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jeudi, avril 15, 2021

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La Médaille d’Or de la chanson le 29 avril à Saignelégier

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Je ne manque pas de bonnes raisons pour t’annoncer La Médaille d’Or de la chanson qui a lieu ce samedi 29 avril à Saignelégier dans le Jura Suisse. J’en ai rapidement décompté six, alors je te les livre :
1. La longévité de ce concours. C’est la 50ème édition ! C’est la cinquantième année que ce tremplin met en valeur la chanson francophone et fait découvrir des artistes non médiatisés.

© Michel Gallas
Boule © Michel Gallas

2.  La belle qualité des « médaillés » et donc des sélections. Beaucoup de récompensés ou de sélectionnés sont bien appréciés aussi par Hexagone et certains ont déjà eu un article dans ton magazine papier trimestriel préféré. On peut citer, entre autres, Boule vainqueur 2016 et Govrache, bronze et argent respectivement en 2011 et 2014 – tous deux programmés également à la Blackroom d’Hexagone – Clio Bronze 2015, Chouf Argent 2012 ainsi que des artistes sélectionnés comme Lise Martin ou Garance. J’ajoute une tendresse personnelle pour le chanteur suisse gagnant en 1981, Le Bel Hubert.
3. Les échos très positifs. Chaque ancien candidat ou membre d’un jury précédent, qui nous a parlé de la Médaille d’Or, a mis en avant la qualité de l’accueil, le côté convivial et festif, le plaisir du partage et de la rencontre.
4. La volonté du comité organisateur de privilégier les candidats. L’inscription est gratuite, les candidats ont la possibilité d’être hébergés, ils sont défrayés pour leur déplacement. Les six finalistes ont un prix en francs suisse. Des prix correspondant à une programmation pour la saison suivante sont offerts par des structures professionnelles.
5. Le jury est composé de cinq membres totalement indépendants du comité d’organisation. Le Médaillé d’Or de l’année précédente est invité à revenir en tant que président du jury.
6. Le côté festif et convivial. La veille du concours en préambule, une « jam chanson » se tient dans les bistrots du village, elle est ouverte aux candidats et « aux chanteurs et chanteuses du coin et de plus loin ». Avec cette année une particularité, les médaillés des cinquante dernières années sont tous invités à partager l’apéro et la jam du vendredi avec les candidats 2017. Et la remise des récompenses sera suivie par une soirée festive.

Victoria Lud © Michel Gallas

Parlons un peu de cette édition 2017. Les 15 candidats francophones (8 Français, 6 Suisses et 1 Belge) ont été sélectionnés parmi cent-vingt dossiers arrivés : 5 Marionnettes sur Ton Théâtre (F), Clément (B), Clément Bertrand (F), Eryk.e (F), Eugène (CH), Grand Canard Blanc (CH), Kacéo (CH), Les Fils du Facteur (CH), Liv Del Estal (F), Louis Arlette (F), Madame Oleson (F), Phanee de Pool (CH), Pyt and The Milky Ways (CH), SoRNoSH & KuM(F), ViCTORiA LuD (F). Chaque candidat présentera trois titres de son répertoire devant le public et les 5 membres du jury – programmateur, journaliste, artiste – présidé par Boule, gagnant 2016. Et six seront choisis pour la finale du soir.

Ah j’ai oublié de te signaler un petit détail : cette année Hexagone a été choisi pour faire partie du jury. Et c’est avec grand plaisir que je vais découvrir ce lieu, ce tremplin et un grand nombre d’artistes, n’ayant vu sur scène que 4 artistes (français !) sur les 15 sélectionnés. Donc certainement je te ferai un retour sur cette escapade suisse. Et je te laisse avec un titre de Garance …


Le Printival : Les moments marquants au théâtre de Pézenas

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Je t’ai déjà parlé de la soirée d’ouverture au Théâtre de Pézenas avec le concert d’Amélie-les-crayons. Alors cet article évoque les moments marquants des jours suivants dans ce superbe lieu.

© David Desreumaux

Tony Melvil le mercredi 12 Avril. Un concert de qualité d’un artiste singulier. Lui  au chant et à la présence particulière, parfois au violon et quelquefois à la guitare. Entre les chansons, il égrène des textes curieux (en fait ce sont des chroniques d’un chanteur désarmé qu’il publie régulièrement sur son site). Un trio à la belle et forte musicalité, et aux accents rock. Des chansons aux thèmes profonds  comme 3m2 descriptif de la vie dans une cellule de prison ou Des miroirs à l’envers. Des moments poignants voire émouvants et d’autres plutôt délirants. Avec des textes souvent au deuxième degré (au moins !) comme Le tango des armes à feu où il dit apprécier d’avoir des armes à la maison, ou comme le bien vu Mourez les vieux quand il propose au public de chanson française à l’âge moyen très élevé de reprendre en cœur le refrain. Parfois le batteur Maxence Doussot, habité et debout, se met à crier. Le guitariste plutôt discret fait à un moment de la percussion sur des barreaux. Tony Melvil, Bravos des Professionnels lors du Festival Alors… Chante ! 2016, a déjà sorti trois E.P ainsi qu’un album jeune public, et on a envie de suivre attentivement son évolution.

© David Desreumaux

Flow le jeudi 13 avril. Ceux qui ne la connaissaient pas ont eu un vrai coup de cœur et un coup au cœur. Ceux qui comme moi, la voient souvent ces derniers temps (c’était le quatrième concert en un an), continuent à apprécier sa force d’interprétation et l’émotion qu’elle procure. Avec cette voix puissante et un peu cassée, cette artiste authentique et entière, la sensibilité à fleur de peau, fait mouche et nous touche au cœur et aux tripes. Le répertoire devient de plus en plus centré sur les enfants avec des chansons aux mots simples sur des sujets forts. Avec son look de punk elle chante sa berceuse, Le sourire d’un môme, qui fait souvent pleurer comme la plus récente Bataclan. Elle se produit en duo, qu’elle appele Les Flow, avec son guitariste choriste hors-pair Etienne Abellion. Souriante sur scène, faisant montre d’une belle énergie, depuis ses derniers concerts, elle se réapproprie de façon extraordinaire Lily de Pierre Perret, et finit par une chanson d’amour Suspendue. Pour ceux qui ne l’ont jamais vue, ne la ratez pas.

© David Desreumaux

La séquence émotion continue avec Camille Hardouin (ex Demoiselle Inconnue) le vendredi 14 avril. C’est l’artiste que je vois le plus en ce moment et tu peux lire un article complet sur trois de ses prestations – en six semaines – dans le dernier numéro de ton magazine trimestriel préféré où tu trouveras aussi sa présentation des chansons de son premier album Mille Bouches qui sort officiellement le 28 avril. Je vais juste insister sur le caractère singulier de ce concert car avec son set plutôt « habituel » on l’a sentie particulièrement émue et heureuse. La cause semble en être la conjonction de la beauté de ce théâtre et de l’intensité du moment car pour la première fois, elle amenait son album dans ses bagages. Après une prestation prenante, elle a invité les spectateurs qui le souhaitaient à venir s’asseoir sur scène autour d’elle (« Le concert est fini. Vous pouvez partir. Vous pouvez aussi venir avec moi« ). Et elle chante a cappella Le partisan de Cohen en anglais et en français, accompagnée par une partie du public. Beau moment d’émotion. Vu le nombre de disques vendus à la fin du concert, l’artiste n’était pas la seule à attendre la sortie de l’album. Allez je vais me répéter mais, comme pour Flow, pour ceux qui ne l’ont jamais vue, ne la ratez pas.

© David Desreumaux

Revenons à la matinée du vendredi 14 avril pour la remise des Coups de cœur de l’académie Charles Cros en chanson francophone pour la deuxième année consécutive au théâtre de Pézenas, dans le cadre du Printival. Les dessinateurs de l’Hélicon (journal quotidien du festival) s’expriment en direct et projettent le résultat sur la scène derrière les chanteurs et le présentateur : de l’humour et de l’impertinence qui font du bien. L’an passé les dessinateurs avaient insisté sur le côté « Muppet show » des membres de l’Academie assis-avachis sur les chaises pendant  la durée de la cérémonie, cette fois-ci l’accent est mis sur les chansons plutôt « plombantes » ou tristes choisies pour cette matinée.

Les neuf lauréats présents chantent deux titres (une seule pour les deux groupes programmés dans le festival Iaross et Grèn Semé) de l’album primé, ce qui est une belle occasion pour le public de découvrir gratuitement ces artistes.

Katel © David Desreumaux

On a particulièrement apprécié Leopoldine HH, récente gagnante du prix Moustaki, d’abord en trio pour Blumen im topf joliment mis en scène, elle avec une petite harpe et ses deux musiciens … sans instrument, puis seule au clavier dans une interprétation d’un texte de Topor (Zozo lala). Un autre moment particulier, Laura Cahen a chanté son premier titre avec trois choristes : Katel (récompensée également pour son album Elégie) et ses deux musiciennes.

Voici ci-dessous la liste compète des artistes récompensés lors du Printival de Pézenas (par ordre alphabétique du prénom dans chaque catégorie, comme sur la publication de l’académie Charles Cros). Tu peux remarquer qu’une grande partie de ces albums ont été chroniqués sur Hexagone, les plus récents le seront probablement. Nota : les artistes présents et chantant lors de cette cérémonie sont indiqués en gras.

Erwan Pinard © David Desreumaux

Coup de cœur spécial : Albin de la Simone – L’un de nous
Albums : Clio – Album éponyme, Erwan Pinard – Obsolescence programmée, Fishbach – A ta merci, Iaross – Le cri des fourmis, Katel – Élégie, Laura Cahen – Nord, Léopoldine HH – Blumen im topf, Octave Noire – Néon, Tim Dup – Vers les ourses polaires, Volo – Chanson française
Francophonie : Charlotte peut-être (Suisse) – Act of man, Lisza (Belgique) – La vie sauvage, Louis-Jean Cormier (Québec) – Les grandes artères, Grèn Sémé (Réunion) – Hors sol


 Au Théâtre de Pézenas (34) pour le Printival Boby Lapointe : Tony Melvil le 12 avril, Flow le 13 avril, Camille Hardouin le 14 avril, la remise des Coups de Coeur de l’académie Charles Cros le 14 avril matin

Printival : Lapalud En enfancie et Kosh aussi

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Au Printival, les concerts du soir ont lieu au Théâtre ou au Foyer des campagnes. Les deux spectacles jeune public, en fait tout public, se déroulent à l’Illustre Théâtre, à 15h, à quelques pas digestifs du centre de Pézenas. Je t’en dis deux mots ci-dessous.

© David Desreumaux

Kosh, on le connaissait comme beat boxer de Karimouche. On le découvre dans son projet personnel en solo et en show man. Une véritable performance impressionnante de précision, combinaison de musique avec la bouche (human beat box), de bruitages façon dessin animé et d’imitation de sons ; une performance délivrée au fil d’un stand-up rempli d’humour et d’inventivité. Sur scène, il nous parle de son projet, de sa quête de sons en nous décrivant quelques moments de sa vie, de la guitare électrique de son frère à sa découverte de Rolande la loop machine et du clavier Christian en passant par sa venue à Aurillac en novembre ou en Bretagne. Il imite les maîtres Shaolin, l’ascenseur, la forêt équatoriale et la musique bretonne. Il a mis les machines dans sa bouche. Il nous apprend le beatbox et nous fait chanter « Biscotte Petite biscotte ». Nous n’assistons pas à un concert de chanson, mais à du spectacle vivant musical et original, à un bon moment qui fait du bien, pour un joli retour vers notre enfance et sa créativité. Kosh arrive en dédiant le spectacle à son père, fan de Boby Lapointe et fera en rappel T’as pas tout dit.  Juste après sa prestation, il propose un échange d’un bon quart d’heure.

© David Desreumaux

Il répond aux questions parfois surprenantes des enfants (« Tu vas refaire un spectacle avec Karimouche ?« ,   » Tu t’es déjà fait mal à la bouche ? » « Pourquoi tu n’as pas pris du monde avec toi pour que cela fasse plus musique ?). Il montre comment il tient un micro, comment on utilise la loop machine, il imite le son d’un dinosaure puis de la musique rock et enfin reggae. Cet échange nous confirme qu’il est un artiste curieux, vif, rebondissant sur les réactions du public, un passionné qui aime les challenges et la prise de risque, plein d’humour, de répartie et bienveillant. Cet après midi nous avons fait une belle découverte, celle d’un artiste généreux et talentueux. Crois-moi, son affiche se révèle de bon conseil : Il ne faut pas looper le Kosh.

Avec Hervé Lapalud et son compère Jonathan Mathis, nous sommes En Enfancie. Ils arrivent du fond de la salle, chacun jouant de la kora, égrenant le nom des villes où ils ont joué en France, au Québec et en Afrique (eh oui, ce spectacle retenu par les JMF – Jeunesse Musicales de France – a été joué un grand nombre de fois) et nous voilà emmenés. Car Lapalud s’annonce voyageur : « Je vais de ville en ville, de pays en pays. J’aime entendre des langues que je ne connais pas. Et j’aime poser mes doigts sur des instruments que je ne connais pas. Je fais provision de visages, d’histoires, de musiques, de paysages et le lendemain ici ou là je les partage. » Lapalud et Mathis utilisent différents instruments, guitare bien sûr mais aussi banjo, sanza, accordéon et orgue de barbarie. Nous voilà partis avec nos (Les) guiboles pour faire le tour de la planète puis dans le Taxi Broussi de Madagascar, ensuite nous passons Noël à Ouagadougou et nous faisons connaissance avec Ali-les-bons-tuyaux, le vendeur d’eau de Bobo-Dioulasso. Le reste des chansons nous ramène dans un monde de l’enfance un peu plus proche, et toujours traité avec énergie et une belle envie de partager. En rappel, une chanson de Boby Lapointe – sur ce concert aussi – Sentimental bourreau clôt un joli moment de partage.


A l’Illustre Théâtre au Printival à Pézenas (34) : Kosh le 12 avril et Hervé Lapalud le 13 avril

Da Silva, « L’aventure » c’est l’aventure.

L’aventure, le 6ème album de Da Silva est sorti il y a quelques jours. Une belle occasion pour rencontrer cet artiste exigeant qui n’avait pas encore mis un pied sur Hexagone. On est bien content d’avoir comblé ce manque.

Crédit photo: Julien Mignot

Hexagone: Quand et comment la musique est-elle entrée dans ta vie ?
Da Silva: Je devais avoir 10 ou 12 ans. J’habitais dans une ville du centre de la France, à Nevers. Et il y avait un groupe qui répétait dans le centre social culturel du quartier dans lequel j’étais. J’ai entendu le groupe répéter, et je suis allé les voir, tous les mercredis, tous les samedis. Ça m’a donné envie. Un jour ils ont dit “On va aller jouer à Montpellier”.  À ce moment là je me suis dit que la musique, c’est aussi une façon de partir.

Hexagone: 5 albums, des collaborations… Quelle est l’histoire de cet album ? Comment est ce qu’il s’est écrit ?
Da Silva: Il s’est écrit à 4 mains, avec Frédéric Fortuny qui a réalisé cet album d’ailleurs. C’est mon binôme depuis 4-5 ans, on travaille toujours ensemble. J’ai commencé l’écriture de cet album au moment où j’ai recommencé à avoir du désir. J’avais enchaîné beaucoup d’albums les uns derrière les autres. 5 albums, 1 tous les 18 mois. Il s’est passé beaucoup de choses, des tournées, des collaborations. J’avais besoin de souffler et de prendre le temps.

Hexagone: Il y a beaucoup de couleurs et d’énergie différentes selon les titres sur ce disque. C’était une envie ?
Da Silva: J’aime bien l’idée de faire des saynètes comme ça. Des courts métrages, sans être tenu par un concept d’album. On a cherché à diversifier le plus possible les arrangements.

Hexagone: L’aventure, c’est un choix de titre, d’album, mais aussi une direction de vie ?
Da Silva: C’est surtout une des choses qui me motivent dans la vie. Ne pas vraiment savoir ce qui va se passer. Laisser mon imaginaire courir dans l’inconnu. Me dire que tout est possible.

Hexagone: C’est ce que raconte cet album, qu’il y a plein d’histoires à aller vivre ?
Da Silva: Oui, c’est exactement ça. Je trouve que les sentiments sont souvent complexes, et souvent simplifiés. J’ai souhaité faire un album assez libérateur.

Hexagone: L’écriture et la composition, ça vient en même temps ?
Da Silva: J’écris d’abord. Après mots ne résonnent pas pareil dans un décor ou dans un autre. Donc après l’écriture, le choix du décor est important.

Hexagone: Il y a beaucoup de collaborations dans ton parcours. C’est une envie d’explorer en grand ? 
Da Silva: Oui. Plus c’est loin de moi plus ça m’intéresse. En général, ce sont des gens très éloignés de moi, et je trouve ça très exotique de leur écrire des chansons ou de faire leurs disques. C’est l’aventure, on ne sait pas où on va, on ne sait pas avec qui, on ne sait pas comment, mais on y va.

Hexagone: C’est un album qui va chercher plus dans l’intime que les précédents.
Da Silva: Oui, et les sentiments que je décris sont plus complexes que les précédents peut-être. C’est ce qui a changé aussi. Quel intérêt de refaire un disque si ce n’était pas pour en donner un peu plus.

Crédit photo: Julien Mignot

Hexagone: Il y a une tournée de prévue à l’automne. Ça se fera dans quelle formule sur scène ?
Da Silva: Je ne sais pas encore. Parce que je dois quand même rassembler 6 albums avec des instrumentations différentes. C’est un grand challenge donc il faut bien que je réfléchisse à quelle direction musicale je vais prendre sur scène.

Hexagone: Le clip de L’aventure est surprenant, pourquoi ce choix ?
Da Silva: J’en avais marre du chanteur qui chante. J’ai fait 12 clips où je chante avec l’oeil humide et le regard lointain, ça suffit. J’avais envie d’un mec qui foire son clip.

Hexagone: Comment résumerais-tu cet album ?
Da Silva: Je crois humblement que c’est mon meilleur album. C’est mon meilleur parce que je l’ai fait avec Frédéric Fortuny, et que c’est le meilleur compagnon de route que je connaisse.

Hexagone: Quelle serait ta définition de la musique ? 

Da Silva: C’est ma vie. C’est une vibration. Quelque chose qui permet de passer des épreuves, d’en accompagner d’autres.

Hexagone: Fort de ce déjà long parcours, quelles sont tes envies aujourd’hui ?
Da Silva: De continuer.

Hexagone: Quel artiste conseillerais-tu d’aller écouter ?
Da Silva: J’ai toujours beaucoup de plaisir à écouter Elvis Costello. Ensuite, en chanteur français actuel, il y en a tellement… Celui que je trouve le plus brillant de tous, c’est Benjamin Biolay. Il est capable de faire matcher tellement de choses. Ensemble, de l’électronique avec des cordes, avec des rythmiques pop, avec des trucs plus latino ou bossa nova… C’est celui que je trouve le plus libéré et qui ose le plus.

Hexagone: Quel regard portes-tu aujourd’hui sur le réseau de la musique ?
Da Silva: Il y a énormément de choses, avec toujours une prime évidente au « new comer ». Les gens ont besoin de nouveauté. On ne peut pas leur reprocher. Les maisons de disque mettent en avant les nouveautés, on ne peut pas leur reprocher non plus. Il y a plein de choses qui se font, et je trouve que c’est tant mieux. Aujourd’hui, on est en concurrence avec un album des années 60 ou 70  sur les plateformes. J’espère juste qu’on ne perde pas trop le format album. Ça serait triste de se retrouver réduit à des playlists et des titres isolés. J’espère que l’industrie numérique saura un peu aider, accompagner les gens à continuer d’être curieux plutôt qu’à les rendre plus abrutis.

Hexagone: Tu travailles comme tu en as envie, sans forcément chercher à rentrer dans une case ou un format. Aujourd’hui c’est difficile de pouvoir avoir cette liberté. On voit beaucoup d’artistes qui cherchent à rentrer dans une case bien définie.
Da Silva: C’est terrible. La liberté artistique, ils se l’enlèvent tout seul. Je crois surtout que les artistes s’auto-censurent. Ils ont l’impression que les radios ne joueraient qu’un seul format et ne proposent que ça, alors que c’est faux. Quand il y a une bonne chanson, la radio la joue. Moi, avec L’indécision, j’étais le seul mec qui passait à la radio avec un guitare voix. Il y avait deux pistes. Il faut être un peu courageux dans la musique quand même.


« Puisque la vie s’affale au contre la montre
Puisqu’il n’y a rien que dalle qui résiste avec le temps
Je préfère l’aventure à tous les grands discours
Les points de suspension, les allers sans retour
Je marche comme l’on crève puisque tout meurt d’ennui
Je refuse de choisir, je ne compte pas je vis
Pas de quoi en faire un drame, je respire à pleins poumons
Les victoires, les défaites, je préfère l’aventure … »

Thomas Pitiot chante Vassiliu et ensoleille le Printival

Certains concerts on les attend plus que d’autres. Surtout quand on a longtemps et beaucoup aimé Vassiliu et que l’on apprécie Thomas Pitiot et son chemin artistique. Parfois d’une trop grande attente peut découler une déception. Ce n’était pas le cas mercredi soir.

© David Desreumaux

Thomas Pitiot a démarré par Le cadeau et c’en est vraiment un qu’il nous a fait. Pitiot en grande forme et en grande formation nous a proposé un hommage joyeux et musical. Huit sur scène avec une qualité encore plus grande que la quantité,  un véritable orchestre comme Vassiliu à un certain moment : section cuivre avec saxophones et trompette, batterie et percussions, guitare, basse, aux claviers le fidèle d’entre les fidèles Michel Kanuty et au chœur et au chant Florence Naprix à la belle voix et au bel habit coloré. Il dit et on ressent que Thomas Pitiot a beaucoup écouté les chansons de Pierre Vassiliu. Facile de voir des similitudes entre ces deux artistes : un lien particulier avec le Sénégal, l’Afrique et sa musique, une façon personnelle et libre de vivre le métier de chanteur, une volonté de « casser » / franchir les frontières et le goût pour les concerts ensoleillés avec grands orchestres et musiciens talentueux.

© David Desreumaux

Beaucoup de facettes sont montrées : le Vassiliu tendre d’Amour amitié et de Dans ma maison d’amour, l’amoureux de l’Afrique pour Banjul, Tout Couleur, le voyageur de Roulé Boulé :  » Je suis l’homme qui marche pour l’échange / Je visite les terres pour y trouver des frères », le faiseur d’un tube, Qui c’est celui là, le révolté et anti-système (pour le coup, un vrai) avec Dangereux, le comique et coquin des débuts de Ma Cousine et Mon Cousin, le festif mais lucide de La vie ça va, qui clôt le rappel.  

Un spectacle créé au printemps 2015 qui aurait mérité de tourner plus même si l’époque n’est plus aux groupes importants en nombre sur scène. Un spectacle qui donne envie d’écouter à nouveau Pierre Vassiliu.


Thomas Pitiot chante Vassiliu le 12 avril au Foyer des campagnes à Pezenas (34) lors du festival Printival.

Agnès Bihl – Le tango stupéfiant. Nouveau clip en exclu !

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Découvre en exclusivité sur Hexagone le nouveau clip d’Agnès Bihl, Le tango stupéfiant, extrait de son album Tout fout l’camp. Avec la participation exceptionnelle mais discrète de Bernard Joyet !


Printival 2017 : Une belle ouverture avec Amélie-les-crayons

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© David Desreumaux

Le Printival 2017 s’est offert une belle ouverture, dans le superbe écrin du théâtre de Pézenas, avec Amélie-les-crayons. Mille ponts, son nouveau spectacle, se révèle vraiment un spectacle complet avec danses, percussions avec les pieds sur plancher, changement de mise en scène et souvent d’instruments à chaque morceau. Riche et joyeux sur la forme, il évoque sur le fond le thème de la filiation, du lien, et de la solidarité. Comme elle le chante si bien « Où que j’aille, il y a le fil. Ce lien qui va de mon cœur à votre âme est indestructible » « Alors je danse … Je chante de toutes mes forces et Mille Ponts se font »

Chaque nouveau spectacle d’Amélie (et c’est le quatrième) se révèle original, créatif et … nouveau. Mais on y retrouve toujours, avec plaisir, sa superbe voix et sa belle présence sur scène. Elle a gardé la proximité avec le public à qui elle fait faire des mouvements décontractants pour les articulations en introduction, et au cours duquel elle invite deux femmes à danser sur scène. A nouveau, elle utilise un piano personnalisé qui, cette fois devient lumineux. Certains titres semblent venir du folklore avec la rythmique de danses traditionnelles. On y entend les titres du nouvel album bien sûr. Avec des mélodies limpides et quelques beaux moments d’émotion « C’est la vie, c’est l’espoir et la lumière qui nous poussent tous dehors / On s’en va avec rien passer les frontières juste nos corps». Avec une chanson d’amour, simple et qui fait mouche : « Pour s’embrasser c’est pas compliqué / C’est deux bouches pour le même baiser ». Elle reprend un titre de chaque album d’avant : Les filles des forges du précédent, La maigrelette du second et Ta p’tite flamme, sa chanson fétiche, en rappel jouée à trois au marimba.

© David Desreumaux

C’est un spectacle d’Amélie mais aussi un spectacle en trio avec deux musiciens en fait partenaires – Olivier Longre et Quentin Allemand – excellents multi instrumentistes – tambour, derbouka, mandoline, melodica, guitare et autres – présents aussi aux chœurs et canons, aux percussions et à la danse. Elle termine par un titre bien représentatif « Et je suis avec vous au bal des vivants … Tout le monde se tient, se tient bien … C’est la magie du bal des vivants ».

Un moment particulier suit ce dernier rappel : un immense gâteau d’anniversaire (eh oui c’était le jour !) est apporté par l’organisation du festival, et elle souffle sur scène les bougies (en forme de crayon !). Pour le public qui profitant de la belle soirée printanière était resté « papoter » à l’entrée du festival, Dany Lapointe, la directrice du festival, viendra nous inviter à partager le gâteau et un verre dans une salle du théâtre, en présence d’Amélie. Je te disais : un festival qui commence vraiment bien !

Mille Ponts est actuellement, en pré-tournée depuis janvier jusqu’en mai, puis il sera en résidence à Lignières (Les Bains Douches) pour préparer le Festival d’Avignon 2017. Ce spectacle donne envie d’écouter l’album qui devrait sortir en juin puis de revoir ce concert dans quelques temps.


© David Desreumaux

Le Volcan des VOLIN ne risque pas de s’endormir de si tôt…

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En 2015, HEXAGONE avait interviewé Romain Delorme et Maxime Rouayroux, respectivement bassiste et batteur de VOLIN. Sans Colin Vincent, le chanteur et auteur des textes, donc. A leur passage au Zèbre de Belleville, le 28 mars pour le concert de sortie de leur premier album VOLCAN, nous avons cette fois-ci réussi à alpaguer l’intégralité du trio. On te les a alignés tous les trois sur une banquette au fond du bar Les triplettes de Belleville pour les cuisiner sévère. Pas mis longtemps à avouer nos trois Montpelliérains : leur son rock indé doit certes à des groupes anglo-saxons mais leur amour de la rythmique du verbe les rapproche d’un Philippe Katerine et sans doute aussi d’un Bashung, auquel ils ont rendu hommage en 2012.

Romain Delorme bassiste et clavier de Volin - © Fred Petit
Romain Delorme © Fred Petit

Hexagone : En octobre 2015, vous aviez fait vos gammes avec votre premier EP et vous prépariez Volcan. Le premier album est une étape cruciale du parcours d’un jeune groupe. Comment avez-vous vécu cette période ?

Romain : Nous ne ressentions pas vraiment « l’urgence » du format album. A l’origine, nous avions même songé à un second EP. Au vu du nombre de titres, c’est devenu un enchainement logique, puis une évidence. La visibilité que nous avait donnée notre participation aux Inrock Labs a sans doute contribué que l’on fasse ce grand saut. Même si nous n’avons pas vraiment ressenti la pression du premier album, avec le recul, nous percevons que nous avons passé un cap.

Hexagone : L’ingé-son de votre premier EP était Florian, le frère de Colin. Pour Volcan, vous indiquiez « souhaiter vous orienter vers la configuration de la scène ». Un objectif atteint selon vous ?

Romain : Florian est toujours notre ingé-son et nous accompagne sur scène. Nous avons beaucoup travaillé ensemble les morceaux, alors qu’auparavant, on enregistrait séparément. Ça nous a permis de prendre en compte le ressenti de chacun d’entre nous, tout en nous préparant pour la scène. Pour autant, il nous a fallu retrouver l’énergie du premier jet.

Maxime Rouayroux © Fred Petit

Hexagone : Les synthés font jeu égal avec les guitares dans vos compos, mais la batterie se fait remarquer également, notamment lorsqu’elle prend des accents jazzy sur Il me reste et Mes nuits sonnent faux

Maxime : Un morceau très « chanson française » comme Mes nuits sonnent faux, laisse de fait une large part à l’acoustique des instruments. Une sobriété assumée qui explique la batterie jazzy. D’autres morceaux sur lesquels j’utilise un pad, sonnent eux plus électro. La rythmique de Volin est donc un mix de tout ça. C’est vrai que Romain et moi ne sommes pas de culture rock à la base, nous venons du jazz.

Colin : Pour Il me reste, je suis arrivé avec une version guitare / voix, très pop. Un format qui peut être enfermant pour Max et Romain du fait justement de leur formation jazz. Mais c’est Florien qui a incité Max à jouer plus free.

Romain : On apprécie justement ceux qui tentent ce genre de mélanges des genres, même s’ils sont « marqués » chanson ou rock. Quelqu’un comme Philippe Katerine sur son album Les créatures réussit très bien ça ; le batteur Steve Arguelles joue jazz. Ça s’entend notamment sur le morceau Jésus Christ mon amour. Lorsqu’on écoute Yellow house de Grizzly’s bear, – un groupe de rock indé de Brooklyn qui est une de nos influences communes – les phrases de batterie sont très ouvertes ; pour autant, je ne pense pas qu’on se dit automatiquement qu’ils viennent du jazz…

Hexagone : Colin, tu étais absent lors de l’interview en 2015 et ce sont tes deux complices qui se sont exprimés sur tes textes. Je te cite donc du Maxime dans le texte : « La poésie c’est quelque chose qui doit être rythmé, qui doit bien sonner. Colin teste beaucoup sa manière d’écrire dans ce que les mots vont apporter comme sonorité musicale. Il écrit des textes mais avant tout pour faire du rock. » Tu reconnais ton écriture dans cette description ?

Colin : Déjà, je ne considère pas « faire de la poésie » ! (rires). Mes textes n’ont pas pour vocation à être lus mais à être entendus. Dans l’une de ses interviews, Brel disait qu’écrire une chanson était un exercice très différent de l’écriture d’un poème. C’est le lecteur qui détermine le rythme du poème et pour la chanson, c’est le chanteur qui l’impose. Le rapport à la narration est également différent ; j’ai le sentiment que cela ne fait pas appel aux mêmes mécanismes de perception, de compréhension…

Hexagone : Et du coup, l’écoute n’est finalement pas tout à fait la même…

Colin : Pour moi, les mots dans une chanson restent du son. J’écris mes textes sans musique, en prose. Lorsque viennent les idées de musique et qu’il faut les mélanger aux mots, j’essaie de faire primer le son sur le sens. Une liberté que je m’autorise car je trouve qu’on peut vite se brider, s’enfermer par besoin d’intellégibilité. Lorsqu’on écrit, on privilégie souvent le sens : ce n’est pas toujours évident d’assumer un texte décousu, surréaliste, de se sentir légitime de le balancer… Je trouve intéressant de s’extraire du carcan du sens à tout prix parce qu’avant tout, ça reste de la musique…

Vincent Colin chanteur et guitariste de Volin - © Fred Petit
Colin Vincent  © Fred Petit

Hexagone : On ressent chez vous cet équilibre entre texte et musique : vous prenez le temps d’introduire et de conclure les mélodies, de développer vos thèmes. Pas un morceau qui ne fasse moins de 4 minutes… A l’exception de Citadelle, l’instrumental de l’album.

Romain : Citadelle est une respiration sur Volcan, un moment un peu perdu, qui flotte. Je pense que l’on est quelques uns à apprécier ce type de pause dans un album. Ce n’est pas le morceau que l’on va retenir, puisqu’il n’y a pas de textes.

Colin : Et pourtant, il met en valeur le reste.

Romain : Oui, sans réel propos…

Colin : Ah si, il y a un propos quand même ! Parce qu’on a du mal à faire quelque chose sans avoir un propos. (rires)

Hexagone : La braise a l’air de reprendre ces temps-ci pour la chanson rock : Feu ! Chatterton, Radio Elvis, Romain Humeau en solo et d’autres… Peut-on y voir l’émergence d’une véritable scène ?

Colin : J’ai l’impression, oui. On peut citer Grand Blanc également. Depuis quatre, cinq ans, y a plein de groupes qui se mettent à chanter en français et qui s’imposent comme des têtes d’affiches, mais dans le réseau de musiques actuelles, pas dans celui de la chanson. Sur le terrain de la musique anglophone de fait…

Romain : Je trouve que l’on commence à se décomplexer du fait d’écouter des artistes chanter en français. Moi le premier, nourri aux Pink Floyd et Nirvana, j’avais une certaine « retenue » avec le français. Je m’interdisais d’écouter des artistes comme Matthieu Boogaerts, alors qu’au fond, ça me parlait. Mais comme ce n’était pas en anglais, en tant qu’ado, ce n’était pas possible… Une attitude qu’on retrouve encore aujourd’hui, quelque soit l’âge ; pour beaucoup, rock égale anglais. Mais cette frontière commence à se fissurer, je trouve.

Volin en concert au Zèbre de Belleville © Fred Petit
Volin en concert au Zèbre de Belleville, Colin et Romain « taquinent » aussi les claviers… © Fred Petit

Hexagone : Puisque l’on évoque vos influences rock indé anglo-saxonne, Portishead, Sigur Ros sont cités dans votre dossier de presse…

Colin : On peut rajouter Radiohead. Et Here we go magic, un autre groupe de Brooklyn…

Romain : Comme Grizzly bear dont on parlait tout à l’heure.

Colin : On cite là les groupes qui nous ont influencés pour Volcan. Sinon, on apprécie aussi James Blake…

Romain : Et les canadiens de Suuns que l’on a vu au Rockstore à Montpellier ! Nous étions sur de nouvelles compos et on s’est aperçu que ce concert nous avait beaucoup marqué.

Colin : Je les avais vus à Saint Malo durant la Route du Rock et c’est moi qui ai emmené Romain les voir. Paradoxalement, à la sortie du concert, on n’avait pas trop kiffé et deux semaines après, on compose un morceau et c’est ressorti ! Comme quoi, le principe de l’éponge…

Hexagone : En 2015, Romain avait vu jouer 3 Minutes sur Mer au Limonaire et en 2017, ils font votre première partie au Zèbre de Belleville. Qu’est-ce qu’il y a entre vous, une histoire de cousinage, « Et plus si affinités » ?

Romain : En fait, on s’était croisé en 2011 à La Biscuiterie à Chateau-Thierry et on avait eu un coup de coeur mutuel. Cela fait un moment que l’on essayait de trouver une date commune.

Colin : On a beaucoup de respect pour leur démarche et on se sent proche d’eux. Plutôt qu’une première partie, je préfère dire qu’on partage la soirée.

Hexagone : Les 16 et 17 mai à la Cigale, vous faites les premières parties de Matmatah. Programmation du tourneur ou choix personnel ?

Colin : Notre éditeur est le même que Matmatah et également leur manager. Il nous les a présentés et ils ont aimé notre musique. Et du coup, ils nous ont proposé de faire 5 dates de leur tournée de sortie d’album.

VOLCAN est sorti le 31 mars chez Antipodes Music / L’autre Distribution

Le Printival Boby Lapointe 18ème édition du 11 au 15 avril

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Comme les deux dernières années, je viens t’annoncer la nouvelle édition du festival Printival Boby Lapointe. Mais, cette fois  je ferai court (enfin un peu plus court) : car toi hexagonaute abonné, tu peux lire un article complet sur ce festival de ses origines à ce jour dans le dernier numéro de ton magazine trimestriel préféré.

Photo : Michel Gallas – 01/2017 Toulouse

Cette édition met à l’honneur les femmes. D’abord les muses qui ont inspiré les artistes. Une soirée Carte blanche leur est consacrée, tout comme l’exposition inédite : Clio, Jeanne, Léna … les femmes inspirent Charles, Georges et Boby organisée en lien avec les archives nationales de la Sacem et du fonds de Radio France. Et la  programmation, que tu peux trouver détaillée sur le site du Printival, fait aussi la part belle aux artistes féminines. Cette édition, qui compte un jour de plus qu’habituellement, s’offre une soirée d’ouverture au théâtre avec Amélie-les-Crayons, accompagnée par deux excellents multi-instrumentistes, pour son nouveau spectacle Mille Ponts, apprécié en janvier dernier, pour une des premières sorties, au festival Détours de Chant à Toulouse.

La programmation se décline toujours par moment. Pour les Printi’ Soirées, au Foyer des campagnes, on y verra  un attendu Thomas Pitiot chante Pierre Vassiliu, joué peu de fois depuis sa création et qui rend hommage à un artiste qui a fini sa vie dans la région. La carte blanche fera l’objet d‘une création sur le thème des « Muses », avec un orchestre féminin qui accompagnera les artistes invités comme Giedré, Sarah Olivier, Eskelina, Alexis KH. Ils interpréteront, entre autres, des chansons créées par des muses comme par exemple Birkin, Bardot et Gréco ou parlant de muses.

Photo : Michel Gallas – 03/2017 Toulouse

Et en bouquet final le samedi, un double plateau. D’abord le collectif Bancal Chéri et nous sommes impatient de voir ce que Nicolas Jules, Dimoné, Imbert Imbert et le batteur fou Roland Bourbon nous ont préparé. Puis Melissmell clôturera ce festival.  Les Printi’Mises en bouche à 19h mettent en valeur des artistes peu médiatisés, confirmés ou à découvrir, dans le bel écrin du théâtre de Pézenas : avec Tony Melvil, vainqueur des découvertes du dernier festival Alors Chante, Flow sa force d’interprétation et l’émotion qu’elle procure, Camille Hardouin, La demoiselle inconnue toujours en solo et certainement avec son album Mille Bouches qui sort officiellement le 28 avril (et dont elle parle dans le n°3 d’Hexagone). Sans oublier les Printi’ Mômes et ses deux concerts jeune public dans l’après-midi. D’abord Kosh, connu impressionnant comme beat boxer de Karimouche, vient montrer en solo sa créativité et son énergie. Et puis le fidèle, quasi pilier du festival, Hervé Lapalud pour En enfancie avec son compère Jonathan Mathis et leurs instruments inhabituels en chanson. Les Printi’Gratis à 12h offrent trois concerts gratuits, au coeur du centre historique sur la place Gambetta, en plein air, en face du… musée Boby Lapointe. Cette édition, à nouveau, mettra en évidence les multiples facettes de la chanson francophone avec, entre autres, la présence de trois groupes non issus de l’Hexagone : Grèn Sémé de la Réunion, Les Hotesses D’Hilaire du Canada avec leur rock déjanté, et Dalton Telegramme de Belgique.

Photo : Michel Gallas – 02/2017 Toulouse

Le vendredi, pour la deuxième année consécutive, la cérémonie de remise des Coups de coeur de l’Académie Charles-Cros permettra d’écouter une chanson des artistes primés présents. Le dispositif Passerelle permet à des artistes de se produire devant le public et les professionnels de trois festivals. Cette année les artistes retenus par les festivals Chantons sous les Pins et Pause Guitare sont Makja et Emilie Marsh, Le Printival a choisi  Wallace, groupe régional, mené par Erwan co-fondateur des Hurlements de Léo avec deux excellents  musiciens. Le festival, toujours attaché à son ancrage de proximité, propose sept artistes de la région Occitanie.

Toi hexagonaute Printivalier, nouveau sur Pézenas, n’hésite pas et va goûter aux plaisirs des Printi’ Fantaisies qui proposent des animations, en dehors des concerts. Avec, notamment, les fondamentaux du festival, un peu son âme, comme L’hélicon ! le journal satirique quotidien du Printival qui croque l’actualité du festival et que l’on dévore le soir entre deux spectacles. Comme Hé V’nez les Potes !, une émission radio quotidienne en direct, à la terrasse d’un café et ouverte au public, qui reçoit les acteurs de ce festival, avec chanson en « live » et entretien avec les artistes.

Photo : Michel Gallas – 03/2017 Lyon

Les Printiguettes proposent concerts et animations au musée Boby-Lapointe dont cette année Jeph où Jean-Phillipe Vauthier présente un répertoire différent que celui de son groupe Tournée Générale ou de son duo Rouge Gorge. 

Tu vois, Le Printival, désormais festival incontournable,  a beaucoup d’atouts pour lui : une organisation à taille humaine et une superbe ambiance faite de convivialité, de proximité entre artistes, public et organisateurs, en un mot de passion pour la chanson. De plus, il permet d’apprécier cette belle petite bourgade de Pézenas à l’accent du Sud, avec ses rues fraîches et ses artisans d’art, avec son marché typique du samedi matin, et (presque) toujours son soleil printanier. 5 jours de plaisir. Toulousain, Montpelliérain, Biterrois, Parisien ou francophone en vacances dans le coin, allez, viens faire un tour par Pézenas et son Printival !

Et Hexagone, partenaire à nouveau du festival, vient à trois, en équipe et en force. Donc hexagonaute éloigné, tu ne devrais pas manquer de photos et de compte-rendu. Et toi, hexagonaute Printivalier, viens nous rencontrer pour échanger sur la chanson et sur le trimestriel Hexagone.


Le festival Printival Boby Lapointe à Pezenas (34) du 11 au 15 avril.

Jean Roch Waro au New Morning

Artiste groove/rock aux multiples influences musicales, Jean Roch Waro sera sur la scène du New Morning (Paris)  le 18 avril 2017 pour la sortie de son nouvel album. À cette occasion, Hexagone te propose de gagner tes places !


Pour ce nouvel album riche des multiples influences de Jean-Roch Waro, de nombreuses couleurs et aucune barrière ! Anglais, français, rythm & blues, jazz, pop, rock… L’authenticité de l’énergie présente dans chaque titre est là comme un fil conducteur laissant place à une totale liberté d’expression. En se laissant porter par la musique, chacun reçoit à sa façon les sensations, les mots et les intentions. Le groove plonge dans un voyage à la fois intime et à partager où selon les chansons et les moments, on bascule d’intensité à sérénité, laissant les émotions se bousculer et se rencontrer, venant créer une atmosphère singulière et planante.

Pour gagner tes places pour le concert du 18 avril au New Morning, il suffit de faire partie des 10 premiers à envoyer un email ici.

Si tu es déjà abonné au Mook, tu as pu découvrir son portrait dans le n°2. Sinon, tu peux le commander par ici: Boutique Hexagone

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