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jeudi, avril 15, 2021

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En Avril à Lyon

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Photo David Desreumaux
Emilie Marsh – Photo David Desreumaux

Avril est un mois particulièrement dense en terme de chanson française dans les salles de la métropole lyonnaise. Les beaux jours arrivent bientôt et il est encore possible de drainer dans les salles un public amateur de concerts de qualité.

A Caluire, Victor Bosch, quand il a pris la direction du Radiant, voulait faire un « Olympia à la lyonnaise ». Et il est vrai qu’on peut y écouter régulièrement de grands noms de la scène francophone. Ce mois-ci on pourra donc y retrouver Alex Beaupain, Arno, Coeur de Pirate et Les Enfantillages d’Aldebert. Mais la jeune scène lyonnaise y est aussi accueillie de temps en temps et ce mois-ci, dans la salle du club Bellevue, c’est Pierrick Vivares qui vient y fêter la sortie de Ph[o]enix son nouvel EP.

A la salle des Rancy, Christine Azoulay propose trois soirées de chanson ce mois-ci avec Mr Roux, Céline Caussimon et Emilie Marsh dont David disait ici même que son écriture « est directe mais ne refuse néanmoins pas la narration, le langage embrasse son époque même quand il fantasme la sœur imaginaire de Shakespeare, les thématiques sont assumées et débridées. »

Photo David Desreumaux
Anissa Karat – Photo David Desreumaux

A Agend’Arts, j’ai noté en priorité les 3 soirées de carte blanche proposées au stéphanois Christopher Murray qui en a profité pour inviter de nombreux amis. On en parle d’ailleurs avec lui très prochainement dans Hexagone. Mais il y a aussi une sympathique découverte à faire avec Les Folles de Léon sans oublier les retrouvailles avec Anissa Karat qui avait représenté la scène lyonnaise aux côtés de Sarah Mikovski au tremplin Vive la Reprise 2015. En co-plateau Nico* partage une soirée avec Max Lavégie qui a pris le nom de scène de Dreyfus depuis qu’il a cessé de collaborer avec Carmen-Maria Vega dont il avait écrit et composé les premiers albums. Enfin Yves Matrat viendra conclure le mois avec une formule « trio guitare » qui annonce, dit-on, en projet, un nouvel album dont on parlera certainement bientôt avec Yves sur Hexagone.

Photo Catherine Cour
Lily Luca – Photo Catherine Cour

A A Thou Bout d’Chant on avait commencé le mois avec les chansons de Renaud, reprises par François Gaillard et Frédéric Bobin. Ils seront suivis par Eska un artiste qui vient du hip-hop et aborde maintenant la chanson française, l’électro ou le reggae. Viennent ensuite le groupe Deux (Ivan Callot, Marc Limballe) de passage à Lyon avant une première partie de Didier Super à la Cigale à Paris puis une soirée Francofans à Lille. On finit le mois avec Zim déjà présenté à Hexagone puis, par ce qui est pour moi l’évènement du mois dans la salle de la rue du Thou, le concert de Lily Luca pour la sortie de son nouvel album. Cet album a été arrangé à Londres par Fred Thomas. Sur scène Lily sera accompagnée par ses musiciens, Pauline Koutnouyan à l’accordéon et Sébastien Quencez à la basse. Et bien sûr quelques invités surprise rejoindront Lily sur la scène d’A Thou Bout d’Chant. Ces concerts viendront ponctuer une tournée qui conduira l’artiste du Luxembourg à Toulouse en passant par la Péniche El Alamein à Paris.

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Les Clés à molette

Emily Loizeau est annoncée au Briscope de Brignais le 8 avril avec une nouvelle création « Mona », un concert mêlant le répertoire de son quatrième album qui sortira au mois de mai et des chansons de ses albums précédents.

Arman Mélies est programmé en fin de mois à l’Epicerie Moderne. Il a travaillé avec Bashung et continue à collaborer avec Thiéfaine. Il  présentera à Lyon Vertigone, son 5ème album. Le Périscope accueille Arlt c’est à dire Sing Sing et Eloïse Decazes pour « Deableries », leur intrigante nouvelle production.

Pour conclure ce riche mois d’avril, il ne faudrait pas manquer les 2 concerts donnés salle Paul Garcin à la Croix-Rousse par Les Clés à Molette un groupe vocal créé en 1997 et dirigé aujourd’hui par Ėlisabeth Ponsot, pour la reprise de sa création 2015 « Quelle heure as-tu à ton miroir ? ». Cette chorale est issue de « Musique à l’usine », une association créé par Michèle Bernard dans son village de Saint-Julien-Molin-Molette (réservation : lescles.spectacle@gmail.com).

Concert Anniversaire à La Blackroom – Soirée Echangiste – 02/04/2016

Concert Anniversaire à La Blackroom – Soirée Echangiste

Concert en intégralité de la soirée anniversaire d’Hexagone et de La Blackroom. Avec Garance, Gervaise, Gaëlle Vignaux, Eric Guilleton, Gauvain Sers et Baptiste W Hamon. Les artistes ont échangé leurs chansons entre eux durant la soirée pour un résultat formidable.

Passe le mode en HD pour la lecture, c’est bien plus beau !


En avril à la Menuiserie

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Première quinzaine chargée, à la Menuiserie, ce mois d’avril : Céline Caussimon, Lucien La Movaiz Graine, Armelle Dumoulin, Balthaze et Rémo Gary ! Rien que ça !


Vendredi 1er : Inglenook
Samedi 2 : Céline Caussimon


Vendredi 8 : Lucien La Movaiz Graine + Roberdam
Samedi 9 : Balthaze


Vendredi 15 : Armelle Dumoulin
Samedi 16 : Rémo Gary

 

 

En avril à l’ACP La Manufacture Chanson

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Après la programmation du mois dernier, en mars, la programmation d’avril, à l’ACP Manufacture Chanson.

Logique, tu me diras. Et t’auras pas tort.

En mars, t’as eu le droit à Volo, tous les lundis, et bien, en avril, c’est pareil.

Presque. 2 lundis sur les 4. Mais on change les premières parties ! Presque.

Donc le 4, ça sera Celinn, et le 11, Missonne.

Le 8, c’est Vanina de Franco qui occupera les lieux.

Et le 15, ça sera Gauvain Sers et Mèche, pour le plateau IDF.


Lundi 4 : Volo (avec Celinn en première partie)
Vendredi 8 : Vanina de Franco


Lundi 11 : Volo (avec Missonne en première partie)
Vendredi 15 : plateau IDF avec Gauvain Sers et Mèche

 

En avril au Limonaire

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Bon, j’espère que tu t’es bien reposé le mois dernier, hein…

Parce que ce mois-ci, y a encore du costaud qui est prévu, Au Limonaire, alors t’as intérêt à péter la forme pour suivre toute cette programmation.

Bon, ok, je te donne un jour pour te remettre de tes excès à te baffrer d’œufs, de lapins, de poules et de cloches et que sais-je encore… Mais pas plus. Faut pas déconner.

Donc, le 1er avril,  c’est Katel qui ouvre le feu, avec la reprise intégrale de son premier album, Raides à la ville, sorti en 2006. 10 ans, quoi. Sauf que… ça n’a rien d’une blaque premieravrilesque, non, c’est vrai de vrai ! Pour un concert surprise, c’est une bonne surprise !

Le 5, le 12, le 19 puis le 26, tous les mardis, si tu percutes pas, c’est François Puyalto, finaliste du 6ème Prix Georges Moustaki (j’espère que t’as suivi l’actu à ce sujet) qui occupera les 4 m² de la scène du Limo. Basse & chant, chant & basse, comme tu voudras, mais ça vaut le coup d’aller le voir, c’est original et bien foutu ! Et en plus, l’invitera des potes. Ça promet !

Mercredi 6, c’est K! qui sera là. K!, comment te dire… Bah tu y vas, tu vas la voir, tu vas l’écouter, et puis tu nous dis.

Le vendredi 8, c’est Clément Bertrand. L’aime bien le 8, le Clément, faut croire, l’était déjà passé le 8, mais en janvier de cette année. On l’aime bien aussi, qu’il passe un 8 ou à une autre date. Bref, faut absolument aller le voir, ce gaillard.

Le 20 et le 21, bah t’as déjà réservé ta table. Pour les deux soirs, ouais ! Parce que y aura Gauvain Sers le 20 et Clio le lendemain ! On te les présente pas, hein, pas la peine.

Le 22, c’est la clique d’Antoine Sahler qui déboule au Limo. Avec Lucrèce Sassella et Armelle Dumoulin qui vient de sortir un très album, T’avoir connu, sur le récent label Le Furieux d’Antoine.

Le 29, Antoine Amigues reviendra-t-il au Limo toujours en guitare-voix accompagné de sa Duesenberg ?

Aller, je te file la programmation au complet. Tu vas pas pouvoir regarder beaucoup la télé ce mois-ci, et bien c’est tant mieux (pour ton cerveau et tes oreilles).


Vendredi 1 er : Nicolas Flesch & Katel
Samedi 2 : Nicolas Flesch & Babx


Lundi 4 : La Goguette des Z’énervés
Mardi 5 : François Puyalto invite… Achille
Mercredi 6 : K!
Jeudi 7 : Il pleut sur la mer
L’Olympia 1995 d’Allain Leprest interprêté et joué par Loïc LANTOINE
avec Alice Perret (piano), Alex Leitao (accordéon) et Noemie Lamour (contrebasse)
Vendredi 8 : Clément Bertrand
Samedi 9 : Le Mégaphone Tour avec Ka, Denis Rivet et Sophie Maurin


Lundi 11 : La Goguette des Z’énervés
Mardi 12 : François Puyalto invite… Michel Schick
Mercredi 13 & Jeudi 14 : C gens là
Vendredi 15 & Samedi 16 : Fanfan et Marco & Billie Roque


Lundi 18 : La Goguette des Z’énervés
Mardi 19 : François Puyalto invite… Tarik Chaouach
Mercredi 20 : Gauvain Sers
Jeudi 21 : Clio
Vendredi 22 : Lucrèce Sassella & Armelle Dumoulin
Dimanche 24 : Le cabaret soupe de Roch Havet  et Cie (à partir de 20 h)


Lundi 25 : La Goguette des Z’énervés
Mardi 26 : François Puyalto invite… Armelle Dumoulin
Mercredi 27 & Jeudi 28 : Un Camion dans la Nuit avec Claudine Lebègue trio
Vendredi 29 & Samedi 30 : Antoine Amigues & Rémi Parguel

En avril au Forum Léo Ferré

On sait que tu l’attends avec impatience, à chaque début de mois, alors la voici, la belle programmation du Forum Léo Ferré, régale-toi : t’auras des jolis morceaux de Enzo Enzo, JeHan, Christiane Courvoisier et encore une belle soirée « Écoute donc voir » en perspective ! Note aussi, cette date avec Claude Lemesle qui remonte sur scène pour chanter, lui qui a surtout beaucoup fait chanter les autres en écrivant quelques dizaines de tubes.

Aussi, je ne saurais que trop t’inciter à venir le jeudi 7 avril pour une soirée songwriters autour de Roucaute, Frédéric Bobin (en photo) et Pierre Delorme. Pour le premier, c’est Springsteen qui est passé à la moulinette, pour les deux autres, c’est une revue de choix parmi les grandes oeuvres. Cohen, Dylan bien sûr, mais bien aussi Townes Van Zandt et Tom Paxton, moins connus mais dont le talent n’est plus à démontrer. Sans oublier l’indéboulonnable Graeme Allwright qui a jadis contribué à porter à la connaissance du plus grand nombre ces chansons des grands espaces, dans la langue de Gainsbourg. Et c’est d’ailleurs en français dans le texte que toutes ces chansons seront chantées. De Springsteen à Dylan. Je sais pas toi, mais moi je suis chaud bouillant !


Vendredi 1er : Claud Michaud
Samedi 2 : Clarisse Lavanant


Jeudi 7 : « Songwriters : faiseurs de chansons » (Roucaute, Bobin et Delorme chantent Springsteen, Cohen, Dylan…)
Vendredi 8 : Ayumi chante Brel
Samedi 9 : Alain Sourigues


Lundi 11 : Christiane Courvoisier (avec Bruno Daraquy en première partie)
Jeudi 14 : Le grand Mix des Beaux Esprits
Vendredi 15 : Enzo Enzo en Trio Jazz
Samedi 16 avril : Christiane Courvoisier (avec Le Grand Bi en première partie)
Dimanche 17 : Marie Leurent (17 h)


Vendredi 22: Claude Lemesle
Dimanche 24 : Christiane Courvoisier (17 h)


Jeudi 28 : Antoine Elie & Jean-Roch Waro (Écoute donc voir)
Samedi 30 : JeHaN et Caroline Allonzo

Askehoug le blanc est de retour

Photo Phanie Lacombe
Photo Phanie Lacombe

Fini le costard noir, place au blanc. Askehoug est de retour avec un tout nouveau spectacle. Bonne nouvelle non ? Les premières vont se donner les 7 et 27 avril prochains à L’Auguste Théâtre, dans le 11ème arrondissement parisien. C’est juste à côté du Pan Piper pour situer.

Chanteur bizarre débarqué en 2008 dans la chansonsphère peu encline à la nouveauté, Matthieu Askehoug va cependant gravir les marches de la reconnaissance jusqu’à cette petite explosion provoquée par Je te tuerai un jeudi, en 2012. Une petite notoriété qui va rapidement s’effriter suite aux départs de plusieurs éléments clé de la structure Askehoug. C’est la vie. Les chemins sont aussi fait pour diverger si bien que Askehoug se retrouve relativement seul avec un projet à relancer.

C’est le nouveau Askehoug qui revient donc aujourd’hui. Mais rassure-toi, toujours dandy, toujours rock’n roll. Dans un costard blanc tout neuf comme pour montrer qu’il a fini de broyer du noir. Ce nouveau spectacle se promènera le temps de quelques dates en France et en Suisse, durant le printemps, avant de s’installer au Festival d’Avignon du 7 au 30 juillet 2016, dans le cadre des « Talents Adami on y chante ». Ce sera au Théâtre de l’Arrache Coeur. Ce serait chouette d’y faire un saut en attendant le nouvel album qui devrait sortir en octobre.

Askehoug remet le voyage en route avec Ulysse comme tourneur et producteur. Une nouvelle odyssée est à venir.



André Bonhomme, une intemporalité d’aujourd’hui

André Bonhomme va clôturer en chansons le mois de la poésie du théâtre lyonnais Le Carré 30. Ce spectacle est l’occasion pour André de faire connaître son tout nouveau CD, De l’aurore… au couchant, travaillé l’été dernier avec son fils Emmanuel qui va également l’accompagner sur scène. Sur cet album de famille on retrouve donc André tel qu’en lui-même avec des textes hors du temps et des musiques toutes fraîches qui vont régaler ce public fidèle qui l’accompagne toujours régulièrement.

Photo : Yapasphoto
Photo : Yapasphoto

Hexagone : Ce sont de nouvelles chansons qu’on trouve sur De l’aurore… au couchant, ton nouvel album ?
André : Sur cet album, certaines chansons sont très anciennes comme La joie ou Le bonheur et d’autres toutes récentes comme De l’aurore au couchant. Les anciennes chansons n’avaient jamais été enregistrées sur CD et certaines me semblaient avoir tenu le coup malgré le temps. La joie c’est mon fils Emmanuel qui m’a dit que cette chanson n’était pas datée et il a insisté pour qu’elle soit reprise dans l’album. Pour les plus récentes, ce sont des chansons que j’ai déjà beaucoup chantées sur scène, qui sont bien rodées, qui ont en quelque sorte reçu la patine du public. C’est un peu l’inverse de ce que font les chanteurs aujourd’hui : ils font d’abord l’album et ils vont ensuite le chanter sur les scènes.

Hexagone : Tu as changé de musiciens pour ce nouvel album ?
André : Quelque chose dans l’air, le précédent album, a été réalisé avec Patrice Kalla (percussions), Laure Vannereux (violon alto) et Michel Sanlaville (guitare) fidèles compagnons eux aussi, avec qui j’ai beaucoup joué sur scène. Actuellement en spectacle, je suis accompagné par Emmanuel au piano et Florent Jouffroy (flûte et percussions) et le nouvel album est le résultat de cette collaboration.

Hexagone : Tu as donc beaucoup travaillé avec ton fils pour faire cet album ?
André : Pour préparer cet album on a beaucoup joué ensemble. Emmanuel connaît très bien tout mon répertoire et j’ai beaucoup travaillé avec lui l’été dernier. C’est lui qui conçoit les arrangements mais nous travaillons ensemble de façon très étroite et ça se passe très bien. Je lui apporte les partitions de mes chansons : les mélodies et les accords sont écrits. J’ai vraiment besoin d’écrire ma musique mais mon fils les enrichit ensuite énormément, tout comme les partenaires qui l’ont précédé dans d’autres albums. Pour certaines chansons il a mis à contribution un groupe de jazz, pour d’autres on est resté avec la formule voix/piano.

Photo : Yapasphoto
Photo : Yapasphoto

Hexagone : Tous les textes sont de toi sauf ceux de la chanson Les larmes.
André : J’interviens toutes les semaines dans une classe de maternelle où l’institutrice propose de la philo à ses élèves. Un jour elle leur a proposé de parler de la tristesse et du chagrin. Elle les a enregistrés et m’a communiqué le résultat. Habituellement quand je fais des chansons avec des enfants je les versifie ensuite. Là j’ai sélectionné mais je n’ai rien changé aux expressions des enfants. Et au bout du compte ça fait une vraie chanson avec vraiment des mots d’enfants.

Hexagone : On dit souvent de tes chansons qu’elles sont intemporelles.
André : Je suis très habité comme tout le monde par le temps qui passe, par les drames, par tout ce qui fait que la vie est ce qu’elle est. Mais dans mes chansons je n’en parle jamais directement. Je suis très préoccupé par exemple par les guerres et je fais alors une chanson comme Chemin de rondes qui est une sorte de regard en abîme sur une situation dans le passé car finalement c’est bien toujours la même chose qui se produit toujours aujourd’hui. Comme l’a dit Michel Kemper, cette chanson aurait pu être écrite au XIXème siècle.

Hexagone : Pourquoi ne veux-tu pas parler de ce que tu ressens dans l’actualité d’aujourd’hui ?
André : Je parle beaucoup de ce que je ressens. Mais je suis aussi un grand lecteur et j’ai beaucoup lu de romans du XIX ème ou des textes encore plus anciens. A partir de cette perspective que me donne la littérature, ce regard sur d’autres temps, d’autres époques, je n’ai pas envie de parler au premier degré des événements actuels. Je n’ai jamais eu envie de le faire. Mais il n’en reste pas moins que mes chansons sont faites de ce que je peux ressentir dans la vie d’aujourd’hui. Je ne fais pas des chansons pour dire « je vais vous dire ça ». Et ça me fait donc plaisir qu’on dise que mes chansons sont intemporelles. Brassens ne parlait pas de l’actualité et Brassens a beaucoup compté pour moi.


André Bonhomme au Théâtre Le Carré 30, 12 rue Pizay, 69001 Lyon
résa : 04 78 39 74 61
du vendredi 1er au dimanche 3 avril
Vendredi et samedi à 20h30, dimanche à 17h30
tarif unique 8€


André Bonhomme, l’album De l’aurore… au couchant est en commande à André Bonhomme



 

La Femme nous fait hurler de plaisir

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Photo Déborah Galopin

Le 23 mars était une date attendue par un bon nombre de personnes depuis plusieurs mois. La Femme se produisait à l’Olympia sonnant leur grand retour après un premier album au succès fulgurant. Un concert qui promettait d’être intense, et ça n’a pas loupé.

L’ouverture des portes s’est faite de bonne heure, à 18h30 soit 1h30 avant le début du concert. Les quelques incorruptibles du groupe voulant être aux premières loges y sont arrivés pile à l’heure, les autres ont pris leur temps, mais une heure après la salle débordait, nous empêchant de voir le fond de la salle. Pas de première partie. En fait si ! C’est La Femme elle même qui l’assurait. Vous en aviez rêvé, une soirée concert uniquement consacrée au groupe que vous êtes venus voir ? Ils l’ont fait ! 7 premiers titres, dont 5 issus de leur nouvel album.

Le coup d’envoi a été donné par Sphinx, le tout nouveau clip sorti une semaine tout pile avant. La réception a été immédiate, tout le monde semblait déjà connaître le morceau, la fosse se déhanchait, le sol de l’Olympia tremblait. « Danser sous acide, et se sentir comme une plume qui vole au gré du vent… » Déjà un tube ? À n’en pas douter. On y retrouve l’esprit déjanté du groupe, des paroles écrites sous on ne sait quelle substance, mixées à des sons psychédéliques. Parfait pour se sentir drogué tout en étant a jeun.

Photo Déborah Galopin
Photo Déborah Galopin

Cette ambiance survoltée redescend un peu dès lors que le groupe nous présente leurs nouveaux titres. La Femme lance son public vers un terrain inconnu. Nos pieds sont moins actifs, pour permettre à nos oreilles d’être plus attentives. Bien que Clémence soit la principale chanteuse du groupe, La Femme nous offre un défilé de voix féminines comme il l’avait déjà fait sur certains titres de leur premier album. On y retrouve entre autre Clara Luciani du groupe Hologram. Chacune d’entre elles, apporte une touche particulière.

Le morceau Mycose en a fait rire plus d’un pour le culot d’avoir fait un titre sur une MST. La chanson Septembre est mignonette, évoquant la fin de l’été et le début des classes. La chanteuse coiffée de deux nattes sur le côté, habillée d’une jupe courte par-dessus un pull trop large, rappelle la fausse innocence de France Gall lorsqu’elle chantait Les sucettes à l’anis de Gainsbourg. Sur le titre Elle ne t’aime pas, Marlon quitte son clavier pour se fondre dans la peau d’un rappeur. Le résultat est réussi. D’autres titres en revanche laissent plus perplexes comme Psyzouk. La tessiture soprano de Battista Acquaviva en devient presque dérangeante. Mélanger des genres musicaux aussi aux antipodes que l’opéra et l’électro ressemble presque à une provocation. Avec le recul on aimerait réécouter ce morceau sur platine pour s’en faire une meilleure idée. Cependant, il va falloir attendre encore un peu, leur nouvel album n’étant prévu que pour septembre. Et oui ça fait loin, mais on se sent d’autant plus privilégié d’avoir pu les écouter en exclusivité.

Photo Déborah Galopin
Photo Déborah Galopin

Lors de la seconde partie, La Femme a déchainé le Music Hall, le faisant danser à s’en faire mal aux pieds, hurler à s’en briser la voix. S’ils n’ont pas joué l’intégralité de leur répertoire, ils n’en étaient pas loin, comblant leur public pendant près de deux heures trente. On a commencé sur Packshot, pour finir sur Antitaxi, en passant par Sur La planche, Nous étions deux, Le Blues de Françoise et bien d’autres.  Les lumières se sont rallumées, calmant notre cœur palpitant, nos poumons haletants. C’est un peu hagards que nous sommes sortis de l’Olympia, mais persuadés d’avoir vécu un grand concert.

Alors La Femme c’était mieux avant ? Difficile de répondre à cette question. Psycho tropical Berlin fut une bombe à lui tout seul. Les membres du groupe aiment expérimenter, surfer sur des genres différents, sortant des sentiers battus pour créer leur propre sillon. Ils ont démontré une nouvelle fois leur générosité, leur envie de partager et la passion qui les anime. Alors quoiqu’il arrive, tant qu’il garde cette authenticité d’âme, La Femme on continuera de l’aimer.


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