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Davy Kilembé, une semaine à Toulouse

Davy Kilembé, s’est produit pendant cinq jours, du 28 novembre au 2 décembre, dans le cadre de l’apéro-spectacle du Théâtre du Grand Rond à Toulouse. Il venait de partager, quelques jours plus tôt et en formule trio, un plateau « Occitanie » à Langogne avec Chouf et Camu.

© Michel Gallas

Ici, pendant cinquante minutes, en solo guitare, Kilembé, un citoyen qui chante en faisant danser les mots, nous a donné sa vision de la société (« Tous ces cabossés / Y en a qui en disent / Ils ont qu’à bosser / Au lieu de se lamenter / Putain, c’est la crise ») et parfois quelques moments de sa vie et de son pays « Mon pays c’est ici / Croyez-moi même si / Mes enfants sont frisés / Et ont le teint basané / Je tiens ça de mon père / Qui venait d’une autre terre / On me le faisait savoir / En m’appelant petit noir ». Chaleureux et généreux, le sourire aux lèvres il chante avec une grande simplicité et le souci de la musicalité. Vraiment à l’aise sur scène et avec sa guitare qu’il percussionne parfois, il rythme ses mélodies avec des couleurs chaudes et joue avec une évidente envie de partager. Nous souhaitons le revoir très vite du côté de Toulouse pour un concert complet et avec ses deux musiciens.


Pour l’instant, je le retrouve juste après sa prestation dans le hall du théâtre, autour d’une table et de deux bières.

Hexagone : Tu as sorti l’an passé ton sixième album Danser les mots, un titre qui va bien à tes chansons et à tes concerts. C’est une orientation nouvelle ou une volonté depuis le début ? 
Davy Kilembé : C’est venu progressivement. Cette expression « Danser les mots », je l’ai entendue dans une interview de Brassens, il disait « Certains s’efforcent de faire danser les gens, moi j’essaie de faire danser les mots ». Sans prétention aucune, j’essaie aussi. Et la pochette de mon album est une évocation d’un disque de Brassens avec le gramophone.

© Michel Gallas

Hexagone : Tu fais danser les mots, mais tu choisis les mots qui ont du sens ?
Davy Kilembé : Oui, quand même. J’ai l’impression d’avoir quelque chose à dire, alors je le dis en chanson. Par exemple ce soir, j’avais deux titres « paraboles » Pagayer et Le maillot à pois du meilleur grimpeur pour dépeindre le climat actuel. Mais toujours avec le sourire et sans être donneur de leçon.

Hexagone : A côté des chansons de type peinture sociale, tu as chanté La vie c’est pas du cinéma, titre marquant de ton album précédent. Une autre catégorie de chansons ?
Davy : C’est une ode à la femme, aux femmes qui nous ont fait rêver, et puis à nos mères et à nos sœurs. Tout cela à travers des noms d’actrices qui parlent aux gens. J’aime assez l’idée de mettre du sensoriel. J’aime bien qu’on sente, qu’on voie, qu’on touche dans les chansons. Là, au moins on voit les actrices. J’ai aussi des chansons d’amour, comme ce soir Le chapeau un peu plus nombriliste.

Hexagone : Je t’ai vu trois fois à plusieurs années d’intervalle, il me semble qu’à chaque fois tu as chanté Mon Pays ?
Davy : Oui, c’est un peu mon titre « carte de visite ». Elle me représente bien et elle touche le public. Je la chante à chaque fois. Et si je ne la chante pas, on me la demande.

Hexagone : Cela fait quoi de jouer cinq jours d’affilée dans le même lieu, comme cette semaine au Grand Rond ?
Davy : J’aime bien. Le principe est sympa. On peut s’installer, les gens peuvent en parler et amener ensuite leurs amis. J’aimerais bien m’installer plus souvent dans un endroit, cela ne se fait pas assez. Et puis on a le temps de s’adapter au lieu. Ce soir, j’ai changé deux titres par rapport à hier.

Hexagone : Ici, tu es en solo guitare. Mais tu te produis dans des formules différentes ?
Davy : La semaine dernière on jouait en duo avec le contrebassiste. Dès que c’est possible, on joue à trois avec un batteur. Il nous arrive d’être jusqu’à six en formation complète avec trombone, saxophone et accordéon, chez nous, vers Perpignan.

© Michel Gallas

Hexagone : Mon oreillette me dit que tu enregistres tes albums chez toi, dans un  home studio. Tu confirmes ?
Davy : Oui, je bricole depuis quelques années. J’ai du matériel. On met cela en commun avec des copains. J’enregistre mes albums et ceux d’autres comme il y a quelques années Paamath, connu sur Toulouse, et récemment Gabriel M.

Hexagone : Tu peux nous parler de tes autres activités et projets ?
Davy : Il y a eu Les Didoudingues, croisement d’univers de huit artistes. Maintenant j’accompagne, à la guitare, Gabriel M dans son nouveau projet. Je joue également en duo, avec un copain Bob contrebassiste, le spectacle Mais qui c’est ce Bob ? On y chante beaucoup de chansons de Bob Marley mais aussi beaucoup de Robert (Dylan, Smith, Boby Lapointe, Mac Ferrin, … ) et une chanson de Brigitte Bardot. En duo avec Jean Paul Sire accordéoniste, j’ai aussi un spectacle sur les chansons de Brassens que l’on tourne depuis sept -huit ans et que l’on renouvelle régulièrement vu son répertoire quasiment inépuisable. On apprend d’autres chansons que l’on réarrange. Avec une dizaine d’artistes, j’interviens régulièrement pour l’association Voix du Sud. Le plus souvent, en immersion dans deux classes, avec des scolaires, on écrit des chansons pendant une semaine, et à la fin, en première partie avant notre concert, on joue avec les gamins les chansons écrites ensemble.

Hexagone : C’est intéressant de travailler avec les scolaires ?
Davy : Oui, cela me paraît nécessaire de partager avec les jeunes. Et en plus, comme cela, on forge un peu le public de demain. Car aujourd’hui le public chanson a une moyenne d’âge de plusieurs fois vingt ans. Pour la session de présentation, je propose une compilation du répertoire d’après-guerre à nos jours. On se rend compte que les collégiens et les lycéens ne connaissent pas Brassens et Brel par exemple.

© Michel Gallas

Hexagone : Cette multiplication d’activités traduit-elle une grande envie de jouer souvent ?
Davy : C’est le plaisir de jouer, de partager des aventures humaines. Je pourrais être sur scène tous les jours. Mais j’aime aussi les périodes où je suis chez moi, pour écrire des chansons, pour vivre avec mes deux enfants.

Hexagone : Et début d’année 2018, tu as des concerts particuliers de prévus ?
Davy : Entre autres, au mois de mars je fais la première partie d’Yves Jamait en Isère. J’ai aussi le projet d’un spectacle « Jeune Public ».


Davy Kilembé, du 28 novembre au 2 décembre, au Théâtre du Grand Rond à Toulouse. Concert vu et entretien effectué et le 29/11.

Rappel : un clic sur une photo et elle s’agrandit !

La playlist de la Webradio – Janvier 2018

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C’est avec plaisir que nous dévoilons la première playlist pour 2018. Comme d’habitude, nous avons cherché à mêler les esthétiques musicales, les générations, et les albums sortis plus ou moins récemment. Je rappelle que ces titres ne sont pas les seuls morceaux diffusés sur la radio, mais ils forment la sélection qui sera la plus mise en avant durant le mois de janvier.

Je vous invite à consulter la grille complète pour savoir quoi passe et quand : découvertes, chansons, pop / rock, music-hall, rive gauche, etc. Il y en a pour tous les (bons) goûts.

Plusieurs liens pour nous écouter, voir en bas de page.

PLAYLIST WEBRADIO HEXAGONE – JANVIER 2018
NOM Prénom Titre Album
1 ALEXIS HK Le fossoyeur Georges et moi
2 AMELIE LES CRAYONS Le bal des vivants Mille ponts
3 ANGEL FALL L’empreinte L’empreinte
4 ANIMAL Alice La vie s’écoule Théogonie
5 ANNICK CISARUK & DAVID VENITUCCI La lettre La vie en vrac
6 ARCHIMEDE Le branleur parfait Méhari
7 AUBRET Isabelle Le belle endormie Dernier rendez-vous à l’Olympia
8 BALMINO Camarade Contresens
9 BARBARA La mort Seule
10 BARRIO POPULO Déjeuner du matin (J. Prévert) Cris d’écrits
11 BATAILLE Antoine Eveille Crescent Hôtel
12 BATLIK Saint-Nazaire XI lieux
13 BENIN Morice Entre les lignes L’inespéré entre les lignes
14 BLANCHOUD Stéphanie Les beaux jours Les beaux jours
15 BOLLE Maggy Tout va mal J’suis pas ta mère
16 BONBON VODOU L’amour Ikéa African Discount
17 BRASSENS Georges La princesse et le croque-notes Mourir pour des idées
18 BRIGITTE Palladium
19 BROU-COUTON Mon premier voyage Chansons nantaises
20 BURIDANE Taureau Barje endurance
21 CABADZI Polaroïd X Blier
22 CHOVET Gil Le temps d’un café Le temps d’un café
23 CLARIKA My sweet lord De quoi faire battre ton cœur
24 COFFEES AND CIGARETTES Hip hop blues Freak show
25 DANNY BUCKTON TRIO Une bonne guerre Argentique
26 DARMON Laurie Monte encore Février 91.
27 DE LA SIMONE Albin Le grand amour L’un de nous
28 DE POOL Phanee Des miettes sur le canapé Hologramme
29 DITERZI Claire Mon corps pleure 69 battements par minute
30 DU TREFLE Cloé Ca tangue Entre l’infime et l’infini
31 DUFOUR Sara Dans l’sens contraire Dépanneur Pierrette
32 FARAVARJOO Claire Midnight caresse Minuit
33 FAURE Gaël La saison Regain
34 FOR THE HACKERS Diane EP
35 FORCIOLI Philippe Poète ! René Guy Cadou ? Louisfert
36 FOURNIER Zaza Les chiens Le départ
37 FRAISSINET Les mutants Voyeurs
38 FRASIAK Le jardin de papa Sous mon chapeau
39 GARANCE Jour de poisse En attendant l’album
40 GATICA Le retour de la reine EP
41 GERVAISE Sans anesthésie Humeur vive
42 HILDEBRANDT Les animals Les animals
43 HUISSOUD Leïla La niaise L’ombre
44 IGNATUS Un travail E-pok
45 JOLY Nathalie J’m’embrouille Chante Yvette Guilbert
46 JULES Nicolas L’eau noire Crève-silence
47 JULIETTE Procrastination J’aime pas la chanson
48 KANCHE Marcel L’instant d’un oiseau Mor
49 KATEL Cyclones Elégie
50 KIEFER Manifeste Manifeste
51 KRUGER Mehdi Une seconde avant l’impact Luttopies
52 La Tribu de Pierre Perret Le zizi (D. Wampas / F. Morel) Au Café du Canal
53 LANTOINE Loïc Le cheveu blanc Nous
54 LAPOINTE Pierre Sais-tu vraiment qui tu es La science du cœur
55 LEMIRE Romain Gaston moins le quart Gaston moins le quart
56 LEOPOLDINE HH. Saison seule Blumen im Topf
57 LEPREST Allain Le poing de mon pote Nu
58 LES FOUTEURS DE JOIE A la baraque à frites Des étoiles et des idiots
59 LILI CROS & THIERRY CHAZELLE Le vieux chien Peau neuve
60 LIPPE Mathieu J’oserai Les amants de l’aube
61 LIVIA La mastication Le bateau riche
62 LOU La houle Le seul moment
63 MADEMOISELLE K Bonjour bonjour Sous les brûlures l’incandescence intacte
64 MAGNY Colette Melocoton De Melocoton à Kevork
65 MAISSIAT Grand amour Grand amour
66 MARCIE Puisque Montréal est en cendres
67 MASSEPORT Carole Quand je pense à nous A la fin de l’hiver
68 MATSKAT Une chanson Matskathérapie
69 MAZUE Ben 10 ans de nous La femme idéale
70 MECHE Léopoldine Pour une nuit d’hiver
71 MERLET Xavier Encore AOC
72 MONSIEUR LUNE La teigne Un Renaud pour moi tout seul
73 MOREAU Jeanne La peau, Léon Le tourbillon de ma vie
74 MOREL Gérard Petite chanson à la con Affûtiaux cafouilleux
75 NESLES Tes sentiers Permafrost
76 NORD Elle voudrait
77 NOSFELL La blessure Echo Zulu
78 NOUR Le tournis Après l’orage
79 OLLIVIER Céline Où je reprends mon souffle Grands espaces
80 PAULIN Benjamin La fin du monde a déjà eu lieu Meilleur espoir masculin
81 PAULY Adrienne Tout l’monde s’éclate A vos amours
82 POMME On brûlera A peu près
83 PORTELLI Lisa Cherche la joie La nébuleuse
84 PUYALTO François Laisse-moi Le nom des animaux
85 RIVET Denis Permafrost Permafrost
86 ROCHE Anne-Lise Portraits (non exhaustifs) Portraits
87 SANSEVERINO Montreuil – Memphis Montreuil / Memphis
88 SARATOGA Brise glace Fleur
89 SHOOV Lior The boat Lior Shoov
90 SIMPSON Zoé Novembre sous les cendres Femmes debout
91 STRANGE ENQUETE Vivre dans la ville où l’on a grandi Mettre son sac à l’arrière
92 SYLVESTRE Anne Le p’tit grenier Les chemins du vent – Intégrale 2017
93 TARRIER Rémy Flâner Flâner
94 TEOREM Paris Paris
95 TOUSSAINT-LEVEILLE Sarah Ta tempête La mort est un jardin sauvage
96 TOUT FINIRA BIEN Le monde Au cœur
97 TUE-LOUP Trois petites notes de musique Total Musette
98 VAL Phlippe Les versets érotiques Paris-Vincennes
99 VALOIS Calypso Baignade Cannibale
100 VAN DEUQ Liz Cinq Musique de chambre

Pour nous écouter depuis son ordinateur :

Pour nous écouter, plusieurs moyens sont à disposition.
– Soit à partir de l’onglet « Player Radio » sur notre page Facebook (https://www.facebook.com/Hexagone.lemag/app/561167923986789/)

– Soit, sur le site d’Hexagone. Puis, cliquer sur le player pour lancer l’écoute.
Le player se trouve également dans la barre latérale de tous les articles.
Pour détacher le player, il suffit de cliquer en haut à droite et il se détache. Tu peux ensuite le positionner où tu veux sur ton ordi et écouter toute la journée.
www.hexagone.me

– Soit, sur le site de l’hébergeur de la radio. (Tu peux liker et commenter)
https://fr.radioking.com/radio/hexagone-la-radio

Sinon, voici quelques liens pour accéder autrement à la radio, en fonction de tes préférences.
Lien iTunes :
https://www.radioking.com/api/radio/hexagone-la-radio.m3u

Lien Windows Media Player :
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Lien internet par défaut (HD):
http://www.radioking.com/play/hexagone-la-radio/117154

Sur smartphone :

C’est possible, surtout pour iPhone. Pour cela, il te faut télécharger l’application Radio King et l’installer. L’appli n’est pas super bien foutue parce qu’il n’y a pas de lien de recherche, mais je t’explique comme arriver assez simplement sur Hexagone la webradio.
Quand l’appli est installée, dans les « Genres » tu choisis « Hits ». Quand tu es sur les Hits, dans la barre du haut, tu cliques sur « Hits français » et dans la liste qui s’affiche tu nous trouveras en descendant progressivement.
Voilà, une fois que tu y es, tu ne bouges plus rien et quand tu reviens sur l’appli tu retombes sur nous directement. Et ça marche bien.
Les liens vers l’appli.
Apple : https://itunes.apple.com/fr/app/radio-king/id598626511?mt=8

Pour les utilisateurs d’Androïd, le plus simple est d’utiliser ce lien direct : http://www.radioking.com/play/hexagone-la-radio

Festival Détours de Chant du 23 janvier au 3 février

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Bon d’accord, janvier arrive et cela pourrait être triste : l’hiver qui s’installe, la reprise du boulot après les fêtes, une année de moins en plus. Mais janvier c’est aussi l’arrivée de Détours de Chantfestival de chanson francophone. Et ça c’est joyeux, on a déjà envie d’y être ! La 17ème édition s’annonce passionnante, avec sa programmation belle, riche et éclectique de 46 artistes sur 20 lieux pendant douze jours à Toulouse et ses environs. Dans cette programmation, on trouve d’abord une tête d’affiche, Juliette, de retour dans la belle salle de la Halle aux Grains avec son nouveau spectacle J’aime pas la chanson ; et on note la présence d’artistes expérimentés et reconnus ayant fidélisé leur public même s’ils ne sont pas « médiatisés » comme Paris Combo et Emily Loizeau. Le programme complet, que tu peux découvrir sur le site Détours de chant, exprime la volonté, comme à chaque édition, de faire découvrir des talents et de montrer la chanson multi-forme d’aujourd’hui. Voici ci-dessous, ma présentation illustrée (photos et vidéos) de cet excitant festival.

Des artistes évoqués dans Hexagone

© David Desreumaux

Presque Oui, (photo de une) en solo pour sa tournée 20 ans, 20 dates sera à L’Espace Bonnefoy. Chantera-t-il Un baiser comme sur la vidéo ici ? Le Choeur Voix Express, dirigé par Hervé Suhubiette, Lucas Lemauff et Alice Bénar, assurera la première partie avec Un peu de PrévertErwan Pinard, personnage étonnant et atypique sur scène, drôle et sensible, joue en solo-guitare ses chanson cynico-dépressives à la Cave Poésie. A Vesoul en novembre, il a succédé à Barbara Weldens, en gagnant le prix Jeune Talent 2017 et vient de « faire une belle salle » : le Transbordeur à Lyon. Lise Martin jouera deux jours au Bijou, en formule trio avec laquelle elle a enchanté le chapiteau de Barjac cet été. Au Bijou, tu pourras découvrir l’étonnante Léopoldine HH (avec ici Blumen Im Topf) et revoir Leïla Huissoud, toutes deux en portrait dans le numéro actuel d’Hexagone.

Des spectacles que j’ai particulièrement aimés

© David Desreumaux – Barjac 2017

Commando Nougaro, un de mes gros coups de cœur du festival  d’Avignon cet été, propose La voix est libre, deuxième spectacle de ce trio toulousain inventif, revisite l’univers de Nougaro de manière originale et talentueuse. A noter : l’album est chroniqué dans le numéro actuel d’Hexagone. Le Quartet Buccal, trio (!) féminin a cappella, donne Les Femmes aux yeux ouverts sont dangereuses : un spectacle humain, impertinent et émouvant où chacune des trois chanteuses plonge dans ses racines. Dans Bicéphale, déjà apprécié au Bijou et au festival de Barjac, Boule et Mr Roux s’accompagnent mutuellement et sur deux titres intervertissent leur répertoire.

 

La part belle aux talents locaux

© Michel Gallas – Bijou 2017

Archibald, prix des Lycéens des Coups de Pousses 2017,  et dont je te parle régulièrement, fera la 1ère partie de Juliette. Le duo Jane for Tea, en portrait dans le numéro actuel d’Hexagone, présentera certainement quelques nouveaux titres. L’habituel duo Strange Enquête, tchache contrebasse, vient en quartet, avec guitare et batterie, proposer les titres de leur nouvel album Mettre son sac à l’arrièreCamu, prix Nougaro 2015, groupe mené par Corentin Grelier et désormais à quatre sur scène, partagera la scène avec Matéo, prix Nougaro 2016, en clavier solo. Ce sera aussi la possibilité de découvrir les nouveaux spectacles de Guillaume Barraband (Fantaisie macabre) et de Claire Gimatt.

 

Les particularités habituelles de Détours de chant

Laura Wild – Bijou 2017 © Michel Gallas

La journée « Coups de pousses » au Bijou permet de  découvrir cinq artistes régionaux, chacun sur quarante minutes. Les trois que je connais préfigurent une soirée d’un joli niveau : L’affaire Sirven, trio de Montpellier, vainqueur du Prix Mathieu Côte 2016 à Cébazat est mené par JC.Sirven le compagnon de route de Dimoné ;  Laura Wild, prix Nougaro 2016, à la présence étonnante joue du ukulélé, et Clara Sanchez se présente seule avec son accordéon. Le festival offre quatre concerts gratuits, à des horaires décalés (12h30 en semaine et 16h le dimanche) et deux en participation libre. Pour te laisser plus de choix, cinq groupes ou artistes se produisent deux soirs et deux cinq jours. Et tu peux bénéficier d’un tarif réduit pour tous les concerts dès que tu décides d’en voir au moins trois.

Quelques nouveautés cette année

Le festival innove avec un artiste fil rouge, Guillaume Farley, récent parrain en novembre du festival Sémaphore en Chansons. Détours de Chant propose une orientation québécoise avec trois artistes. Mathieu Lippé, découvert comme parrain de  Sémaphore en Chansons 2017, m’a bluffé dans un étonnant spectacle où il se révèle chanteur, slameur, conteur, poète et show-man.  Moran doit aimer la région (ou l’inverse) car on a déjà pu le voir ces dernières années à Montauban (Alors Chante !), au Bijou et à Albi (Pause Guitare). Mehdi Cayenne jouera au Taquin. On note également un développement de l’offre « Jeune public » avec quatre concerts dont Trio Volière, spectacle conçu à partir du répertoire de Steve Waring.

D’autres propositions

Camu – Bijou 2017 © Michel Gallas

Les Toulousains (et moi aussi !) pourront découvrir Victoria DelarozièreOups, j’allais oublier de te citer Délinquante, duo féminin d’accordéonistes chanteuses (ou l’inverse) dans leur nouveau spectacle : Femme. Et de te mentionner Les Freres Brothers quatuor vocal humoristique a cappella, réjouissant et impressionnant.

Et encore je ne t’ai parlé que des groupes et artistes, plutôt « chanson », que je connais un peu. Sur Détours de chant, l’éclectisme est appréciable avec la découverte « d’expressions francophones sur des bases musicales différentes » (dixit l’édito). Tu peux y écouter les spectacles très originaux de Nosfell et Fantazio & Théo Ceccaldi (Peplum), le rock celtique de Red Cardell, de l’électro -rock (Dum Spiro), le « James Brown Algérien » (Jimmy Oihid), du rock scandé (Bruit qui court) ou du rap (Liksa).

Aussi j’ai prévu de profiter d’une quinzaine de concerts. On s’y rencontre ?  Et d’ici là, pour les étrennes tu peux  offrir à tes amis des places de concert. Soyez curieux et venez nombreux !


Festival Détours de chant du 23 janvier au 3 février 2018 dans 16 salles toulousaines et 4 dans les environs.

Rappel : Un clic sur une photo et hop elle s’agrandit. Pour les artistes qui ont eu un article récent sur le site, un clic sur le nom et hop tu vois l’article.

Clarika, en duo, fait battre le cœur du Bijou

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Après Alexis HK et Camille Hardouin en septembre, on continue les retours de concert de cette exceptionnelle saison anniversaire au Bijou, retours enrichis d’un échange avec l’artiste. Et fin novembre, vingt-trois ans après son premier et précédent passage au Bijou, Clarika est revenue, pour trois soirées en duo, avec un formidable concert devant une salle pleine.

© Francis Vernhet

Avec comme seul musicien Ludovic Leleu – son orchestre – (guitare électrique, clavier, percussions et chœurs), Clarika reprend à l’identique le spectacle joué habituellement avec son groupe : même liste de chansons et même changement de tenue. Elle entre sur scène avec Je suis mille : « Je suis le vent et la mitraille /Je suis toute la misère du monde / Je suis le bonheur à la ronde/ Je suis la douceur, la colère ». En fait, ce début consiste en une véritable présentation du concert qui propose du profond et de la légèreté, de l’humour et de la lucidité, du noir et de la lumière. Elle chante la quasi totalité de son dernier album De quoi faire battre mon cœur marqué par une séparation : « C’est la vie sans toi / Je l’aime pas… », « Je ne te dirai pas l’absence … Je ne te dirai pas la peur / d’une vie loin de tes bras / le poignard plongé dans le cœur / et la lame qui se retire pas»). A travers ses textes, elle exprime le manque, la souffrance, les histoires d’amour qui finissent mal (La cible) et … l’espoir « il brille quelque part, ô ma toute petite étoile ».

Elle évoque Petula Clark, sa colocataire des bacs des disquaires par proximité alphabétique. Puis cite un extrait d’une de ses chansons où elle dit se reconnaître « A chacun son destin et sa part de tourments. Moi j’ai fait de ma vie quelle que soit la saison, un jardin où fleurissent des bouquets de chansons». Et elle nous offre un joli bouquet d’odeurs et fleurs différentes qui respirent la vie. Car si le contenu du répertoire est sombre, Clarika, enjouée sur scène, danse parfois sur des mélodies légères et envoie une énergie contagieuse. Ses textes aux mots simples résonnent à l’intérieur de nous et émeuvent. Sa voix nous touche, une voix qui semble plus forte, plus présente à deux qu’avec une orchestration plus importante.

© Francis Vernhet

Un peu comme Alexis HK, entre les chansons, Clarika plaisante pour faire contrepoint : « Si vous vous attendiez à sortir du Bijou en soufflant dans des trompettes en plastique et en dansant la lambada, au bord du canal du midi toute la nuit, c’est pas gagné parce que la vie est âpre ». Donc, place à la fantaisie, à l’humour et et au rire. Elle nous raconte des histoires parfois délirantes comme celle de l’homme invisible qui l’a embrassée sur Hollywood Boulevard, puis cherche Dieu dans la salle. Elle prend l’accent italien puis l’accent slave pour évoquer le retour d’un Igor, ancien amant.

Son concert est entrecoupé d’anciennes chansons que son public de fidèles reprend : l’incontournable Les garçons dans les vestiaires, le prémonitoire Ça s’peut pas  (« Non, ça s’peut pas que ça dure toujours, ça s’peut pas… L’amour, le vrai, un jour il meurt, il reste pas»), le toujours d’actualité Bien Mérité (« C’est l’évidence / T’avais qu’à naître en France … On prend pas un bateau si on sait pas nager »), la superbe et originale Lâche-moi ! sur la relation avec son enfant et Les patineurs. Pour le dernier tiers du spectacle, elle revient avec une robe crème longue et légère, avec laquelle elle danse, tournant sur elle-même, pieds nus. Elle reprend My Sweet Lord de George Harrison et lâche sa voix.

En rappel, elle fait chanter au public  Rien de nous « n’est important« . Puis assise, elle joue à la guitare (moment assez rare) Les beaux jours (« Alors j’attends la boule au ventre / oui mais j’attends / que les beaux jours rentrent… ») L’ultime titre Rien de tel (qu’une petite chanson) résume le concert avec des couplets d’une lucidité noire malgré l’humour et un refrain léger et entraînant. Dans sa première intervention parlée, Clarika avait annoncé : « On va essayer de vous faire un bon concert et je pense que vous allez en avoir pour votre argent. » Pari tenu, le public a quitté la salle, comblé d’émotion et de plaisir.


Je retrouve Clarika, le lendemain après-midi, dans la salle de bar du Bijou. Je lui demande de parler de la formule du concert en duo, du Bijou, de l’album live qui vient de sortir et d’une chanson qui porte son nom.

Hexagone : En concert, je t’ai souvent vue  en groupe. Peux-tu nous parler de cette formule en duo ?
Clarika : Hier c’était la quatrième fois. Créée pour une demande à l’étranger, où nous avons fait deux concerts, cette formule reste occasionnelle. Mais cela nous a donné l’idée de jouer en duo quand l’opportunité se présente, pour des salles où cela n’est pas possible avec le groupe.

© Francis Vernhet

Hexagone : Souvent quand les artistes passent d’une formule groupe à une formule duo, ils adaptent le concert en le rendant plus intimiste. Là, c’est le même spectacle qu’en groupe ?
Clarika : Oui, l’idée c’est de refaire le spectacle à deux. Evidemment, ce n’est pas pareil avec deux musiciens en moins et sans décor, même si ce sont les mêmes chansons dans le même ordre. Mais on essaie de retrouver l’esprit et l’énergie. Et je m’y retrouve bien. Changer de tenue fait partie du show. Au Bijou, on pourrait dire qu’on peut s’en passer. Mais non au contraire.

Hexagone : Un concert de Clarika, c’est un vrai spectacle plus qu’un récital. Là aussi c’est une volonté ?
Clarika : Etre sur scène, c’est ce que je préfère. Alors j’en profite, je m’amuse. Je veux du spectacle. J’aime qu’il y ait une scénographie, des lumières, un décor. J’aime bien raconter des petites choses entre les chansons. J’ai envie de me surprendre moi-même. Je ne veux pas que ce soit juste un copier-coller des chansons présentes sur un album.

Hexagone : On a eu l’impression que tu étais particulièrement contente, hier soir sur scène.
Clarika : Pouvoir monter sur scène devant un public : c’est ce que j’aime, je suis toujours contente. Et je ne boude pas mon plaisir. J’essaie de faire chaque concert à fond, quelle que soit la salle. J’ai envie que les gens soient contents. Et moi aussi.

Hexagone : Le fait de jouer une chanson en rappel à la guitare, c’était une envie ?
Clarika : Je ne joue pas bien de la guitare. Je me suis donné ce petit challenge sur cette tournée.  C’est balbutiant mais je suis contente de le faire.

Hexagone : Dans le concert, on trouve les chansons du dernier album et aussi des titres d’anciens albums. Par exemple, Les garçons dans les vestiaires ?
Clarika : Je joue Les garçons dans les vestiaires à chaque concert de chaque tournée. Je ne me sens pas obligée. C’est un peu un identifiant, un petit rendez-vous avec le public. Le challenge étant à chaque spectacle de la renouveler, de la réinventer.

© Francis Vernhet

Hexagone : Quelques mots sur la reprise de Georges Harisson, My sweet Lord ?
Clarika : J’aime bien cette chanson et c’est aussi un prétexte pour créer un moment dans le concert où j’interpelle Dieu,  on fait des chœurs un peu délirants, on s’amuse. J’ai beaucoup de plaisir à la chanter. Pour une reprise, titre qui ne nous ressemble pas forcément, l’intérêt est de s’exprimer différemment que dans ses propres chansons.

Hexagone : Que peux-tu nous dire sur le fait de jouer trois jours d’affilée au même endroit et sur le Bijou en tant que lieu ?
Clarika : Rester trois jours au même endroit, c’est assez exceptionnel. Pour le coup, ce sont presque des vacances. Après le premier jour, les balances sont légères, on ne voyage pas entre deux concerts, on peut faire la grasse matinée, et enfin découvrir la ville où l’on joue. Le Bijou est un lieu convivial, très agréable. La salle permet une vraie proximité avec les gens. J’aime bien qu’il y ait un bar et un restaurant, à côté de la salle : il est important qu’une salle de spectacle soit un lieu de vie.

Hexagone : Tu te dis artiste de scène, mais De quoi faire battre ton cœur est seulement ton premier album live?
Clarika : J’ai fait sept albums. Et l’idée de faire un live ne s’était jamais concrétisée. J’en avais envie depuis longtemps. Le public qui me suit, me le demandait souvent. Le live a un vrai intérêt, car les versions sur scène sont différentes des versions studio. Je suis très contente qu’il existe.

Hexagone : Dans un live, en général, soit on propose des extraits avec certaines chansons soit le concert en quasi-totalité. Quel choix ici ?
Clarika : C’est quasiment le concert. On a retiré juste quelques titres : Rien de nous, tout en acoustique, par manque de son, et ceux dont la version live était très proche du disque pour privilégier des versions scènes différenciées. Cela a permis de mettre des titres très anciens. J’avais vraiment le volonté de faire écouter le concert, et même certains « speech » comme avant Les garçons dans les vestiaires, et avant My sweet Lord.

© Francis Vernhet

Hexagone : Un dernier mot sur l’album live ?
Clarika : Nous avons fait deux versions de l’album. Un double album pour ceux qui n’avaient pas l’album studio, avec un joli coffret, plutôt classe. Et l’album live : pour ceux qui ont vu le concert c’est un vrai témoin, une façon de garder le souvenir.

Hexagone : Tu as désormais une chanson à ton nom que Garance (1), bien connue des lecteurs d’Hexagone donne sur scène depuis quelques mois. Quelle est ta réaction ?
Clarika : Cela fait bizarre de recevoir une chanson à son nom. J’ai trouvé le morceau super. Sur le même événement, une rupture, elle prend le contre-pied de mon texte, c’est rigolo.

Hexagone : En dehors de l’album, as-tu une autre actualité ?
Clarika : La tournée en groupe s’arrête là, début décembre. On est tristes comme quand enfant, une colonie de vacances s’arrête. C’était chouette. J’ai recommencé à écrire depuis cet été pour un nouvel album. Je n’ai jamais de chanson d’avance. La tournée est une histoire particulière, un moment pendant lequel je n’écris pas. Et il faut le temps de se ressourcer. Pour moi, un album permet de remonter sur scène. Idéalement, on aimerait le sortir début 2019, et donc l’enregistrer cet été au plus tard.


Clarika du 28 au 30 novembre 2017 – Le Bijou (Toulouse) – Photos et compte-rendu du concert du 28/11. Entretien fait le 29. Rappel : un clic sur une photo et elle s’agrandit.

Photos de une et de l’article : © FRANCIS VERNHET. Par dérogation libre de droit pour site Hexagone et réseaux sociaux de la salle « LE BIJOU » de Toulouse. Pour toute autre utilisation ou contexte, contacter impérativement le photographe pour en négocier préalablement les droits. francisvernhet@wanadoo.fr. 0672844129.

(1) Voici le refrain de Clarika, chanson de Garance : « Y’a Clarika dans son album / Qui dit qu’elle a eu tant d’amour / Que même si maintenant y’a personne / Elle en aura dans le cœur toujours /
Moi tu m’as laissé tant de tristesse / De poids au cœur de déception / Que même si j’aime plus un Kopeck / J’ai de quoi en écrire des chansons »

En décembre à Marseille et Aix-en-Provence

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Pour finir l’année en musique voici quelques concerts qui se tiendront à Marseille et Aix-en-Provence en Décembre.

En décembre on chante dans le Tarn, en Ariège et ailleurs 

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Et si on sortait un peu de Toulouse ? Voici une sélection de 11 concerts pour les 10 jours allant du 7 au 17 décembre.  Avec comme tous les mois de belles possibilités dans le Tarn, département décidément très chanson. On cite aussi, comme depuis quelques mois, des concerts en Ariège. Et la musique n’ayant pas de frontière départementale ou régionale, on fait un clin d’œil à nos amis du festival Printival à Pézenas ainsi qu’à Bordeaux Chanson.


Les concerts chanson dans le Tarn, en Ariège et ailleurs 

jeudi 7 : Jérémie Bossone – Université Champollion à Albi
vendredi 8 : Contrebrassens au Café Plum
vendredi 8 : Lucien la Movaiz Graine – CC de l’Arize, Les Bordes sur Arize (09)
samedi 9 : Contrebrassens – Salle de l’Agora à Lavaur
samedi 9 : Jules Nectar au Noctambule à Albi
samedi 9 : Hommage à Barbara (Jérémie Bossone, Guillo, Daguerre et Marc Delmas) -l’Inox à Bordeaux
samedi 9 : Askehoug (+ Keith Kouna) – Art’cade à St Croix Volvestre (09)
dimanche 10 : Bonbon Vaudou au Café Plum
jeudi 14 : Joëlle Saint Pierre au Théâtre de Pézenas (34)
samedi 16 : Hélène Piris – Salle des fêtes à Montans
samedi 16 : Ronan – Chansons à domicile à Artigat (09)


Dans le Tarn

Après son passage au Bijou, Contrebrassens, qui a reçu, dans la salle chanson toulousaine, une belle ovation pour sa formidable prestation en duo avec Michael Wookey, sera le vendredi au Café Plum à Lautrec et le samedi à Lavaur. Hexagonaute tarnais n’hésite pas ! Eux aussi, après Toulouse, Bonbon Vaudou sera le dimanche au Café Plum.

©David Desreumaux

A Albi on pourra apprécier Jérémie Bossone, dossier et couverture du n°2 d’Hexagone, dans la programmation Les retours du jeudi à l’université Champollion. Sur la note de présentation, il est considéré comme « le chaînon manquant entre Brel et Noir Désir ». Le toulousain Jules Nectar, chanson pop-folk, sera au Noctambule. Il sortira tout juste d’une tournée de dix dates en Gironde (P’tites Scènes de l’Iddac) entre le 2/11 et le 8/12. Sur scène, il est efficacement accompagné par Clément Foisseau (guitare électrique et basse) et Milu Milpop, (clavier, machines) petit format à la voix magnifique. Son 2ème album nos rêves  sortira bientôt en 2018.

Et à Montans, pour un concert organisé par l’association Yaka, Hèlène Piris viendra, avec son violoncelle et sa voix spécifique, en duo et accompagnée par l’excellent guitariste Oriol Martinez-Codinachs, chanter en grande partie son nouvel album Tour du monde sorti cette année.


En Ariège

© FRANCIS VERNHET

Askehoug, dossier et couverture du numéro actuel d’Hexagone, programmé par Art’Cadepartagera la soirée avec Keith Kouna. Et on pourra voir deux toulousains. Lucien la Movaiz Graine, souvent annoncé dans ces chroniques, se produit en solo pour  Chanson en Campagne. Son spectacle solo, Heureusement, nous raconte, avec guitares et accordéon, l’histoire et la vie d’un gars (celle de l’artiste ?), de l’enfance à aujourd’hui, avec ses difficultés et la joie des rencontres. Et Ronan qui devient un habitué des concerts chez l’habitant : après Toulouse le mois dernier, Artigat ce mois-ci. De l’émotion brute, une voix forte et chaude. Un tour de chant poétique et prenant. Ronan chantera des titres de son album Volutes sorti cette année et chroniqué ici.


Ailleurs, un peu plus loin

Nos amis du festival Printival invite la québécoise Joëlle Saint Pierre et son vibraphone au Théâtre de Pèzenas. En première partie, Cédric Laronche avec Nicolas Iarossi présentera le projet Maupassant en concert, des poèmes de Guy de Maupassant mis en chansons.

Bordeaux Chanson, pour sa part, a eu la bonne idée de rendre hommage à Barbara en permettant à 4 artistes de Nouvelle Aquitaine de reprendre ses chansons :  Jérémie Bossone, Guillo, Daguerre et Marc Delmas.


A noter : un clic sur le nom d’un lieu ou d’une association et tu obtiens les informations pratiques.

Photo Ronan : © FRANCIS VERNHET. Par dérogation libre de droit pour site & réseaux sociaux de la salle « LE BIJOU » de Toulouse. Pour toute autre utilisation ou contexte, contacter impérativement le photographe pour en négocier préalablement les droits. francisvernhet@wanadoo.fr. 0672844129

Photo de une : Askehoug ©David Desreumaux

Les concerts de décembre à Toulouse et alentours

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Petit retour sur novembre. Je t’avais annoncé deux événements du mois « A ne pas rater » : Clarika au Bijou et les 11 concerts de Chouf à Toulouse. Comme j’avais raison, Hexagonaute du site ou de la revue, je te prépare un compte-rendu pour bientôt !

© FRANCIS VERNHET.

Mais de suite, voici quelques mots et une photo sur le superbe spectacle de Michèle Bernard et Monique Brun au Bijou. Un p’tit rêve très court. Un grand concert trop court. Deux personnes qui ont déjà bien vécu viennent nous parler de la vie, de ses bonheurs et de sa dureté. Regards, sourires et textes emplis d’humanité. Le chant et l’accordéon de Michèle, les mots et parfois le chant de Monique. Chacune leur tour ou ensemble. Un florilège de superbes titres de Michèle et un impressionnant choix de textes pour Monique. Un grand succès devant un Bijou à nouveau complet. Mais pas de rappel « comme dans la vie » disent-elles en quittant la scène.

En décembre, comme moi tu ne voudras pas rater Wally pour la première représentation de son nouveau spectacle Le projet Derli, ni la toute première venue de Contrebrassens à Toulouse. Tu pourras réveillonner avec Les goguettes en trio mais à quatre et choisir parmi ma sélection des concerts alléchants de décembre listés ci-dessous.


Les concerts chanson à Toulouse et à proximité

mardi 5 : Keith Kouna à L’usine à musique
mardi 5 et mercredi 6 : Contrebrassens au Bijou
jeudi 7 : David Lafore à ÔBohem
jeudi 7 : Kent – salle des fêtes de Cingetabelle (31)
jeudi 7 et vendredi 8 : Bonbon Vaudou au Bijou
vendredi 8 : La Mal Coiffée à l’espace Job
samedi 9 : Alain Chamfort à l’Aria – Cornebarieu (31)
mercredi 13 et jeudi 14 : Wally au Bijou
jeudi 14 : Wally à la Pause Musicale
mardi 19 au samedi 23 : Patrice Caumon
mercredi 20: Marcel Dorcel & son Orchestre de merde au Dahu
vendredi 29 au dimanche 31 Les goguettes en trio mais à quatre au Bijou


Au Bijou l’exceptionnelle programmation de cette saison continue.

© David Desreumaux

D’abord, avec la première venue de Contrebrassens à Toulouse. Cette  contrebassiste interprète de Brassens, on l’aime beaucoup à Hexagone. Je te l’ai fait découvrir en solo au festival d’Avignon 2015, et lui ait consacré un petit portrait dans le n°3 : « De sa belle voix claire, elle illumine les titres choisis du moustachu, qui évoquent les femmes ou les relations amoureuses, par une interprétation sincère et une utilisation totale de son instrument. Les saveurs de la mélodie et du texte sont révélées, les mots sonnant parfois différemment dans une bouche féminine. » Dans ce même n°3, j’ai chroniqué A l’ombre du coeur : « un magnifique album, où chaque titre bijou est sublimé par un bel écrin musical. Pour le son et la musicalité remarquable, on remerciera Michael Wookey, explorateur sonore, à la direction artistique et aux nombreux instruments singuliers. » Pour ces deux jours, elle propose son spectacle en duo justement avec Michael Wookey. Tu peux la voir chanter La princesse et le croque-notes ici. Ensuite j’irai découvrir Bonbon Vaudou, duo dont la part féminine Oriane était déjà venue au Bijou avec son père René Lacaille pour le spectacle René Lacaille èk marmaille.

© David Desreumaux

Wally posséde son rond de serviette au Bijou et vient régulièrement y jouer. Cette fois, il vient nous présenterla première de son tout nouveau spectacle Le projet Derli. Le spécialiste de l’humour et des chansons courtes en solo va jouer des chansons (longues…) accompagné de cinq musiciens sur scène. Des chansons dit-il où le sourire l’emporte sur le rire, où l’humeur prend le pas sur l’humour, où la musicalité tient une place primordiale. A ne pas rater.

Et pour finir, l’année en beauté, le Bijou accueille pour la première fois à Toulouse, et sur trois jours dont le 31 soir de réveillon, Les goguettes en trio mais à quatre avec leur  spectacle actuel Merci Macron Ces quatre-là, s’en prennent surtout à la politique, au sens large, avec le parti d’en rire. Et c’est très réussi. Le groupe est composé de deux artistes connus des toulousains : la  pianiste Clémence Monnier, déjà venue au Bijou avec Patrice Mercier et au bar Chez ta mère avec Valentin Vander, un du trio d’auteurs/chanteurs. Les deux autres artistes sont Stan et Aurélien Merle.


Dans les autres salles de Toulouse 

© Michel Gallas

Au théâtre du Grand Rond, pour la deuxième fois Patrice Caumon, cet artiste atypique, à la voix superbe et à la grande sensibilité, vient nous livrer ses chansons féroces et tendres, pleines de dérision et d’autodérision. C’est doux, violent, poétique et drôle. En solo avec sa guitare, chaque concert de ce personnage étonnant, très réceptif aux réactions du public, est unique.

A l’Espace Job, La Mal Coiffée groupe vocal féminin, désormais quatuor, va interprèter des chants polyphoniques occitans et des poésies avec pour seul accompagnement, des percussions. Quelques notes d’un concert : « Répertoire magnifié par l’énergie radieuse du groupe, on est souvent pris, happé, conquis par le rendu du travail des voix ».

A L’usine à musique, Keith Kouna, le Québecois, en France pour cinq concerts du 5 au 9 décembre, revient à Toulouse avec quatre musiciens, sa folie et un quatrième album Bonsoir shérif. Personnage aux multiples facettes, à la fois rocker et chansonnier, rebelle et poète il est très souvent à contre-courant.


Dans les bars de Toulouse

© Michel Gallas

Au Dahu, le retour de Marcel Dorcel & son orchestre de merde, c’est presque déjà Noêl. Un spectacle de goguettes de chansons de variété passées à la moulinette de ce trio masculin. Le résultat est bien salé, souvent épicé avec des morceaux de gras dedans. C’est très drôle, jouissif et inventif. Décontracté et professionnel. Un groupe qui ne se prend pas la tête et ne se refuse rien. Je te recommande, entre autres, le détournement des Anarchistes de Ferré, La chasseuse à partir du Chasseur de Delpech, et une de leurs dernières élucubrations reprenant Antisocial devenu En tyrolien et en tyrolienne. Derrière la « déconnade » se cache le travail, et on découvre des textes bien écrits aux jeux de mots réussis. A voir au moins une fois.

David Lafore viendra chanter certainement une bonne partie de son nouvel album Les cheveux au bar Ôbohem. Il sera le samedi dans le Gers, au bar restaurant Le bouche à oreille à Simorre.


Pas très loin

© David Desreumaux

Si tu veux voir des artistes au talent plus reconnu publiquement, il te suffit de faire quelques kilomètres. A Salle de l’Aria à Cornebarieu, où j’avais annoncé le mois dernier le groupe Parité mon Q dont le concert a ensuite été annulé, ce mois-ci Alain Chamfort se produit en duo acoustique. A Cintegabelle, Kent, après son passage au Café de la Danse continue sa tournée démarrée en mars sous les yeux d’Hexagone ici, et centrée sur son 18ème album La grande illusion.  

 

 


A noter : un clic sur le nom d’un lieu ou d’une association et tu obtiens les informations pratiques. Un clic sur une photo et elle s’agrandit !

Photo de une Contrebrassens : © David Desreumaux

Photo Michèle Bernard et Monique Brun : © FRANCIS VERNHET. Par dérogation libre de droit pour site & réseaux sociaux de la salle « LE BIJOU » de Toulouse. Pour toute autre utilisation ou contexte, contacter impérativement le photographe pour en négocier préalablement les droits. francisvernhet@wanadoo.fr. 0672844129

 

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