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Détours de Chant : retour sur les premiers jours

Détours de Chant : retour sur les premiers jours

Pour la première semaine du Festival Détours de Chant à Toulouse, Hexagone a publié un « post » par jour sur sa page Facebook. Nous avons pensé que ce serait bien de conserver ces petits comptes rendus, regroupés sous forme de deux chroniques sur le site. Voici la première.

Jour 1. Mardi 23 janvier. Détours par le Québec pour commencer

© Michel Gallas

Moran au Théâtre Du Grand Rond et, pour l’occasion, l’apéro spectacle n’a pas lieu dans le hall d’entrée mais dans la salle de théâtre. En formule duo avec son guitariste Thomas Carbou, choriste et seconde voix en contrepoint, Moran nous embarque dans son voyage intimiste. Entre les morceaux, il échange de façon bienveillante et décontractée avec le public. Moran, voix profonde et musicale, interprète ses chansons de poésie et d’humanité, avec en arrière-plan des vidéos de paysages enneigés puis sans neige, ensuite d’images d’une bibliothèque avec notamment un portrait de Léo Ferré (dont il est grand fan), …  Déjà venu plusieurs fois dans la région (Montauban, Albi, Toulouse), l’artiste Québecois s’est créé un public de fidèles qui revient le voir. Installé pour cinq jours, il a décidé de dédier une soirée aux « demandes spéciales ».

 

© Michel Gallas

Puis un autre artiste venu du Québec, Mehdi Cayenne se produit au Taquin. En solo guitare, show-man et rockeur à la grande énergie, il ne s’est pas ménagé et le public a répondu à ses demandes d’accompagnement par les mains et par la voix. En rappel, il est venu chanter en anglais, une reprise de Leonard Cohen dans la salle, devant le bar et a terminé par Only you au piano. Certains sont venus d’Albi où ils l’avaient découvert en Juillet et ils n’ont pas été déçus. Entre les deux québécois, on a découvert la nouveauté 2018 du festival : le fil rouge. Et au Taquin, Guillaume Farley a interprété quelques titres en solo guitare. L’énième, même écouté pour la énième fois, fait toujours rire. Lui aussi, a un côté show-man et nous a donné envie de le revoir plus longuement. Cela tombe bien, dans le cadre de Détours de Chant, ce « fil rouge » se montre chaque jour, au moins sur un des concerts du festival.

Jour 2. Mercredi 24 janvier. Léopoldine HH

© Michel Gallas

© Michel Gallas

Parfois on voit un artiste sur 2 chansons et on se dit « waouw cela donne envie de voir un concert complet » Et cela a été le cas en 2017 pour Lépoldine HH, sur 2 chansons pour le Coup de cœur Charles Cros au printemps et sur une reprise de Barbara en octobre. Souvent ensuite, quand on voit le concert, on est déçu. Cela n’a pas été le cas, loin de là, pour Leopoldine HH hier soir au Bijou ! Un spectacle plus qu’un concert, avec une mise en scène construite et gentiment barrée, avec la présence de deux excellents musiciens comédiens partenaires, avec des costumes et un décor. Des fleurs en pot, sur le piano et sur la scène, font référence à son album Blumen Im Topf. Pour cette gourmandise musicale, inventive et poétique, Lépoldine chante en français et en alsacien, en allemand et en anglais. Souvent au piano, elle joue aussi de la harpe celtique et de l’accordéon. Au-delà des instruments, elle s’exprime par sa voix qui peut être douce ou puissante, par son sourire espiègle, son énergie et son corps toujours en mouvement. Un voyage farfelu et cultivé, joyeux et profond aussi. Je retiens par exemple Personne issue d’un livre de Gwenaëlle Aubry : morceau prenant et rendu encore plus intense par l’interprétation.

Quand certains essaient de rentrer en contact avec le public en lui demandant s’il est là et s’il va bien, Léopoldine elle, demande à se faire prendre en photo avec des fleurs en pot puis fournit le n° de téléphone (du fleuriste ?) à appeler pour envoyer la photo (et le public joue le jeu !). Il faut dire qu’auparavant, il a déjà chanté une comptine en alsacien approximatif. Donc en résumé, un spectacle à voir, à ressentir et à z-entendre. Et pour en savoir plus, lis ici le compte-rendu de l’interview faite au Bijou par Claire, l’autre chroniqueuse toulousaine et néanmoins hexagonale.
Avant le concert de Léopoldine, Guillaume Farley est venu  chanter quelques titres devant la scène. Après le concert, dans la salle de bar, il a interprété des reprises dont trois de Renaud. Il a aussi cité gentiment la revue  Hexagone. Faut dire qu’Hexagone est en phase avec la programmation du festival. Trois artistes jouant ces jours-ci ont un portrait dans le numéro 6 actuel : Léopoldine HH, Leïla Huissoud  et les locaux Jane for Tea.

Jour 3. Jeudi 25 janvier – Jane For Tea 

© Michel Gallas

Le festival a pris son envol et de nombreuses possibilité sont offertes ce soir là : Leïla Huissoud qui affiche complet au Bijou, Gael Faure au Taquin et à nouveau Moran au Théâtre Du Grand Rond. Mon choix se porte sur  Jane For Tea. Dans le récent portrait d’Hexagone, il est écrit à la fin « Prémices certainement d’une évolution, avec un nouveau spectacle prévu début 2018. «  Eh bien, ce soir au CC Lalande c’est la première. Evolution dans l’habillement : Séverine avait délaissé sa fleur dans les cheveux et ses chaussures excentriques. Evolution dans les instruments : exit la batterie de Jean-Pierre. Et surtout évolution dans le set musical : un duo acoustique avec plus de chant en commun, beaucoup de nouveaux titres, quelques titres en anglais dont Black lake précédé d’une évocation réjouissante du souvenir de la tradition du sauna en Finlande. Des évolutions mais en conservant le plaisir de la voix de Sèverine, de son punch et de son talent de comédienne. Des évolutions mais en gardant  la musicalité des ukulélé et des compositions de JP. Salvoldelli. Des évolutions mais toujours avec la complicité du duo, leur plaisir à être sur scène et à faire quelques gags comme jouer sur une batterie-jouet ou délirer sur une annonce immobilière. Bien sûr c’était une première avec quelques calages à faire, mais cela n’a pas empêché le public d’exprimer son enthousiasme.

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mick.hexagone@gmail.com

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