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Sarah Amsellem – Sésame

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La découverte de Sésame, nouvel opus de Sarah Amsellem, est un plaisir doux, apaisant, en cette période si funeste ! Ce n’est pas un chant du cygne, mais bien un Chant de l’aube.  Quatre titres minimalistes, sincères, purs, nés pendant la période du confinement, comme un remède à la léthargie covidienne,  avec pour seuls instruments, une voix claire, légère, un ukulele et une basse Moog. L’artiste nous dévoile ici la Nudité de son Ame innocente, celle d’ une Fleur sauvage, que l’on n’apprivoise pas, mais qui laisse « l’amour lui dévorer le corps ». Aimer, aimer sans concession, voilà bien le « sésame de la vie », redécouvert par l’artiste, lors de cette introspection musicale . Aimer, se mettre à nu, pour mieux libérer les ailes et ce que l’on a en nous ! Quatre titres nécessaires, soufflés, dévoilés  par une muse inspirée « toujours près des étoiles » !

Daniel Zanzara


Sarah Amsellem
Sésame
Autoproduit – 2020


Le festival Pause Guitare s’invite chez vous du 9 au 12 juillet

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Depuis 2016, à chaque début d’été, notre site a publié articles d’annonce et compte-rendu de concert au sujet du festival « Pause Guitare Sud de France » à Albi. Cette année, comme tous les festivals conséquents, celui-ci a été annulé. Mais l’association organisatrice « Arpèges & Trémolos » propose une alternative originale, avec « Pause Guitare Sud de France s’invite chez vous du 9 au 12 juillet »,  festival virtuel dont voici ci-dessous les principales réjouissances.

La mise en avant des artistes prévus sur la scène des découvertes de l’Athanor – Jeudi 9 à 14h30  » Québécofolies » avec trois artistes québécois : Caracol, Salomé Leclerc et Clay and Friends ; vendredi 10  à 14h30 Prix Magyd Cherfi (acte 1) : Orly, Clay and Friends, Tiou (cf. regard sur n°11 d’Hexagone) et Abel Cheret ; samedi 11  à 15h Prix Magyd Cherfi (acte 2) : Marion Roch, (cf. chronique d’album n°16), le Suisse Hector ou Rien, Tom Bird, le groupe Billet d’humeur.

Des concerts avec des artistes régionaux dans des lieux atypiques d’Albi et des alentours : samedi 11 à 19h : Corentin Grellier (cf. chronique d’album n°16) et dimanche 12 à 19h : Matéo Langlois (cf. regard sur n°15).

Deux concerts au Café Plum : jeudi 9  à 19h : David Lafore (cf. chronique d’album n°16) et vendredi 10 à 19h : MESS. Les concerts, en public et sur réservation, sont filmés et diffusés en direct.

D’autre part des publications sur Facebook proposeront des interviews d’artistes, des rétrospectives, des montages vidéos, des présentations et des jeux-concours. Une belle initiative que ce festival virtuel pour nous faire patienter jusqu’à la vingt-cinquième édition du 6 au 11 juillet 2021 (et vous pouvez déjà voir la programmation ici sur le site du festival).


Les principales chroniques concernant le festival « Pause Guitare Sud de France » 2019 : le concert de Govrache, les « 50 ans du Métèque », et les gagnants du Prix Magyd Cherfi.


Photo de une : Marion Roch

©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur



Hexagone n°16, été 2020 – L’édito

Le fil qui nous lie

Certes la formule est largement rebattue, mais il convient de rappeler en préambule que la situation que nous avons vécue ces trois derniers mois – et que nous continuons de vivre pour un temps indéterminé – est inédite. Le monde, l’Europe, la France, toute son économie et tous ses secteurs d’activités à l’arrêt. A l’arrêt, à la maison à ronger son frein, avec pour seule échappatoire la petite lucarne des réseaux sociaux, autoroute du pire et du meilleur.

Un pays à l’arrêt, confiné et privé de sorties pour raisons sanitaires, cela signifie la mise entre parenthèses de toute forme de vie sociale réelle, c’est-à-dire en dehors de ces foutus écrans qui rassérènent autant qu’ils dépriment. La vie sociale au point mort, c’est hélas la vie culturelle qui enregistre un coup dur dont elle se serait volontiers passée, elle qui trinque plus souvent qu’à son tour, maltraitée par un Ministère qui depuis de nombreuses années confond loisirs et culture.

Souvent regardée de haut au sein de cette grande famille de la culture, il y a la chanson, cette forme d’expression qui nous rassemble et nous lie – genre à part entière, populaire, un pied en littérature et l’autre en poésie. Et pourtant il y a là comme un paradoxe. Dédaignée, voire méprisée, c’est comme si un agent invisible, depuis des années, la maintenait de sa botte la tête sous l’eau, l’empêchant de s’exprimer. Et tout à coup, trop occupé à pallier les manquements de l’État dans la gestion de la crise sanitaire, cet agent semble baisser la garde et, libérée de son joug, la chanson reprendre ses droits. À l’image de la nature offrant le spectacle de sangliers et autres cervidés errant dans la capitale. Ainsi la multitude de concerts sur Facebook auxquels se sont adonnés des artistes de notoriétés diverses, le carton des Goguettes en Trio mais à Quatre, la Symphonie confinée orchestrée par Valentin Vander… ainsi donc la chanson a proliféré sur les réseaux (certes pas toujours à son avantage, torse nu dans la cuisine), devenant un des modes d’expression et de sensibilité les plus en vue durant cette période de confinement. Il faut nous en réjouir, mais notre plaisir est de courte durée.

C’est que l’ensemble de la filière chanson s’attend en effet à vivre des heures difficiles, conséquence inéluctable de la pandémie. La profession, composée pour beaucoup de petites structures, se trouve fragilisée. Comment pourra-t-elle faire face alors que l’on ignore encore beaucoup à cette heure des conditions de sa reprise d’activité ? Devant cette situation inédite, Hexagone a tenu à enquêter au sein de la filière, auprès des artistes eux-mêmes et de tous leurs corollaires : attachés de presse, labels, tourneurs, salles, programmateurs, etc. (lire p.  36 et suivantes) Depuis la rédaction de cet article construit sous forme de récit, quelques petites choses ont bougé mais pas tant que ça : le festival des Sud à Arles a finalement jeté l’éponge. Au chapitre des indemnisations, la Sacem a annoncé qu’elle rémunèrerait les artistes qui ont  joué en live sur internet.

 

Dessin : Piérick – Enquête La Culture au temps du coronavirus

Si mener une investigation dans le cadre de cette situation exceptionnelle nous a semblé indispensable, retraçant ainsi près de trois mois un peu fous d’annonces, de contre-annonces, de flous ministériels et présidentiel, nous avons également souhaité donner à ce numéro 16 un contenu auquel vous êtes habitués, un contenu « classique » conçu dans des conditions extraordinaires. Un contenu familier, pour ne pas ajouter de l’anxiogène à l’anxiogène, pour donner aussi une visibilité à des artistes coupés de toute exposition médiatique au moment de lancer de nouveaux projets. C’est le cas de Chloé Lacan, que nous sommes à la fois ravis et fiers de mettre à l’honneur en couverture de ce numéro. Chloé, c’est l’ADN même d’Hexagone. Son nouveau spectacle – J’aurais aimé savoir ce que ça fait d’être libre, interrompu comme tous les spectacles à la mi-mars – est une petite merveille. Nous en parlons largement avec elle. Un régal.

Focus également sur Benoît Dorémus, Sage comme des sauvages, Cali, Phanee de Pool, Nirman, Bertrand Betsch, les concerts confinés, et plongée au sein de Cette chanson qui dégenre…, large dossier qui interroge les relations entre chanson et LGBT : Pauline Paris et Léa Lootgieter, Samuele, Clément Bertrand, Jérôme Marin (Monsieur K.), Julien Fanthou (Patachtouille) et Nicolas Bacchus ont répondu présent à notre appel.

Contenu classique, disais-je, pour une conception exceptionnelle. Nous avons ainsi fait l’expérience de la visioconférence avec Zoom ou Skype pour réaliser les entretiens, et avons travaillé à partir d’un fonds de photos existant. Seules les photos de Chloé Lacan ont été réalisées aux premiers jours du déconfinement, sur une plage de la Manche. Plaisirs de La pêche au bonheur et de la liberté retrouvés.

 

Chloé Lacan
©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

Ce plaisir intense ne doit pas nous faire oublier qu’à l’occasion de l’édito du N°13, en septembre dernier, je vous faisais part des difficultés que rencontrait la revue et vous donnais rendez-vous dans le présent éditorial afin de dresser un bilan et d’évoquer l’avenir d’Hexagone.

En résumé, j’annonçais que pour survivre nous devions nous développer et que cela ne serait possible qu’en créant deux emplois : l’un à la communication, l’autre administratif. Et que pour créer et financer ces postes, nous devions d’une part voir grandir les rangs de nos abonnés d’un millier supplémentaire, et d’autre part enregistrer davantage de recettes publicitaires.

Nous n’avons réussi dans aucun de ces deux secteurs. Les abonnements ont légèrement progressé, mais loin du compte attendu ; nous affichons un total d’un peu plus de sept cents abonnés. Quant aux annonceurs, c’est catastrophique. Depuis plus d’un an, nous constatons une perte régulière de trente à cinquante pour cent sur les recettes publicitaires en comparant d’une année à l’autre (automne 2018 / automne 2019, etc.). Je n’ose même pas évoquer les rentrées de ce n°16 en pleine pandémie ! Mais qui prendrait le risque d’annoncer quoi que ce soit en ce moment alors que la filière avance les yeux bandés et les comptes dans le rouge ? Je parle de la filière chanson, dont Hexagone fait partie intégrante et à ce titre nous ne sommes pas épargnés.

Lancer l’aventure d’une revue dédiée à la chanson, en pleine crise de la presse écrite et alors même que la chanson d’art et d’essai n’est pas des plus courtisée, le défi relevait bien sûr d’une extrême audace pour ne pas dire de la pure folie. Pourtant nous avons voulu y croire et n’avons pas rechigné à la tâche, dans la limite de nos capacités et de nos forces. Sans compromission, jamais, veillant toujours à respecter et garantir notre ligne éditoriale.

Aujourd’hui les indicateurs économiques sont dans le rouge, vous l’aurez compris. La prudence et la raison devraient nous conduire à mettre un terme à cette belle aventure, dès ce numéro 16. Si nous étions raisonnables, ce numéro devrait donc être le dernier. Mais raisonnables, nous ne le sommes que fort peu, je l’évoquais plus haut, du fait même d’avoir créé cette revue. Et puis, il y a vous, toi Lecteur ! Depuis plus de quatre ans désormais, vous êtes quelques centaines à nous soutenir et à n’avoir de cesse de répéter à quel point cette revue est importante à vos yeux, à quel point elle est venue combler un manque. Cesser de publier reviendrait à vous priver de ce média que vous appelez de vos vœux. En cessant de paraître, à l’heure où la profession souffre comme jamais, nous aurions également le sentiment de quitter le navire, de vous abandonner, d’abandonner la chanson. Or c’est tout l’inverse que nous souhaitons. Nous souhaitons au contraire contribuer à lui redonner force et vigueur, à notre modeste échelle, nous souhaitons poursuivre notre travail de mise en valeur d’un art populaire important, vital pour la société comme nous avons pu le constater ces derniers mois.

Dessin : Piérick – Dossier : LGBTQI+ – Cette chanson qui dégenre

Il nous faut cependant plus que jamais serrer les cordons de la bourse, prendre davantage encore de mesures d’économie, nous qui n’avons pourtant jamais été prodigues. Cela commencera par l’arrêt de la webradio qui émettait depuis 2017. Nous ne pourrons poursuivre au-delà du mois de juin. Je sais que cela fera des auditeurs malheureux, mais nous n’avons guère le choix. Puis la revue elle-même va subir quelques modifications. Son format va se resserrer afin de réduire les coûts de production, mais également afin de compenser la surcharge de travail qui ne peut être répartie, faute des moyens nécessaires pour créer les emplois espérés.

 

Retenons simplement qu’il y aura bien un numéro 17 en septembre. La poursuite de la revue, au-delà de ce numéro, sera conditionnée par les rentrées d’argent. Nous verrons si les annonceurs ont retrouvé un peu le moral et des finances plus solides, nous verrons comment se sera déroulée la phase de réabonnement… Phase de réabonnement qui débute dès réception de ce numéro 16 (message subliminal) dont nous vous souhaitons une agréable lecture.

La chanson, c’est le fil qui nous lie, qui nous raccorde et cette revue est un des moyens de maintenir le contact entre nous. Nous sommes attachés à vous autant que vous à nous, alors tentons de poursuivre.

Bel été à vous, même si celui-là sera dépourvu de festivals.


Bordeaux Chanson : en juillet, concerts déconfinades à la ferme

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Ces deux dernières années au sujet du festival « Le Haillan Chanté » en Gironde, organisé par la salle l’Entrepôt et l’association « Bordeaux Chanson », notre site a publié articles d’annonce et compte-rendu de concerts. Cette année, comme tous les festivals en juin, celui-ci a été annulé. Mais l’association « Bordeaux Chanson » propose à la Ferme du ruisseau au Haillan lors des quatre jeudis de juillet, quatre artistes auteurs-compositeurs-interprètes déjà programmés par l’association, quatre concerts avec public, enfin. Belle et heureuse initiative que ces « Concerts déconfinades à la ferme »

Voici le programme :

Jeudi 2  : le Bordelais Marc Delmas

Jeudi 9  : Bastien Lucas  (cf. Regard sur n°10 d’Hexagone) – « Mon Cabrel sans guitare » reprises de Francis Cabrel à sa façon, au piano.

Jeudi 23  : Liz Van Deuq (cf portrait n°5 et chronique d’album n°9), en solo au clavier.

Jeudi 30  : Hildebrandt chantera certainement des titres de son dernier album ÎLeL, chroniqué ici

Une jauge réduite (30 personnes), que devrait apprécier les amateurs de la chanson d’écoute et de concerts de proximité, rend la réservation obligatoire (possible par mail contact@bordeaux-chanson.org).


Les Déconfinades, les 2, 9, 23 et 30 juillet (20 heures) à la Ferme du ruisseau au Haillan 23 avenue de la République
Les chroniques concernant le festival « Le Haillan Chanté » : annonce de l’édition 2019, le compte-rendu de la « pochette surprise 2019, le compte-rendu de l’édition 2018.


Photo : Bastien Lucas
©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur


Des concerts en Juillet dans le Tarn, l’Ariège et la Haute-Garonne

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En juin, le Bijou et la Cave Poésie ont relancé, avec succès, les concerts en salle à Toulouse. En juillet, les concerts en extérieur fleurissent à nouveau notamment au Café Plùm à Lautrec (81) et au Relais de Poche à Verniolle (09). Un été sans festival mais avec des concerts.


Dans le Tarn

Au Café Plùm à Lautrec, à 19h en apéro-concert, dans la cour sous le tilleul

jeudi 2 : Christian Brotons chante Brassens en trio guitares-accordéon

dimanche 5 : La meute. De la « poésie sauvage » portée par un quatuor féminin : chant- contrebasse-batterie-accordéon

jeudi 9 : David Lafore (cf. n°15 d’Hexagone: chronique d’album), en solo avec sa guitare électrique

vendredi 10 : Mess. Un duo, une femme un homme pour des chansons aux sonorités électro

samedi 25 : Nathan Maméri, un artiste local tarnais en formule trio

Ailleurs dans le Tarn

Jeudi 2 : Corentin Grellier & Claude Delrieu au Square d’été à Gaillac. Nous avions pris l’habitude de voir Corentin Grellier en solo intimiste guitare-voix (cf. n°16 : chronique d’album). Comme en juin à la Cave Poésie, il se produit en duo avec l’excellent accordéoniste Claude Delrieu. Une nouvelle formule à découvrir.


En Ariège

A Verniolle, organisés par le Relais de Poche, les concerts chanson du  « Festival été 2020 » en extérieur dans le jardin de la mairie.

 samedi 4 : Les étrangers familiers avec « Un salut à Brassens » Le concert à ne pas rater (cf n°12 page 158). « Un spectacle musical hors du commun » Sept artistes sur scène pour des chansons de Brassens … revisitées, entre invention et respect, entre étrangeté et familiarité, avec des arrangements musicaux créatifs. « Des interprétations inattendues et formidablement justes des deux chanteurs principaux Loic Lantoine et  Eric Lareine, un orchestre iconoclaste d’excellents musiciens dont le meneur Denis Charolles, l’accordéoniste Claude Delrieu, le contrebassiste François Pierron,  Elodie Pasquier et Julien Eil aux cuivres ».

samedi 11 : MESS 

samedi 18 : Claire Gimatt en solo clavier / Eva Glorian pour son nouveau spectacle Babel en solo voix-piano.


En Haute-Garonne

samedis 4 et 11 : Oleti à l’Usine à musique (Toulouse) à 19h en apéro concert. En solo guitare-harmonica, elle vient présenter les chansons de son album Poétiquement folk.

samedi 11 : Simcha, duo guitare-piano à la Cave Délice à Rabastens.

dimanche 12 : Marcel Dorcel & son orchestre de merde au Cactus à Toulouse

jeudi 16 : Jules Nectar en trio samedi 18 : Lise Martin et Chouf. A Bérat à la brasserie « La biérataise », organisés par le Bijou, on retrouve les deux concerts ayant comblé un nombreux public en juin.

mercredi 29 : Sylvain Cazalbou aux Estivités de Blagnac et jeudi 30 aux Festivités de Pinsaguel pour le spectacle « Dans mes pas » en formule trio.



Photo : © FRANCIS VERNHET

CETTE PHOTO EST EXEMPTE DE DROIT DE REPRODUCTION UNIQUEMENT POUR UNE PARUTION DANS LE MAG HEXAGONE PAPIER ET EN LIGNE.
AVANT TOUTE AUTRE UTILISATION OU TOUT AUTRE CONTEXTE, CONTACTER OBLIGATOIREMENT LE PHOTOGRAPHE POUR EN NEGOCIER LES DROITS DE REPRODUCTION.
FRANCIS VERNHET
0672844129
francisvernhet@wanadoo.fr

Daniel JEA – À l’instinct À l’instant

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Attention album instinctif… et addictif ! Pas seulement pour les aficionados de la six-cordes électrique, maniée par la main d’un maître. Les amateurs de chanson rock trouveront leur compte dans ce subtil mélange de son brut de décoffrage façon live et de textes intimistes.     

Daniel JEA fait partie de ces gâchettes aux riffs acérés, qui transportent plutôt qu’ils accompagnent. Depuis vingt ans, il loue ses services à la fine fleur de la scène française. Sans distinction de genre, de Saez en passant par La Grande Sophie ou les p’tits jeunes-qui-montent que sont Buridane, Jérémie Bossone ou encore Garance. Et comme d’autres spadassins dans son genre, après avoir dûment rempli son contrat, il s’autorise une petite parenthèse, un petit plaisir exempt de toute culpabilité… Pour cette troisième escapade, il   s’est adjoint les services de France Cartigny et Emilie Rambaud (The Buns), duo de percuteuses de fûts, pas manchotes non plus coté choeurs. Une formule “power trio” des plus originales, forcément percussive, voire abrasive, au service d’une écriture sèche et électrique tout à la fois. Ça cause pas mal d’amour comme souvent, mais sans afféteries, ni fanfreluches. “Je garderai la chaleur, D’l’amour à la louche, J’ai encore l’odeur, Ton goût bien en bouche” (Quitte-moi).

Le choix de A l’instinct A l’instant comme porte-étendard de l’album, est fort judicieux. Il s’agit du titre le plus pop et il procure une irrésistible envie d’imiter le duo de batteuses en tapant du pied. Mordant, vif… Rock ? Chanson ou rock, éternelle question dès lors que les guitares se taillent la part du microsillon à la française… L’homme a beau se sentir désaligné, il est parfois Au milieu façon Saez, mais sans la vindicte à la Cioran propre à l’accusateur libertaire. Il semble préférer prêcher le lâcher prise (“Tu te sens bien, je me sens libre, Comme un arbre, Tu te déploies, je me délivre” – Comme un arbre), l’optimisme à deux (Tout est mieux) ou son corollaire l’attachement (J’avoue). Non-Séparables, instrumental lancinant de plus de sept minutes, parsemé d’interventions multilingues, clôt l’album de manière cryptique, mais pas forcément désagréable…

Mad



 

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