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Thibaut Derien : Expo au 3 Baudets

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On l’a connu en leader du groupe Derien, on l’a suivi en solo également quand il faisait son Comte d’Apothicaire. C’était déjà de la grande et belle ouvrage. Depuis, Thibaut Derien a quelque peu raccroché le micro et se consacre presque exclusivement à son activité de photographe qu’il est depuis le premier instant.

On avait déjà beaucoup aimé sa série Ville Fantôme. Les Trois Baudets ont la très bonne idée d’exposer du 15 mai au 26 juillet 2014 la série intitulée Sur scène dans une minute ! de Thibaut. Des instantanés de chanteuses et chanteurs pris au moment crucial de la montée sur scène. Les photos sont tout simplement époustouflantes ! A l’esthétique s’ajoutent  les peurs, le trac, le repli sur soi des artistes et on tremble pour eux. Thibaut saisit les sentiments et les expressions au bout de son objectif. Il a à la fois un oeil, un regard et une maîtrise hors du commun qui aboutissent à un résultat fantastique.

Le vernissage se tiendra le 15 mai à partir de 18h30. Il sera suivi d’un concert de Mell et Loïc Lantoine accessible à tous au tarif de 10 euros ainsi qu’aux détenteurs du Pass Trois Baudets.

Photo : Kent par Thibaut Derien

Thibaut Derien : Instants tannés

Attention artiste atypique ! Thibaut Derien, ex-leader du groupe De Rien, mène à présent un parcours en solitaire, au gré de ses pérégrinations. Son regard singulier accouche des textes d’une poésie fine et détaillée.

Le far west

Photo Cactus
Photo Cactus

 « C’est une ville, c’est un trou, une mer froide été comme hiver» ironise Thibaut Derien sur Le far west, titre liminaire de son premier album solo. Histoire de planter le décor en somme, de poser les racines. Ce trou, c’est L’Aigle dans l’Orne, petite ville d’à peine 9 000 habitants où Thibaut passe toute son enfance à redonner vie aux westerns télévisés et à flinguer le temps qui passe dans un décor familial très ordinaire.
Son bac en poche, Thibaut refuse d’aller user ses jeans sur les bancs de la fac. Il veut devenir photographe et débute un stage de photo à Caen. Six mois pour pas un rond. Thibaut remballe alors le matos et prend la route destination Cannes où il fait filmeur sur les plages. « Etre filmeur, c’est prendre des photos des gens sur la plage toute la journée et n’en vendre aucune » s’amuse-t-il aujourd’hui. Le photographe remet le reflex dans la poche et s’en va tenter sa chance à Paris où il va rester près de 2 ans sans rencontrer guère plus de succès professionnel.

Le Temps des Assassins
1996 va marquer un temps fort dans la vie de Thibaut Derien. A l’occasion d’une visite de famille à L’Aigle, Thibaut apprend « qu’une petite vieille vendait son bar pas cher du tout ». Aussitôt il décide de l’acheter. Il rencontre les banques, fait un prêt, retape le gourbis avec des potes et monte ainsi un café-concert dans ce petit village qui avait coutume de voir davantage de vaches que de rockeurs ! Adieu veaux, vaches, cochons, voici Le Temps des Assassins (spéciale dédicace à Arthur Rimbaud au passage) qui ouvre ses portes et accueille ses premiers concerts à l’affiche desquels on voit entre autres groupes M et la Grande Sophie.
Pour Thibaut qui n’avait jusque-là jamais été ni inconditionnel de musique à proprement parler ni chef d’entreprise, il assure le service au bar, s’occupe de la gérance de l’établissement et met les mains dans le cambouis pro de la programmation.

De verre en vers

Photo Karine Desbonnes
Photo Karine Desbonnes

Il fallait s’y attendre, on ne sort que rarement indemne d’une immersion dans le monde de la chanson. En effet, c’est au contact de tous ces artistes que Thibaut Derien se laisse gagner par le virus de l’écriture. Il commence à écrire ses premiers textes qu’il va présenter à un pote musicien qu’il voit régulièrement au Temps des Assassins. Ce pote, c’est Manu, celui qui va devenir le guitariste du groupe De Rien. Ensemble, ils créent les premières chansons du groupe, en guitare voix, à partir d’une dizaine de textes de Thibaut.
Après une escapade de neuf mois sur le tournage européen de Jeanne d’Arc de Luc Besson, après la vente du café-concert, Thibaut revient à Paris où Manu le rejoint.

Musique de chambre ?
De retour à Paris, Thibaut et Manu se mettent à la recherche de nouveaux musiciens pour étoffer leur travail complice. La quête s’opère essentiellement autour des connaissances respectives des deux compères. C’est ainsi que prend forme ce que l’on pourrait presque appeler une formation de hasard et d’opportunités. Un copain violoniste de Manu apporte ses cordes alors que Thibaut retrouve une vieille connaissance accordéoniste. La clique se met au travail, répète dans la chambre de bonne de Thibaut et joue le soir à l’Apostrophe, l’Atmosphère ou l’Attirail. Entre autres lieux. De Rien, le groupe, est né.
La formation a tôt fait de rassembler les économies de chacun et d’auto produire en 2003 son premier album, Instants fânés. Un album aux textes (écrits par Thibaut Derien) assez sombres et aux musiques trempées dans le cinéma d’Emir Kusturica notamment.
Programmé aux Francofolies de La Rochelle cette même année, De Rien est repéré par le producteur Max Enfoux qui séduit par la prestation du groupe les fait signer chez AZ.
Profitant de leur belle inertie, les De Rien sortent leur deuxième album dans la foulée, L’éphéméride, cette fois produit entièrement par AZ. Le groupe poursuit son ascension, une belle notoriété s’installe si bien qu’en 2006 le groupe compte près de 300 concerts dans la musette !
Alors que De Rien fonctionne pour le mieux, Thibaut décide de jeter l’éponge, fin 2006, lassé de la vie de groupe et de son quotidien.

Je voyage en solitaire

Photo Karine Desbonnes
Photo Karine Desbonnes

Lui qui n’a jamais franchement souhaité être chanteur pense en avoir fini avec la musique et part s’installer à Bruxelles pour renouer avec ses premières amours ; la photo. Mais là, dans la Belge Capitale, la rechute guète et il se sent à nouveau rapidement animé par l’envie d’écrire. Il n’est d’ailleurs pas rare que ce photographe-chanteur (ou inversement), comme il le confie lui-même,  « sorte avec son appareil photo et revienne, les bons jours, avec un refrain ». Si bien qu’au bout de quelque temps, Thibaut a une quinzaine de textes qu’il envoie notamment à Bertrand Louis. Celui-ci commence à y travailler, c’est le départ de l’aventure du Comte d’apothicaire, premier album solo de Thibaut Derien qui sortira au printemps 2010.

Une écriture du détail
Rien n’est calcul chez Thibaut, tout est instantané. Tout est reflex et réflexe. L’écriture chez lui ne se fait pas les fesses sur une chaise et derrière une table mais dehors, au gré de ses pérégrinations photographiques. C’est dans ces conditions que les muses montrent le bout de leur nez parce que pour le poète Thibaut, le rêveur assumé, la poésie est dans la rue et c’est dans ses dédales qu’il peut lui tordre le cou, la façonner à discrétion.
 « La photo c’est comme la chanson, ça permet de transformer le réel » explique-t-il. Voilà. On y est. Ne serait-il pas là le credo de Thibaut Derien ? Dresser un pont entre la photo et la chanson. L’œil devient objectif. Les objets, les personnes sont passés par le prisme du regard qui transfigure cette réalité en imaginaire dans une saturation d’images qui se répondent entre elles.  « J’ai les yeux verts les tiens sont bleus / Et on a tous les deux des névroses / Si on mélange tout ça un peu / Peut-être bien que la vie sera rose » espère-t-il au premier refrain de Peintre en sentiments, subtile métaphore filée où les histoires de couples boiteux sont données à voir sous les traits d’un appartement dont les peintures auraient un sévère besoin d’être rafraîchies.
Pour Thibaut qui avoue modestement ne pas avoir de grandes théories sur la fonction de ses chansons si ce n’est le souhait « de mettre un peu de poésie dans le quotidien » et de donner « plusieurs lectures aux chansons », la mission semble, à nos yeux, accomplie.
Armé d’une écriture minutieuse où le jeu sur les mots n’est jamais gratuit mais apporte systématiquement un double-fond au texte voire une réflexion plus profonde, Thibaut Derien apparaît comme un personnage décalé, atypique dans le paysage de la chanson actuelle. Ni dans la modernité ni dans une veine classique, il mène sa barque singulière et personnelle, entre deux courants, avec grâce, élégance, détachement et subtilité. Capable en quatre couplets et trois refrains d’enchanter nos quotidiens fébriles, nos faiblesses et nos tares, il remplit – à son corps défendant – la fonction du poète de la plus noble des façons. « Noble Derien sur nos chemins ».

Benoît Dorémus aux 3 baudets

Samedi 15 mars dernier, avec un plaisir non feint on retrouvait Benoît Dorémus aux Trois Baudets, Paris XVIIIème. Dans ce lieu au nom qui tient du mythe et dans une architecture revisitée qui – elle – tient de l’aberration, Bénîto avec accent circonflexe, seul en scène avec sa 6 cordes en bois et en bandoulière, a montré l’étendue de son talent devant une salle pleine à craquer.

Toujours un poil rebelle, toujours un poil patraque en amour mais à fond dans la déconne et le jeu avec le public, ce garçon vous retourne comme une crêpe en moins de deux niveau sentiments. Tu ris, tu pleures. Bien calé et pas cabot, il chante et enchante et l’on voit bien que le bestiau s’amuse autant que nous !

Pendant près d’une heure et demie, il a enchaîné bien évidemment un tas de titres des albums publiés mais également quelques petites perles – dont un Brassens en pleine poire de toute beauté – que l’on devrait retrouver sur la prochaine galette attendue à l’automne prochain si l’on en croit ce qui se dit ici ou là. Toujours est-il que l’on ne cache pas notre impatience d’écouter ce qui sera le successeur à l’album 2020 qui, avouons-le, malgré quelques titres bien agréables ne nous avait pas enthousiasmé autant que Jeunesse se passe.

Mais Dorémuscles en a dans les bras et possède bien plus d’une corde à sa guitare dirais-je pour figurer dans le top 5 des jeux de mots pourris du Grand Journal de Yann Barthes. On est alors confiant, magne-toi Bénito, on t’attend !

Karimouche : Atmosphère

En attendant le nouvel album prévu pour l’automne prochain, voici l’Atmosphère de Karimouche qui n’est pas sans nous rappeler le Java des débuts.

Garance au Rutebeuf de Clichy

Alors que son nouvel album 7 titres Les idées rock vient de sortir et qu’elle sera relativement présente dans les festivals de l’été et notamment à Barjac pour Chansons de Parole, Garance sera de passage dans la très belle salle du théâtre Rutebeuf de Clichy (92), le 29 mai 2014.

C’est sur la ligne 13, donc comme si c’était à Paris et ce serait vraiment dommage de rater ce concert !

Théatre Rutebeuf
18 allée Léon Gambetta
Clichy(92)
Métro : Mairie de Clichy

Eric Frasiak : Mon Béranger

Il est des artistes qui vous accompagnent tout au long de votre vie sans même l’avoir décidé. C’est ainsi ; le hasard, la croisée des chemins. On a 15 ans, on se passionne pour un chanteur par exemple. On s’arme d’une guitare, on retranscrit ses chansons sur un cahier, on y note des accords déchiffrés à l’oreille et on fait les mêmes mimiques que son idole en récitant ses textes, la six cordes en bandoulière.

Plus tard, on s’émancipe un peu mais pas totalement. On laisse au maître à chanter son oeuvre et l’on se met humblement à griffonner sur notre propre carnet à chansons. On prend alors de l’assurance, on se construit, on range la béquille, on vole de ses propres ailes.

Puis, comme tout n’est que répétition, l’idole vient se rappeler à votre bon souvenir, un beau jour. Cette histoire originale et banale, celle que nous avons presque tous connue nous autres amoureux de la chanson – à ceci près qu’on a chacun son propre héros – c’est l’Histoire d’Eric Frasiak, son histoire avec « son » Béranger. François Béranger.

Dix ans après la mort du père François, Frasiak vient dire et chanter toute sa longue admiration au père de Natacha en sortant un album de 17 reprises de Béranger, intitulé sobrement Mon Béranger. Frasiak a opté pour les albums du début des années 70, pour les chansons qu’il chantait lui-même à l’époque. L’ensemble est fort bien maitrisé dans le plus strict respect de l’original. Tant d’années d’écoute, d’entrainement serait-on tenté de dire, aboutissent à une connaissance du moindre détail, de la moindre intonation, du parfait placement du texte.

Mais, ne nous méprenons pas, l’exercice n’est pas une pâle copie d’un l’élève. Si tout y est respecté et conservé, la singularité propre à Frasiak est bien présente et se fait sentir par le biais notamment d’une voix qui se démarque radicalement de celle de Béranger.

L’album se conclut par une autre reprise mais une reprise de Frasiak par lui-même. Une chanson-hommage, toujours sobrement intitulée François Béranger, qui avait paru en 2009 sur l’album Parlons-nous et sur lequel Eric nous parlait déjà de toute la passion qui le liait à son modèle. La boucle est bouclée et de fort belle manière.

Manu Lods : Vrai métier

Ecoutez cette histoire qu’il vient nous raconter, ça sent le vécu mais je peux me tromper. Manu Lods, ex Blue Jean Society, interprétant Vrai métier tiré de son dernier album.

Sarclo : Dylan

On aime beaucoup Sarclo à Hexagone et comme lui, on adore Dylan. Cette chanson est toute trouvée pour faire communion !

Têtes raides : Alice

Alice, issue du dernier très bon album de Têtes raides, Les Terriens.

Bénabar : Paris by night

Souvent touchant, volontiers facétieux et faisant  toujours montre d’un grand talent, Bénabar, album après album, confirme tout le bien que l’on pense de lui. Et ce malgré le succès pas toujours facile à assumer.

 

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