les transforme en fête populaire !« .

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Un concert un peu particulier avec la dernière du bassiste contrebassiste Yohann et la première en quintet de l’accordéoniste Simon Barbe. Bon, il faut le dévoiler, ce groupe est exceptionnel : c’est le seul groupe en France et même au monde à avoir – je compte l’ingé son – quatre de ses membres sur six à se prénommer Simon ! Belle discrimination positive …  Yohann va-t-il être remplacé par un Simon ? Daniel Dru serait le « dernier qui reste » à ne pas se prénommer Simon et cela me semble difficile de se séparer du son magnifique de sa trompette.  J’attends toujours de voir sur Toulouse l’autre facette de Chouf : le duo guitare- accordéon. Et là c’est du 100% prénom Simon !

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Avant ou après chacun des trois concerts de la soirée, près du bar souvent, on croise, ce soir, beaucoup de connaissances du petit monde de la « scène chanson toulousaine ».  Un petit inventaire ? L’équipe de Chez ta mère, le chargé de communication et le serveur du Bijou, les copains musiciens des groupes du soir, le représentant toulousain de FrancoFans, des spectateurs assidus croisés souvent, les groupes du soir après leur concert, des bénévoles des festivals Alors Chante et MediterranéO, une Micheline et peut être quelques ratons laveurs …

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Jeudi : Patrick Font. Le Patrick Font de Font & Val. Résurgence de souvenirs de jeunesse. De passage sur la scène de Chez ta Mère pour un spectacle de chansons, entourés des trois chanteurs comédiens de sa pièce Calamity Jane – Le procès qui a quelques dates en ce moment. Une salle pleine.  Avant et après le spectacle un vieux monsieur, ayant du mal à marcher, semble « errer » dans la salle du café associatif. Sur scène, au micro, ce vieux monsieur redevient Patrick Font, les yeux s’allument, les facéties reviennent et  il rajeunit de deux décennies. Bien sûr on lui apporte la guitare, son jeu est très minimal, sa voix et son rythme ne sont pas adaptés. Mais il se dégage une vraie présence, ses réparties restent drôles et parfois féroces. Pas mal de trous de mémoire notamment sur deux chansons où le public, qui les  connaissait par cœur, l’a grandement aidé. En particulier sur la seule chanson que je connaissais vraiment La vieille. Une superbe chanson sur la vieillesse ou plutôt sur la liberté et l’irrévérence pendant la vieillesse, écrite des années auparavant, chanson qui a peut être une autre résonance sur lui désormais « Et tout en se servant un petit verre de porto, elle fit un bras d’honneur On aurait dit Popeye  Elle avait encore la souplesse des abeilles … » .

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Vendredi : Louis-Noël Bobey. En solo, guitare, harmonica et banjo, il raconte chante et slame en déballant les cartons de sa vie. Il nous parle d’abord du Jura avec une chanson en patois de Bresse, puis de Marseille avec une chanson dédiée et ensuite du Québec. De Toulouse il nous dit qu’il a chanté un titre devant Cécile Nougaro, il reprend Cécile en patois et c’est magnifique ! Un concert particulier, plutôt intimiste. On a l’impression d’une veillée, il fait monter un enfant – son neveu – pour chanter avec lui Marseille, interpelle les amis ou la famille qui sont dans la salle, bien remplie ce soir aussi. De ce bonhomme se dégage de l’humanité, du naturel, de la bienveillance. Aux aguets de ce qui se passe dans la salle, autour de lui, il nous parle des livres suspendus dans les toilettes et interagit avec le public. Ses slams sont superbes. Deux particulièrement qui rendent notamment hommage à la langue, celle de Marseille et celle du Québec, avec des trouvailles textuelles, en jouant sur les sonorités et les mots et avec une belle mise en bouche de ces textes. Ses chansons évoquent des lieux comme Le jura et des portraits comme ceux de sa grand mère, d’un copain marseillais, d’une prostituée, d’un gitan. Un concert atypique qui fait du bien. On sort avec la certitude d’avoir passé un moment vrai et l’envie de lire les slams. Pour en savoir plus sur ce concert n’hésite pas à lire la chronique complète faite par Claude Fèvre qui, comme moi, avait suggéré à Chez ta mère de programmer cet artiste.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

 Dimanche : Les Bertitas.  Six femmes chanteuses habillées en noir et rouge.  Des chants polyphoniques du monde, interprétés a capella, des voix entremêlées superbes. Bertitas Airways fait voyager loin.  Nous voilà en Finlande, Russie, Tchéquie, Israël, Albanie, Géorgie et aussi Bulgarie, Afrique du Sud, Arménie, Corse, Pays Basque et Macédoine (Michel, tu as reconnu les langues de tout ces pays ? Non … j’ai juste recopié les noms inscrits dans le petit programme diffusé !). Une belle complicité, de l’énergie, des sourires et de l’envie. Une mise en espace de chaque morceau originale et travaillée. Les chanteuses varient timbres et rythmes au gré des titres. De l’émotion et du plaisir en tant que spectateur. En  rappel, elles font chanter le public en … swaheli. C’est mon troisième concert : quelques nouveautés se dévoilent et on sent la volonté d’aller vers un peu plus de mise en scène.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Moi, l’amoureux de la chanson francophone, qui accorde beaucoup d’importance à la compréhension du texte, je suis, depuis 2 ans, sous le charme des Bertitas et de leur chants et je reçois un grand flot d’émotions et de plaisir à chaque concert. Alors je dis un grand merci à Caroline, Delphine, Elodie, Marion, Stephanie et Yuna (Michel, tu les connais toutes les 6 ? Non … j’ai juste demandé leur prénom par un message sur FaceBook !).  La salle, bien remplie les deux soirs, a exprimé sa satisfaction.


23 mars : Chouf, Zoé sur le pavé, Camu à la Dynamo. Chouf participe au Tribute to Nino Ferrer le 24 Avril à l’espace Croix Baragnon à Toulouse avec, entre autres, Hervé Suhubiette et Magyd Cherfi. Camu « fait » son premier Bijou le 17 avril.

26 mars : Patrick Font et sa bande Chez Ta Mère

27 mars : Louis Noêl Bobey Chez Ta Mère . Il sera au festival d’Avignon du 4 au 26 juillet. Comme c’est un de mes lieux de vacances on reparlera certainement de cet artiste.

Le 29  mars : Les Bertitas  Chez Ta Mère Elles seront au 2ième printemps des Voix, le 11 Avril à Longages (31).

Tomislav au Trac le 9 avril avec un nouvel EP

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11043345_10153346681076055_2944948374055445975_oVoilà un gars que l’on affectionne tout particulièrement dans notre petite auberge à chansons. Tomislav. Une voix taillée dans le rock, un guitariste à la fois rageur et précis qui quand il était petit s’écoutait les lives de Springteen en boucle. Forcément donc, il a tout pour nous plaire puisqu’il en a retenu l’essentielle fibre. Celle des types, de l’autre côté de l’Atlantique, qui folksonguaient et bluesaient sur des vieilles grattes pourries pour raconter les déshérités, les oubliés, les exilés.

Ce Tomislav qui vient de là qui vient du blues, après un premier très bon album en 2012, Avant le départ, sort un nouvel EP de six titres, le 9 avril. Pas comme ça, à l’arrache, sur iTunes ou autre. Non non, avec un vrai concert, une release party, où tu es attendu de pied ferme pour venir acquérir ce nouveau disque que je te dis même pas comment il est bien. Nous autres d’Hexagone, on a eu la chance de pouvoir l’écouter et je t’assure que c’est une tuerie que cet album !

Alors, viens te dis-je, surtout que le concert est gratuit, tu n’as pas d’excuses. Ca se passe au Trac, à Paris, 72 avenue de France. C’est dans le 13ème. C’est à 20 heures. Et moi j’y serai !


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