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Ça Fromet aux Mathurins, les 15 et 22 novembre !

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Affiche MathurinsFrédéric Fromet, tu connais ? Allez, arrête, tu connais, il nous fait marrer tous les vendredis sur France Inter dans l’émission « Si t’écoutes, j’annule tout » avec sa petite chanson hebdomadaire. Souvent une espèce de goguette que l’on apprécie dans ces colonnes, tu le sais bien toi, lecteur fidèle. Et il y passe l’actualité récente à la moulinette, dans son presse-purée personnel, bien affûté et qui ne se refuse rien à partir du moment où c’est drôle.

Bien drôle, le Fromet l’est ! Croustillant, caustique, sans limite et c’est bien. Fromet vient de sortir un album. Ça Fromet qu’il s’appelle. Ça lui va bien. Le 6 novembre dernier que c’est sorti. C’est en quelque sorte un digest de master-pieces, un florilège de ces agissements canailles sur la station du service public ! Coulibaly Coulibalo, Badaboum lé péti yélico, Gad Elmallette, Mawine Le Peigne, etc. Je ne te les cite pas toutes mais le cœur y est, je t’assure. Sur ce disque que tu as le droit d’acheter, t’y trouveras aussi un enregistrement live chopé lors de la tournée des 20 ans des Ogres de Barback, avec lesquels Frédéric Fromet chante J’ai tout plein d’amis au Medef. Ces mêmes Ogres de Barback, qu’on apprécie en diable ici, qui ont signé les arrangements musicaux et joué sur tous les morceaux. L’album sort d’ailleurs sur le label de la bande Cergy, Irfan le label.

Bon, ce que je voulais te signaler aussi, c’est que Frédéric Fromet sera les dimanches 15 et 22 novembre, à 17 heures, au Théâtre des Mathurins, à Paris. Nous, on y sera, je te garantis ! Je n’ai pas de conseils à te donner, mais un peu quand même… Réserve ta place et viens, je crois qu’on va bien se marrer ! Tu as toutes les infos sur l’affiche pour réserver.

Partons pour des Chansons en balades

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Chansons en balades le 8 novembre à Verdun sur Garonne :  K!, La Goutte et Hildebrandt. 

Photo Michel Gallas
K! Photo Michel Gallas

Le festival Alors Chante doit une belle partie de sa renommée à ses Découvertes. Certaines découvertes reviennent ensuite au festival, les années suivantes, quelques unes parfois passant en tête d’affiche (Bénabar, Renan Luce par exemple). Le processus de sélection des Découvertes 2016, comme les deux dernières années, nous gratifie de Chansons en balade à l’automne. Tu ne connais pas pas le principe ?  Alors je t’explique. La commission d’écoute et de sélection des Découvertes Alors Chante choisit, pour chaque Chanson en balade, 3 artistes qu’elle souhaite voir sur scène avant la sélection définitive. Une Chanson en balade, en fait, c’est un plateau avec trois artistes en concert, un dimanche après midi, dans la salle des fêtes d’une bourgade ou d’un village près de Montauban. Cette formule ne présente que des avantages. Les spectateurs locaux découvrent trois artistes ou groupes en concert gratuitement et à côté de chez eux. Les amateurs de chanson de la région toulousaine assouvissent leur passion tout en prenant un bol d’air et parfois en découvrant un nouveau lieu de balade. Les artistes profitent de l’occasion de montrer leur talent et leur travail sur scène devant un public venu nombreux. La commission de sélection, voit et juge les artistes dans les conditions d’un concert et non plus uniquement sur disque. Et tous ont l’opportunité de passer une bonne après-midi dans une ambiance conviviale, de bénéficier ensuite d’un apéritif et, pour ceux qui le souhaitent, sur réservation, de partager un repas en présence des organisateurs et des artistes.

Tony Melvil

Tu trouves que je fais de la publicité à Chansons en balade ? Tu te trompes : je te donne juste mon « retour d’expérience » car je suis venu l’an passé et j’ai apprécié la journée, l’ambiance et la qualité du plateau proposé (avec notamment Les Gueules de Wab et Keith Kouna). La preuve ? Je vais y retourner au moins un dimanche cette année.

La programmation du 8 Novembre à Verdun (82) : K!, La Goutte et Hildebrandt. K! n’est plus une inconnue, elle a été Pic d’argent 2014 à Tarbes, a participé au Mégaphone Tour l’année d’avant, était en finale du Prix Moustaki 2015 et Hexagone t’a parlé de son EP. Hildebrandt, suite aux sélections Sud-Ouest, est actuellement sur les routes pour le Megaphone Tour  et Hexagone t’a parlé de son clip. Pour les autres programmations on annonce le 29 novembre à Donzac (82) : Jérémie Bossone, Danny Buckton et Les Gueules d’Aminche. Inutile de te dire ce que pense Hexagone de Jérémie Bossone, il suffit de lire son dossier. Et le 6 décembre à Puylaroque (82) : Tony Melvil, Gatshen’s et JB Notche. Tony Melvil, je l’ai découvert et apprécié l’an passé, à un autre multi-plateau de découvertes : le festival FédéChansons et Hexagone t’a parlé de son EP et d’un clip. Pour les autres, j’ai un principe, je ne parle pas de ce que je ne connais pas et j’ai une envie : de vite les découvrir sur scène !


Chansons en balades, le 8 novembre : salle des fêtes, rue Léo Lagrange Verdun sur Garonne (82). Réservation repas : 06 64 44 92 23

Nota : ces plateaux découvertes sont organisés par l’association Chants libres avec le soutien du Conseil Départemental du Tarn et Garonne.

 

Manu Galure, c’est sa tournée … toulousaine

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La tournée des grands ducs de Toulouse de Manu Galure. J’avais déjà vu trois concerts en une journée (lors des festivals notamment) mais … jamais du même artiste. Il m’est arrivé de voir six concerts en cinq jours mais … jamais du même artiste et encore moins dans des prestations différentes ! J’avais tenu à faire une actualité à part de cette tournée vraiment particulière. … je suis allé voir. Et je ne le regrette pas. Cette tournée n’est pas seulement particulière, elle est sémantiquement extraordinaire et réellement exceptionnelle. Hé oui Manu Galure, durant la semaine du 6 au 11 octobre, a donné pas moins de 8 concerts, dont 7 différents en 6 jours, dans 6 lieux différents, à Toulouse ! Pour ma part, j’ai vu 6 concerts différents. Approche-toi que je te raconte …

Mardi 6 – Les Machins des Autres, concert chez l’habitant.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Un début de semaine original. Original dans le contenu : Manu Galure, en piano solo,  chante un peu ses chansons et surtout les chansons des autres. Original pour le contexte : un concert chez l’habitant, dans un lieu tenu longtemps secret. Seules les personnes ayant réservé leur place ont reçu l’adresse exacte par mail, la veille du concert. Boissons et petite assiette charcuterie fromage dans le jardin ; un grand salon avec plus de soixante personnes assises par terre ou sur les divans, fauteuils ou bancs au fond de la pièce. Et Manu au piano. Il démarre par trois chansons à lui. Et il fait bien car certains ne le connaissent pas. Et puis « Les machins des autres » : un régal ! D’abord Généraux à vendre de Francis Blanche chantée par les Frères Jacques, et Les spermatozoïdes (300 Millions) de Ricet Barrier : une de mes chansons préférées. Puis La complainte de Fantomas de Robert Desnos que je ne connaissais pas. Trois chansons longues décrivant une histoire. Cela me rappelle un peu son deuxième album où il nous avait concocté quelques titres du même type. L’envie et l’inspiration venaient peut être de ces anciennes chansons qu’il a aimé écouter et qu’il aime chanter. Il nous délivre une autre de mes préférées qu’il qualifie de « plus belle chanson du monde » : J’aimerai tant savoir de Bernard Dimey qu’il chante avec douceur. Il nous dit : « Que des titres de « chanteurs » morts. Une sorte de parcours nécrologique de la chanson française ; comme cela aucun artiste ne viendra me dire que j’interprète mal sa chanson. »

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

C’est toujours agréable de voir un chanteur jeune qui nous montre son amour de la chanson. Pour Galure, ce n’est pas la première fois. Sa participation aux Fils de ta mère, voire les chansons qu’il chante en rappel dans ses concerts en piano solo l’ont souvent montré. En deuxième partie il interprétera, entre autres, Est ce ainsi que les hommes vivent ? (qu’il avait déjà repris lors d’un spectacle des Fils de ta mère), Le chameau qui a longtemps conclu ses concerts solo et le régional jouissif C’est ça l’rugby (Perpignan Montauban) aussi du répertoire des Frères Jacques. Et puis, il interprète sa chanson, Quand on a vingt ans, issue de son premier disque et que je ne lui ai plus entendu chanter depuis très longtemps. Ce concert chez l’habitant est une première pour moi. (Non la Blackroom cela ne compte pas car c’est – quasi – une vraie salle de spectacle avec son et lumière de pro !) Je ressens le plaisir d’un moment particulier, d’une ambiance spécifique. Les voisins sont venus, qui ne savaient pas que Manu Galure existait ; on lie facilement connaissance entre spectateurs ; j’ai rencontré un collègue de travail avec qui j’ai plus échangé ce soir-là qu’en six mois de projet professionnel commun. En plus, on a le sentiment d’être un peu privilégié : un artiste en toute intimité, dans un lieu atypique, pour un concert un peu spécial de reprises.

Mercredi 7 , Sans les mains, au Théâtre Du Grand Rond

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

En première partie du spectacle Le Joueur d’échecs, Manu a délivré trois titres traduits en langue des signes, titres qu’il avait travaillé avec la chant signeuse Milou. Je ne t’en dirai pas plus car … je n’étais pas là. Je te dirai juste que Manu Galure était très content d’avoir fait ce travail et cette expérience-là. Et je t’en parle car… il me l’a dit.

Jeudi 8 – Le jour le plus fou de la semaine : trois concerts, trois spectacles différents !
12h30 Salle du Sénéchal : La Pause Musicale (Programmation mensuelle), concert gratuit, à quelques mètres du Capitole. Comme il était dit dans la présentation de cette « tournée, » les places sont gratuites mais chères ! Et il faut venir tôt pour s’asseoir. Une salle municipale, pas vraiment faite pour la chanson et sans lumière particulière, avec un public plutôt âgé et disponible à midi. Manu, toujours en solo piano, distille, pendant une heure environ, les chansons de son troisième et dernier album sorti il y a moins d’un an.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Et notamment celles qu’il chantera à tous ses concerts de cette semaine : Ramènemoi à la maison (« J’ai plié un coin de ta peau, je reprendrai où j’en étais »)Je serais perdu (« Je serais perdu si tu ne me trouvais pas … comme il faut »), Maman pour lequel il crie lors des refrains, voir la photo ci contre, (« Le voisin n’aime pas quand je m’assoie sur sa maison Il dit qu’elle est trop fragile D’ailleurs je crois que les voisins ne m’aiment pas Peut être depuis que j’ai mangé leur dogue allemand »), Les trois petits cochons (« Le quatrième des petits cochons Pour que personne ne vole sa maison Il la brûle Qui a peur du grand méchant loup ? C’est pas nous »), Je vais me refaire (« La vie c’est du bricolage pour des gens maladroits« ) et bien sûr Que de la pluie (son tube ! en play list France Inter l’an passé). Une poésie surprenante et parfois cocasse pour parler d’un monde pas vraiment agréable. Une belle écoute du public, tous ne le connaissant pas forcément. A plusieurs reprises entre les chansons, il délivre ses blagues avec un humour décalé. Le public lui réclame J’ai vingt ans le titre référence de son premier album et des premiers concerts il y a une dizaine d’années (ah ben une partie du public le connait bien aussi !) En dehors de son album, il interprète deux morceaux, inédits en disque à ma connaissance et dont je ne suis absolument pas sûr du titre.  D’abord, Le dindon sur le Roi Dagobert et Saint Eloi, une fable qui sous une forme humoristique et dans un tempo posé nous parle de l’abus de pouvoir des puissants. Puis Ne me lâche pas la main, dans sa série de chansons tendres, comme Ramène-moi à la maison avec laquelle il conclut ce concert.

21H30 Galure & Co à La Cave Poésie René-Gouzenne

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Manu Galure a convié ses copains à la Cave Poésie pour sa carte blanche. Le public toulousain est connaisseur et le concert affiche complet. Vraiment complet car, en plus des spectateurs debout au bar en fond de salle, quelques uns sont mis sur un banc sur le côté de la scène. Manu, avec la voix chauffée du concert de midi, démarre par trois de ses chansons et plaisante envers les spectateurs … de la scène. Même si on a entendu ces titres le jour même, on ne se lasse pas d’un Galure, en forme, en solo au piano. Il accueille d’abord Nicolas Bacchus son producteur et complice de longue date avec lequel il chante en duo Fontaine, une jolie ballade, enregistrée en commun lors du premier album de Galure et que Bacchus a mis à son répertoire. La règle du jeu pour les invités semble être une chanson à eux et une chanson de Manu partagée avec lui. Galure accompagne Stef, sa collègue de Virage à droite, pour l’énergique Ode à mon cul. Puis ils font ensemble, La messe, chanson écrite par Manu que Stef va mettre dans son second album : une succulente histoire sur « Les petits sachets de poudre de flan à l’ancienne le flan des sœurs cisterciennes de l’Abbaye de la Coudre ». Pour la petite histoire il l’avait chantée, pour la première fois, à l’Annexe dans la banlieue parisienne devant un public parisien et deux « fans » toulousains le jour où il venait juste de finir cette œuvre, dans le train, à l’aller. Pour notre plaisir, Manu enchaîne avec deux chansons Galuriennes dont Que de la pluie reprise en chœur par le public tapant dans ses mains sur le refrain.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Il est rejoint par Marin « mon pote de randonnée » pour La Baleine de Galure, présente dans le répertoire sur scène de Marin. Celui-ci (le seul des artistes de ce soir dont Hexagone n’avait jamais parlé) chante une chanson curieuse de Boris Vian dans laquelle il excelle. Puis arrive Eric Lareine une figure de la scène toulousaine toujours imprévisible, « Je n’avais pas envie de faire une reprise, encore moins une chanson de Manu » alors il offre un nouveau texte qui n’est pas encore une chanson : On m’a confié le transport des songes, étonnante déjà. Et enfin Chouf, son « compagnon de route », le copain des Fils de ta mère et des Cotons Tiges groupe de reprises dans lequel ils jouaient dans leur jeunesse. Chouf interprète Les enfants de Louxor texte de Dimey, que Manu a mis en musique pour l’album précédent de Chouf puis sa chanson dédiée à sa grand-mère, prévue pour le prochain avec un joli petit accompagnement, apparemment improvisé, de Galure au piano.

Un Manu Galure omniprésent, en solo sur les chansons de son dernier disque, il chante en duo avec ses invités ou les accompagne au piano, raconte ses blagues, s’amuse avec le public. Un Galure content d’être là. Et un public ravi. Manu finit en habitant et revisitant L’aventure de Dimey. Ils reviennent bien sûr tous ensemble pour Le bon roi Dagobert de Galure. Une bien belle soirée.

A Minuit  Nuit de la Lune Gibbeuse à La Cave Poésie René-Gouzenne à nouveau.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Le temps d’une bière (ou deux …), à minuit et quart, Manu Galure et ses invités s’y remettent pour une session de chansons annoncées « lestes, licencieuses, croustilleuses et salées, galantes ou grivoises. Pour public averti et noctambule. » Un bonheur ! Manu démarre en offrant une tout autre version de la dernière chanson du concert précédent avec Le bon roi Dagobert qui « baisait à tort et à travers.» Au menu quelques classiques, quelques surprises voire des curiosités, des duos et des trios. Et quelques perles. Dont la version de La religieuse de Brassens par un Eric Lareine extraordinaire comédien interprète (« Et les enfants de cœur branlant du chef opinent / Et les enfants de cœur se masturbaient tout tristes ») finissant à l’harmonica en blues. Dont la prestation de Michèle Ryvairol, plus connue dans le milieu de la chanson toulousaine comme la présidente du festival Détours de Chant, qui pour moi est en fait la révélation de la soirée. Un duo un peu improvisé et très réussi avec Stef sur Les nuits d’une demoiselle. Et surtout un autre duo sur la chanson La clé dont j’apprendrai ensuite, avec surprise, qu’elle est de Georges Chelon. Galure nous offre un titre, fait parfois en rappel dans ses concerts solo, une perle jouissive sur une  « suceuse ventriloque »

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

« Trop pauvre pour m’offrir un orchestre tzigane Ou même pour m’offrir un simple accordéon Je cherche obstinément parmi les courtisanes Celle dont l’estomac renferme un orphéon ». On s’aperçoit donc parfois que certains ont juste à piocher dans leur propre répertoire pour trouver une chanson adaptée au thème de la soirée. Et Bacchus nous livre son succulent Filet mignon, recette de cuisine particulière.

Une ambiance décontractée, des bons mots qui jaillissent, un public qui participe. Un duo Bacchus / Stef, un autre duo Galure et Chouf dans le classique La fille dans le métro – repris en son temps par Renaud – les deux duos jouant sur les sonorités et les fins de phrase. Le trio Galure / Marin / Chouf reprend Le cul de ma sœur de Dimey. Dans les curiosités : Complainte du poil de cul texte de Jules Verne et musique de Galure, Bacchus dans un slam en alexandrin « Oh ! mon sexe tendu que je branle au matin », un petit impromptu de Lareine, Chouf sur La branlette reprise adaptée de La Bohème d’Aznavour (titre du répertoire de Marcel Dorcel et son orchestre de merde, depuis le temps que je voulais parler de ce groupe toulousain particulier dans Hexagone : merci Chouf !)

Une fin de spectacle un peu « spontanée » comme a dit Galure. Et bien sûr un final avec l’ensemble des participants., sur De profondis Morpionibus. Une soirée récréation, un moment particulier.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Vendredi 9 Langue de Boeuf, au bar L’Impro, concert gratuit.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Manu Galure et Chouf chantent leur répertoire respectif, entourés d’un certain nombre de musiciens, pour un gros bœuf « à la française ».  Le principe de ce concert : deux chansons de Manu puis deux chansons de Chouf ; quand Manu chante Chouf l’accompagne à la guitare, quand Chouf chante Manu l’accompagne au piano. Un petit endroit légèrement surélevé, fait office de scène, au fond de ce bar, tout en longueur, habitué aux sonorités jazz. Galure s’installe au piano électrique et commence avec Dragster : « Je ne veux pas être un cow-boy s’il faut tuer des indiens Je ne veux pas être un indien s’il y a un cow-boy dans le coin.» Un morceau boosté par la présence de la batterie, d’une basse et de la guitare électrique rouge de Chouf. Et c’est parti pour 1h40 de concert, sans intermède parlé. Le public, essentiellement composé de copains et d’artistes, arrive petit à petit. Trois à huit musiciens sur la scène ou tout au moins devant nous car les huit ne rentrent pas sur « la scène ». Dans les musiciens on reconnait ceux de Chouf et de Galure – j’apprendrai qu’ils jouent ou ont joué dans des formations jazz – : Kévin Balzan Dorizas à la basse, Guillaume Piques à la basse et au trombone, Simon Portafaix et Ugo Gary à la batterie. Puis viendront s’ajouter, sur un ou plusieurs morceaux, de façon prévue ou impromptue, Maïlys Maronne au clavier, Camille Artichaut à la clarinette, Lucas Lemauff au clavier, Gael Carigand à la batterie, Simon Barbe à l’accordéon et Mélanie Buso à la flûte. Les morceaux s’enchaînent dans un joyeux bazar et une ambiance décontractée. Un moment marquant consiste en la reprise de Boum de Trenet, avec la présence simultanée des trois batteurs, Simon Portefaix, Gary et Gaël Carigand (nota : ce titre sera joué cette semaine uniquement à cette occasion). J’ai aussi bien apprécié la clarinette de Camille Artichaut notamment sur Ramène-moi à la maison. Autre moment particulier : la chanson sur le bon roi Dagobert un peu à la sauce reggae accompagnée au trombone. Chouf en profite pour continuer à jouer / tester un nouveau titre de son album à venir : Sweet Baby Doll. Une luxuriante version de l’Aventure la voilà de Dimey, de plus de douze minutes, « en grande formation » avec quelques impros en solo, fournit le final du concert. Peut être, car comme dit le texte, : « Et quand on s’est tout dit il reste … la musique ».

Toi l’hexagonaute qui apprécies les clips de Galure, tu t’es longtemps posé la question pour Ramène-moi à la maison  : mais où sont-ils allés chercher ce chien comédien au look typique ? Et bien depuis ce concert j’ai la réponse : il passe les soirées de concert dans un panier aménagé sur le côté du bar L’Impro et la musique ne le perturbe pas …

De cette soirée, il me restera un moment plaisant, parfois un peu foutraque, un bon souvenir.

Samedi 10 et Dimanche 11 Le Grand FinalChez ta Mère.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Pour finir en beauté, une mise en place particulière, sièges dévissés et déplacés, piano au milieu de la scène, et public entourant l’artiste. Avec un Manu Galure, rayonnant et touchant, impliqué et spontané, loufoque et humain. Un soir un peu particulier, avec de la poudre de bonheur présente dans l’air, un petit moment de magie. Une superbe osmose entre l’artiste et le public. De mon point de vue, c’est en piano solo qu’il délivre ses prestations les plus marquantes, les plus prenantes pour les spectateurs. Il ne semble jamais autant à l’aise qu’en proximité très proche (!) avec son public. Et là, les spectateurs sont devant lui, de côté (et même derrière !) à moins d’un mètre. D’autant plus que, ce soir là, même dans un Chez ta mère plein à craquer les plus éloignés sont à moins de 5 mètres. L’interprétation de Je vais me refaire m’a particulièrement ému. Et, dans un genre très différent, il nous ressort Captain Ravage, de son disque précédent, chanson de scène, type bande dessinée ou film d’aventures. Il demande à une personne de faire « les effets spéciaux » : actionner un manche d’aspirateur pour envoyer de l’air. Le public se lâche et reprend chaque « Captain Ravage » comme il se défoulera sur Que de la pluie. Un concert solo de Galure c’est aussi ses blagues à l’humour décalé et efficace et le plaisir qu’il prend à jouer avec les réactions des spectateurs.

Photo Marion Ferfoglia
Photo Marion Ferfoglia

En rappel il fait venir Nicolas Bacchus puis Stef pour deux duos. Avec Nicolas, avant la chanson il se livreront à un petit échange de réparties réjouissantes. Puis ils nous offre, à nouveau, une version émouvante de leur chanson commune Fontaine qui fera venir quelques larmes aux yeux de Stef. Il fera « sa » chanson paillarde et réjouissante sur « la suceuse ventriloque. » Et Galure terminera comme le jeudi par L’aventure la voilà de Dimey. Une sacrée aventure que ce marathon de chansons et de concerts pour Galure.

Et un marathon fini là pour moi. Je pense avoir été le seul toulousain, voire la seule personne au monde (à part Manu lui-même ! et un photographe vidéaste dont c’était le job) à avoir suivi 6 concerts. Le lendemain, repos pour moi et c’est Marion (que certains appellent Micheline1) qui nous informe sur le concert du dimanche, le deuxième concert Chez Ta Mère. Même si Manu Galure se dit un peu fatigué à la fin de cette folle semaine, il offre au public un concert tout aussi intense et énergique que la veille. Et avec quelques bonus en prime, histoire de finir en beauté !  En cette période coupe du monde, il nous fait sourire avec C’est ça l’rugby  (la reprise des Frères Jacques déjà interprétée lors du premier concert le mardi). Avec Stef, Bacchus et Lucas Lemauff, le quatuor de Virage à Droite se reforme le temps de Réussir sa vie (chanson de Bernard Tapie ! ) sous les yeux stupéfaits des quelques spectateurs qui découvraient le concept de Virage à Droite (faudrait peut être leur dire qu’ils pourront apprécier le spectacle dans son intégralité à la Blackroom en décembre …) Puis dans un tout autre registre, Manu et Chouf chantent en duo Le petit bateau de bois, chanson nostalgique de leurs débuts, dédicacée aux spectateurs les plus fidèles. Un très beau moment. Et puis, c’était aussi une soirée particulière pour les habitués de Chez ta Mère, car c’était la dernière de Chloé, la barmaid, Mlle Son & Lumière qui quitte le café pour de nouvelles aventures. Une soirée riche en émotions.

Merci Marion ! Je reprends la plume pour terminer. Cette semaine marathon était annoncée : avec des surprises, des invités, des nouveautés, et … des chansons.  Je peux ajouter : avec de l’émotion, du plaisir, de la créativité, de la démesure, de la convivialité. Quand je pense à tout ce que tu as manqué je me sens un peu beaucoup privilégié. Cette semaine de concerts, véritablement à part, restera ancrée dans les meilleurs moments de l’année. Chapeau Galure ! (oui il ne faut pas être en Haut de (sa) Forme pour dire cela mais après une semaine de concert on peut être fatigué …).  Chapeau pour l’idée et pour sa réalisation.

Après le premier de ses deux concerts Chez ta mère, il me dira avoir envie de refaire cela l’année prochaine dans des endroits encore différents. Chiche !

Un mois de novembre intense à Lyon et dans le Rhône

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Photo Yann Orhan
HF Thiéfaine – Photo Yann Orhan

Il est vraiment compliqué ce mois de novembre à Lyon pour tout le spectacle vivant. La rentrée s’éloigne et toutes les équipes fonctionnent maintenant à plein régime dans toutes les salles de spectacles. Et puis le mois prochain, en décembre, on va commencer par la Fête des Lumières qui attire à Lyon plusieurs millions de visiteurs puis, tout de suite après ce sont les fêtes de fin d’année. Pas vraiment facile de trouver de bonnes dates pour remplir des salles dans ce contexte. Enfin en janvier, on entre vraiment dans l’hiver. On est alors à la merci d’une chute de neige, d’une soirée de pluie et de grand froid ; il faudra alors être courageux et motivé pour quitter la télé et la chaleur du foyer.

Conclusion : en novembre on va faire le maximum pour trouver une place pour les artistes importants, soigner les bons amis et tenter de réussir les plus belles soirées de la saison hivernale. Johnny va donc remplir l’immense Halle Tony Garnier pendant trois soirées. Souchon et Voulzy en feront sans-doute autant fin novembre. Thiéfaine s’installe dans l’immense salle 3000 du côté du Centre des Congrès le 13 novembre. Le Radiant de Caluire, de son côté, invite La Grande Sophie le 4 novembre mais aussi Michel Jonasz en quartet, Boulevard des Airs, Coeur de Pirate, Caravan Palace, Christophe Willem et Vianey. Que peuvent faire de leur côté les salles de moindre envergure et les lieux plus intimes où la belle chanson va prendre ses quartiers d’hiver ?

En ce mois de novembre, mon premier coup de cœur est pour Alexis HK qui chante Brassens au Polaris de Corbas. J’aime beaucoup cet artiste dans son propre répertoire et je me régale par avance de le voir explorer à sa façon le répertoire du grand Georges pour son spectacle «Georges & moi» qu’il a conçu avec l’aide de François Morel, une référence.

lyon-21-10-2015-@david-desreumaux--6A la Salle des Rancy, plusieurs beaux rendez-vous sont annoncés en novembre. On commence par Presque Oui les 6 et 7 novembre avec Sarah Mikovski en première partie le 6, de retour de sa belle victoire à Vive la Reprise 2015. Suivra ensuite le groupe Sur les mains les 20 et 21. Mais ici, l’événement, c’est incontestablement le programme des 3 soirées de « découvertes d’artistes indépendants, servies avec l’apéro, la grignote et la bonne humeur offerts par le magazine FrancoFans et Le TerrierProductions.» On reviendra prochainement plus en détail sur ces soirées mais on peut déjà annoncer qu’elles nous proposent avec Agnès Bihl, des rencontres avec 5 autres artistes qu’on n’a pas encore vus très souvent sur les scènes lyonnaises.

Le Cri de la Poule est un jeune festival qui s’installe pour la seconde fois à la salle Léo Ferréles 27 et 28 novembre. On y annonce la présence de Claire Sabbagh et des Enculettes.

Une salle où la chanson française est très rare, Toï Toï le Zinc de Villeurbanne propose exceptionnellement un concert le 20 novembre avec David Lafore et Erwan Pinard. Erwan, je l’avais rencontré pour Hexagone en juillet dernier et c’est bien sûr un solide pilier de la scène lyonnaise. Je connais peu David Lafore mais les divers avis avisés recueillis ça et là donnent envie d’aller le voir et de découvrir pour l’occasion le Toï Toï.

A A Thou Bout d’Chant, Ben Mazué a très rapidement fait salle comble. On pourra donc y écouter les Tit’Nassels, Kacem Wapalek, La Lue, Maggy Bolle mais aussi les Funky Sardines de Mélisse Bernad avec qui je me suis entretenu pour Hexagone après sa victoire au dernier tremplin d’A Thou Bout d’Chant. La jeune scène lyonnaise sera également bien représentée avec Yannick Aime et un duo dont j’ai beaucoup apprécié la prestation lors du dernier tremplin d’A Thou Bout d’Chant, le Voyage d’Aédé avec Matthieu Chevalet à la guitare et Marie Ferrier au chant. Tous deux grands voyageurs, ils se sont formés à l’Ecole Nationale de Musique  de Villeurbanne, comme beaucoup de jeunes artistes installés à Lyon.

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Le Voyage d’Aédé

A Agend’Arts, à la Croix-Rousse, la programmation du mois est aussi très riche. On y retrouvera des artistes essentielles de la scène lyonnaise, Claudine Lebègue, Hélène Grange et Caroline Personne. Mais on vient parfois de loin jusqu’à Agend’arts. C’est le cas des jeunes jurassiens de l’Homme S’Entête mais aussi de Delphine Keryhuel avec son goupe Delly’K. En d’autres temps Delphine a créé et animé l’Art en Bar, un lieu emblématique de La Roche sur Yon qu’elle a confié depuis à d’autres mains pour se consacrer à une belle carrière artistique.

Deux artistes importants sont également de passage à Lyon en novembre. Claire Diterzi avec ses « 69 battements par minute » sera au Théâtre de Vénissieux le 13 novembre, un projet hors norme mêlant vidéo, dessin, photo-montage, musique sur des textes du dramaturge argentin Rodrigo García. Et puis il y a Oldelaf qu’Hexagone est allé voire au Zénith à Paris. A Lyon, dans des salles à l’échelle plus modeste, il sera de passage 2 fois en novembre. Le 13 novembre il sera à La Mouche, le théâtre de Saint Genis Laval en formule acoustique et intime. Il occupera ensuite la scène de l’Espace Gerson, du 25 au 28 novembre, avec son compère Alain Berthier pour leur « Projet Michel Montana », «un colloque festif et poignant » annoncent-ils, un spectacle d’humour et de chanson très certainement.

Photo Micky Clément
Claire Diterzi – Photo Micky Clément

Le mois de novembre est aussi le mois du Beaujolais Nouveau et c’est également celui du festival des Voix Nouvelles en Beaujolais. Cette coïncidence est-elle le fruit du hasard ? Nous le saurons très prochainement car j’ai parlé de ce festival avec Alain Moreau, son directeur et fondateur, pour Hexagone évidemment…. un entretien à paraître très bientôt sur ces pages.

Pour finir, je choisirai trois dernières dates :

– le concert en appartement d’Evelyne Gallet le 7 novembre, à réserver de toute urgence. Dans un appartement du 1er arrondissement de Lyon, elle proposera son répertoire actuel et certainement aussi quelques unes des plus anciennes dont on avait parlé ensemble pour Hexagone en septembre.

– la soirée festive de la salle des Valseuses dans les pentes de la Croix-Rousse, avec Tournée Générale le 12 novembre.

– l’excellent toulousain Guillaume Barraband que j’ai admiré l’an dernier à A Thou Bout d’Chant est de retour pour une soirée à Villeurbanne le samedi 21 novembre (programmé par Bubble Art) au Loft’Art.


Réservations et renseignements  :
– Thiéfaine : http://www.thiefaine.com/concerts/
– David Lafore/Erwan Pinard : 09 51 90 85 04 /06 86 74 63 74
– Claire Diterzi : 04 72 90 86 68
– La Grande Sophie :  04 72 10 22 19
– Oldelaf à l’Espace Gerson : 04 78 27 96 99 Email : contact@espacegerson.com
– Le Voyage d’Aédé : 07 56 92 92 89
– Alexis HK : 04 72 51 45 55.
– L’Homme s’entête et Delly’K : 09 51 62 58 77
‘- Evelyne Gallet : 07 77 03 02 25
– Soirées Francofans : 04 78 60 64 01
– Tournée Générale : 09 51 19 97 19
– Le Cri de la Poule : 04.78.42.48.71
– Guillaume Barraband : 06 03 78 64 68


Photo de Une : L’homme s’Entête par Thierry Laroche

Vive la Reprise 2015, une paix des braves ?

J’ouvre mon dico et je cherche le mot « tremplin. » Je lis : « Planche semi-élastique, facilitant les impulsions d’un gymnaste. » Me voilà renseigné. Un artiste, c’est un gymnaste. La discipline – en l’occurrence la chanson – est complexe, réclame de l’entrainement, pas mal d’abnégation, du travail et aussi quelques accessoires pour permettre cette essentielle impulsion.

Sarah Mikovski - Photo David Desreumaux
Sarah Mikovski – Photo David Desreumaux

Les tremplins en chanson, c’est donc comme en gymnastique. Une sorte de catapulte, en plus modeste. Tous les artistes peuvent concourir, peuvent participer, et en ce sens, tous les participants sont un peu gagnants. Tout le monde a droit à son petit bout d’élan, à sa petite impulsion, plus ou moins grande, visible, en fonction du parcours dans ce fameux tremplin.

Photo David Desreumaux
Guilam – Photo David Desreumaux

Hier soir, c’était la finale de Vive la Reprise. Vingt-et-unième édition d’un tremplin organisé par le Centre de la Chanson, association sise à Paris et visant à aider les jeunes (ou moins jeunes) artistes en émergence. Le principe est le suivant. Chaque candidat chante 3 chansons. Une de son propre répertoire, une reprise libre du répertoire patrimonial dirons-nous et une reprise piochée dans l’oeuvre du parrain / marraine de l’édition. Pour la session 2015, ce sont Les Ogres de Barback qui étaient à l’honneur. Chaque finaliste chante ses chansons. Huit finalistes issus de qualifications nord-et-parisiennes, du sud-ouest et du sud-est. Ensuite, le jury va délibérer dans son coin. Cette année, le grand sachem du Jury, c’est Claude Lemesle. Du sachem à la Sacem, il n’y a qu’un pas… Un gars qui a plus souvent tricoté que reprisé des chansons faut dire.

Photo David Desreumaux
Zoé Malouvet – Photo David Desreumaux

Je te donne les noms des 8 finalistes. Pour Paris et alentours : Geneviève Morissette, Zoé Malouvet, Danny Buckton Trio et Gauvain Sers. Pour le sud-ouest, Au creux de l’A et Guilam. Pour la région sud-est, Anissa et Sarah Mikovski. Il y avait un niveau de très bonne tenue, des candidats avec de sérieux arguments à faire valoir dans différentes catégories, différents styles de la chanson. Beaucoup de spectateurs s’amusaient à dire durant les délibérations qu’ils n’aimeraient pas être à la place du jury, tant le choix n’était pas simple. Et présentait plus d’embarras que d’évidences. Ouais ouais, pas faux mais quand même. Il faut, certes, regarder le tremplin pour ce qu’il impose mais il faut aussi déborder le cadre strict de l’exercice de la reprise. Sur l’ensemble des candidats, toutes et tous étaient à peu près dans la même fourchette d’âge. En revanche, toutes et tous ne sont pas au même stade d’avancement dans leur projet artistique.

Photo David Desreumaux
Geneviève Morissette – Photo David Desreumaux

Hier soir, Danny Buckton Trio (photo de une) était clairement au-dessus de la mêlée. Le public – notamment – l’a bien ressenti et son vote va dans ce sens. Derrière, habitués à fouler les planches, Geneviève Morissette et Gauvain Sers ont fait montre de leur maitrise scénique, de leur capacité à rivaliser dans les textes avec leurs parrains notamment. Souvent chez nos finalistes, si le niveau d’interprétation était très bon, c’est sur la création originale que la différence se faisait sentir.

Photo David Desreumaux
Gauvain Sers – Photo David Desreumaux

Cela ne semble pas être l’argument retenu par le jury qui a attribué à la très jazzy et amusante Sarah Mikosvski son grand prix. Elle semblait elle-même surprise. De même, assez surprenant, le prix de la meilleure chanson a été attribué aux toulousaines d’Au creux de l’A présentant une formule qui joue sur l’aspect chanson du monde teintée de reminiscences médiévales. Il faut avouer que si les 2 filles n’en sont encore qu’à l’esquisse de leur projet, le résultat est étonnant et prometteur. Alors, que penser du résultat ? Danny Buckton de Paris empoche le prix du public, de l’interprétation et le coup de coeur des pros. Au Creux de l’A de Toulouse remporte le titre de meilleure chanson alors que la lyonnaise Sarah Mikovski s’octroie le grand prix du Jury. Quand pas mal de méchantes langues faisaient peser des soupçons de parisianisme sur l’organisation du tremplin, ce choix du jury serait-il une paix des braves ?

Photo David Desreumaux
Anissa – Photo David Desreumaux

Claude Lemesle, en homme sage et d’expérience introduisait les résultats de la façon suivante : « En 1952, à Knokke-le-Zoutte, en Belgique, a eu lieu un grand concours. Il y avait 28 candidats. Et celui qui est arrivé 27ème était un chanteur avec une moustache. Il s’appelait Jacques Brel… Comme quoi, il ne faut pas s’arrêter à ces résultats, ça ne présage en rien de la suite des carrières. » Lucide Lemesle. Hexagonaute, je t’invite a être ton propre juré de la soirée. Tu trouveras dans la vidéo ci-dessous un extrait de chaque chanson de chacun des candidats. N’hésite pas à me dire pour qui tu aurais voté. Si tu avais voté. Mais tu verras, je te le redis, tous étaient bons, très bons et tout cela augure un bel avenir de la chanson d’expression dans notre langue de Brassens.

Photo David Desreumaux
Au creux de l’A – Photo David Desreumaux

ACP La Manufacture en novembre

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La prog de novembre à la Manufacture Chanson. Un autre endroit à Paname qui vaut le déplacement. Petite salle sympa d’une cinquantaine de places, bien équipée et des artistes émergents à découvrir. Toujours en résidence ce mois-ci, je t’invite à courir voir Missonne si tu ne l’as pas encore vue, tu ne regretteras pas !


affiche_120055.thumb1000n0.1445246817VALHÈRE « LA MAISON ROUGE »
04, 06, 07, 18, 20 et 21/11/2015 – 20h30 à 22h30
Espace Christian Dente
« Valhère a écrit les XII Chants dans une étrange maison landaise isolée du reste du monde. Douze chansons du genre rock français, composés avec ses partenaires du premier album « Attrape-moi ». Les XII Chants s’adressent aux amoureux d’une musique dont les ambiances sont sculptées dans la pierre et dont les textes creusent l’humain avec une poésie tranchante.

Elle a ensuite prolongé ses textes de chansons jusqu’à en faire un roman, en créant une rencontre entre ces douze titres ; Valhère a décidé de les faire vivre tous ensemble pour voir ce qu’il en ressortirait, les personnages, les ambiances… C’est ainsi qu’est née La maison rouge, 12 chants, un chapitre par chanson illustré de ses aquarelles.

Les chansons et les lectures s’alterneront tout au long du déroulement de l’histoire, au travers de plusieurs décors peints projetés sur trois écrans. Valhère utilise aussi des objets qui viennent enrichir le climat, des chants d’oiseaux, la pluie, le vent… Ghislaine Lenoir assure la mise en scène. »)


MISSONNE EN RÉSIDENCE

09/11/2015 – 20h30 à 22h30
Espace Christian Dente

Missonne, une chanteuse épastouflante

Musicienne, Auteur- Compositrice et Interprète depuis son plus jeune âge, elle fait sonner son piano et son saxophone, bercée par des influences jazz héritées de son père.

Initialement compositrice de musiques instrumentales, elle se découvre vite une passion pour la chanson, s’accompagnant toujours au piano.

Elle allie aujourd’hui une expérience confirmée du chant à une solide compétence musicale, auxquelles s’ajoutent un goût prononcé pour l’expression comique et un talent créatif très original.

Son univers, c’est la chanson française « fantastico-humoristique »,  pleine d’imitations de personnages cyniques, croustillants et loufoques.  Corsées d’humour noir, ses compositions sont accompagnées  d’histoires dérisoires ponctuées de chansons souvent émouvantes, toujours truffées d’imaginaire.

Elle présente actuellement sur la scène parisienne et dans divers cabarets un spectacle musical très apprécié des mélomanes et amateurs de chansons populaires.


PARITÉ MON Q
11/11/2015 – 20h30 à 22h30
Espace Christian Dente
Au croisement de la Maîtrise de Radio France et des néons des salles de gardes,
A la frontière entre les Petits Chanteurs à la Croix de Bois et le Carnaval de Dunkerque,
Pile au centre du milieu des Chœurs de l’Armée Rouge,
Un poil juste à côté des Barbershop,
Pas loin de la Close Harmony,
Grivois, beaucoup,
Classe, toujours,
Enfin presque…
…Parité Mon Q

L’élégance vocale

Avec Olivier Andrys, Geoffrey Bailleul, Brice Baillon, Louis Lefebvre, Joël Legagneur, Martin Le Ray et Benjamin Riez
Sous le regard attentionné et féminin de Charlotte Gaccio


PLATEAU IDF : TROVA NOVA + OTTILIE [B]

13/11/2015 – 20h30 à 22h30
Espace Christian Dente
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Trova Nova

Trova Nova est un travail vocal inspiré de la Nueva Trova, du Feelin’ et du Son Cubain, qui revisite avec malice un répertoire varié agrémenté de compositions originales.
Rencontrés à Paris dans divers projets musicaux, Rosa Ines, Carlos Miguel et Anthony mettent en commun leur passion pour le style vocal latin aux riches harmonies, aux textes poétiques et à l’ambiance rétro.
Le Crooner, le Guitare-héro et la Señorita nous invitent au voyage dans le temps, les rêves et les paysages ensoleillés.
www.trovanova.tumblr.com


Ottilie [B]

Histoires d’O Deux (Poésie sonore et visuelle)
En à peine plus d’un an, Ottilie [B] a fait un sacré bout de chemin… En septembre 2012, elle enregistre Histoires d’O2, son premier album, sorti en mai 2013. Un travail sur la dualité, une ode à la liberté de choix, un opus suspendu à l’équilibre fragile de la vie… Histoires d’O2 retient l’attention de la presse, il est sélectionné parmi les dix premiers albums de l’année 2013 dans le cadre du prix Télérama-France Inter. L’aventure continue…
Ottilie, qui arpentait les scènes en solo, intègre au projet deux musiciens multi-cartes : Didier Simione et Christophe Charlemagne. Cette exploration de son univers en trio est arrangée et co-dirigée par Nicolas Repac (Arthur H, Label No Format !) qui rejoint également le projet. La version live intègre un habillage multimédia créé par le collectif Adrénaline / Dopamine, testé pour la première fois en public, en mars 2014, au Théâtre Durance. Auteur, compositrice et interprète, Ottilie [B] joue avec les codes et les références pour mieux les détourner. Sa voix fragile et puissante ainsi que ses textes qui unissent poétique et musicalité des mots, oscillent entre sensualité et provocation. Un univers singulier qui marque une carrière florissante.
http://ottilieb.wordpress.com


LADYBOY (ET CYRILLE FROGER EN 1ÈRE PARTIE)

25/11/2015 – 20h30 à 22h30
Espace Christian Dente
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En partenariat avec FairplayList, dans le cadre du Festival de Ménilmontant

LadyBoy est un disque qui vogue entre rêve et réalité, l’histoire d’un homme qui veut devenir celle qu’il aime.
LadyBoy est mi-homme, mi-femme. Il glorifie la femme qu’il aime jusqu’à la névrose. Il questionne la sexualité découvre de nouvelles envies, s’interroge sur la dualité des genres.
LadyBoy, c’est une histoire d’amour onirique, un archipel lointain, une odyssée gainsbourienne, un voyage à Osaka, un rendez-vous mystérieux, un verre de saké, une rue, un retour aux années 50, une brodeuse, une métamorphose…
LadyBoy est un collectif d’artistes. Autour de ce personnage gravitent Olivier Hazemann (ex-Kalash), Sébastien Martel (Piers Faccini, -M-, Camille), Xavier Courteix, Marcel Kanche (-M-, Vanessa Paradis), Chloé Poizat, Gianpaolo Pagni et bien d’autres. »
www.ladyboy-project.com
Cyrille Froger en 1ère partie
Il est des mots qui sonnent – Il est des sons qui donnent – des chansons qui résonnent.
Poils s’érrissent – poings se serrent – des larmes coulent – silencieuses…
Entre Allain Leprest, Brel et Ferré
Cyrille chante des chansons pleines de douce amertume.
https://www.facebook.com/balthazar.vandael


LES FRÉROTS

27/11/2015 – 20h30 à 22h30
Espace Christian Dente
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« Des frérots, des poteaux
Pas de sang mais de sens
Pas l’même ADN dans les veines
Mais le même oui à la vie même » in « Les Frérots » ©Arnaud Roman
Cette phrase présente bien l’univers des frérots. C’est un spectacle à 2 voix et 1 piano où transparaît tendresse, complicité, jeux, émotion, rire.
À travers un répertoire de chansons imaginéaires, Gino et Arnaud revisitent fraternellement le patrimoine de la chanson française à textes rares d’auteurs tels Dimey, Boyer, Louki et d’interprètes tels Piaf, Fernandel…
Cependant, leur tour de chant ne se veut en rien nostalgique et ils chantent aussi nombre de leurs contemporains comme Leprest, Paccoud, Sarcloret, Polo, Schwartz tout en proposant leurs propres compositions.
C’est un spectacle où grâce à la symbiose de deux voix et de deux mains sur un clavier, le spectateur se prend à visiter à son insu toute la palette des sentiments.
« C’est vraiment à croire que si ces deux là n’étaient pas frères, ils seraient nés ensemble sur une scène ! »
www.les-frerots.com


 INFOS PRATIQUES

Espace Christian Dente
d’ACP la Manufacture Chanson

124 avenue de la République
75011 Paris
M° Père Lachaise


Concerts à 20 h 30

Attention !
Fermeture des portes à 21 h


Prix des places

• 15 € plein tarif

• 12 € tarif préférentiel (+ de 70 ans et détenteurs du « PassCulture11 »)

• 10 € tarif réduit (étudiants, moins de 26 ans, demandeurs d’emploi, collectivités, partenaires et membres « Scopain » d’ACP la Manufacture Chanson)

• 3 € tarif abonné (Ce tarif s’applique uniquement à partir de 19 heures 30 le jour de chaque représentation aux personnes ayant acquitté un forfait « abonnement » de 30 € pour la saison en cours et en fonction des places disponibles)

Garance, t’es rock cocotte !

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Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Quand elle était petite, Garance a baigné dans les Bobby Lapointe, Renaud, Le Forestier et Souchon de papa et maman. Ça imprègne, il faut croire, car maintenant qu’elle est toujours petite mais bien plus grande, elle montre que les chiens ne font pas des chats. Que le virus de la chanson, c’est comme la potion chez les Gaulois, quand tu tombes dedans petit, tu es servi pour le restant de tes jours !

Garance vient de là, mais la chanson comme acte professionnel, c’est en seconde intention qu’elle arrive. Au départ de sa jeune genèse, Garance Bauhain, à l’état civil, se projetait certes sur des planches, mais davantage sur celles d’un théâtre à déclamer les textes des autres, sous les ordres des autres. Qui a vu Garance sur scène comprendra vite que ces restrictions et engoncements n’étaient pas faits pour accomplir et épanouir une jeune personne éprise de liberté et de simplicité…

Exit donc le Cours Florent et les très hypothétiques scènes nationales et direction la chanson ! « La chanson m’apportait l’aspect ludique. Je trouve ça moins douloureux, plus sain, simple, moins prise de tête et surtout beaucoup plus direct avec le public. Je pouvais dire aussi très simplement ce que je voulais dire et le transmettre directement à quelqu’un. La chanson est aussi accessible à une majorité, ce qui n’est pas exactement le cas du théâtre » justifie Garance.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Son saut dans la chanson, Garance ne va pas le faire le seule. Et à vrai dire, elle n’en est pas franchement à l’initiative. C’est plutôt son pote, Brams, qui vient la déloger un beau jour de 2006 alors qu’elle séjourne chez ses parents dans le Poitou. Il ne lui propose pas la botte comme dans une chanson de Renaud mais plutôt l’idée de la rejoindre à Paname « dans 3 mois », pour chanter et faire des concerts ensemble. Roule ma poule, l’histoire est partie. Les deux lascars vont écumer toutes les terrasses de cafés possibles durant l’été.

Cette association à deux têtes officiant sous le matricule de « Garance et Brams » engendrera un disque, Repose ta veste, vendu sous le manteau. Puis Brams ne valse plus et quitte le duo. Garance se retrouve à ce moment-là en duo toute seule.

C’est dans cette formation solitaire que Garance entame une série de concerts en 2008, avant de sortir son premier album (8 titres), sous son seul nom, en 2010. Ce galop d’essai, qui renferme l’incontournable Hermione, laisse apparaître les facettes et les couleurs de Garance. On lit derrière une apparente fragilité la détermination d’une auteur-compositeur-interprète à en découdre avec ses pairs. Garance ne mâche pas ses mots, elle ne les crache pas non plus mais elle est les pèse et les expédie. L’écriture de cette fille bien dans ses baskets et dans son époque sait aussi se faire tendre et causer sentiments sans mièvreries.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Dès lors, Garance ne passe pas inaperçue. Elle participe à de nombreux tremplins et décroche pas mal d’honorifiques timbales qui pousseront le très fin Philippe Meyer à prononcer les mots suivants lors de sa célèbre et culte émission, La prochaine fois je vous le chanterai : « Garance est absolument couverte de récompenses les plus considérables mais il est vrai qu’aujourd’hui on crée des récompenses souvent pour faire valoir ceux qui les donnent plus que pour faire valoir ceux qui les reçoivent. Tel n’est pas son cas, elle vient du théâtre et elle a à la fois ce sens de la construction de la chanson comme une petite pièce et en même temps cette capacité à l’interpréter. » Adoubée, entre ici Garance Bauhain.

Garance continue à se produire en solo mais à partir de 2013, elle revisite et augmente la formule en intégrant bassiste, guitariste et batteur pour étoffer et varier les plaisirs. Les morceaux s’électrisent, les ambiances et les sonorités vont batifoler davantage dans le lit du rock. C’est dans ce prolongement que le second grand EP (petit album de 7 titres), Les idées rock, sort au printemps 2014. Il confirme tout le bien que l’on pensait de Garance et l’on peut mesurer les progrès accomplis depuis le premier album. Garance, toujours douée d’un profond sens mélodique, s’affirme, appuie ses textes et ne rechigne pas à prendre la parole politique comme sur Mes Cheveux blancs.

En quelques années, Garance a su investir un terrain de la chanson féminine à texte qui compte encore difficilement les sérieuses prétendantes. Mélodiste à coup sûr et fine observatrice de son temps, elle s’impose comme une artiste sensible qui donne la pleine mesure de son art sur scène. « Au jour le jour, je démarche, je cherche des dates pour jouer en solo ou en groupe. Si je jette un coup d’œil en arrière, je me rends compte tout de même que c’est de mieux en mieux de ce côté-là d’année en année. J’ai vraiment envie de jouer le plus souvent possible et ce qui me ravit c’est que plus ça va et plus il y a de belles dates qui arrivent, dans de chouettes endroits avec des gens qui te font confiance » explique Garance. Ces gens, on les comprend.

Beau temps en novembre sur la scène chanson à Toulouse !

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Comme annoncé, le mois d’octobre a été magnifique dans les lieux de concerts toulousains. Comme d’habitude, je suis allé voir la totalité (ou presque) des concerts de ma sélection et j’ai pris beaucoup de plaisir. J’ai juste raté Clarika pour cause d’avion qui voulait rester à Paris et Mr Roux pour cause de weekend transalpin. Le must c’était, bien sûr, la tournée des grands ducs de Manu Galure, et le concert anniversaire de Wally. Mais il est possible que je te parle rapidement des autres concerts et artistes marquants vus. Et si octobre a été magnifique, novembre va encore être très beau. Ce n’est pas encore l’hiver, ne reste pas enfermé. Regarde-moi cette sélection alléchante et éclectique : la nouvelle création d’Hervé Suhubiette autour de Brigitte Fontaine, les découvertes du Mégaphone Tour, le retour au Bijou de Lior Shoov dans un autre spectacle et celui de Valerian Renault, le premier passage de Valentin Vander (en photo de une de l’article), des artistes toulousains évidemment, une comédie musicale autour des chansons de Renaud et les incontournables Fils de ta mère qui chantent Juliette. Ce mois ci, je te parle d’abord de la programmation riche de mes trois lieux préférés et puis j’élargis aux autres scènes toulousaines.

Rappel : pour te donner envie de voir ces concerts, un clic sur le nom du groupe et tu te trouves sur le site ou sur le dernier article publié, un clic sur le nom du lieu et tu obtiens son site pour les infos pratiques.


Chez ta mère : Avant  un festival comme un bouquet final en décembre, Chez ta mère propose ce mois ci une programmation éclectique.

Tournée-1-megaphONE

6 Novembre : Mégaphone tour avec Jesers + HildebrandtBertrand Louis. Le Mégaphone tour est un dispositif d’aide à l’émergence et au développement par la scène des talents de demain. Hexagone était présent, l’an passé, au premier passage du Mégaphone tour Chez ta mère. La collaboration entre ce lieu et le Mégaphone tour continue cette année : après les sélections Sud Ouest voici la tournée. Le triple-plateau accueillera Bertrand Louis, Hildebrandt et Jesers. Ils passeront au Café Plum (81) le lendemain 7 Novembre et termineront la tournée Sud-Ouest les 20 et 21 Novembre au Limonaire à Paris.

15 et 16 novembre : Dalele (Toulouse). J’avais découvert et apprécié Dalele et ses musiciens, entre 2011 et 2013, dans son précédent spectacle Café Quincaille, vu à plusieurs occasions. Elle revient désormais dans son nouveau spectacle Réussir ses échecs amoureux avec un musicien de plus et une thématique qui concerne beaucoup de monde …

Fils-chantent-juliette19 novembre : Valentin  VanderDe passage il y a quelques mois sur Toulouse, un soir tard Chez ta mère, devant le bar, il prit une guitare pour chanter une goguette. Plébiscité, il a fait une autre goguette et deux chansons à lui. Depuis,  on attend le concert complet, dont, petit veinard, Hexagone t’a déjà parlé ici

Du 20 au 22 novembre Les Fils de ta mère chantent Juliette. Après le savoureux Les Fils de ta mère chantent Boby, le collectif s’attaque au répertoire de Juliette. Si tu les a déjà vu ou si tu as lu une de mes chroniques sur eux, tu sais qu’il ne faut pas rater un seul de leur cabaret chanson. Pour Boby Lapointe, ils étaient cinq sur scène avec quatre chanteurs (voire cinq !). Que nous réservent-ils cette fois ?


Le Bijou : Comme chaque mois, une belle programmation qui doit te donner envie de venir plusieurs fois.

Photo David Desreumaux
Jérémie Bossone Photo David Desreumaux

12 et 13 Novembre Valérian Renault. Découvert comme chanteur de Vendeur d’enclumes, il est passé d’un groupe foisonnant musicalement à un solo guitare voix. Déjà vu et apprécié au Bijou, j’y retourne.

17 novembre le rendez-vous mensuel des auditions publiques Osons. En octobre, c’est Lucien la movaiz graine (je t’en ai déjà parlé en septembre comme une découverte Hexagone) qui a remporté le vote coup de cœur du public avec des extraits de son spectacle solo. Et ce mois-ci, on peut noter la présence de Joséfa (une autre découverte Hexagone), elle aussi en solo.

24 et 25 novembre : La boca abierta avec Lior Shoov et Anne Kaempf. Lior Shoov, un de mes coups de cœur des derniers mois : je t’ai évoqué son concert au Printival et celui au Bijou l’an passé. La boca abiertaLa revoilà au Bijou, mais dans un second et surprenant projet : La Boca Abierta. Annoncé comme du Théâtre Physique et Musical. Je n’en sais pas plus mais/et … j’y vais.

26 et 27 novembre : Jérémie BossoneCet artiste, apprécié et souvent évoqué sur Hexagone, a l’air d’aimer Toulouse et sa région. Après le Grand Rond en début d’année, Jérémie Bossone est venu sur la scène de Chez ta mère fin septembre  pour découvrir celle du Bijou ce mois-ci avant d’aller chanter le 29 septembre près de Montauban.


Théâtre du Grand Rond : les apéros concerts

chouf-12-08-2015-@michel-gallas-12Du 10 au 14  novembre à 19h : Chouf

Je ne vais pas te présenter Chouf, je crois l’avoir déjà l’avoir fait plusieurs fois. Après trois années passées à déambuler dans son Hôtel des fous, Chouf va sortir en février 2016 un nouvel album.  En habitué d’un lieu qui le suit et le programme depuis ses débuts, il vient, en solo et pendant cinq jours, te faire découvrir ses nouvelles chansons. On s’y voit ?  J’ai prévu d’y aller deux fois.


Les autres salles : après la programmation de mes trois salles fétiches, voici un petit tour des lieux culturels qui offrent de temps en temps, et c’est le cas ce mois-ci, de belles affiches chanson.

B comme Fontaine

Espace Croix Baragnon  le 26 novembreB. comme Fontaine avec Hervé Suhubiette, Ferdinand Doumerc, Lucas Lemauff, Eugénie Ursch. Une  création alléchante autour du répertoire de Brigitte Fontaine. Voici ce qu’annonce le programme du lieu :  Quatre chanteurs-musiciens (à moins qu’ils ne soient musiciens-chanteurs) se jettent avec grand appétit sur l’univers de Brigitte Fontaine pour le recuisiner à leur manière avec un zeste d’insolite : voix solo ou polyphonies, violoncelle, saxophones, claviers, percussions, accordéons, xylo, matières sonores…

En juin j’ai traité Hervé Suhubiette de « généreux », suite à ses cinq spectacles différents du premier semestre car il n’a de cesse de créer des spectacles nouveaux, souvent pour une représentation unique. Depuis, en Septembre, il nous a régalés avec Les chansons des autres n° 2, et déjà il nous propose un nouveau spectacle, une nouvelle création. Bien sûr, j’y serai.

ptit monde de RenaudSalle Nougaro 17 novembre : Yves Jamait présente son dernier album avec en première partie : Lili Cros & Thierry Chazelle . J’ai adoré cet été Jamait chante Tachan et j’apprécie beaucoup ses qualités d’interprète. Mais je n’irai pas le voir. La raison ? c’est complet depuis plus d’un mois ! 

Odyssud 2 et 3 Novembre : Le P’tit monde de Renaud par la Troupe du PhénixL’admirateur de Renaud que je suis a fortement apprécié ce spectacle à l’été 2014 à Avignon. Une comédie musicale qui met en scène les personnages et les chansons de Renaud, interprétés par six comédiens-chanteurs et trois musiciens. Beaucoup de chansons (d’extraits souvent) issues essentiellement de la première partie de la discographie de Renaud. Une histoire inventée qui montre l’amour et le respect des auteurs de la comédie musicale pour le chanteur et son univers. Un spectacle musical réussi, drôle, généreux et tonique.

A noter dans le même lieu le 4 novembre Dominique A présente Eléor son dernier album.


Et au mois prochain pour de nouvelles aventures …

JePh, reportage vidéo au Connétable

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On était allés voir Jeph lors de sa première au Connétable, tout début septembre. Je t’en avais causé ici pour t’en dire le plus grand bien. Le garçon de Tournée Générale lance son projet solo. A en voir le monde qui accourt tous les mercredis dans l’antre de feu Fanon, on n’est pas les seuls à apprécier. Ça valait largement une seconde visite. Cette fois-ci, c’est armé de ma caméra que je suis allé à la rencontre du plus parisien des vosgiens. Moteur !

Photo David Desreumaux : Alexandrine Elle en train de croquer JePh


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