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jeudi, avril 15, 2021

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Festival Chants de Mars. Lyonnais, populaire et convivial depuis 10 ans !

Les Chants de Mars sont le principal festival de chanson francophone lyonnais. Pour sa 10ème édition, du 15 au 19 mars prochains, il propose une programmation tout à fait exceptionnelle avec en tête d’affiche un Christophe Miossec dont le concert est déjà complet depuis ce week-end (je t’avais prévenu dans ma sélection de février qu’il fallait réserver de toute urgence !) Mais pour les amateurs de beaux spectacles il est encore temps de réserver les soirées avec Giedré, Zoufris Maracas et Loïc Lantoine, celui-ci accompagné par les lyonnais du Very Big Experimental Tubifri Orchestra. Buridane chantera avec une chorale d’enfants, à l’Auditorium de Lyon. Mais à côté de ces têtes d’affiches le festival propose de nombreux rendez-vous avec des artistes émergents dans des configurations très variées et A Thou Bout d’Chant organise, en ouverture, une véritable course contre la montre créative avec les « 24 heures du mot ». J’ai rencontré deux des programmateurs du festival : Christine Azoulay de la salle des Rancy et Benjamin Petit du Marché Gare qui nous présentent l’histoire, la ligne directrice et les principales dates de leur festival.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : Comment est né le festival des Chants de Mars ?
Christine : Il est né de l’idée de trois MJC lyonnaises de travailler autour d’une esthétique commune, la chanson francophone. Il s’agit de la MJC du Vieux Lyon (salle Léo Ferré), la MJC Confluence qui s’appelait alors la MJC Perrache (salle du Marché Gare) et la MJC des Rancy à la Guillotière (salle des Rancy). Dans chacune de leurs salles elles programment de la chanson.

Hexagone : Ces salles se réfèrent à l’éducation populaire. Comment cet esprit se traduit-il dans un festival de chansons ?
Christine : On est un peu dopé à cet esprit « éducation populaire » qui transpire dans tout ce qu’on fait même si, aujourd’hui, on emploie plus facilement le terme du « vivre ensemble ». On retrouve donc ça dans la mise en avant des pratiques amateurs, dans la dimension d’accompagnement des jeunes artistes, dans l’accessibilité des spectacles par leurs tarifs, dans le travail avec le jeune public mais aussi quand on s’interroge sur les valeurs qu’expriment les artistes.
Benjamin : L’éducation populaire, c’est participer à l’épanouissement personnel des citoyens à travers des activités qui sont hors des institutions comme l’école ou l’entreprise. Nous proposons donc une programmation qui concourt à la diversité culturelle et qui sort des grands circuits de l’industrie musicale avec de grandes têtes d’affiche relayées par les médias nationaux. Nous choisissons les artistes d’abord parce qu’ils sont intéressants sur le plan artistique plus que par leurs relais médiatiques. Nous cherchons aussi à favoriser les pratiques artistiques à travers les ateliers de chant et d’instruments que proposent les MJC. Nous cherchons à motiver les enfants à travers les spectacles auxquels ils assistent et la pratique de la chorale comme on va le faire à l’Auditorium avec Buridane et les ALAE (Accueil de Loisirs Associé à l’Ecole) créés au moment du changement des rythmes scolaires.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : Comment le festival a-t-il évolué depuis sa création il y a 10 ans ?
Benjamin : Depuis 10 ans, le festival s’est développé de façon horizontale. Plutôt que de rechercher des têtes d’affiches qui drainent un large public et de grossir verticalement, on a cherché à multiplier les partenaires et à toucher toutes les salles qui proposent toute l’année de la chanson. On a donc multiplié les partenariats avec des lieux de toutes tailles. C’est donc un effet « tâche d’huile » plus qu’un développement pyramidal qu’a connu le festival.

Hexagone : Est-ce facile de se mettre d’accord sur une programmation avec des partenaires aussi différents les uns des autres ?
Christine : On évite bien sûr de se disputer mais c’est vrai qu’on parle beaucoup. On n’est pas dans un consensus mou et chacun défend ses envies et ses goûts personnels. Et souvent, comme on est assez convaincu, on arrive à convaincre les autres.
Benjamin : Pour GiedRé on a beaucoup discuté pour intégrer sa chanson humoristique dans notre programme comme pour Schvédranne, avec sa poésie 2.0, accompagnée de musiques électroniques et de projections sur scène. Ce sont là des sujets de conversation intéressants qu’on a pu avoir.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : Quels sont les moments forts de la programmation ?
Benjamin : Il y a Miossec qui va sortir un dixième album en 2016 et il a voulu éprouver sur scène ses nouveaux musiciens et ses nouveaux morceaux avant la tournée qui aura lieu dans les grandes salles. On a l’opportunité de le voir dans une petite salle parce que c’est son choix en tant qu’artiste de jouer dans de petits lieux avant la sortie d’album.
Christine : Loïc Lantoine sera accompagné par un orchestre lyonnais, The Very Big Experimental Tubifri Orchestra. Ils sont très jazz dans l’esprit. C’est l’histoire d’une rencontre entre le Tubifri et Loïc Lantoine, avec son répertoire et tous les arrangements et l’orchestration de cet ensemble lyonnais. Ca fait beaucoup de musiciens sur le plateau et une très belle soirée au Marché Gare.
Benjamin : Zoufris Maracas, on l’a découvert il y a 4 ans aux Chants de Mars, au Marché Gare, et on avait eu un coup de cœur pour ce groupe qui mélange des sonorités sud-américaines et africaines, la salsa et la rumba, le zouc et le reggae tout en écrivant des chansons avec une plume vraiment fine. Ils reviennent cette année dans une plus grande salle, au Transbordeur.

Hexagone : Buridane revient également aux Chants de Mars.
Christine : On lui a proposé un projet inédit avec une chorale d’enfants, sur son propre répertoire, une première pour les Chants de Mars. On la retrouve également le jour d’ouverture du Festival avec A Thou Bout d’Chant. La nouvelle équipe a rejoint le festival et nous a proposé  Les 24 heures du mot . En une journée les artistes vont faire une création artistique autour d’un thème. Ils se voient le lundi et travaillent toute la journée pour une création qui est restituée le mardi.


Le site et la réservation du Festival


Photo de Une : Giedré par David Desreumaux

Lise Martin, mettre au monde cette étoile qui danse

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Mettre au monde cette étoile qui danse

Mon enfance. 
« Je suis née le 8 décembre 1984. Le jour de l’immaculée conception
 » raconte avec un large sourire Lise Martin. Le genre de hasard du calendrier que sa grand-mère regardait avec bonheur, confie-t-elle. Tout commence dans l’Allier, dans la commune de Saint-Menoux. Jusque-là, que du banal mais le banal tombe quand je t’apprends que Lise voit le jour à la maison. Au foyer. Genre à l’ancienne parce que ses parents « étaient un peu des hippies. » Devancée d’un an par sa sœur Soizic, Lise arrive en numéro 2 dans une famille de cinq mouflets. Quatre filles et un garçon. Il devait y avoir bien de l’occupation dans cette maison non loin de Vichy et de Moulins.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Prof d’allemand, la mère de Lise est d’origine vendéenne alors que son père normand a exercé mille métiers dont celui de boulanger. C’est donc tout naturellement qu’ils vont se rencontrer en Allemagne avant de s’installer à Saint-Menoux dans le but de se rapprocher de l’école Steiner de la région. Ils ont la ferme intention d’apporter à leurs enfants l’éducation rêvée qu’ils n’ont pas reçue. L’école Steiner propose « une scolarité un peu particulière avec une pédagogie alternative qui essaie de développer autant le côté manuel qu’intellectuel de l’enfant. On y mêle la lecture, l’écriture, le modelage, le tricot, la peinture, etc » explique Lise. Lise y mène une scolarité normale et, peu enjouée à l’idée de faire l’équivalent de ses Première et Terminale dans un internat à Montluçon, rejoint sa soeur à Chatou, en région parisienne. Là, en même temps que son indépendance, elle obtient son bac en 2003 et entame des études de cinéma à la fac de Censier. Etudes qui seront sanctionnées d’une licence. Durant ces années estudiantines, le prix de l’indépendance se paie à coups de petits jobs, t’imagines bien.

Les arts, au sens large, tiennent une place d’importance dans la formation Steiner. Lise Martin a grandi dans cette culture, comme dans un environnement naturel. Elle a beaucoup tatônné avant de choisir la chanson comme forme d’expression professionnelle. « J’ai toujours beaucoup dessiné et peint. C’est ce que je voulais faire au départ. Avec le dessin et les mots, on reproduit ce que l’on voit. Ce n’est pas si éloigné. Dessiner c’est apprendre à regarder, faire de la musique, c’est apprendre à écouter. Chanter c’est apprendre à parler. Le théâtre est une grande passion chez moi aussi. Mais c’est comme une histoire d’amour frustrée. Le théâtre représente, comme en chanson, le rapport au présent. » précise-t-elle.

Je chante.
Au-delà des arts en général, la chanson aura peut-être été l’art de proximité chez les Martin. Le pont des arts. Lise se souvient que « la musique, la chanson a toujours eu une place importante à la fois à la maison mais aussi à l’école. Ma mère nous a toujours chanté des chansons pour nous endormir le soir. Elle a même inventé une chanson lorsque mon frère était bébé. Je crois que c’est la première fois que j’ai vu en direct le processus de création d’une chanson. »  Son père, tu sais, l’homme aux mille métiers, jouait également de la guitare et chantait. Des classiques de la chanson française. Les Brassens, Le Forestier et autre Mon pote le gitan, dans lequel, peut-être, voyait-il un autoportrait. D’ailleurs, c’est ce père qui apprend à Lise son premier morceau à la guitare. Ca ne folke pas encore à mort mais elle exerce son groove avec Sur le pont du Nord. Il faut un début.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Malgré son envie, pour ne pas faire comme sa soeur aînée qui a débuté l’apprentissage du piano, Lise Martin s’oriente à 7 ans vers l’étude du violon. Sa relation à l’instrument est assez conflictuelle et – patatras ! – Lise découvre dans le même temps que le chant lui procure beaucoup plus de plaisir que le violon. C’est sa marraine qui lui enseigne l’instrument, elle n’ose pas dire que ça la saoule. Du coup, comme enchristée, elle prend dix ans au violon : 5 ans de violon, 5 ans d’alto. Elle arrête lorsqu’elle monte à Chatou rejoindre sa soeur.

Elles s’appelaient Fées d’Hiver.
C’est à Chatou que la première expérience en chanson va s’écrire. Avec Soizic, on va y revenir. Avant ça, bien sûr, il y a eu quelques velléités adolescentes, mais comme le raconte Lise, celle-ci semble à cette époque coincée entre complexe et quête personnelle. « J’ai commencé à écrire autour de 12 / 13 ans mais c’était hyper cul-cul. Je n’osais pas le montrer. Il y a avait une espèce de rivalité avec ma soeur aînée, Soizic, qui écrivait des nouvelles et des poèmes. Elle écrivait d’une manière très poétique, très belle. Moi, c’était moins onirique, plus terre à terre et du coup j’étais très complexée. Je ne montrais à personne sauf à ma petite soeur qui me disait que c’était bien. » Lise commencera à prendre confiance en elle, à montrer ses essais, suite à la présentation de son travail de fin de cycle (appelé Chef d’Oeuvre dans les écoles Steiner). Un court-métrage dans lequel elle utilise deux de ses poèmes et dans lequel elle chante une chanson de Barbara.

Son bac en poche, Lise Martin part en voyage humanitaire en Inde durant un mois et demi. Voyage durant lequel elle écrit beaucoup. A son retour, Soizic lui fait écouter un poème qu’elle a mis en musique et Lise y pose une deuxième voix. C’est leur première chanson. Lise et Soizic viennent de créer leur groupe, Les Fées d’Hiver. « Après ça, j’ai eu envie d’essayer aussi, je n’ai pas réussi à le faire sur un de mes textes mais j’ai adapté 3 poèmes du poète Jacques Gaucheron que j’ai fusionnés et qui ont donné notre deuxième chanson. Et j’ai continué. » se souvient Lise avant de poursuivre et se rappeler que « la toute première chanson que j’ai écrite, paroles et musique, c’était Ce n’est que moi que je chante encore. » Cette première chanson de Soizic produit comme un déclic chez les deux soeurs. Elles vont écrire, chacune, indifféremment. Et sur les chansons de l’une, l’autre vient poser une seconde voix.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

A cette époque pas si lointaine, peu de filles (peut-être les Face à la Mer) osent affronter le public des bars. Ce n’était pas banal en 2003. C’est Nicolas Joseph qui propulse Les Fées d’Hiver sur les scènes des bistrots parisiens. Il les invite régulièrement lors de ses concerts à venir chanter leurs deux titres. Puis, petit à petit, le répertoire s’étoffe et Les Fées vont faire quelques premières parties et leurs propres concerts. En un an et demi, les filles vont écluser pas mal de scènes parisiennes mais Soizic décide d’arrêter pour cause d’amour à suivre. Fin de saison pour Les Fées d’Hiver. Les fées meurent, éphémères, ne laissant aucun enregistrement derrière elles.

Repartir à zéro.
Lise Martin ne va pas remonter sur les planches tout de suite. Soizic a quitté Paris et Lise avoue qu’elle n’osait pas aller chanter toute seule avec sa guitare dans les bars. C’est à nouveau Nicolas Joseph qui va lui remettre le pied à l’étrier en lui proposant de l’accompagner à l’accordéon, en 2007. « Donc j’ai repris avec lui, puis un guitariste (Nicolas Métro) s’est greffé, puis une violoncelliste (Camille Ablard) » ajoute-t-elle en précisant que son répertoire se constitue alors pour l’essentiel des titres dont elle était l’auteure au sein des Fées d’Hiver. De nouveaux morceaux vont venir enrichir progressivement le répertoire jusqu’au jour où le support discographique devient indispensable. C’est un moment charnière dans le projet Lise Martin.

« J’étais passionnée de cinéma depuis assez jeune. Je n’arrivais pas à me dire que je voulais être chanteuse. Je trouvais ça très prétentieux. Ensuite, c’est un peu le hasard qui m’a mené vers la chanson. Je faisais mon école de théâtre, la fac de ciné, mais je n’arrivais pas à m’avouer que je voulais faire de la chanson mon métier. Je pense que le déclic a été l’enregistrement de Gare des Silences, en 2009 / 2010. » constate aujourd’hui Lise Martin. Ce premier EP de sept titres est enregistré par un ami ingénieur du son, Christophe Hammarstrand, dans les studios de Nova Prod où il bosse. Faute de gros moyens, les sessions ont lieu la nuit, avec l’autorisation des studios. Sur ce premier opus, Lise Martin fait le choix de retenir les morceaux les plus prisés de son public, les morceaux dont on lui parle le plus et dont les arrangements sont prêts. Sept titres liminaires d’une carrière qui ne sonnent en rien comme des oeuvres de jeunesse. L’écriture de Lise Martin, son sens de la mélodie font plus qu’affleurer sur cet exercice sonore où l’on retrouve Tes mots, Le tourbillon et Liberté, notamment, que Lise chante encore régulièrement sur scène.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Riche de cette première expérience discographique « troublante », Lise Martin va beaucoup écrire entre 2010 et 2013. De nombreuses chansons voient le jour, sont rodées en concert, et la matière à discographier est devenue plus que suffisante. Le nouveau double album, Déments songes, entre donc en phase de création. Dans l’intervalle, le groupe a évolué, à grand renfort de cordes. Florence Breteau est arrivée au violon et Francis Grabish ne se retrouve pas à toutes les sauces mais au violoncelle. Cyril Aubert est toujours présent à la guitare et c’est Luc Ginieis qui tient la batterie. Christophe Hammarstrand étant indisponible au moment de l’enregistrement en 2013, c’est une de ses bonnes connaissances qui assure la réalisation, en la personne de Sébastien Miglianico. « Je partais avec l’idée de faire un simple album. Suite à une discussion avec un ami, l’idée du double thématique s’est imposée. J’avais, au départ, élaboré l’idée de l’album Déments songes qui parlait davantage de la vie et ses interrogations. Le suivant aurait gravité autour des interrogations sur l’amour. Cet ami avait raison, ça avait du sens de faire un double album avec des chansons qui avaient vécu et existé en même temps plutôt que de les séparer et de sortir un autre disque dans deux ans. Presque hors contexte. » justifie Lise Martin à propos du format – hors du commun en 2014 – de double album. Puis elle poursuit en expliquant que Déments songes veut à la fois signifier les rêves fous, l’idéal dans son assertion positive mais qui peut aussi se perdre dans des illusions plus limitantes. « Alors que l’idéal est censé porter vers l’avant, les illusions limitent et bloquent » précise Lise.

Création permanente.
Lise Martin n’est pas une artiste qui conçoit son art comme une marchandise nécessaire à un instant T, histoire de relancer la machine à programmateurs. En création permanente, elle écrit régulièrement, au gré de ses questionnements, de ses tentatives de compréhension de l’humaine condition. Le prochain album est déjà sur le métier à tisser. Elle est en train d’en terminer les morceaux (début 2016). Contrairement au précédent, les chansons retenues n’auront pas été rodées en live auparavant et le nouvel album devrait ainsi sortir en même temps que le nouveau spectacle. « J’aimerais bosser les arrangements jusqu’à cet été, enregistrer en septembre et sortir l’album au printemps 2017. » précise Lise Martin. Un album sur lequel le guitare voix et le ukulélé pourraient avoir une place prépondérante. Et Lise de nous renseigner quant à l’écriture : « je teste d’autres pistes. Je reste très exigeante mais je m’autorise davantage de libertés ; je donne toujours plus de liberté au texte qu’à la musique mais là j’explore également d’autres choses musicalement. Ca me semble prendre un chemin différent mais ça reste dans la continuité. Ca devrait être encore plus du Lise Martin. »

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Définir l’écriture de Lise Martin. Joli défi. On pourrait parler comme un journaliste pressé et mal inspiré et dire que la plume de Lise est ciselée. Comme on dit pour à peu près tous les auteurs tant et si bien qu’on finit par ne plus savoir ce que cela signifie vraiment. Les textes de Lise Martin sont au confluent de multiples matières. La peinture, la littérature, la poésie, la philosophie, la psychanalyse. Au carrefour des sciences humaines. Tout cela pour ne tendre que vers un unique but : avancer. Avancer dans la vie, c’est s’interroger sur soi-même, c’est se lire en se mettant en danger, en dépassant ses zones de confort. La chanson est un vecteur de questionnement chez cette chanteuse – chose peu banale – qui cite Nietzsche,  « Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante, » avant de développer sa propre pensée : « Quand j’écris, c’est que quelque chose me pose question. Je pose mes interrogations dans le déroulé de la chanson et quand j’arrive à la conclusion, c’est une piste possible. Il n’y a bien sûr pas de réponse définitive. Je chante pour faire taire le silence car je ne l’interprète pas favorablement. J’ai besoin de le comprendre. Le chaos en moi peut être très violent et l’écriture m’aide à mettre au monde l’étoile dont parle Nietzsche. Le chant adoucit tous les maux et le silence. » Ce silence à faire taire que l’on trouve en étendard dès le premier opus, mis en question, presque convoqué en duel dans son jeu de mots équivoque. (Gare des Silences / Garder Silence)

Jeu sur le mot en mode lacanien sur le second opus également. Coup double de surcroît : Déments songes où la vérité est passée au Pentothal, sérum de vérité ; Par don où l’amour montre ses chausse-trappes. Lise de donner son éclairage : « Déments songes, c’est pour démêler les rêves à garder des illusions. Chaque chanson est une tentative pour savoir à quoi je m’attache et de quoi je dois me défaire pour avancer. C’est pour ça que c’est séparé. Déments songes, les questions pour avancer dans la vie. Par don, c’est les illusions que l’on peut avoir au départ sur l’amour et qui vont se casser au fur et à mesure. Par don exprime le fait de vouloir donner et s’excuser aussi parce que quelquefois on donne avec beaucoup de bonnes intentions et si les intentions sont très positives, le résultat ne l’est pas forcément. » L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on…

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Folk à mort.
S’instruire de son quotidien pour toucher son prochain, pour éclairer sa propre vie. C’est en quelques mots, en partie, la sphère de la chanson folk traditionnelle. Pour beaucoup nourrie à la mamelle de Joan Baez, formée à la guitare par une chanteuse de folk anglaise, Lise Martin trempe son ancre (et son encre) volontiers dans ces eaux-là (Pas comme Emile). Corps et bien, pour le dire à la Robert Desnos qui parmi autres Baudelaire, Henri Michaux, Aragon et Hugo constituent le socle patrimonial du langage esthétique de Lise. De la folk, certes, mais de la folk poétique, assise sur un fonds intemporel. Pour cette ACI qui se sent auteure prioritairement, « la poésie permet de dire des choses qu’aucun autre langage n’arrive à dire. J’ai lu et je lis encore beaucoup de poésie. Certaines images poétiques m’ont apporté plus qu’un bouquin de philo, par exemple. Les dialogues que j’ai avec la poésie vont où aucun dialogue ne va jamais. » Poésie, images, dialogue, tout cela ne signifie pas vision éthérée, égocentrée. L’ambition est plus large, plus noble dans le désir de « faire des chansons qui pourraient être utiles à quelque chose. Quand quelque chose me touche, m’interroge, j’essaie de le développer, de le comprendre et de partager le fruit de mon expérience, de mes pistes de recherche. »  exprime Lise Martin avant de dévoiler que l’« un des objectifs dans ma vie, c’est de cerner les peurs qui me limitent, de les regarder en face et de trouver un moyen de les dépasser. Les pistes que je donne dans mes chansons, c’est un peu ça. C’est pour ça qu’un sujet en chanson peut être traité d’innombrables fois tant il y a de pistes possibles. »

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Les chansons de Lise Martin portent les atours de l’intemporalité. Elles nous appellent à considérer la relativité du temps. Ne pas chercher à s’amarrer à un courant ambiant, rejeter à dessein les phénomènes de mode, c’est l’axe de création de la Ménulphienne. C’est parce que l’intemporalité permet à un large public de s’y retrouver que Lise cherche dans son « choix de mots à gommer volontairement tout ce qui marquerait trop l’époque, tout ce qui pourrait rendre les chansons trop vite obsolètes. » Une intemporalité qui permet d’accéder à ce qui relie les gens entre eux, d’époque en époque et participe de la confection de chansons plus durables, moins jetables. L’intemporalité serait-elle l’écologie de la chanson ?

Voix de Fée. 
Pourrait-on clore ce portrait sans évoquer la voix de Lise Martin ? Une voix profonde qui funambule sur l’émotion. Un voix colère qui éteint les silences. Une voix qui dessine et se réapproprie des espaces de libertés. Une voix amie qui libère les peurs et les fausses croyances. Une voix magnétique qui n’est pas étrangère aux nombreux tremplins remportés depuis le début de sa jeune carrière. Vive la Reprise notamment, en 2013, organisé par le Centre de la Chanson. Et le Grand Zébrock, autre déclencheur, qu’elle n’a pas remporté mais dont elle a accédé à la finale. Finale lui permettant de bénéficier de 6 mois d’accompagnement et d’y faire la rencontre déterminante de Françoise Fognini qui est devenue sa coach scénique.

La scène tiens, parlons-en. Elle y a promené tout un tas de formules Lise Martin. Avec Soizic et Les Fées d’Hiver au tout début. Puis, les formules du vrai départ solo, formules de hasards, avec l’accordéon de Nicolas Joseph, la guitare de Nicolas Métro. Puis, quand l’envie de grandir artistiquement s’installe, il se met à pleuvoir des cordes sur les concerts de Lise. Violon, contrebasse, violoncelle viennent nourrir les portées de leurs notes bien pesées. Quand lieux et budgets se font trop petits, c’est avec Cyril Aubert à la guitare que la chanteuse se montre en duo et précise que « c’est enrichissant de pouvoir changer de formule et d’éviter la routine. Etre en danger, ça met dans le présent, ça crée l’inquiétude et je suis vraiment présente. C’est ça la scène, c’est être présent. S’il est quelque part, le bonheur est dans le présent. » Depuis peu, voilà même qu’elle ose monter seule en scène. Ce qu’elle ne s’était pas encore autorisé. Avec sa guitare, avec son fidèle ukulélé. Et puis sa voix, cette voix comme un appel envoûtant dans un chef d’oeuvre de Joseph Conrad, tu sais. Lise Martin, un autre présent qui met au monde des étoiles qui dansent.

Les concerts de Toulouse en février

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En janvier, en dehors du festival Détours de Chant et de la découverte de Mélinée sur scène, dont je t’ai parlé, j’ai apprécié aussi quelques autres concerts. Et donc, je t’en cause un tout petit peu.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

D’abord Les Fils de ta Mère chantent les VRP, grimés et décontractés, en acoustique, chantant dans la salle. Un bon moment sans prise de tête. Mais aussi deux concerts que je ne t’avais pas annoncés. Grabowski, chanteur guitariste toulousain, auteur de superbes chansons, qui a publié deux albums lors de la première décennie de ce siècle. Très discret depuis, il chante de temps en temps dans les restos ou bars toulousains devant un petit parterre de copains et d’amoureux de la chanson. Dès que je peux je t’en reparle. Puis Les joyeux urbains, groupe recomposé récemment, vu à Paris (mais oui le toulousain monte parfois à la capitale !) dans La tournée des vingt ans. Un best off des chansons préférées. Groupe d’humour à plusieurs chanteurs, aux musiciens multi-instrumentistes et aux tubes de scène comme Achète un chien et Chacun sa croûte. Hexagonaute parisien, pour ton info ils jouent tous les dimanches et lundi de février au Point Virgule.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Et pour finir la rétro plaisir de janvier : les auditions publiques mensuelles Osons  du Bijou, exclusivement féminin et de grande qualité : au moins trois groupes sur six méritant, de mon point de vue, une soirée au Bijou ou dans une salle toulousaine (Trio Tsatsali, Chorale de l’Ebranleuse, Alice Bénar), on en reparlera. Hé Mick, tu dois nous parler des concerts de février ! On est déjà le 7 et tu écris sur janvier … En fait le festival Détours de Chant, que je t’ai annoncé en détail va jusqu’au 7 février (hé Mick, tu parles quand des concerts ?). Et la programmation chanson attend l’arrêt du festival pour repartir, Tu ne manques rien ou quasi. Allez, c’est parti pour  le menu copieux et alléchant des trois prochaines semaines de Février : de l’international avec Benoit Paradis trio et Geneviève Morissette, du national avec Chloé Lacan et Sale Petit Bonhome, du régional et pas mal de toulousains.

Rappel : pour te donner envie de voir ces concerts un clic sur le nom du groupe et tu te trouves sur le site ou sur le dernier article publié, un clic sur le nom du lieu et tu obtiens son site pour les infos pratiques.


Le Bijou

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

A nouveau un joli programme. Des artistes confirmés et chroniqués sur Hexagone. Comme Chloé Lacan (en photo de une) les mercredi 10 et jeudi 11 février pour son Ménage à trois. Je ne me ménage pas, ce sera, avec plaisir, ma trois …ième fois. Pour moi, le spectacle du mois : tu viens ? Comme Benoit Paradis Trio, groupe québécois de chanson jazz, dont je t’annonce régulièrement les passages en France. Ils ont choisi Toulouse et le Bijou le 19 février pour terminer une tournée en Europe d’un mois et d’une vingtaine de dates. Des chansons joyeusement déprimées, un trio qui joue ensemble depuis plus de douze ans : cela s’entend et leur complicité fait plaisir à voir. Un chanteur musicien (jouant percussions-trombone-trompette-guitare) un peu barré. Un beau moment de plaisir. Québécois comme Geneviève Morissette, qui vit en France,  dont on entend parler ces derniers temps, et que j’irai découvrir le 25 ou 26 février. Découvrir comme Archibald, dans le projet solo de Kevin Nogues connu comme chanteur guitariste du groupe Ca peut plaire à ta mère. Archibald qui a eu le coup de cœur du public lors des auditions Osons de septembre dernier se voit confier une soirée le 12 février. Sans oublier Osons les auditions publiques mensuelles le mardi 23 février.


Des chanteurs toulousains à Toulouse et alentour

3. Affiche Boudu les copsAu Caravan Sérail à Saint Alban (31). Boudu les cop’s, trio féminin toulousain, que j’ai connu à mon arrivée dans la cité rose à la fin du siècle dernier. Il s’est recomposé, l’an passé, dans sa formation d’origine pour L’Anthology Live Tour – Tribute to Boudu les Cop’s. Autoproclamé trio «humoristico-érotico-acoustique », ces trois toulousaines jouent guitare, percussions, basse, cajon, mais aussi poêle, entozou et biscotte, pour accompagner et soutenir l’interprétation de leurs textes loufoques et pertinents.  Les Cop’s jouent sur des registres variés: swing, comptines, rock, reggae ou blues. En concert, excellentes musiciennes, avec leur tenues de scènes originales, elles mêlent leur voix et prennent du plaisir, toujours copines elles aiment bien se « chambrer ». Leurs prestations sont festives et réjouissantes. Elles fêtent leurs 17 ans le samedi 13 février avec une soirée très spéciale.

Au Théâtre du Grand Rond, du 17 au 20 février, Marin en apéro concert. Je t’ai parlé de lui comme invité d’un concert de Manu Galure en octobre puis en novembre en duo aux auditions de Chantons sous les toits. Il se produira avec sa nouvelle formule trio. Je vais aller la découvrir.

A l’espace Job le 12 février Virage à droite revient à Toulouse où avait eu lieu la première le 1er avril 2014 au Bijou. Avec ses deux actuels toulousains Manu Galure et Lucas Lemauff, son ancien Nicolas Bacchus et Stef ils viennent raviver la chanson de droite. Si tu aimes rire, si tu cherches un spectacle original et que tu rêves de remporter le vénérable Sardou d’Or alors n’hésite pas.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

A lEspace Roguet, le 19 février, Victoria Lud. Je ne vais pas à nouveau te vanter son spectacle La fabrique des diamants noirs, ni son parcours décrit dans l’interview. Je t’informe juste que le groupe bénéficie d’une résidence de création, notamment lumière, du 15 au 19 février et que le 19 février c’est un concert gratuit de fin de résidence. J’y serai certainement. Et toi ?

A la Cave poésie Les concerts à la cheminée avec Chouf et ses invité·es le vendredi 26  février. Cet été, pour sa semaine en duo, Chouf a investi l’ancienne cheminée de la salle de la Cave Poésie pour la moitié de son concert sans micro. De là est né l’idée d’un nouveau rendez-vous périodique. Une soirée chanson pas comme les autres. Un bœuf entre potes pour découvrir ou redécouvrir les chansons dans  leur  plus simple appareil. Des voix qui se mélangent, une guitare d’occasion et le plaisir de partager des chansons du répertoire mais pas que… J’ai raté la première à l’automne dernier. Je devrais être là cette fois.


Café Plum à Lautrec (81)

Vu sa programmation et sa réputation entretenue par les spectateurs et les artistes, j’ai décidé de te parler tous les mois de ce lieu. Ce mois-ci, il fête un événement. Après 5 ans d’existence, la coopérative Café Plùm se dote d’une nouvelle salle de spectacle et d’un nouvel espace librairie. Sa réouverture après des travaux depuis le début de l’année a eu lieu ce samedi 6 février. Chansons du monde et festival reggae au programme. En chanson française, Mademoiselle Nine, découverte l’an passé Chez ta mère, sera en résidence du 23 au 25 février et la clôturera par un concert le 25. Le 28 février : Alain Sourigues trio. Jeux avec les mots, présence sur scène, c’est un plaisir de le voir régulièrement (il était passé à Détours de Chant en février 2015).


Chez ta mère 

La salle démarre son mois par Sale Petit Bonhomme. Je t’ai évoqué leur passage Chez ta mère, en décembre 2014 pour leur spectacle sur les chansons de Brassens avec une interprète en langage des signes. Ils reviennent du 5 au 7 février, avec Les mots mariés, toujours un spectacle de chansons de leur propre répertoire en Langue des Signes (LSF). Chez ta mère conclut son mois par Alain Sourigues, en solo, le 26 février.


Samuel Cajal – Moki Bar 2016

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Photo: Marie-Hélène Blanchet

Fanch – La Folie Douce 2016

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Photo: Marie-Hélène Blanchet

En février à La Menuiserie

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C’est toujours aussi bon, la programmation à La Menuiserie, en février, vise un peu : Lise Martin le 6, Boule le 12, Guillaume Farley le 13 et Geneviève Morissette, le 20 ! Au risque de se répéter mais ce n’est pas bien grave, il faut à nouveau souligner tout à la fois l’éclectisme et la qualité de la programmation de la bande de Pantin. Pas inutile de rappeler que la qualité se trouve également dans l’assiette et dans l’accueil. Sans te plomber le budget. La Menuiserie, c’est malin, on y revient !


Vendredi 5 : Anastasia
Samedi 6 : Lise Martin


Vendredi 12 : Boule
Samedi 13 : Guillaume Farley


Vendredi 19 : NiKo
Samedi 20 : Geneviève Morissette

 

Jo Wedin & Jean Felzine, LE duo « total glamour » !

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Il convient de remercier Feu ! Chatterton d’avoir offert la première partie de leur troisième Trianon archi complet ce 27 janvier, à Jo Wedin & Jean Felzine et de permettre à leur public de découvrir le duo le plus frais du moment. Ils l’affirment eux-mêmes et on rajoutera qu’ils détournent avec le même humour pince-sans-rire cette formule, tout en étant « so romantic » !

Photo Samantha Dollin Kent
Photo Samantha Dollin Kent

Elle, blonde suédoise, affriolante en top noir et shorty pailleté mettant en valeur des jambes fuselées… Lui, cheveux noirs gominés, moue boudeuse à la Elvis*, chemise western et Gretsch blanche… Une élégance qui ne pouvait que séduire Arthur Teboul, chanteur de Feu ! Chatterton et dandy « affiché et assumé » ! Il serait donc tentant de réduire JO WEDIN & JEAN FELZINE à leur plastique sans failles et au glamour délicieusement rétro qu’ils dégagent sur scène. D’autant que leurs deux voix s’accordent à merveille et que leurs mélodies pop, sucrées juste ce qu’il faut, sonnent effectivement très siècle dernier. On pourrait par  exemple se laisser berner par le slow Idiot, une compo façon Platters de Johan Gentile, le bassiste de Mustang** et que Jo et Jean nous ont susurré tels deux tourtereaux en pamoison. La formule guitare / clavier contribuant à capter les paroles sans se dévisser l’oreille, le public se rend vite compte qu’il s’agit en fait d’une déclaration de rupture sans équivoques… « Ne meurs pas, ça te donnerait l’air idiot » chante Jo à celui qui la colle comme une ventouse ! Beau contrepied pour un duo qui affiche une complicité amoureuse évidente sur scène.

Photo Samantha Dollin Kent
Photo Samantha Dollin Kent

Avec « La valise » ballade country entraînante, on inverse les rôles ; c’est Jo qui veut suivre celui qui l’éconduit et qui le supplie de la « mettre dans sa valise comme un vêtement« . Vous voulez une autre preuve de leur double jeu évident ?

– Elle : « jouer le jeu, faire croire que tu commandes / Rouler des hanches et détourner les yeux« 

– Lui : « jouer le jeu et froncer les sourcils / La jouer viril, qui n’a pas peur du feu« .

Et notre duo d’enfoncer définitivement le clou avec « Les hommes ne sont plus des hommes » ! Difficile d’être plus explicite… Message reçu pour le couple de jeunes trentenaires derrière moi :

– Lui : « Pas vraiment tout saisi des paroles… »

– Elle : « Moi si ! Ça dit qu’il faut qu’on décide tout à vot’ place, même au lit ! »

– Lui : « Moi, j’ai juste entendu qu’on n’savait plus se raser… »

Nul doute que ces deux-là se sont réconciliés ensuite en dansant sur le dernier titre du set, « La Canopée« . Et c’est sur cet air chaloupé, diablement entraînant que Jo et Jean signe l’armistice de leur pseudo guerre des sexes, de leur jeu de l’amour et du hasard perso.


Retrouvez-les le 13 février au Pop In, le 13 à l’Olympic Café et le 27 chez Madame Arthur !

* Sorry Jean pour la référence, c’est sans doute à Johnny Cash que tu aurais préféré être associé…

** Johan Gentile, Rémi Faure à la batterie et donc Jean Felzine au chant/guitare forment le groupe Mustang, qui sera lui aussi à l’Olympic Café le 13 février.


Un GRAND merci à Samantha Dollin Kent pour les photos !


Set list

1 Un Jour De Plus, Un Jour de Moins

2 La valise

3 Idiot

4 Ne fume jamais au lit

5 La Vie sans soucis

6 Le jeu

7 Les hommes ne sont plus des hommes

8 La Canopée

Selection pop & rock du mois de février

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En février, on risque de ne pas avoir froid longtemps grâce à la bonne programmation de ce mois sur Paris. De l’électro, du rock, de la pop… On n’a même plus besoin d’excuse pour faire la fête, il suffit de se rendre dans une salle de concert et de se laisser emporter par la musique. Alors ? T’iras où en février ?


Jeudi 4 février 

Le chapelier fou + Laura Cahen + Gerald Kurdian au Petit Bain 

Laura Cahen nous avait envoutés en décembre, elle revient au Petit Bain avec Le Chapelier Fou et Gerald Kurdian. Le Chapelier Fou, ce n’est pas seulement le drôle de personnage présent dans « Alice aux pays des merveilles », c’est aussi un artiste canadien qui porte son nom à ravir. Pas de chanson à texte, pas de français, mais de l’instrumental mêlé à de l’électro. Un monde à part qu’il compose sous nos yeux. Gerald Kurdian lui, présentera son nouvel EP, Icosaédre, sorti le 22 janvier. Une pop-électro accompagnée de textes en Français qui promet d’être intéressante.


 Samedi 6 février 

 La bestiole + Anatomie Bousculaire au Pan Piper

Cette soirée était initialement prévue le 14 novembre mais a été reportée suite aux évènements dramatiques de la veille. Ce sont des concerts organisés contre les violences faites aux femmes. La Bestiole c’est un groupe rock tendrement sauvage, l’Anatomie Bousculaire du rock grunge qui va bousculer votre anatomie !


Mercredi 10 février

Selim à la maroquinerie

Comme Selim, tu es « las de tous ces diners d’amis » ? Il te propose de changer d’atmosphère et de venir danser avec lui à la maroquinerie. Pour l’avoir vu deux fois sur scène, je te certifie que tu ne seras pas déçu d’avoir remis ton diner à plus tard.


 Samedi 13 février 

Mustang + Jo wedin & Jean Felzine à l’Olympic café

Mustang, l’un de mes groupes favoris et le duo Jo Wedin & Jean Felzine seront présents à l’olympic Café. On va vivre des hauts sans les bas et se prendre des pains dans la tronche comme des oiseaux blessés avec la guitare de Felzine ! Du rock, du bon, de l’authentique.

Madame De à la Loge

Parfois choisir entre deux artistes qu’on aime le même soir, c’est difficile, surtout quand Madame De chante Valérian, qui ne valait rien. Beaucoup de sensualité, de poésie, une belle voix. Une autre ambiance, plus posée, mais non moins plaisante.


Mercredi 17 février 

Nach au café de la danse

Anna Chédid alias Nach te fera voyager sur son âme mélodique au café de la danse au rythme des beats.


 

Vendredi 19 février

Odezenne + Bagarre à l’Espace Michel Berger

Vendredi, c’est le moment de décompresser de ta semaine. Ça tombe bien Bagarre et Odezenne sont là pour t’aider. L’un va te faire bouger sur de la musique de club. L’autre mi-rap, mi-electro va te faire oublier tes bonnes manières. Une seule chose est certaine: à la fin de la soirée, tu ne sentiras plus tes jambes et ta voix aura disparu ! Prépare-toi.


Lundi 29 février 

Pomme aux Trois Baudets

On finit le mois de février avec un peu de douceur. Pomme, artiste qui garde toute la délicatesse de l’enfance sur son visage, saupoudre sa musique de légèreté aux accents folk et country. Pour l’avoir croisée deux fois au cours du mois précédent: une fois au violoncelle avec Anouk Aïata et une seconde lors de la soirée 1983, je ne pense pas trop me tromper en affirmant que du talent elle en a.

En février au Forum Léo Ferré

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Ok, t’as donc bien pris tes bonnes résolutions de début d’année, comme tout un chacun, et là, la galette des rois déjà digérée et reluquant déjà tes crêpes de la Chandeleur, tu te dis qu’en février, tu vas les garder, ces bonnes résolutions. Et bien on peut dire que t’as bien raison !

Et en particulier, comme t’as décidé d’aller au Forum Léo Ferré, on ne peut que t’encourager à poursuivre dans cette voie ! Parce que va y avoir du lourd ! Ignition ! Déjà, t’attaques le 4 avec Jeph. Paraîtrait même que y aurait le Gauvain et la Missone en invités spéciaux. Nous, on biche ! Le 11, t’as le collectif des Beaux Esprits qui vient présenter Flo Zink, Florent Nouvel, Pierrot Panse et… Gauvain Sers. Le 12, y a Enzo Enzo, pas la peine de te faire l’article, hein, et le 13, si t’as pas envie de te marrer comme une baleine, viens pas voir Nicolas Jules, tu pourrais avoir les zygomatiques qui chauffent. Le 14, t’oublies l’autre Saint, là, et tu vas voir Monsieur Gilles Servat en personne. Si si. Le 18, y a le Danny Buckton Trio, réfléchis pas, t’y vas, et le 21, C’est Presque Oui, et là, je te conseille de ne pas presque y aller, mais d’y aller tout court. Le 24, on te conseille d’aller jeter un œil et une oreille au projet Écoute donc voir. Les deux devraient être ravis. Tant que tu y es, ramène une paire de chaque, tu ne seras pas déçu. Pourquoi ? Et bien parce que y aura Gauvain Sers et Zoé Simpson pour tes esgourdes et quelques photos pour tes chasses ! Le lendemain, le 25, trop rare, beaucoup trop rare sur nos scènes parisiennes, Jean-Louis Bergère viendra partager son rock raffiné. On est ravis. Franchement, un mois de haut niveau au Forum avec également les deux petits jeunes, Bernard Joyet et Rémo Gary.


Jeudi 4 : Jeph

Vendredi 5 : Kamaïeu 2

Samedi 6 : Bernard Joyet

Dimanche 7 : Dominique Babillotte (17 h)


Jeudi 11 : Flo Zink, Florent Nouvel, Pierrot Panse et Gauvain Sers (Les Beaux Esprits)

  Vendredi 12 : Enzo Enzo

Samedi 13 : Nicolas Jules

Dimanche 14 : Gilles Servat (17 h)


Jeudi 18 : Danny Buckton Trio

Samedi 20 : Yves Teicher chante Trénet

  Dimanche 21 : Presque Oui (17 h)


Mercredi 24 : Gauvain Sers & Zoe Simpson (Écoute donc voir)

  Jeudi 25 : Jean-Louis Bergère

  Vendredi 26 : Yann Denis & Jean-Louis Bedon

Samedi 27 : Rémo Gary (avec Aless en première partie)

 

En février au Limonaire

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Parti sur sa lancée initiée le mois dernier, le Limo continue de frapper fort.

Déjà, la Goguette des Z’énervés c’est encore et toujours tous les lundis, et d’une.

Et tous les mardis, c’est le jour de Marie-Thérèse Orain.

Et de deux, le 3, c’est Bastien Lucas qui ouvre le bal. Et plutôt bien, qu’il ouvre le bal, le bougre !

Le 5 suivi du 6, c’est le Mégaphone Tour, alors tu vas y aller derechef, parce qu’en plus, y a Mathilde Forget qui y sera !

Le 13, tu pourras aller voir Boule, par exemple.


Lundi 1er : La Goguette des Z’énervés
Mardi 2 : Marie-Thérèse Orain  dans « Intacte »
Mercredi 3 : Bastien Lucas
Jeudi 4 : Bertrand Louis
Vendredi 5 & Samedi 6 : Le mégaphone tour
avec Nicolas Seguy, Mathilde Forget, Emmanuel Urbanet
Dimanche 7 : Drabobazar  (à partir de 19h)


Lundi 8 : La Goguette des Z’énervés
Mardi 9 : Marie-Thérèse Orain  dans « Intacte »
Mercredi 10 : Susy Firth
Jeudi 11 : Flavia
Vendredi 12 : Stéphane Cadé & La Villageoise
Samedi 13 : Boule & Stéphane Cadé
Dimanche 14 : Catch chanson  (à partir de 20h)


Lundi 15 : La Goguette des Z’énervés
Mardi 16 : Marie-Thérèse Orain  dans « Intacte »
Mercredi 17 : Eskelina
Jeudi 18 : Galim
Vendredi 19 & Samedi 20 : Sancho & Nicolas Seguy
Dimanche 21 : Cinéma muet & piano parlant  (à partir de 20h)


Lundi 22 : La Goguette des Z’énervés
Mardi 23 : Marie-Thérèse Orain  dans « Intacte »
Mercredi 24 & Jeudi 25 :  L’ Homme de la manche
Joué et chanté par Jean-Michel Piton avec Nathalie Fortin (piano) et Bertrand Lemarchand (accordéon)
Vendredi 26 & Samedi 27 : Zoé Malouvet & Pascal Peroteau
Dimanche 28 :  Le cabaret soupe de Roch Havet  et Cie (à partir de 19h)


Lundi 29 : La Goguette des Z’énervés

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