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dimanche, mai 16, 2021

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Archimède – Pop decennium

Pour ses dix ans, le duo Archimède s’offre un album en public, Pop decennium, enregistré lors de deux concerts privés devant quarante spectateurs au château du Ricoudet, au bord de la Mayenne. Une ambiance intimiste pour retracer la décennie musicale des frères Nicolas et Frédéric Boisnard : douze chansons issues de leurs précédents albums, réorchestrées pour être jouées par onze musiciens, plus cinq inédits dont Dutronner, le titre phare de l’album, mais également L’amour est dans le pré, Elo, Dussé-je, Au garde-à-vous, et la très touchante Presqu’il. On notera la tendre et magnifique réorchestration de Julia, la présence des violons adoucissant le morceau énergique qui figurait dans l’album Arcadie. L’habituel rock se fait plus fragile et l’attention se porte un peu plus sur les textes tendres ou engagés qui vous embarquent. On remarquera ainsi Presqu’il, qui traite avec justesse et sans cliché de la transsexualité.

Ce voyage en pop française se permet cependant quelques détours mélancoliques par le Marché des amandiers, chanson d’amour et de rupture définitive. L’été revient incite à profiter de la vie en un carpe diem musical et dynamique, invitant à « prendre la vie comme elle vient, prendre la vie comme elle est ». L’album se clôt sur une note country avec Dutronner dédiée à Jacques Dutronc pour un « hommage à l’oisiveté ».

Malorie d’Emmanuele


  • Archimède
  • Pop decennium
  • little big music – 2019
  • Chronique parue dans le numéro 14 de la revue Hexagone.

Stephan Eicher – Homeless songs

D’entrée, le bretteur suisse – puisqu’il ressemble désormais à d’Artagnan trente ans après – mouche Barclay, son précédent label, qu’il a quitté pour Polydor. Avec panache mais en douceur, grâce aux formules sans fioritures de l’ami Philippe Djian. Monsieur, je ne sais pas trop fait d’ailleurs écho à ce Si tu veux (que je chante). Les chansons alémaniques sont quant à elles signées Martin Suter. La voix d’Eicher s’y fait parfois plus grave, presque chuchotante, révélant la musicalité d’un dialecte aux sonorités chuintantes ; puis reprend une hauteur presque féminine – la signature sonore d’Eicher – dans la superbe Prisonnière. Les autres titres sont empreints d’une nostalgie dénuée d’amertume, portés par des mélodies tantôt folk (Je n’attendrai pas, Homeless song), parfois pop (La fête est finie avec Miossec et Axelle Red), mais toujours très orchestrées (Wie einem der Gewissheit hat). Eicher nous entraîne même dans une valse délicieusement envoûtante (Gang nid eso). Haiku – Papillons, contrepoint de Broken – paradoxalement aussi long que ce dernier est court –, marie parfaitement ses doubles cultures, germanique et française, classique et pop. Le refrain « où que tu ailles, où que tu sois » pourrait bien devenir une rengaine aussi entêtante que Déjeuner en paix ou Pas d’ami comme toi.

Mad


  • Stephan Eicher
  • Homeless songs
  • polydor – 2019
  • Chronique parue dans le numéro 14 de la revue Hexagone.

Jean Felzine – Hors l’amour

Hors l’amour point de salut, pour Jean « droit-dans-mes-bottes » Felzine ? Que ce soit en mode power trio rock avec Mustang, en duo pop et glamour avec Jo Wedin ou seul à la barre de cette échappée solitaire, il a toujours célébré à sa manière le sentiment amoureux. Le Clermontois d’adoption, Parisien depuis quelques années, est l’un des rares capables d’écrire en 2019 « je préfère t’aimer que de vivre éternellement » sans paraître ridicule pour autant. De chanter l’amour en mode courtois tel un Nouvel Orphée ou d’en décrire les affres de façon pragmatique : « Ne pleure pas comme ça, ne dramatise pas tout » (État stable). Volontiers sarcastique, voire rentre-dedans (cf. Aimer, baiser, boire et manger avec Jo Wedin), il a préféré emprunter cette fois les mots d’un autre. « L’amour libre ne le reste jamais très longtemps », écrivait le prolifique et trop tôt disparu Jean-Luc Le Ténia. L’autodéclaré « meilleur chanteur français du monde » mariait avec brio causticité et émotion. Un peu comme Jean Felzine, qui se paie gentiment la tête de ses « amis rockers ». Il a d’ailleurs délaissé sa Gretsch pour composer seul aux claviers et à la boîte à rythme. Et plutôt que Sheller, référence régulièrement évoquée à la sortie de ce cinq-titres, les mélodies de Hors l’amour font songer à cet autre accro aux synthés qu’est Christophe.

Mad


  • Jean Felzine
  • Hors l’amour
  • autoproduction – 2019
  • Chronique parue dans le numéro 14 de la revue Hexagone.

Des concerts en août dans le Tarn, l’Ariège et la Haute-Garonne

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Un été sans festival mais avec des concerts en extérieur. Voici une vingtaine de concerts ce mois-ci, notamment au Café Plùm à Lautrec (81) et au Relais de Poche à Vernioles (09) avec également le retour des concerts « Chantons sous les toits ».


Dans le Tarn

Au Café Plùm à Lautrec, en apéro-concert, dans la cour sous le tilleul :

dimanche  2 : Baptiste Dupré

mardi 4 : Dalèle, en trio avec le spectacle autour de l’album « Sans fil » sorti l’an passé.

samedi 8 : Ronsard 58 autour du répertoire de Gainsbourg.

vendredi 14 Nicolas Jules en solo guitare électrique avec en première partie Julie Lagarrigue en solo clavier et guitare.

 samedi 15 : Soleynia. Un duo de sœurs pour un spectacle original de chansons arabisantes mêlant talent vocal et danse.

vendredi 21 : Marie Sigal / Claire Gimatt. Toutes les deux en solo clavier.

vendredi 28 : Du vent dans les bronches. Un duo masculin venant d’Auvergne : Chakib Cadi (guitare et accordéon) et Jean-Christophe Planès (hautbois et sax ténor). Ils seront aussi le jeudi 27 à L’Estanquet de Pailhes (09) et le dimanche  30 au Café Jean-Jaurès à Castres (81)

dimanche 30 : Jules Nectar certainement avec de nouvelles chansons, peut-être avec une nouvelle formule.

Ailleurs dans le Tarn

dimanche 9 : Lucien la Mauvaiz Graine en solo (accordéon, guitare) à Mazamet sous les ombrages du jardin des promenades à 18h.

samedi 22 : Pierre Antoine à Cantoperlic – Pampelonne


En Ariège

A Verniolle, organisés par le Relais de Poche, les concerts chanson du  « Festival été 2020 » au jardin de la mairie.

samedi 1er : Lucien la Mauvaiz Graine. Le dernier concert en quartet alors que sort l’album « Le Torrent ».

samedi 8 : K! (en photo ©David Desreumaux) & Samuel Cajal pour un « Méli-Mélo » de leurs répertoires. En première partie, « La chanson, une vie » lecture musicale de Claude Fèvre accompagnée par Lucien la Mauvaiz Graine à l’accordéon.

mercredi 19 : Cathy Fernandez – Michel Vivoux  pour « Il était une fois Jaurès  » à Foix (09 ). Le samedi 15 Michel Vivoux en solo dans J’arrête de m’aigrir – restaurant Ô Métis à Nègrepelisse (82)

samedi 29 : Jules Nectar / Du Vent Dans Les Bronches 


Chantons sous les toits  reprend ses concerts et propose en plein air :
samedi 29 : Pierre Antoine  en piano solo à Compolibat (12) 
dimanche 30 : Kijote à Lautrec (81)

En Haute-Garonne

vendredi 7 : Sylvain Cazalbou, en trio, au festival Les Arts en Occitania y Val d’Aran à Fos (31)

samedi 8 : Thom Souyeur & les petits Grégory à la Halle de la Machine

du mardi 18 au samedi 22 : Erdöwsky à la Cave poésie. Le premier concert à Toulouse de ce « grouple » régional :  Muriel ERDÖdy (guitare-voix) et Alexis KowalczelWSKY (clarinette basse- batterie).

dimanche 23 : Grabowski au Cactus.  « Nounours » et sa guitare reviennent. A ne pas rater.

mercredi 26 : Marie Sigal aux Estivités de Blagnac. Après son dernier mini-album sorti en octobre dernier, elle revient (voix, claviers) en formule quartet avec de nouvelles compositions et trois nouveaux musiciens (guitare, basse, batterie).


En Aveyron

samedi 8 : Gwen Soli et Monsieur G à Cornus



 

Un questionnaire de Proust avec Serge Gainsbourg

Les Nuits de France Culture ont rediffusé le 25 juillet 2020 un entretien avec Serge Gainsbourg, mené par Jacques Erwan et Marc Legras au cours de l’émission Diagonales diffusée les 16 et 23 octobre 1984.

Pour écouter l’émission, cliquez sur l’image ci-dessous.

Thibaud Defever – Je dérive

Thibaud Defever a tourné plusieurs vidéos acoustiques personnalisées du titre Je dérive. Il en a adressé une version à différents médias afin d’en faire bénéficier leurs lecteurs. Hexagone fait partie de ces chanceux et vous aussi, chers lecteurs, par la même occasion.
Ces vidéos sont comme des cartes postales chantées et destinées aux gens ou structures auxquels Thibaud a pensé pendant et après le confinement.
Un grand merci à Thibaud Defever, Maïwenn Le Guhennec et à l’équipe de Sostenuto pour ce beau cadeau.

Je dérive (Isabelle Haas – Thibaud Defever / Thibaud Defever)
Vidéo réalisée pour l’équipe et les lectrices et lecteurs d’Hexagone, par Maïwenn Le Guhennec. Enregistrée en juin 2020.

Aussi, le titre a paru en numérique le 10 juillet en version avec un quatuor à cordes (Le Well Quartet) dans un EP 3 titres (qui s’appelle Thibaud Defever), disponible dans sa version enregistrée avec quatuor à cordes sur toutes les plateformes.

C’est aussi le moment de rappeler que Thibaud qui chantait jusqu’il y a peu encore sous le pseudonyme de Presque Oui se produit désormais sous son propre nom. Voir l’entretien paru dans le numéro 12 de la revue, mis en ligne ici.

Concernant l’actualité de Thibaud, voici les dates confirmées :
– 05/09/20 : Venelles (13) – MJC à 20h30
– 11/10/20 : Avion (62) – Espace Culturel Avionnais – 15h30
– 20/11/20 : Surgères (17) – Le Palace – 20h30
– 05/12/20 : Pornichet (44) – Le Quai des Arts – 20h
– 10/12/20 : Nantes (44) – La Bouche d’Air, Salle Paul Fort – 20h30
– 16/01/21 : Saint-Omer (62) – Le Moulin à Café, Théâtre à l’Italienne – 18h
– 19/02/21 : Châteaubriant (44) – Théâtre de Verre – 20h30
– 11/03/21 : Portes-lès-Valence (26) – Le Train-Théâtre – 20h30
– 09/04/21 : Berre l’Etang (13) – Forum des Jeunes et de La Culture – 20h
– 10/04/21 : Digne-les-Bains (04) – Centre Culturel René Char – 21h
– 19/05/21 : Flixecourt (80) – salle à déterminer

Bonne écoute !

Prenez un “bol d’airs” aux Buttes-Chaumont !

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Du 10 au 26 juillet, le théâtre Guignol Anatole du parc des Buttes-Chaumont propose des concerts en plein air. Chanson française distinguée avec Oldan et folk rock classieux avec Phil Pace. Des rendez-vous à ne pas rater chaque week-end ! 

Un lieu bucolique autant que magique, presque caché dans l’immensité du parc préféré des parisiens. Où ont choisi de se produire en acoustique deux artistes, l’un dandy chanteur, l’autre rocker franco-anglais. C’est Oldan, qui partage avec Phil Pace, le même compositeur qui a eu l’idée d’investir ce délicieux petit théâtre de Guignol. Rien d’étonnant quand on sait que son alter ego Daniel Olive, disciple d’Oscar Wilde, chantre de Bukwoski, arpente les planches depuis un bail. Rompu aux intimistes scènes avignonnaises, Oldan est tout à son aise dans cet écrin de verdure, alterne chansons et extraits choisis de classiques ; L’école des femmes, acte 5, Scène 6 pour introduire son Moi dandy ou ses propres textes pour évoquer l’écologie, thème d’Une goutte d’eau. Le tout sur les mélodies de Patrick Mattéis qui l’accompagne, tantôt bluesy, tantôt jazzy, volontiers pop mais toujours lumineuses et swinguantes.

Oldan en concert
© Mad

Un Patrick Mattéis, qu’on retrouve aux côtés de son complice de longue date Phil Pace, avec Denis Richard à la basse. There’s a place, le premier titre de Phil Pace nous transporte dans les contrées des Kinks ou de Dylan. Authentique et sincère, il délivre des morceaux imprégnés de la culture sixties, qu’il rythme avec son harmonica ou ses maracas. Maddy, choriste et clarinettiste était de la partie ce soir-là, ainsi que Jil Caplan. La veille, c’était Jean-Christophe Urbain, l’autre moitié des Innocents, qui taquinait sa guitare. C’est le principe de ces bols d’air, imaginés par Oldan, inviter des amis ou des amis d’amis pour partager un moment en toute simplicité et musicalité. L’entrée à ces concerts est gratuite, mais un splendide haut de forme est là pour rappeler que le soutien aux artistes est nécessaire plus que de coutume ! 

© Mad

Théâtre Guignol Anatole

Parc des Buttes-Chaumont

Les vendredi, samedi et dimanche à 18h30

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