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jeudi, avril 15, 2021

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La Villa Ginette : Mamie Lascar

Avec Mamie Lascar, ça va  ruer dans les brancards ! C’est pas moi qui le dis mais la Villa Ginette, groupe rémois sympa et pas prise de tête pour un sou qui promène son rap’n roll un peu partout, pour en diffuser les bienfaits énergisants. C’est plutôt bien fait, et nos amis lascars proposent un mélange de swing électrique teinté de touches hip hop et rock’n roll. Le tout sur des textes qui au minimum allument un sourire.

Lauréat du tremplin Jeunes Talents 2011 soutenu par La Cartonnerie (SMAC de Reims) et sélectionné pour le concours Jeunes Talents Caisse d’Epargne 2013, le groupe se compose de quatre musiciens. A savoir ; Rémi Costa (guitare acoustique, chant), Vincent Roubach (guitare électrique), Boris Buard (basse) et Kevin L’Hermite (batterie). La Villa Ginette défend son premier album éponyme sur scène depuis le début 2011 et additionne plus de 150 concerts à son actif (Le Cabaret Vert, La Cartonnerie, L’Autre Canal..).


Jeanne Garraud : La coiffeuse

On dit de Jeanne Garraud que derrière son personnage aux allures un brin surannées se reflète un tempérament de feu et une poésie intemporelle. Si les bios disent bien souvent des âneries dans le seul but marchand, force est de constater qu’ici l’affirmation est ni pompeuse ni usurpée. Jeanne a cette grâce singulière et cette « inflexion des voix chères qui se sont tues » comme disait avec élégance le Paulo Verlaine dans Mon Rêve familier. Ajoutez au texte de Jeanne une musique troussée par le radieux comparse Nicolas Jules et vous obtiendrez La coiffeuse. On en redemande !


Photo Thibaut Derien

Les Ogres de Barback : Dos miné

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20 ans de carrière et zéro compromission pour Les Ogres de Barback ! Voici un groupe familial qui s’est construit seul, à la seule force de leurs talents et de leurs idées. Ça donne à l’arrivée un superbe exemple d’utopie réalisée et de bien belles chansons. Voici Dos miné en live, tirée du dernier album du groupe, sorti au printemps dernier et sobrement intitulé Vous m’emmerdez !

Garçons, s’il vous plaît !

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Le 1er juillet dernier, avait lieu la première de la nouvelle création originale des Trois Baudets, intitulée Garçons. Nouvelle car la formule avait été inaugurée l’an dernier, avec la chanteuse Loane et ses musiciens, qui sous le nom de code Georges, avaient repris avantageusement le répertoire français des années 50-60.

Cette année donc, Les Trois Baudets récidivent en proposant à Cléa Vincent, Luciole et Zaza Fournier de créer à leur tour, du 1er au 26 juillet 2014, un groupe éphémère – Garçons donc – et de se coller au répertoire des années Jacques Canetti, fondateur du lieu. Le cahier des charges est le suivant : reprendre un vingtaine de chansons d’hommes, des années Canetti (47 à 67) aux 3 Baudets donc, qui parlent de femmes.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Pareil exercice n’est jamais simple et la liste des écueils probables est longue. A trop vouloir coller à la version originale par exemple, il y a le risque de tomber dans la plate et inintéressante copie voire dans la parodie, à trop vouloir s’en démarquer on risque de dénaturer l’objet et de se rendre ridicules. Ces trois filles avaient donc un défi plutôt coton à relever et avouons-le tout net, elles s’en sortent plus que bien !

Déjà, première mention pour la set list. Le piège de reprendre uniquement des standards a été soigneusement évité. Mieux que cela, nous avons droit à un vrai choix intelligent, savamment dosé entre chanson littéraire de tradition et incursion dans les balbutiements des yéyés. Yéyés qui comme on le sait finiront par avoir la peau du music-hall à papa. Donc, si l’on retrouve comme c’était prévisible Brassens, Brel, Gainsbourg ou Mouloudji, nos Garçons revisitent également des morceaux pas convenus pour un sou d’un Dick Rivers encore chevelu en 1964 (Rien que toi), Christophe (Je vous salue Madame) ou Jean-Pierre Dujay (Sensual).

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Autre mention, et c’est ce qui fait tout l’intérêt de ce très chouette spectacle ; il s’agit bien d’une revisite des chansons et non pas de quelconques reprises molles enchainées les unes derrière les autres. Les chansons ont été travaillées et retravaillées à la fois musicalement pour en offrir une nouvelle lecture qui parfois nous éclaire davantage que les versions des aînés, mais également retravaillées sur la diction du texte. Je citerai notamment Avanie et Framboise de Bobby Lapointe interprétée à trois qui est transcendée, La chanson de Maxence de Michel Legrand par Luciole et Parce Que de Charles Aznavour chantée avec une classe et une émotion pas piquées des vers par Zaza Fournier seule à l’accordéon, qui disons-le honnêtement l’emporte d’une bonne tête sur ses deux potes garçonnes.

Accompagnée par le seul vrai garçon de l’équipe, Raphaël Thyss, tantôt au piano, tantôt à la trompette, Zaza, Cléa et Luciole alternent dans des interprétations parfois à trois, parfois à 2, parfois seules à tour de rôle. On les voit régulièrement s’éclipser sur les côtés de la scène, cédant ainsi le plateau le temps d’une chanson. Cette mise en scène dynamise le spectacle, offre l’illusion d’un roulement d’artistes répété tant la scénographie joue à la fois sur les lumières et les accessoires vestimentaires. Vestes, lunettes de soleil, chapeaux, etc. Le tout, toujours très mec bien sûr ! Ces choix – et leur mise en application dans une certaine légèreté – laissent apparaitre l’aspect ludique qui se dégage de cet ensemble au même titre que le plaisir pris et l’amusement appliqué des protagonistes.

Donc, tu l’auras compris, Lecteur, si tu passes par Pigalle d’ici le 26 juillet, ne te trompe pas d’adresse. Les trois meufs à voir, c’est ces 4 garçons-là !


Garçons : du 1er au 26 juillet 2014 – (relâche les dimanches et les 5, 12, 14, 21 juillet)
Tarif unique : 10€ // Gratuit pour les détenteurs du Pass Trois Baudets

Les Trois Baudets
64 boulevard de Clichy
75009 Paris
Métro : Blanche


Bartone : France / Allemagne 82

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C’est une chanson de 2005 que nous mettons à la une aujourd’hui. Une chanson qui traite – en partie – d’un évènement datant de plus de 30 ans. Le 8 juillet prochain, en effet, cela fera 32 ans que Patrick Battiston s’est fait péter les dents par le gardien allemand Harald Schumacher, lors de la coupe du monde de foot en Espagne, en 1982. Combien avons-nous été à souffrir avec lui, à pleurer ses molaires, ce sinistre soir de 1982 ? J’étais tout petit comme ça et je m’en souviens comme si c’était hier. Un « drame collectif » dont a tiré profit Bartone pour écrire une chanson d’amour. C’est bien vu ce France – Allemagne 82 interprété avec la toujours très juste Clarika. Qui donc écrira dans 30 ans les turpitudes du France  – Allemagne 2014 qui se profile pour la fin de semaine au Brésil ?

bartoneFRANCE – ALLEMAGNE 82 (avec Clarika)
(A. Barrailler / A. Barrailler – E. Tostain)
Album : Cador, 2005

Tu me jettes, tu me quittes, pas de quoi se jeter d’un tour.
Après tout, ça m’évite d’avoir à te jeter un jour.
J’ai porté des poids plus lourds, j’ai eu des astres plus désastreux,
des deuils et des crashs d’amour, des instants plus douloureux,
comme France-Allemagne 82…

Tu me balances, tu me laisses, pas de quoi faire une histoire.
Je vais tourner le dos à la fitness, manger comme un homme et puis boire.
Je n’aurai plus à m’émouvoir sur tes expos d’artistes bulgares,
tes films qui font pleurer les yeux encore plus tristes que
France Allemagne 82…

Tu as beau faire le cador, tu as beau faire le fier,
tu as beau vouloir te la jouer sport, tu as bien envie de pleurer ta mère.

Tu me vires, c’est très bien, pas de quoi en faire un drame.
Rira bien qui rira bien on verra pour qui les larmes.
Prends tes disques, tes livres et mon coeur, je n’ai plus besoin d’eux.
J’en aurai moins de rancoeur que n’en ont eu les bleus
de France-Allemagne 82…

Tu as beau faire le cador, tu trouves le hors-jeu un peu sévère.
Tu as beau vouloir te la jouer sport, tu as bien envie de pleurer ta mère.

Tu me jettes, tu m’exclus du jeu, tu me renvoies au vestiaire.
Tu peux me piétiner chez tu veux, me coucher sur une civière.
Tu peux me faire une Schumacher, je ne me tordrai pas de douleur.
Tu peux bien me casser en deux : après la pluie vient le ciel bleu.
Après la pluie vient le ciel bleu et après France Allemagne 82…
vient Rolland Garros 83.

A propos de cette chanson, Bartone dit :
« Cette idée d’une chanson sur ce match mythique est née d’une discussion de comptoir avec mon pote Martial, garçon de café et fan de foot. Mickaël Furnon de Mickey 3D, en écoutant la maquette, m’a proposé de chanter ce duo. Mais une voix de fille correspondait mieux au texte. Je gardais en tête la chanson de Clarika, Les garçons dans les vestiaires : le clin d’oeil était tentant. En écoutant le résultat, on se dit que c’était le bon choix ! »

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Jeanne Plante : La chieuse des vacances

Eh ! Je sais pas si t’as remarqué, mais on est le 1er juillet ! Bah tiens ! C’est les vacances ! C’est bien les vacances hein ? Les potes, le bord de mer et tout ça. Ouais, ben c’est parce que tu connais pas La chieuse des vacances de Jeanne Plante. Celle qui nique toujours l’ambiance. Elle pourrait bien te faire changer d’avis et te donner envie de retourner au boulot et rapidos !

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Au soleil des Cantinero

Karim Ebel vient du hip-hop. Brice Chandler du folk. A priori les cow-boys face aux indiens. Ou l’inverse. Mais comme c’est souvent le cas, une histoire de croisement de potes fait se rencontrer ces deux-là, tout deux épris du Grand Ouest façon Leone. Visage pâle s’acoquine avec le grand sioux et ça donne Cantinero. Un folk-rock où le banjo dépose son sceau, la marque de fabrique d’un jeune groupe à découvrir assurément. Pour ce, Karim nous file un coup de main et répond à nos questions.

Hexagone : Peux-tu raconter ta rencontre avec Brice et comment vous est venue l’idée de monter Cantinero ensemble ?
Karim Ebel : En fait, on avait des amis musiciens en commun. On était chacun dans nos projets respectifs. Brice arrive de la folk et moi du hip-hop. Honnêtement, à la base, c’était pour le fun, s’aérer au niveau de la création et sortir un peu de ce que chacun faisait habituellement.

Hexagone : C’était quand ?
Karim Ebel : il y a environ 4 ans.

canti2Hexagone : Tu écris les textes, Brice les compos. Comment s’organise le travail ? Chacun de son côté ou ensemble ?
Karim Ebel : Concrètement, soit on s’enferme une journée en studio et chacun expose ses idées, soit l’un ou l’autre arrive avec un texte ou une compo construite et l’autre bosse dessus après coup. Il n’y a pas vraiment de règle.

Hexagone : Vos influences respectives sont-elles les mêmes ou divergent-elles ? Pour toi Karim, c’est qui ? Pour Brice ?
Karim Ebel : Tu sais, j’adore des gens comme Johnny Cash ou Bruce Springsteen. J’aime les gens qui ont  une vraie histoire et un vécu, les gens un peu cabossés qui ont quelque chose à raconter, ça se ressent dans leur voix. Mais étant issus de la génération MTV, on a été autant biberonné au rock de Nirvana et de Neil Young, qu’au Hip Hop des Beastie Boys, Beck ou Everlast.

Hexagone : Cantinero, c’est musicalement et textuellement une couleur « western » au sens large. Comment s’est créé cet univers ? D’où vient-il ? Que traduit-il ?
Karim Ebel : Clairement, c’est le cinéma qui nous influence dans notre démarche artistique.  Ça part souvent d’une ambiance, que ce soit une scène, un dialogue ou même un titre de film. Souvent, ça part de là, c’est donc normal que ce côté climatique se ressente dans notre musique. On s’est beaucoup retrouvés là-dessus avec Brice. On est fans des grands classiques de Sergio Leone aux séries télés comme Breaking Bad ou True Detective.

Hexagone : Tes textes ne sont pas dépourvus d’engagement, d’implication politique ou citoyenne. C’est important d’ouvrir sa boîte en chanson ?
Karim Ebel : C’est pas notre vocation première, on veut pas tout mélanger, mais parfois ça démange et on se laisse déborder par l’émotion. Clairement nos chansons n’appellent pas à la révolte, mais sont plus un état des lieux, un bilan.

Hexagone : Les thèmes des chansons, les textes du coup, sont-ils concertés ou ta liberté personnelle est totale à ce niveau-là ?
Karim Ebel : Tout est fait à l’unanimité, texte et musique. Pour que ça fonctionne, il faut que chacun se retrouve dans le discours de Cantinero. Mais en général on est assez d’accord.

canti1Hexagone : Sur la scène actuelle, de qui vous sentez-vous proches ?
Karim Ebel : En ce moment en France, il y a des trucs assez cools qui émergent, des OVNIS, connus des médias ou pas, qui ont conquis leur public par le live. C’est de cette démarche dont on se sent proche, des artistes eux-mêmes, musicalement c’est autre chose et finalement assez secondaire.

Hexagone : Votre premier EP vient de sortir. Un album est-il en prévision ?
Karim Ebel : C’est encore, en toute honnêteté, un grand point d’interrogation. A priori, c’est l’album à l’automne, mais on ne sait pas. Il y a des paramètres qu’on ne maitrise pas. Si c’est un EP, ce sera un EP. Nous, ce qui nous importe, c’est de produire de la musique. Le plus important, c’est le live. Rencontrer les gens, c’est vraiment important. On vit un peu notre projet au jour le jour.

Hexagone : Sur scène, comment ça se passe ? Vous n’êtes que tous les 2 ? En formation ? Ou variable selon les dates ?
Karim Ebel : On a tout essayé. En fait ça dépend des endroits, intimistes ou pas. En ce moment on tourne plus en duo en revenant à nos premières amours, en mode hip hop, une guitare électrique et des machines (sampler), avec parfois notre pote Igor qui nous rejoint à la trompette.

Hexagone :  Sur scène, on retrouve l’esprit folk du disque ou bien cherchez-vous à donner autre chose ?
Karim Ebel : C’est le cas sur certains morceaux, mais l’ambiance générale est plus rock, on a branché les guitares ! On s’est rendu compte que ce qui fonctionnait le mieux en concert et surtout ce qu’on préférait jouer, c’était les chansons qui tendaient un peu plus vers le rock. Du coup, naturellement, on va plus vers ça maintenant. Bien entendu, on garde des couleurs plus acoustiques sur certaines chansons, mais les nouvelles chansons ont été écrites à la guitare électrique alors qu’au départ, on était toujours partis sur des guitares acoustiques et des voix intimistes.

Hexagone : Quelles sont les prochaines belles dates à venir pour Cantinero ?
Karim Ebel : Nous serons au Festival La Pamparina, le 4 Juillet, avec les Fatal Picards, et à la rentrée y a des trucs assez cools qui se profilent. On touche du bois.

Nicolas Jules : Une sale odeur

On était le 25 juin dernier au Limonaire pour voir Nicolas Jules. On t’a ramené ça entre autres choses. Une petite vidéo d’Une sale odeur, agrémentée de son intro par Nico Jules. Forcément, ça vaut le détour !

Sous le Solex exactement – The Rising Solex aux 3 Baudets

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Lundi 23 juin. Zidane fête ses 42 ans devant Cameroun-Brésil. Au même moment, boulevard Clichy, The Rising Solex déboule dans la cour des grands, aux 3 Baudets. Passement de jambes. Hexagone choisit son camp. The Rising Solex prend l’avantage aux 3 baudets.

Le nom du groupe, « The Rising Solex », est un mot valise – ou plutôt « topcase » – qui célèbre les 50 ans de la chanson enregistrée par The Animals, The House of the Rising Sun, et les presque 50 ans de Harley Davidson de Gainsbourg, version mobylette. The Rising Solex : le cyclomoteur levant… Ouais, t’as raison lecteur, c’est plus class en anglish. Mais attends.

Visuellement, The Rising Solex, ça ressemble à un Hopper – non, pas à un « chopper, » on ne confond pas Art et tuning dans les colonnes d’Hexagone ! Un tableau d’Edward Hopper…  Mathilde, la chanteuse, pourrait venir de te servir un burger dans un diner, avec sa robe mi-denim, mi-florale, avant de te conter que les hommes préfèrent les blondes, de sa voix claire, brute et sensuelle. Poupoupidou. Les garçons qui l’accompagnent – futals à pinces, chemises noires, pas rasés ou par hasard, en formation guitare, basse, batterie, clavier – quand on les voit, comme ça, on se dit qu’ils vont nous faire du folk, ou pire, du jazz… Mais pas du tout.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

The Rising Solex, ça envoie, et ça envoie fort. Pour tout dire, on n’a pas tellement le temps de se demander quelle musique va être jouée que le concert a déjà commencé. Rock dur et débridé, dès l’ouverture, stroboscopes et rythme enlevé. Musicalement, The Rising Solex, c’est une chimère entre le groove rétro d’Aretha Franklin couplé à l’électro de Portishead. La rencontre entre le clavier cristallin de Radiohead et le jeu viril des guitares saturées des Red Hot. L’association des arpèges terrestres de Ben Harper et le seing cosmique de Gainsbourg sur Contact. Tout ça en un, un peu comme un Solex quoi.

Parce qu’un solex, je le dis pour les plus jeunes d’entre vous – qui ne connaissent pas – et pour les plus vieux – qui ont déjà oublié – c’est un croisement hybride entre la meule et le vélo qui a connu ses heures de gloire dans les années 70 alors que, comme le poisson, j’étais pas née. Si tu veux, le solex, c’est une espèce de bicyclette à moteur ou une moto à pédale – c’est selon – sur laquelle t’as hachement honte, parce que ça fait un bruit de ouf mais que ça avance pas et que tout le monde te calcule. Tu vas me dire – et tu auras raison – comment rapprocher The Rising Solex, le groupe au rock léché, du bon vieux solbard à Dédé… Je dirais que… Nonobstant… Avant, le solex, personne n’en voulait, aujourd’hui, tout le monde se l’arrache. A Hexagone, on pense que le public va en faire autant pour ce jeune groupe d’ici peu. Se l’arracher, j’entends.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Ce soir-là, The Rising Solex partageait l’affiche avec deux autres artistes, le chanteur aérien soliste, Michel Biarritz et le groupe électro-électronique, Falling for Frankie.  Si, incontestablement, les trois sets suivaient une même ligne esthétique « électro-pop », The Rising Solex, malgré sa faible cylindrée, a distancé ses comparses par ce qui fait sa force : un rapport charnel à la musique, loin des boucles, loin des Mac, dans l’expérience du live à laquelle les 5 jeunes gens sont rodés puisqu’ils enregistrent déjà dans les conditions de la scène. On sent chez eux le plaisir de faire émerger ce qui fait l’intérêt de la musique : c’est qu’on est plusieurs. The Rising Solex, un vrai groupe, pratique depuis 2011 ses tours de piste au Centre Barbara de la Goutte d’Or, qui les accompagne dans leur émergence. C’est d’ailleurs là qu’ils joueront en Octobre avant de finaliser l’enregistrement d’un second EP à l’automne. Tu y seras et nous aussi.

En attendant, on le répète, The Rising Solex, c’est une affaire, une bécane bien huilée, une mob débridée, une pétrolette rodée, un cyclo… Enfin, vous avez compris l’idée… Et le 23 juin dernier, pendant que le Brésil écrasait le Cameroun, c’est à un démarrage en trombe auquel on n’a assisté aux 3 Baudets, et comme tu l’as loupé et que t’es sympa, t’as le droit à une petite vidéo. Puis en passant, va voir là, on a une galerie du concert à te montrer.

Fauve : Haut les coeurs

On aurait pu programmer un morceau plus récent de Fauve mais moi j’aime bien celui-là. Haut les cœurs. Si Fauve suscite à la fois engouement et controverse, force est de constater que ce jeune collectif marque le champ de la chanson de son empreinte et de sa singularité. On se doit de souligner les qualités d’écriture et d’interprétation de Quentin qui impriment réflexion, rythme et énergie aux morceaux. Dans sa jeunesse, il puise sa hargne et son envie d’en découdre avec les vieux poncifs et vieux standards de notre société. Il sera intéressant de suivre l’évolution du groupe pour voir si l’essai sera transformé.

 

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