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jeudi, avril 15, 2021

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Bastoon et Babouschka à Toulouse

Bastoon et Babouschka, c’est une entrée et une sortie particulières en claquant des doigts, c’est un spectacle mis en scène présentant des histoires en chanson qui vont du drôle à l’émouvant, du général à l’intime, sans oublier l’engagement. Bastoon et Babouschka, c’est un duo très complémentaire et complice, la combinaison de deux personnages aux caractères différents. Vue l’énergie débordante déployée sur scène, elle, Babouschka (Isabelle Sempéré) ne reste pas dans ses babouches. Elle écrit les textes et chante avec une voix superbe qu’elle pousse ou module suivant les morceaux.

Photo Michel Gallas

Toute en émotion et en sensibilité, elle s’implique totalement dans son interprétation et joue son rôle avec une forte présence de comédienne. Lui, Bastoon (Sébastien Gariniaux) ne semble pas enclin à aller à la basto(o)n. Il s’exprime, légèrement en retrait, à la guitare et au banjo, à la voix et à la senza, à l’humour et aux mimiques, et offre un contrepoint, décalé et irrésistible. Les Toulousains avaient pu les découvrir en Novembre 2012 dans deux bars musicaux, et deux mois plus tard, en apéro concert, déjà au Théâtre du Grand Rond. Ils y sont revenus, en ce début juin, pour jouer chaque soir cinquante minutes pendant cinq jours. Et ils se sont adaptés à cette formule : leur concert du mardi ne ressemblant pas du tout à la prestation du vendredi. Le premier jour, ils chantaient derrière leur micro, proposaient quelques « vieilles chansons » de leur répertoire. Ensuite, ils ont tout fait en acoustique, sans micro, en rodant de nouveaux titres. Elle, libérée dans l’espace, a encore plus fait participer naturellement le public qui reprend volontiers les refrains. A un moment, elle enlève ses chaussures « je viens de perdre douze centimètres » et « grimpe » sur un pilier du lieu. Très réactifs, par exemple à la phrase lancée par  un enfant, on les sent apprécier le moment présent, la proximité. Vu les applaudissements et la participation du public, que ce soit sur les titres entraînant (La rumba des fous, J’ai plus d’allant !), ou ceux plus intimes (Mon autre, Le chagrin) ou encore sur la chanson franco-colombienne (La Marea) ce duo ne doit pas, ne peut pas, imposer aux Toulousains une nouvelle absence de plus de quatre ans et demi !


Cinq jours dans la même ville laisse un peu de temps pour un entretien dont l’objectif est de te faire découvrir un peu plus ce duo. 

Photo Michel Gallas

Hexagone : Mais pourquoi décider de nommer un groupe de chanson française Bastoon et Babouschka ?
Bastoon : Cela vient tout simplement de quand on était gosse. Ce sont nos surnoms d’enfant. Aujourd’hui, on nous appelle toujours ainsi.
Babouschka : Comme cela, nous restons de grands enfants. Babouschka, pour Isabelle, cela vient de ma grand-mère d’origine Serbe.

Hexagone : Pouvez vous nous faire un petit résumé de vos activités, depuis votre passage ici il y a environ quatre ans et demi ?
Bastoon : Depuis que l’on est intermittent, on va à la pêche et aux champignons et on joue à la pétanque !
Babouschka : Oui, j’adore la pétanque et les cèpes, aussi la pêche à la ligne mais il faut bien respecter les mailles ! On a aussi sorti un album J’ai plus d’allant ! en 2015. Avant nous avions fait, en 2009, un album en duo Dix Vagues à Sons puis un six titres en quartet en 2013. Nous avons tourné à quatre, à trois et à huit. Pour J’ai plus d’allant ! nous voulions revenir à l’origine du duo, et enregistrer à deux en gardant l’énergie du spectacle. Pour que les gens qui sont venus voir le spectacle ne se disent pas « ouh la ! » l’album est à des années-lumière de ce que l’on a vu, avec des musiciens en plus, avec des arrangements différents.
Bastoon : L’idée du disque c’est que les gens qui écoutent aient l’impression que nous sommes deux, juste à coté dans le salon. Un « live » de proximité en quelque sorte.

Photo Michel Gallas

Babouschka : En 2014, nous sommes partis deux mois en Colombie, travailler avec le groupe Flor del Hito, et nous avons monté un spectacle franco-colombien. Quelques chansons d’un enregistrement studio, sous le nom de Marea, sont disponibles sur notre site et sur Soundcloud. Nous aimerions bien jouer avec eux, à nouveau, pour une tournée en France puis une tournée colombienne. Mais ils sont huit et financièrement … nous cherchons des sous pour les faire venir.
Bastoon : Flor del Hito fabrique ses instruments, joue avec des instruments recyclés, avec des poubelles. Nous avons vécu une aventure forte.

Babouschka : Nous avons aussi monté une forme de spectacle de rue : A la carte. C’est une déambulation. On fait des chansons à la carte pour les gens qui choisissent, comme au restaurant, s’ils veulent un plat, une entrée, un dessert ou le menu complet. Et on leur chante les titres, dans les yeux. C’est vraiment un autre rapport, assez magique.
Bastoon : Cela se passe dans une baignoire roulante, aménagée, avec un rideau de douche. La mise en scène permet que l’on soit vraiment très, très proche de la personne qui a choisi le titre et sur d’autres morceaux d’avoir un auditoire plus large.  Nous avons des dates sur des festivals de rue cet été, c’est une formule que nous voulons développer.
Babouschka : Depuis 2008 que l’on chante, on a laissé des morceaux sur la route, que l’on ne joue plus sur scène. Et là, sur A la carte, qui contient quasiment tout le répertoire, c’est chouette d’avoir l’occasion de chanter de vieux titres mais aussi une chanson colombienne, une chanson issue d’un voyage en Ethiopie, et des titres enregistrés mais qui n’ont pas trouvé leur place en spectacle. Ce qui est bien aussi c’est que cela peut se jouer partout. Et nous aimerions jouer, sans être forcément programmés, sur des endroits imprévus, pas faits pour, où les gens ne sont pas habitués. De pouvoir l’offrir, juste comme un cadeau.

Photo Michel Gallas

Hexagone : Quelques mots sur la semaine au Grand Rond ?
Bastoon : Chanter pendant cinq jours, c’est super agréable. Comme nous sommes en pleine période d’écriture, on peut aussi tester de nouveaux morceaux et voir les réactions.
Babouschka : Ce qui est assez génial aussi, c’est de pouvoir se dire ça y est, on peut abandonner les anciens titres qui fonctionnent et mettent du peps, mais qui  désormais ont moins de saveur et que l’on a moins envie de chanter. Et de prendre le courage de se convaincre que les nouveaux morceaux aussi vont amener ce peps là, à leur manière, et de ne pas avoir peur de quitter ce qui fonctionnait.

Hexagone : Dans votre spectacle, on voit deux personnages très différents et un enchaînement de styles (drôle, intime, engagé)… 
Bastoon : Oui, deux personnages, très très inspirés de nous, même si après la scène cela reste du jeu.
Babouschka : Le spectacle présente un côté théâtral. Sébastien est clown, moi comédienne. On se nourrit de nos autres projets.
Bastoon : Je fais du clown et je joue dans un groupe de jazz New Orleans. Isabelle est comédienne et fait du doublage. On a la chance de faire des projets de cœur, qui tous se nourrissent l’un l’autre.
Babouschka : Dans le spectacle on enchaîne les genres. Mais la vie, c’est rigolo, puis c’est triste, ce sont des catastrophes, des injustices sociales permanentes, et c’est l’amour. J’aime bien dans un concert, cette oscillation, cette alternance comme dans l‘existence. Tu as des moments d’énorme joie, puis tu te prends une grosse claque qui te fait tomber, et tu te relèves. Le spectacle c’est partager le même moment, se sentir vivant ensemble.

Hexagone : Après le passé, le présent avec le Grand Rond, parlez-nous un peu de demain, du futur…
Bastoon : Demain on joue encore au Grand Rond …
Babouschka : Après demain on joue à la pétanque ! On aimerait vraiment bien faire un nouveau clip qui sortirait en fin d’année. Puis faire un nouveau spectacle pour 2018 avec des chansons de J’ai plus d’allant ! et celles du prochain disque.
Bastoon : Oui, j’aime bien enregistrer un disque après avoir « tourné » les morceaux. Avec peut-être un objectif de sortie de disque en fin 2018.
Babouschka : Ensuite, on aimerait aussi avoir un projet à quatre, a priori violoncelle et batterie, plus électrique.

Photo Michel Gallas

Hexagone : Quels sont les artistes que vous aimez bien et/ou qui vont influencés ?
Babouschka : Catherine Ringer. CATHERINE, tu veux faire un duo avec moi ? Tina Turner. Tina, je veux aussi chanter avec toi… avant que tu meures. Marcel et son orchestre, Les VRP et Lhasa, la femme de ma vie. J’ai hésité à faire un spectacle de reprises d’elle car il faut continuer de l’entendre, de la jouer.
Bastoon : Moi, mes influences changent tous les quinze jours. J’adore pleins de choses, j’ai tellement d’influences jazz, rock, classique dont on peut s’inspirer. Dans les guitaristes, j’ai beaucoup écouté Django (Reinhardt). En ce moment, j’écoute Marc Ribot. Adolescent j’avais des posters de Nirvana dans ma chambre.

Hexagone : Qu’avez vous avez envie de dire, pour finir ?
Babouschka : Bouffez la vie ! Bouffez la vie tant que vous avez des dents …
Bastoon : Et même si n’avez pas de dents !


Bastoon et Babouschka au théâtre du Grand Rond à Toulouse (31). Compte-rendu des concerts des 4 et 6 juin. Entretien du 7 juin.

Festival Walden : 22, 23, 24 juin et 1er juillet

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Le Festival Walden et le Label Microcultures proposent de (re)découvrir des artistes francophones et singuliers : Rémi Parson, Emmanuelle Parrenin, Gisèle Pape, Maud Lübeck, My Concubine, Frédéric Lo, Fredda, Nesles, Lou et d’autres encore seront au programme de cette édition 2017 qui se déroulera les 22 et 23 juin au Centre FGO Barbara, et les 24 juin et 1er juillet 2017 à Petit Bain.

Hexagone te donne l’occasion de gagner 2 places par soir. Pour remporter ton sésame, sois rapide et envoie un mail à walden@microcultures.fr en indiquant la soirée à laquelle tu souhaites participer. N’oublie pas de laisser ton nom aussi.

Bonne chance et bon festival !


Communiqué

L’ESPRIT WALDEN

Un jour, un homme part dans les bois, construire une cabane au bord d’un étang. Il prend congé de la civilisation et a pour projet de vivre seul, et de ses propres récoltes. Écrit par HD Thoreau, poète et essayiste américain de la fin du 19ème siècle, ’Walden ou la vie dans les bois’ est un livre emblématique qui a inspiré de très nombreux mouvements, littéraires, politiques, écologiques.

‘Walden’ reflète assez bien la situation dans laquelle se retrouvent la plupart des artistes d’aujourd’hui – par choix ou par nécessité : être autonome, trouver des idées, observer, réagir, proposer.

MICROCULTURES

Label indépendant depuis 2011 (The Apartments, John Cunningham, Jim Yamouridis, Phantom Buffalo…), Microcultures s’est peu à peu mu en maison d’accompagnement pour toute une palette d’artistes exigeants. Son portail de financement a notamment vu éclore les albums de Pain-Noir, Facteurs Chevaux , Bertrand Betsch, Tue-Loup… et bien sûr Nesles. Le festival Walden, dont Microcultures est le producteur, est le juste prolongement de cette relation.

LES LIEUX

FGO-BARBARA

Ouvert depuis 2008, FGO-Barbara est un établissement culturel de la Ville de Paris, ancré dans le quartier de la Goutte d’Or, au cœur du 18ème arrondissement. C’est un lieu d’ouverture, d’accès à la culture et à la diversité musicale, pour tous les publics et pour tous les styles de musiques actuelles.

22 JUIN : http://bit.ly/2p0GKrK
23 JUIN : http://bit.ly/2pBnejY

PETIT BAIN

Petit Bain est un espace atypique, imaginé par les architectes du collectif Encore Heureux sous forme de barge flottante : un espace convivial avec une vue imprenable sur la Seine ! Petit Bain est une salle de concerts, un restaurant, une entreprise d’insertion par l’activité économique, une coopérative où chaque acteur a son mot à dire, un espace pour écouter, voir, entendre, jardiner, danser, apprendre, rencontrer. Un espace convivial pour montrer qu’il est possible d’entreprendre autrement.

★ LES PARTENAIRES ★

ARCADI
Organisme Culturel d’Accompagnement, ARCADI ÎLE-DE-FRANCE soutient Nesles depuis 2005. C’est assez naturellement qu’Arcadi est devenu partenaire des Soirées Walden, puis du Festival Walden.

STUDIO BLEU
Structure de studios de répétition basée à Paris, STUDIO BLEU offre aux artistes programmés dans le Festival Walden la possibilité de répéter gratuitement, et fournit le back-line du Festival.

Au mois de juin dans les environs de Marseille

C’est le mois de juin, le beau temps est de retour et les concerts fleurissent.  

Retour sur le festival Chansons en Fête du 5 au 7 mai

Oui je sais, cela fait un mois que la 9ème édition du Festival Chansons en Fête a eu lieu, à Salins les Bains dans le Jura (39). Mais depuis, il y a eu les ponts et les aqueducs de mai, les premiers apéro-barbecue et quelques articles à écrire pour le prochain numéro d’Hexagone.  En ces temps où l’immédiateté de l’info est la règle, voici un peu de différé. Et c’est un plaisir d’évoquer ce « petit festival de proximité », comme on les aime.

© Patrick Boez

Le vendredi 5 mai, quand on arrive dans la maison familiale rurale un sympathique apéritif – buffet nous attend. Nous pouvons échanger avec les artistes se produisant les prochains jours comme Monique Brun, Hervé Lapalud & Jonathan Mathis. Puis Laurent Assathiany, l’organisateur en chef, ouvre le festival et cite les lieux d’origine parfois lointains de certains spectateurs – festivaliers. En ouverture, Laurent Berger en solo voix-guitare, avec son grain de voix particulier, nous présente ses Chansons de l’instant. Avec son écriture élégante, une inspiration large et de l’humour entre les titres, il nous offre quelques pépites comme celle sur la librairie « Au pas pressé », comme Sous un pont ainsi que le texte évoquant le lien entre une commode et les fesses féminines de plusieurs générations. Il interprète aussi trois textes de Dimey dont en dernier rappel Quand on n’a rien à dire en clin d’œil à la campagne présidentielle du moment, de l’instant. Pour info, le cinquième album est en préparation pour « sortir » à l’automne prochain.

© Patrick Boez

Le samedi 6 mai, trois concerts sont programmés, tous à la maison familiale rurale mais dans trois endroits différents. D’abord Monique Brun, dans une salle de classe aménagée, pour un intimiste et marquant Léo 38. Une chaise, un pupitre et une lampe : c’est dans une ambiance de confidence que cette magnifique comédienne dit des extraits d’entretiens de Léo Ferré et interpréte a cappella ses chansons plutôt méconnues. Une voix douce et profonde, pour une belle incarnation de la parole de Ferré, avec son débit caractéristique, sur des thèmes éloignés de la chanson mais qui nous révèlent une partie de sa vie et de sa personnalité. Un public suspendu à cette rencontre, à ce beau moment de partage.

 

© Patrick Boez

Dans une salle voûtée, toute en longueur, Mehdi Krüger – le n°3 d’Hexagone propose un entretien avec cet artiste – entre en scène. Amour des mots, urgence de dire. Une écriture originale et remarquable transcendée par une voix chaude et forte, un jeu avec les mots et les sons qui fait sens. Mehdi démarre avec Arabstrait, un portrait étonnant, il dit être un « Désertaire » (déserteur et libertaire), offre des moments forts comme Cause toujours (« J’ai besoin de défendre une cause toujours / Me remettre en cause« ) et conclut par un remarquable Une seconde avant l’impact prenant pour sujet un attentat terroriste. Des textes interprétés avec conviction et superbement portés par la guitare d’Ostax parfois au chœur. Un spectacle original, un bel exemple de l’éclectisme et du renouveau « de la chanson ». Un grand moment d’émotion pour le public qui pour la plupart le découvrait et ne l’oubliera pas. Le coup de cœur du festival de Barjac, l’été dernier, marque partout où il s’exprime. D’un naturel sympathique, et très souvent avec un sourire éclatant, il citera après le concert « la qualité du silence et d’écoute, la bienveillance du public ». Et le dimanche il animera un atelier d’écriture. Oui, car les samedi et dimanche des animations sont proposées : un espace de créativité, des goûters musicaux, une scène ouverte, une rencontre avec les chanteuses d’Evasion, des ateliers dont l’atelier « écriture slam » animé par Krüger. 

© Patrick Boez

Le troisième concert, celui du soir, a lieu à l’intérieur d’un chapiteau, sous une pluie battante. Et oui, on ne peut rendre compte de ce festival sans parler de la pluie persistante, invitée permanente, qui forcément a perturbé un peu beaucoup, notamment les moments d’échange et de convivialité entre les concerts. Evasion, groupe choral de cinq filles, chante Anne Sylvestre dans Les hormones Simone. Ce spectacle commence par ce titre et privilégie dans le répertoire de cette grande artiste, les chansons sur les femmes. Elles sont habillées en blanc et robes de mariées, puis en noir lors de la seconde partie. Les chansons d’humour ou de révolte, remplies d’humanité, sont adaptées pour un chant a cappella et polyphonique, avec une jolie mise en espace pour chaque titre. On en sort en se disant : « Quelles belles chansons, quelles jolies mélodies »  et  donc avec l’envie d’(re)écouter Anne Sylvestre. Un fort beau spectacle, drôle émouvant, gai. Cinq superbes voix, et une complicité apparente. Elles finissent par Une sorcière comme les autres et Frangines, et de leur album précédent La marseillaise de la paix.

© Patrick Boez

Le dimanche après midi David Sire – en portrait dans le n°3 d’Hexagone – joue son spectacle Avec sous le chapiteau.  Un superbe concert mémorable, rare, à ne pas rater. Comme pour Krüger, ceux qui ne le connaissaient pas sont plus qu’emballés et ceux qui ont déjà vu le spectacle le trouvent encore plus maîtrisé et réussi. Une prestation difficile à décrire. C’est étonnant, tendre, musical, subtil, drôle, frais, émouvant, parfois déjanté et surtout débordant d’humanité. Avec une énergie folle presque équivalente à sa générosité et à son talent, il propose une performance bourrée d’idées, d’humour et de poésie voire de «Bidulosophie» (pour ne pas citer le mot philosophie), pour une belle promotion du partage et de la vie qui vaut le coup. Un spectacle inclassable avec des guitares, des ballons, des pompes à vélo et des percussions corporelles. En duo avec son comparse et excellent guitariste, déjà présent dans l’ancien groupe Les drôles de Sire, Fred Bouchain nommé Cerf Badin – eh oui en plus, Sire est un spécialiste de l’anagramme qui transforme Fraternuitée en « Têter air neuf » et David Sire surtout pas en « Radis vide ». Les titres sont issus des trois derniers albums, preuve que le spectacle est la résultante d’une long cheminement d’artiste et d’humain.  

© Patrick Boez

Et le soir, en final, la Frater’nuitée : une longue soirée en deux parties pour permettre aux spectateurs à 20h de connaître les résultats de l’élection, et de se restaurer un peu. Une soirée, concoctée par Hervé Lapalud et son comparse Jonathan Mathis, qui avec leur talent de multi-instrumentistes (entre autres guitare, kora, sanza pour l’un, accordéon, orgue de barbarie, grosse caisse, clavier pour l’autre) se sont mis au service d’artistes amateurs et professionnels. On a reconnu, entre autres, Garance, Davy Kilembé, Claude Fèvre et Dora Mars. On a découvert Les Boites Frasniennes, Emilie Charoin, Louise Challieux, les enfants de l’école Montessori, des chanteurs amateurs de Di Dou Da (Arras),  le Pudding Théâtre et d’autres encore comme le groupe Tour de Bal. On a revu avec plaisir les artistes du festival : Monique Brun, Mehdi Krüger, Laurent Berger et David Sire. Au delà des sketchs et des rendus des ateliers d’écriture, nous avons beaucoup apprécié le final avec les organisateurs, les bénévoles et les artistes sur Bidonville de Nougaro. Pour ces trois jours, on décerne un grand bravo à Laurent Assathiany et à son équipe pour ce festival et sa belle programmation de caractère. Et perso, je remercie Patrick Boez pour ses photos qui illustrent cette chronique.

Concert privé d’Askehoug : places à gagner !

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ASKEHOUG – CONCERT PRIVÉ
Le chanteur sera en concert privé dans un lieu tenu secret la semaine prochaine à Paris…
Tu peux gagner des places facilement.

Les 5 premiers à envoyer un mail à Hexagone avec le message suivant :
– « A c’qu’on dit c’est Askehoug qui lit au lit » se verront remettre une invitation valable pour 2 personnes.
Allez, go go go !
#askehoug #secretplaceinparis #askehougadesaineslectures

En Juin, à Toulouse et alentours

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Le mois de juin est synonyme de fin de la saison des salles. La sélection proposée est donc plus réduite mais encore intéressante et riche à Toulouse et dans le Tarn. Avec quelques moments forts, à ne pas rater : le superbe spectacle Avec de David Sire (en photo de une) dont on apprécie la venue régulière dans nos contrées cette année, le récital de Philippe Forcioli, la découverte de BOUCAN, le nouveau groupe d’Imbert Imbert et le retour sur Toulouse de Bastoon et Babouschka.  Dans le Tarn, on pourra aussi apprécier la venue de Bazar et Bémols, Davy Kilembé et Rémo Gary. Voici ci-dessous la liste chronologique des concerts à Toulouse. Puis on détaille cette sélection et on évoque les concerts hors de Toulouse.


Les concerts chanson à Toulouse

jeudi 1  : Capitaine Etc. & Laura Wild  au Manding’art
jeudi 1 et vendredi 2  : Les Idiots au Bijou
samedi 3 : DBK Project + MESS à Axis Musique
mardi 6 au samedi 10 : Bastoon et Babouschka  en apéro concert au Théâtre du Grand Rond
jeudi 8 : La Mal Coiffée à la Salle Nougaro
vendredi 9 : Laura Cahen & Co à la Chapelle des Carmélites
vendredi 9 et samedi 10 :  Nous-Garo au Café Théâtre Le 57
vendredi 23 et samedi 24 : Philippe Forcioli à la salle Pujibet
mardi 27 : Osons au Bijou


Dans les principales salles « chanson » de Toulouse

La Mal Coiffée – © Michel Gallas

Au Bijouaprès une programmation exceptionnelle cette année, ma sélection chanson se termine avec Les Idiots, groupe découvert lors du récent festival Printival et que l’on va revoir volontiers. Pour la dernière séance de l’année, on peut aller découvrir les auditions publiques Osons le 27 juin. De ce que j’en sais, la programmation de la saison prochaine, saison anniversaire des 30 ans du Bijou, s’annonce encore plus exceptionnelle. J’ai du mal à y croire, aussi je te donne rendez-vous début septembre.

Au théâtre du Grand Rond, tu as cinq jours pour ne pas rater, en apéro concert, le duo Bastoon et Babouschka. Elle, Babouschka  au chant, à la voix superbe et aux textes, à la présence et l’énergie. Lui Bastoon à la guitare, au banjo, à la voix et aux mimiques.  Eux, avec un répertoire qui passe de chansons drôles à des titres réalistes et émouvants, ils ont été ma découverte coup de cœur de fin 2012, apprécié trois fois en trois mois, dont une fois déjà au Grand Rond. Depuis, ils ont sorti un album J’ai plus d’allant (2015) mais ils n’étaient plus repassés dans le coin. On se fait un apéro concert ?

A la salle NougaroLa Mal Coiffée, groupe féminin de polyphonie occitane, poésie ancrée sur la terre languedocienne, avec uniquement des percussions comme instruments. Quelques notes d’un concert : « Répertoire magnifié par l’énergie radieuse du groupe, on est souvent pris, happé, conquis par le rendu du travail des voix. Compositions soutenues par une rythmique entraînante à base de percussions. » Elles seront au festival de Barjac, cet été.


 Dans les autres salles de Toulouse

M E S S – en mai au Bijou – © Michel Gallas

A Axis Musique, un double plateau toulousain. DBK Project, groupe atypique de 6 personnes, qui présente un conte électro-pop, une histoire post-apocalyptique. Narration en français, chant en anglais et musique originale. Avec, entre autres, Milu Milpop et Clément Foisseau, vus en tant que musiciens de Jules Nectar. M E S S (pour Mélodie En Sous-Sol) un duo de chanson électro-pop, homme (chant, guitare) – femme (guitare, clavier). Leur E.P 4 titres contient une reprise intéressante de La bombe humaine de Téléphone.

 

Philippe Forcioli – © Michel Gallas

Au Café-Théâtre Le 57Nous-Garo, quatre artistes Toulousains pour un hommage annoncé fidèle à Claude Nougaro et son univers. L’Association Vivrenciel propose, pour deux soirées, un récital de Philippe Forcioli, un de mes concerts coups de coeur 2014.  Mes notes de l’époque :  » Un artiste qui « chante et dit » de la poésie du quotidien : il évoque la vie, l’instit qui lui a fait apprendre la beauté des mots et du parler, les animaux, sa toute première jeunesse à Alger et son amour d’enfance. C’est simple, c’est beau, émouvant et bien chanté. »  Je n’ai plus eu l’occasion de le revoir depuis. Tu m’accompagnes ? Réservation indispensable à cheirezy@yahoo.fr  ou au 05 61 47 10 58.

A la Chapelle des Carmélites, en plein cœur de Toulouse, l’affiche Paradis Pop propose quatre artistes en version solo. Avec Laura Cahen, dont le 1er album est sorti en février après plus de 130 concerts, et trois artistes à découvrir : Lenparrot,  Ariel Ariel et  Pierre Bardoux DJ set.


Dans les bars et endroits insolites de Toulouse

Tu sais que, parfois, je te propose des concerts dans des endroits insolites, qui ne sont pas des salles de concert, souvent des bars ou restaurants de Toulouse. Le mois dernier, au moins trois personnes ont eu envie d’aller voir Capitaine Etc dans un bar à chocolat suite à cette chronique : cela m’a rendu heureux et j’ai fêté cela avec … une tablette de chocolat noir. Au Manding’art, à nouveau Capitaine Etc pour son dernier concert toulousain d’un moment et Laura Wild récente gagnante du Prix Nougaro 2017 en solo aussi et au ukulélé.  Tu viens les découvrir avec moi ?


Dans le Tarn voisin

Bazar et Bémols © David Desreumaux

Comme chaque mois, voici la programmation chanson du Café Plum, à Lautrec. Lucien la Movaiz Graine se produira le 2 juin  en quartet avec son (nouveau) spectacle Juste en face. Le lendemain, Imbert Imbert (dossier du n°3 d’Hexagone le magazine) avec son nouveau groupe BOUCAN (encore un nouveau groupe, après Bancal Chéri, après Cinq, et son duo de novembre avec Manu Galure sur Léo Ferré !). Ce trio est  annoncé comme une « expérience sonique moderne ». Hexagonaute du Tarn, vas-y et après raconte-moi.

Puis, comme depuis quelques mois, la programmation de Chantons sous les toits avec un joli bouquet en juin. Le 3 juin, Davy Kilembé  qui vient récemment de sortir son nouvel album Danser les mots et qui se produit en solo. David Sire et son dernier spectacle Avec, avec Cerf Badin (Fred Bouchain), comparse et excellent guitariste, les 9 à la Médiathèque de Puygouzon et 10 juin à Saint-Juéry. Un superbe spectacle à ne pas rater. Je suis complètement en accord avec le descriptif qui suit. « Avec un poète échevelé de tendresse.  Avec un nœud papillon. Avec nos corps tambours. Avec nos rugissements. Avec nos vulnérabilités. Avec nos yeux écarquillés. Avec des guitares et des pompes à vélo. Avec tout ce qui nous gonfle. Avec tout ce qui nous regonfle. Avec vivre debout. Avec la vie qui vaut le coup. Inclassable.  Concert protéiforme,  performance bourrée d’idées et de poésie ».

All’arrabbiata © Michel Gallas

Rémo Gary viendra jouer à Castres le dimanche 11 juin à 17h. La veille il sera à Montauban en concert privé avec Les falaises de Bonifacio – conférence chantée. Bazar et Bémols, un trio de chanteurs musiciens, le 23 juin à Mirandol-Bourgnounac. « Un  groupe, où tous les membres chantent, ensemble (et bien !) ou chacun à son tour. Sans leader déclaré. Des excellents musiciens, des textes plutôt précis et originaux et des mélodies entraînantes. Ils nous font partager leur plaisir de jouer. Chaque chanson a sa propre petite mise en scène. Ils sourient, bougent, (font quelques pas de danse) et s’amusent. Ils n’hésitent pas à allonger leurs morceaux avec de jolis moments musicaux. C’est frais, pétillant et joyeux. Bazar et Bémols voyage d’un style musical à un autre et introduit dans leurs chansons du manouche, du jazz et du swing. Après deux E.Ps, puis en 2015 leur premier album Le Fruit du bazar, ils annoncent un nouvel opus pour l’automne prochain. »  Réservation pour Chantons sous les toits au 05 63 81 78 33 ou à par mail ici.

Le 10 juin, veille de journée électorale, hexagonaute Tarnais, n’hésite pas à aller voir All’arrabbiata : un cabaret piquant, avec texte satirique et chansons en italien. Un spectacle à la sauce relevée, piquante, qui reste en bouche et procure du plaisir. Il sera joué en extérieur, dans la cour du théâtre le Colombier · Les Cabannes, près de Cordes-sur-Ciel.

Dans les autres départements, pas loin : Ariège, Tarn et Garonne 
Strange Enquête © Michel Gallas

Strange Enquête, duo tchache et contrebasse, avec ses histoires et portraits, joue en ouverture du Festi’Scrib de printemps, le 2 juin au Relais de Poche à Vernioles (09)

Le 18 juin Ronan, qui a sorti récemment son album Volutes, vient chanter en duo à Artigat (09) dans un salon qui a l’habitude d’accueillir des chanteurs.  Le 23 juin, à Moissac (82) ne rate pas le groupe Joulik, chansons et musique du monde, fortement apprécié ici. Il vient avec un nouvel album Un air, deux ailes et dans une nouvelle formule, la contrebassiste étant désormais remplacée par une violoncelliste.


« Elections SACEM : je me présente ! » par Patrice Mercier

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VOUS AVEZ PEUT-ETRE DANS VOTRE ENTOURAGE DES GENS CONCERNES DIRECTEMENT.
LES VOTES SONT OUVERTS AUX SOCIETAIRES JUSQU’AU 18 JUIN PAR INTERNET SUR LEUR ESPACE MEMBRE, OU PAR COURRIER (les sociétaires reçoivent toute la documentation chez eux), OU SUR PLACE LORS DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 20 JUIN.

Chers compagnons de route de la chanson, heureux sociétaires SACEM (mais pas seulement!), vous avez dû recevoir la documentation de la SACEM concernant le renouvellement prochain du Conseil d’Administration…ou ça ne devrait pas tarder.
Oui, ça fait beaucoup, de penser à voter encore, entre les présidentielles et les législatives…mais cette élection concerne directement notre métier, puisqu’il s’agit d’élire nos pairs au Conseil d’Administration de la SACEM.
Et les temps sont difficiles. Des structures comme le Centre de la Chanson doivent cesser leurs activités faute de subventions, des lieux comme le Limonaire disparaissent entre autres faute de soutien…
Mais des choses nouvelles voient le jour. La Passerelle.2 de Daniel Zanzara, le collectif Pour la chanson, initié par Gilles Tcherniak, la revue Hexagone créée par David Desreumaux et Flavie Girbal, ou encore la multitude de projets autour de la chanson, lancés par Matthias Vincenot en sont d’enthousiastes exemples.
Ce sont des projets difficiles à mener, et nous sommes tous conscients qu’ils ont besoin de soutiens officiels, et parmi ceux-ci, celui des sociétés civiles qui représentent les artistes, dont fait partie la SACEM. 
Encore faut-il que les membres dirigeants de ces sociétés s’intéressent de près à ces projets.
Je ne vais pas m’étaler ici sur ma passion pour la chanson qui m’anime sur scène et en coulisses depuis maintenant de nombreuses années. Beaucoup la savent.
Il s’agit donc clairement de me confier le pouvoir de me pencher concrètement sur la question de l’aide possible à apporter aux réseaux chanson, ses acteurs, ses lieux, et in fine – car c’est quand même le but de tout ça – ses artistes et leurs droits…
Dégager du temps pour m’y consacrer, est une des principales raisons qui me font cesser mon activité télévisuelle entamée en 2005 dans l’émission Action Discrète sur Canal Plus, et grâce à laquelle j’ai pu acquérir l’éligibilité dont je souhaite profiter et faire profiter aujourd’hui (mode d’éligibilité qui pourrait à terme nous priver de candidats issus de cette chanson de proximité, négligée par l’industrie, et qui nous tient à cœur…c’est un autre débat intéressant…).
N’hésitez pas à partager auprès de votre entourage professionnel, ou toute connaissance en première ligne sur ces questions.
Patrice Mercier

A Marseille et ses alentours au mois de Mai.

Voici une sélection de concerts pour sortir et chanter durant le joli mois de mai.

En mai à Toulouse et dans la région

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A nouveau, un programme alléchant et riche ce mois-ci. Tu peux cocher comme « à ne pas rater » le spectacle du nouveau collectif CINQ (composé de Chloé Lacan, Valérian Renault, Guilhem Valayé, Imbert Imbert et Nicolas Jules) et la nouvelle apparition des Fils de ta mère pour des Chansons d’entre deux tours. Ce serait bête de ne pas aller apprécier le passage des Rhône-Alpins Leonid et François Gaillard, ou les retours des Freres Brothers et de Gabriel Saglio et les vieilles pies. Si tu n’as pas encore pris ton billet pour Gauvain Sers et Art Mengo, trop tard : ces concerts affichent complets depuis plusieurs semaines déjà. A Toulouse ou pourra aussi, entre autres, voir les talents locaux comme Lucien la Movaiz Graine, le Commando Nougaro, Chouf et ses Chansons à la cheminée. Pas loin de Toulouse, la Petite semaine de Manu Galure sera le préambule de son tour de France qui va démarrer en septembre. Dans le Tarn, on pourra écouter Véronique Pestel et Rémo Gary. Et réserve un week-end pour le festival Grain de Sel à Castelsarrasin. Voici ci-dessous la liste chronologique des concerts à Toulouse. Puis on détaille cette sélection par lieu. Et ensuite on décrit les concerts hors de Toulouse.


Les concerts chanson à Toulouse

mardi 2  : Leonid au Bijou
mardi 2 et mercredi 3  : Chansons d’entre deux tours à l’initiative des Fils de ta mère à la Cave Poésie
mardi 2 au samedi 6 : François Gaillard en apéro concert au Théâtre du Grand Rond
vendredi 5 : Gabriel Saglio et les Vieilles Pies au Chapeau Rouge
vendredi 5 : Capitaine etc chez Les Farfadets en pays Cathare
mercredi 10 et jeudi 11 : Gauvain Sers au Bijou
vendredi 12 : Les Frères Brothers au Rex
vendredi 12 : M.E.S.S au Bijou
mercredi 17  au vendredi 19 : CINQ au Bijou
dimanche 21 mai : Une touche d’optimiste au Cactus
mardi 23 mai : Chansons à la cheminée par Chouf & Co à la Cave Poésie
mardi 23 mai : Art Mengo à la Salle Nougaro
mardi 23 mai : Lucien la Movaiz Graine au Bijou
jeudi 25 au samedi 27 : Brassinsolite au Théâtre du Fil à plomb


Au Bijou en mai, encore de belles et nombreuses propositions.

Leonid – Photo Michel Gallas

Le mois démarre avec Leonid, un duo de cousins bien singulier. Un spectacle de scène bien ficelé, un orchestre à deux avec d’étonnants musiciens multi-instrumentistes, un chanteur excellent guitariste aux textes sur des sujets plutôt lourds mais joliment traités. Puis Le Commando Nougaro, constitué de Francois Dorembus, Fabrice Aillet et Olivier Capelle, revisite de façon originale le répertoire de Nougaro. Ce commando à trois voix, présente désormais leur second spectacle, La voix est libre, annoncé comme un voyage poétique construit autour des influences variées de l’oeuvre du toulousain, mixées aux univers métissés de chacun des artistes, à travers trois morceaux phares Locomotive d’or, Paris Mai et Plume d’Ange. Gauvain Sers, qui vient de remplir deux fois le Café de la Danse, va jouer deux soirs à guichet fermé. On aura trois jours pour découvrir le spectacle CINQ, créé en octobre 2016, avec Chloé Lacan, Valérian Renault, Guilhem Valayé, Imbert Imbert et Nicolas Jules. La découverte continuera avec M.E.S.S (pour Mélodie En Sous-Sol) un groupe toulousain de chanson électro-pop. Et vers la fin du mois, Lucien la Movaiz Graine en quartet vient proposer  son nouveau spectacle Juste en face déjà rôdé en début d’année lors du festival Détours de Chant.


Dans les autres salles de Toulouse

Piérick
Dessin Piérick

Au théâtre du Grand Rond, tu as cinq jours pour ne pas rater, en apéro concert, François Gaillard. Un solo, chant – accordéon, énergique et  tout terrain, qui passe du sourire aux larmes d’un coup de soufflet avec en alternance coups de gueule et tendresse, force et ironie.

A la Cave Poésie, Les Fils de ta mère, qui n’ont plus de maman (les concerts prévus Chez ta mère ont été annulés) changent de maison ce mois-ci. Ils ont pris l’initiative d’adapter le spectacle prévu en proposant Chansons d’entre deux tours, deux soirées en lien avec la période électorale, avec de nombreux invités. Il y aura sur scène les Fils du moment :  Chouf, Manu Galure, Florent Gourault et Gael Carigand ; l’ancien fils Lucas Lemauff, et les invités : Corentin Restif, Piérick, Ronan, Jules Nectar, Archibald, Bernie, RAf, François Gaillard, Capitaine Etc, … Toi je sais pas mais moi j’y vais un soir. A noter que Piérick, dessinateur sur Hexagone, devrait dessiner en direct.

Les Frères Brothers – Photo Michel Gallas

Au Théâtre du Fil à plomb, et pour trois soirs, Brassinsolite. Une « Visitation de l’œuvre de Georges Brassens » avec des chansons de jeunesse inédites, souvent rigolotes voire osées, des écrits pamphlétaires et des textes non mis en musique. Ce spectacle, apprécié il y a plus de trois ans aux apéros concerts du Grand Rond, propose le choix d’un répertoire vraiment… insolite. Le duo, plutôt loufoque, est composé d’Anne Bourgès et de Nicolas Dimier, chanteur déjà vu dans plusieurs formules et notamment il y a quelques années dans Le Duo Parleur avec Emilie Perrin désormais Reine des aveugles. Au RexLes Frères Brothers, quatuor vocal humoristique, avec le Spectacle anniversaire 20 ans. 20 ans qu’on pourrait essayer de résumer par : 6 spectacles, 5 CD, 3 DVD, des passages télé, des concerts dans la France entière et la francophonie, 2 fois les planches de L’Olympia et plusieurs fois le festival d’Avignon où ils seront à nouveau cet été.

Gabriel Saglio – Photo Michel Gallas

Voici ce que j’avais noté sur un concert en 2016 à Paris : « Chaque concert est un vrai plaisir. C’est drôle, grand public et on rit volontiers. C’est très fort voire impressionnant vocalement. Un spectacle complet avec un beau travail sur les lumières et où chaque chanson possède sa mise en scène, son style et parfois ses accessoires. » Si tu ne connais pas encore ce « quartet humoristico cappellistique » tu sais ce qu’il te reste à faire !

 Au Chapeau RougeGabriel Saglio et les Vieilles Pies. Le chanteur clarinettiste et ses musiciens proposent un brassage des musiques – et des cultures – vraiment original  et riche en passant, entre autres de la musique klezmer à celle d’influence africaine. Une musique sans frontières qui vibre au rythme du monde  et porte des textes d’espoir et de liberté. Et à la salle Nougaro, le nouveau spectacle d’Art Mengo en quintet avant l’album prévu en septembre.


Dans les bars de Toulouse

Tu sais que, parfois, je te propose des concerts dans les bars ou restaurants de Toulouse. Alors ce mois ci, du nouveau car je te propose  un  concert dans un bar à chocolat chez Les Farfadets en pays Cathare, bar à chocolat ! Je ne connais pas ce Capitaine Etc qui s’y produit en solo. Mais arriver à  réunir en un seul lieu mes trois passions : la chanson, l’alcool et le chocolat : c’est très fort et cela donne envie d’aller voir. Au Cactus, le groupe Une touche d’optimiste présentera son nouvel quatrième album Entendez la rumeur qui vient juste de sortir en avril.


Pas loin de Toulouse 

Photo Michel Gallas

La Petite Semaine de Manu Galure : en Haute-Garonne et en Ariège en solo, cinq concerts en six jours dans des petits lieux. Il nous annonce sur son site : « C’est une sorte de tournée préparatoire au Tour de France à pied et en chanson qui commencera en septembre, un ballon d’essai pour prendre ses marques, vérifier que tout fonctionne, et aussi pour chanter bien sûr. » Les dates et les lieux : 16 mai : Ferme de l’An 01 à Cazères (31), le 17 Ferme du Fillol – Le Fillol (09), le 19 Le théâtre de poche (un petit lieu qui organise des concerts de chanson depuis un bout de temps, plein d’humanité et d’échanges, une jolie salle pour le spectacle vivant) à Vernioles (09), le 20 concert chez l’habitant, dans un salon qui a l’habitude de recevoir de la chanson depuis fort longtemps à Artigat (09), le 21 Come chez mémé, café associatif de Foix (09).

A Villeneuve Tolosane (31), le vendredi 5 à 19h, dans le cadre du Printemps du Rire, les Trash Croutes, souvent annoncées ici, cinq musiciennes chanteuses en collants et paillettes, qui reprennent en chœur des tubes kitsch anglo-saxons qu’elles chantent en français avec une traduction – ré-écriture –  à leur façon.


Dans le Tarn voisin

Joulik – Photo Michel Gallas

Comme chaque mois, d’abord la programmation du Café Plum à Lautrec. Ce mois ci Leonid se produira le 3 mai le lendemain de son concert au Bijou. Le samedi 20 Valérian Renault et Guillem Valayé feront de même en passant de CINQ à un co-plateau où normalement ils jouent ensemble quelques titres. Et le 21 mai, à ne pas rater le groupe Joulik, fortement apprécié ici, qui vient dans une nouvelle formule puisque la contrebassiste est désormais remplacée par une violoncelliste.

Puis, comme depuis quelques mois, la programmation de Chantons sous les toits. En mai, au Domaine Articole à Cadalen, c’est la 6ème édition du festival associatif La Chanson à cueillir avec, entre autres, deux artistes références : le samedi 13 mai à 18h Rémo Gary et le dimanche à 15h00 Véronique Pestel. Rémo Gary présentera sa nouvelle création Les Falaises de Bonifacio, une conférence chantée, un spectacle « poélitique ». Véronique Pestel jouera son spectacle Faire autrement en solo piano-voix, fortement apprécié l’hiver dernier à Toulouse. Réservation au 05 63 81 78 33 ou à loiseaulyrecompagnie@gmail.com
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Un peu plus loin
En mai, pour les toulousains, il suffit de faire soixante dix kilomètres pour découvrir la première édition du festival Grain de sel à Castelsarrasin (82) et applaudir, entre autres, des artistes appréciés dans Hexagone comme Lise Martin, Jérémie Bossone, Clio, Erwan Pinard et qui ont chacun eu soit un dossier, soit un article dans un des premiers numéros de ta revue préférée. Tu pourras aussi découvrir ou revoir Gatshen’s (Prix du public du dernier festival Alors Chante !) et Les Idiots découverts au Printival le mois dernier.

Dans le Gard, l’association Courant Scène, dont je t’ai parlé le mois dernier, continue les festivités de ses 20 ans et propose deux nouveaux rendez-vous à l’auditorium de l’école intercommunale de musique de Vauvert. Le vendredi 5 mai, Des fourmis dans les mains qui présenteront, en plus de leur répertoire, le résultat de la semaine d’atelier avec des élèves de collège, le samedi 6 mai, Emma la Clown & Gérard Morel.

En Ariège, le 6 mai à Art’cade – Ste Croix Volvestre,  Gabriel Saglio et les vieilles pies seront en co-plateau avec Archibald.


Festival Aubercail 2017 – Interview vidéo

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Le 29 mars dernier, Laurie Cathalifaud, Patrick Winzelle et Thomas Pitiot venaient à La Blackroom raconter l’histoire et l’avenir du festival Aubercail. Du 16 au 20 mai prochains, aura lieu la 11ème édition du festival, à l’Embarcadère, à Aubervilliers.


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