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Printival 2016 : une très belle édition

Une semaine que le festival Printival est fini ! Les artistes sont partis, les organisateurs et bénévoles rentrés chez eux se reposer, et le chroniqueur d’Hexagone de retour à Toulouse. Avec dans les yeux et les oreilles le souvenir de cette superbe 17ème édition du 20 au 23 avril. Quatre jours de fête : concerts enthousiasmants, ambiance conviviale, belles rencontres et festival à « taille humaine ». Allez je te fais un rapide résumé, subjectif comme d’hab. Si tu étais festivalier, c’est pour le rappel des beaux moments, si tu n’es pas venu c’est pour te faire regretter.

Une belle programmation et des concerts marquants

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Ouverture du festival le mercredi, avec un co-plateau féminin : Carmen Maria Vega et Clarika. Deux artistes à forte personnalité venues présenter leur nouveau spectacle. Clarika a fait l’unanimité. Un spectacle peut être un peu moins show que les précédents mais l’album présenté, intime et parlant de rupture demande une ambiance plus adaptée. Dès le deuxième titre elle nous annonce : « C’est la vie sans toi / C’est la vie sans toi / C’est la vie sans toi / Et j’aime pas ». Et elle donne le ton du concert : « Si vous vous attendiez à faire tourner les serviettes, ou à sortir du concert en dansant A la queue leu leu,  c’est pas gagné ! » Elle cite sa colocataire de bac de disques à la Fnac Petula Clark  : « Une vie c’est un peu comme les pages d’un roman / A chacun son destin et sa part de tourment / Moi j’ai fait de ma vie quelle que soit la saison / Un jardin où fleurissent des bouquets de chansons ». Bon résumé de la vie et de ce concert. Et quel bouquet de chansons ! Celles superbes de son album comme La vie sans toi, Je ne te dirai pas, La cible. Bouquet enrichi par l’intégration des chansons anciennes – fleurs pas fanées – comme Les garçons dans les vestiairesÇa se peut pas (ré-arrangé et dont les paroles prennent une signification différente : «  Y a trop de bonheur / Ça se peut pas / L’amour le vrai un jour il meurt / Il reste pas », Bien mérité (malheureusement toujours d’actualité), Moi en mieux. Quelle humanité et lucidité dans l’écriture, quelle maîtrise de la scène et quel humour subtil entre les chansons ! Après avoir cherché Dieu dans la salle, quelqu’un genre le père Noël qui pourrait résoudre nos problèmes, elle fait apprécier sa voix en reprenant My Sweet Lord de George Harrison dans une version étonnante. Rayonnante sur scène, elle revient en robe blanche et nu pieds pour les dernières chansons.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Sur scène elle continue à danser, à tournoyer. Bien épaulée par ses musiciens, dont Fanny Rome, multi-instrumentiste vraiment impressionnante. En rappel, sur le devant de la scène, avec ses trois musiciens à ses côtés et en acoustique, elle fera chanter au public pour finir « Rien de nous n’est important ». Pour une des premières dates de sa tournée le spectacle paraît vraiment au point. Il donne envie de le revoir dans sa version plus longue dans quelques mois.

Le jeudi, à l’heure de l’apéritif dans le superbe petit théâtre de Pézenas, un autre grand moment du festival : Imbert Imbert. Il vient présenter son nouvel album Viande d’amour. En duo de contrebasse avec Stephen Harrison que j’avais connu comme musicien fou avec Sarah Olivier. On pressent que les années de scène, les partages peut-être avec Boby Lapointe repiqué, puis maintenant Bancal chéri, et désormais ce duo font du bien à Imbert Imbert. Sur scène : un peu plus de légèreté, des sourires. Et cela permet d’écouter encore plus, cette poésie crue et forte, ces textes durs et puissants, son engagement et son humanité. Et cela permet une palette musicale plus large : en plus des deux contrebasses, parfois banjo et contrebasse ou contrebasse et ukulélé. Vraiment un beau duo qui fonctionne très bien. Les nouvelles chansons donnent envie d’aller écouter l’album en entier, certaines sont éprouvées en scène depuis quelques temps comme Je veux me sentir et La vie mord déjà entendues

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Le jeudi soir, triple plateau. Beaucoup de spectateurs ont découvert K! et son univers singulier. Auteur, bidouilleuse de sons et de mélodies, elle affirme sa singularité de chanteuse-conteuse d’histoires décalées et peuplées de personnages étranges. Elle nos ouvre la porte de son monde musical de rêves ou/et de cauchemars. Elle emporte l’adhésion du public avec sa chanson de scène L’adultère, qui fonctionne à chaque fois, et avec son petit jardin en décor où elle fait pousser des fleurs sur lesquelles elle joue ensuite. Là aussi, cette prestation réussie donne envie de voir le spectacle complet et le décor complet du Fantastik Show, pour l’instant donné uniquement à Paris. Et pour clôturer en beauté, le magnifique trio : JeHaN magnifique interprète, Lionel Suarez superbe accordéoniste et Leprest grand auteur poète pour Pacifiste inconnu. Deux mois après l’avoir apprécié dans le superbe cadre de St Pierre-des-Cuisines à Toulouse, un nouveau grand plaisir. Les spécificités du soir : un Jehan qui semble se lâcher un tout petit peu plus dans la gestuelle et une chanson non déjà entendue il me semble. Et le rappel magnifique sur des  titres de Dimey dont l’interprétation m’impressionne toujours .

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Si on parle de concerts marquants et de grands moments du festival, alors coup de chapeau à la Carte Blanche de Mouss et Hakim, le samedi soir en clôture du festival. Un formidable  exemple réussi d’intégration en chansons. Chansons en hommage à leur père, dans sa langue, chansons de révolte de tout pays comme Hasta siempre et Bella Ciao, chansons en français comme Motivés et 2 titres de Zebda dont Tomber la chemise, ainsi qu’un bel hommage à Boby Lapointe avec au moins 5 titres. Ceux-ci sont interprétés par Mouss & Hakim et par leurs invités (Jehan, Chouf) mais aussi, quelle superbe idée, par trois bénévoles dont le vice-président du Printival Gérard Garcia. Mouss et Hakim : une formidable énergie, une belle générosité, de l’humanité à partager. Et le partage a eu lieu : un public enthousiaste, sautant, chantant, heureux d’être là. De plus les eux frères ont choisi de magnifiques musiciens pour magnifier le partage : JL.Amestoy à l’accordéon, Serge Lopez à la guitare et Lionel Suarez à la basse et à l’accordéon. A noter que Chouf, remplaçant au pied levé le groupe prévu, a fait à 19h une prestation remarquée avec ses quatre musiciens du groupe : du rock cuivré, des textes noirs et audibles.

Une ambiance conviviale et des animations gratuites

Photo Michel Gallas
Rue de la muette – Photo Michel Gallas

La journée à Pézenas tu n’as pas le temps de t’embêter. Tout juste celui de te balader dans les petites rues fraîches de la ville médiévale pour voir les boutiques et ses artisans d’art. A midi, trois jours durant, c’est concert gratuit, en plein air et en plein centre-ville, sur la place Gambetta. A l’annonce de la programmation de Rue de la muette et de Strange Enquête, je m’inquiétais de la volatilité du public en regard du répertoire et de la musique de chaque duo. Et je suis bien content de m’être trompé ! Pour Rue de la muette, voix et accordéon, le public est resté et a apprécié, Patrick Ochs s’adaptant à cette configuration en plein air un peu particulière. Et le samedi, jour de foule, Strange Enquête arrivés en Solex, voix et contrebasse, ont eu une belle écoute et un bel accueil du public tout le long du concert. Puis, à 16 heures, Hé v’nez les potes ! l’’émission radio quotidienne en direct reçoit les acteurs de ce festival, avec chanson en « live » et entretien avec les artistes. En dégustant une bière, ou une limonade, tu peux regarder et écouter l’émission de la terrasse du café où elle est enregistrée : encore un moment agréable. Et cette émission m’a fait le plaisir de m’inviter pour une interview, par René Pagès, le samedi pour évoquer l’avènement-événement du nouveau magazine papier sur la chanson : Hexagone Le Mag prévu pour Septembre (mais ça tu es au courant !).

Et à 17 heures, les Printiguettes au musée Boby Lapointe. Chansons en général mais cette année j’ai surtout vu et apprécié le remarquable documentaire Il est minuit, Paris s’éveille d’Yves Jeuland. Ce film très réussi sur les cabarets Rive Gauche, instructif, nostalgique et divertissant, était présenté par Gilles Tcherniak, du Forum Léo Ferré à Ivry. Et le soir, entre les concerts, on attend avec impatience la parution, avec une couverture en couleur cette année, de l’Hélicon, les dessins du journal satirique quotidien qui croque l’actualité du festival. Et ensuite on le dévore avec gourmandise.

Les chansons et l’esprit de Boby

Photo Michel Gallas
Sages comme des sauvages – Photo Michel Gallas

Je suis venu pour la première fois au Printival il y a presque dix ans, pour une soirée-hommage à Boby lapointe. Et j’apprécie que ses chansons et son esprit continuent à être vivants. Sages comme des sauvages, lors de l’émission de radio, ont créé une goguette sur l’air d’une chanson de Boby avec des paroles engagées voire … révolutionnaires. Ils l’ont chanté aussi en rappel, et avec un beau succès, lors de leur prestation le soir même au théâtre.

Tu peux aussi effectuer une visite atypique de la ville autour de sculptures inspirées de l’univers de Boby Lapointe, visite accompagnée musicalement par Hervé Lapalud et Jonathan Mathis qui reprennent les chansons de Boby. Cette Visite guidée musicale, qui connaît un grand succès est proposée pour la troisième année consécutive. Ces deux artistes animent également La B.I.B.L.E (Brigade d’Intervention Boby Lapointe Éphémère). Ils sont venus vendredi et samedi avant le concert du soir chanter un titre de Boby repris par le public. Chaque année, une surprise. Et cette année un clip sur Ta katie t’as quitté filmé pendant le festival dans la ville.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Un clip qui représente bien l’ambiance de ce festival : alchimie réussie de convivialité, de proximité et d’amour de la chanson. Je te le laisse découvrir ci-dessous. Dans cette vidéo tu verras chanter et intervenir dans la bonne humeur les artistes (Mouss et Hakim, David Sire, Chloé Lacan, Jehan, Toma Sidibé, Imbert Imbert et Stephen Harrison, Patrick Ochs, Hervé Lapalud et Jonathan Mathis), les organisateurs (Dany Lapointe, Anne Rimbert, François Villet et Gérard Garcia sous son casque de moto), les bénévoles et les festivaliers. Un joli moment.

Bien content que cette année, le Printival ait choisi Hexagone comme un de ses partenaires. Cela a permis à des lecteurs de gagner des places aux concerts du soir. Et j’espère bien que ce partenariat continuera les prochaines années. En tout cas, vu cette belle édition, avec toujours cette convivialité et cette organisation à « taille humaine » qui caractérisent ce festival,  je serai certainement à nouveau à Pézenas l’an prochain.


 


Le festival Printival Boby Lapointe à Pezenas (34) du 20 au 23 avril.

Imbert Imbert : Hexagonaute toulousain mon ami, ne rate pas son passage au Bijou les 19 et 20 mai. Pour toi hexagonaute parisien, c’est le 31 mai aux Trois Baudets (et veinard le même soir tu auras aussi droit à Camille Hardouin – ex La Demoiselle Inconnue)

K! : tu pourras la voir, entre autres, le 5 mai pour les découvertes du Festival Alors … Chante ! (Castelsarrasin 82) – et le 8 juillet au Festival Pause Guitare (Albi 81)

 

Salon des Editeurs Indépendants, Edita

Les 3 et 4 mai prochains aura lieu au Carreau du Temple, à Paris, la seconde édition du salon de l’Edition Musicale. Edita. Un salon qui s’adresse en priorité aux professionnels mais pas seulement. Tout curieux, tout public se sentant concerné par l’avenir de la filière serait bien inspiré d’y faire un saut. Voilà ! Je te laisse le soin de lire le communiqué de presse pour finir de te convaincre.


2ème édition du salon de l’Édition Musicale

à l’initiative d’Eifeil*
(Fédération des Editeurs et Labels Indépendants)

au Carreau du Temple
4 Rue Eugène Spuller, 75003 Paris

Mardi 3 mai 2016: 14h-22h
& Mercredi 4 mai 2016: 10h-18h

Entrée libre


Le monde de la création musicale a besoin d’être rassemblé et écouté.

Nous lui donnons rendez-vous au Carreau du Temple pour 2 jours dédiés à la création et à l’édition musicale, métiers peu connus mais essentiels à la pérennisation des œuvres et l’avenir de leurs créateurs.

Engagé et créatif, EditA 2016 regroupera à nouveau tous les professionnels de la filière, les créateurs et artistes, les publics amateurs et les curieux, dans le but de consolider les liens entre tous les acteurs du monde de la culture, sachant que la culture universelle reste la pierre angulaire garante de nos libertés dans un monde en mutation et dans une époque troublée.

EditA 2016, en quelques chiffres :

• 2 500 visiteurs
• 10 ateliers, débats et masterclass animés par plus de 40 intervenants
• 2 speed-meeting : rencontres entre auteurs, compositeurs et éditeurs de musique • Un Grand Atelier Sacem : rencontres avec les acteurs de la gestion collective
• «Les Tours d’EIFEIL» : 4 scènes «live» et 12 artistes sur scène
• Espace Walrus : points écoutes et vente de vinyles, bar et restaurant

Un lieu idéal : Au cœur de Paris, dans le 3ème arrondissement, le Carreau du Temple est un lieu ouvert à toutes formes d’expressions culturelles, un incubateur artistique au quoti- dien mais aussi un vaste lieu d’effervescence créative.

Printival : la remise des Coups de cœur Charles Cros

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Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

L’académie Charles Cros vient de remettre ses Coups de coeur 2016 en Chanson francophone, ce jeudi 21 avril dans le bel écrin du théâtre de Pézenas, dans le cadre du Printival Boby Lapointe. Pour le festival, c’est une belle reconnaissance de la part des professionnels. Et c’est une animation de plus car chaque artiste présent chante un titre de l’album primé lors de cette cérémonie ouverte au public. Aussi, j’ai décidé de chroniquer cette cérémonie et te dire ce que j’ai trouvé de particulier, en me focalisant sur les artistes. De la commission Chanson Française je ne te dirai rien sauf que copieusement fournie elle est composée de directeurs de festivals ou de salles et de journalistes. Des personnes qui ont remis les prix, je ne citerai que le nom d’Alain Fantapié, le président de l’académie, n’étant pas sûr de me souvenir des autres. Je ne suis pas très cérémonie de remise de récompenses. J’ai trouvé celle-ci agréable. Très bonne idée d’avoir demandé aux dessinateurs de l’Hélicon (journal quotidien du festival) de dessiner en direct et de projeter le résultat sur la scène derrière les chanteurs et le présentateur : de l’humour et de l’impertinence qui font du bien, les remettants assis sur leurs chaises étant assimilés aux vieux du Muppet Show, une analogie étant faite entre Cros (Charles) et Kro (nembourg), une proposition étant faite à Chloé Lacan de mettre sur elle le tee-shirt transparent que portait Imbert Imbert.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Bon par contre, il faut se lever tôt la cérémonie étant annoncée à 10h30. Sur les dix artistes français récompensés pour leur dernier album, six sont présents. Ce qui n’est pas le cas pour Arman Mélies, Hippocampe fou, Luce (dommage car je n’ai pas encore vu ces artistes sur scène) et Valérian Renault. Sur les quatre artistes francophones deux sont là. Nicolas Michaux n’a pas fait le déplacement de la Belgique ni Sarah Toussaint-Léveillée du Québec (ah ben oui pourquoi elle n’est pas venue pour une chanson ?) Mais celle-ci a transmis une petite vidéo qui est diffusée. Une particularité – et une nouveauté – la notion de marraine est attribuée à Clarika qui bénéficie d’un Coup de cœur pour son 7ème album. Cela nous permet de l’entendre à nouveau, sur un titre avec son guitariste car malgré son superbe concert de la veille nous sommes encore demandeurs. Dans les artistes présents, voici ce que j’ai retenu de leurs prestations ou commentaires. Benoit Dorémus, déjà lauréat dans le passé, a évoqué la vie des chanteurs dans Bête à chagrins et il s’est aussi fait remarquer par sa capacité à mémoriser les dates en nous donnant quelques exemples dont celles de Victor Hugo. Chloé Lacan nous a offert trois minutes de bonheur avec sa superbe A la pêche au bonheur jouée en solo au ukulélé (dans son spectacle Ménage à trois, cette chanson, interprétée en trio a capella autour du même micro, se révèle un des grands moments). Deux spectatrices ont lancé un « bon anniversaire » à la fin de la chanson de Baptiste W.Hamon, ce qui a fait dire au chanteur « Je me souviendrai longtemps du jour de mes trente ans ».

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Toma Sidibé, le seul artiste présent que je n’avais jamais vu, dans son introduction en musique nous apprend à dire bonjour en bambara malien puis nous chante son portrait en « Afro-Picard ». Imbert Imbert remporte un coup de cœur avec Viande d’amour, un album à venir (il sort fin mai), mais heureusement diffusé à la commission Chanson avant car, vu les chansons interprétées le soir même dans son concert, on se doute bien que l’album mérite sa récompense. Mais l’artiste qui a marqué cette matinée c’est vraiment David Sire avec la chanson titre de son disque, Je est un nous, en solo avec quelques percussions corporelles : personnalité, humanité, sens de l’impro, jeu avec le public. Moi, je l’apprécie depuis un passage quelques années auparavant au Printival déjà, lors d’une soirée hommage à Boby, où il avait emballé la salle en trois chansons. Mais à ma grande surprise, aujourd’hui certains professionnels ne le connaissaient pas et m’ont interrogé. En synthèse, ce ne serait pas une mauvaise idée que la remise des Coups de cœur s’installe pour quelques années à Pézenas. J’y assisterai volontiers. Et je te propose d’aller écouter les albums Coups de coeur, comme je vais le faire pour ceux que je ne connais pas encore.

Voici ci-dessous la liste compète des artistes récompensés (par ordre alphabétique du prénom dans chaque catégorie, comme sur la publication de l’académie Charles Cros). Pour ceux qui ont eu au moins un article sur Hexagone, un clic sur le nom t’y mène directement. Pour information, dans Hexagone Le Mag (n°0), certains albums parus récemment sont chroniqués : ceux de Clarika et Baptiste W.Hamon chacun sur une page et celui de Benoit Dorémus.


CrosCoup de cœur spécial : ClarikaDe quoi faire battre mon cœur

Albums : Arman Mélies Vertigone, Baptiste W.HamonL’insouciance, Benoit DoremusEn tachycardie, Chloé LacanMénage à trois, David SireJe est un nous, Hippocampe fou – Céleste, Imbert ImbertViande d’amour, Luce – Chaud, Sages comme des sauvagesLargue la peau, Valerian Renault – Laisse couler

Francophonie : LiA (Suisse) – Quand l’homme s’endort, Nicolas Michaux (Belgique) – A la vie, à la mort, Sarah Toussaint-Léveillée (Québec) – La mort est un jardin sauvage, Toma Sididbé (Grand Sud) – Bal Poussière


 

Joulik, coup de coeur de mars

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Oui je sais, je t’avais dit que je publierai une chronique fin mars sur mes concerts « coup de cœur » du mois. Désormais on on est quasi fin avril, et la chronique est consacrée à un seul concert ! Mais ce n’est pas une raison pour ne pas t’en parler. Mars, un mois un peu spécial car mes coups de cœur sont plutôt multi-linguisme pour un site de chanson française ! Donc Joulik, musique du monde, avec des chansons en plusieurs langues. Mais aussi, et peut-être je t’en parlerai bientôt ou pas, Marianne Aya Omac en français, anglais et espagnol. Egalement Moussu T, français et occitan.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Après les deux concerts de l’an passé dans la région, dont tu as eu une chronique et une galerie de photo, ils reviennent pour la troisième fois au Bijou. J’ai besoin de ma dose vitale minimum annuelle de mon groupe de «chenapans» préférés, Joulik, musique et chansons du monde. On voyage, de langue en langue, et par exemple du finnois au porto ricain (Sueno), sans oublier le français. Un titre est même écrit dans une langue imaginaire. On navigue en changeant de style musical à chaque morceau. le groupe a largement étendu son horizon d’inspiration, depuis les airs traditionnels d’Europe de l’Est et les influences tzigane et yiddish de leurs premiers titres. Joulik est composé de trois magnifiques musiciens. Robin Celse, guitare, oud et bouzouki, Gabrielle Bonin la contrebassiste et Melissa Zantman. Melissa joue notamment de l’accordéon chromatique. Mais l’autre instrument dont elle joue en virtuose, c’est son exceptionnelle voix. De plus, on a l’impression que chaque langue utilisée, nouvelle pour nous, est naturelle voire quasi maternelle pour elle. Mélissa, au fil des concerts, continue à rayonner à l’accordéon mais en plus, elle se révèle de plus en plus multi instrumentiste jouant de la guitare et aussi de plusieurs percussions dont cymbale et caisse.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Joulik c’est aussi (surtout ?) une belle complicité de groupe. Sourires, regards, écoute de l’autre : les voir jouer ensemble est un plaisir. Les écouter chanter ensemble en est un autre. Par exemple, Mélissa et Gabrielle chantent ensemble, enlacées l’une derrière l’autre, autour de la contrebasse pour un titre en français. Leur polyphonie à trois est remarquable (entre autres sur Poustono). Dans les nouveaux morceaux, on ressent encore plus de recherche de sonorités, on perçoit des percussions plus tribales, une polyphonie à trois un peu plus scandée et… Ca le fait ! Un nouveau morceau déclenche des applaudissements longs et nourris. Mélissa chante Grand Pierre, chanson sur son grand père, qu’elle commence en sifflant. Je dois absolument souligner le remarquable travail effectué par l’ingénieur du son qui se révèle le véritable quatrième membre… Du trio. Grand plaisir aussi à retrouver les morceaux aimés comme, notamment, Beshena, issu d’un chant traditionnel tzigane albanais, ou Valse à 2 temps 3 mouvements, une belle composition du guitariste Robin Celse. Ils terminent, comme l’an passé, par un titre d’une chanteuse italienne. Le public – les fidèles et les nouveaux – enthousiaste et comblé, leur fera une belle ovation finale. Et Joulik se montrera touché par cet accueil très chaleureux. En rappel ils joueront Mama, chant traditionnel tzigane russe, qui dans leur album Aux temps a été enregistré lors d’un concert… Au Bijou en 2013.  Entraînés à un deuxième rappel, ils finissent par le morceau avec lequel jusque là ils commençaient leur concert. Un grand plaisir d’une heure quarante.


3 mars, Le Bijou (Toulouse) :  Joulik Coup de cœur musique et chansons du monde 

Tu peux les retrouver dans les festivals du sud de la France au mois de mai : le 12 mai au festival d’Anères (65) et le 14 mai au festival « C’est Sud » à Aix en Provence (13)

Gagne tes places pour la 2ème soirée « Écoute donc voir »

La 2ème soirée « Écoute donc voir », ça sera le jeudi 28 avril à 20h30 au Forum Léo Ferré !

Le principe est simple, sur le même événement, un concert avec deux artistes en co-plateau, et une co-exposition de photographies de concerts.

Pour cette soirée, c’est Jean-Roch Waro et Antoine Elie qui seront sur la scène. Deux options. La première, tu les connais déjà. Là c’est simple, je n’ai rien à te dire puisque tu sais déjà que tu vas venir. La deuxième, c’est que tu n’en connais qu’un des deux, ou que tu ne les connais pas. Dans ce cas là, fais-moi confiance, tu dois venir les découvrir !

Jean-Roch, c’est un artiste authentique avec une identité musicale bien à lui. C’est un guitariste d’un talent dingue, un auteur à la plume aiguisée et un interprète avec la sensibilité d’un écorché vif. Sa musique, c’est l’énergie du rock, la profondeur du blues, et la classe du jazz. Et tout ça est éclairé par la lumière de l’artiste libre. 

Antoine, c’est un artiste qui se livre sans filet dans ses chansons. Il s’accompagne à la guitare, il parle de ses doutes, de ses failles, de son monde, celui qu’il voit de chez lui. Auteur subtil, interprète touchant, entre douceur et colère, fragilité et espoir, il partage ce qu’il est et ce qu’il ressent avec sincérité et authenticité.

Du côté de l’expo photo, il y aura une vingtaine de clichés de Fred Petit ainsi que de moi.

Pour cette occasion, on offre quelques places gratuites. Il y a donc 3 fois 2 places à gagner en envoyant un mail par ici.

Lily Luca, « étoile montante de la chanson française »

C’est à Londres que Lily Luca est allée enregistrer Le Charme Impénétrable des Artistes Torturés, son nouvel album. Elle y a travaillé avec Fred Thomas, arrangeur, réalisateur et musicien, avec qui elle a créé une oeuvre qui, musicalement, sort des sentiers explorés habituellement par la jeune chanson française. Entretien avec une jeune artiste qui entame une tournée de sortie d’album. Paris, Lyon et Toulouse dans les jours qui viennent. La bonne occasion pour faire connaissance avec cette « étoile montante de la chanson française. »

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : Qu’est ce qui t’a conduite à devenir chanteuse ?
Lily Luca : Petite, j’étais fan d’Yves Duteil : j’avais une seule cassette de lui, une compil’ dont je connais encore par cœur toutes les chansons. (J’assume.) Ma famille écoutait Bobby Lapointe, Brel, Brassens ; moi je trouvais tout ça plutôt ringard ! Ado, j’ai redécouvert et aimé ce répertoire en gratouillant la guitare au coin du feu. Puis, à 18 ans, je suis partie vivre à Glasgow. J’allais souvent à une scène ouverte où des auteurs-compositeurs venaient chanter, l’écoute y était formidable… C’est ça qui m’a donné envie de faire de la scène. Jusqu’alors c’était plutôt le «Diapason Rouge» et là j’ai eu envie d’écrire mes premières chansons, en anglais car je voulais que le public comprenne. De retour en France, deux ans plus tard, j’ai laissé tomber l’anglais pour la même raison.

Hexagone : Quelle formation musicale as-tu suivie ?
Lily : D’abord la fac de musicologie à Lyon, puis le CFMI (Centre de formation de musiciens intervenant à l’école). C’est là qu’a eu lieu mon grand «déclic chanson» grâce à la rencontre avec une prof d’interprétation, Elisabeth Ponsot. Elle nous a fait découvrir un répertoire que je ne connaissais pas, celui de Michèle Bernard, Allain Leprest, Rémo Gary, etc. Que des nouvelles perspectives d’écriture ! Je suis passée ensuite à l’ENM de Villeurbanne et au Conservatoire de Lyon, en Musiques Actuelles. Tout ça m’a permis de m’enrichir par plein d’approches différentes.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : Comment se sont passés tes débuts dans la chanson ?
Lily : Je me suis lancée quand j’étais étudiante, dans la cave d’un bar du Vieux Lyon. Je chantais dans un coin tous les lundis pour quelques euros devant trois piliers de bars. La grande classe. Ensuite, il y a eu une bonne période tremplins : j’ai gagné le premier auquel j’ai participé en 2007, dans le Nord-Isère, c’était très encourageant ! Mais celui qui m’a le plus marqué, c’est Vive la Reprise où j’ai gagné le prix de l’ADAMI en 2009. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Anne Sylvestre, dont j’adore l’oeuvre et qui m’a beaucoup influencée. J’ai fait l’année d’après un stage d’écriture avec elle à Barjac et j’ai assuré sa première partie, toujours à Barjac, en 2014. Et tout récemment, elle m’a citée avec les copines – entre autres – Flavia, Garance et Jeanne Garraud dans l’interview qu’elle a donnée au journal Causette. De quoi me rendre toute fiérote !

Hexagone : Tu as d’autres projets à côté de la chanson ?
Lily : Depuis 3 ans je tiens un blog de bande dessinée. J’y raconte chaque semaine une anecdote de la vie d’une étoile montante de la chanson française que personne ne connaît (moi, bien sûr!). C’est une façon très libératrice de raconter mon métier avec pas mal d’auto-dérision ! Je fais aussi tout mon graphisme (pochettes d’albums, affiches, site web, etc.) et parfois celui des autres. (Festival du Cri de la Poule, les Clés à Molette, etc.)

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : Tu as aussi un spectacle en duo avec Les Enculettes ?
Lily : Oui, Les Enculettes, c’est de la chanson française à texte et à sexe. C’est de la « nouvelle chanson paillarde » en quelque sorte, un peu dans un état d’esprit à la GiedRé, mais ce spectacle penche plutôt vers le théâtre, dans un ton provoc’ mais mignonnes comme tout. Un projet aussi très libérateur.

Hexagone : Avec qui as-tu réalisé ton nouvel album ?
Lily : Pour Le Charme Impénétrable des Artistes Torturés, qui a été enregistré à Londres, j’ai travaillé avec Fred Thomas, un ami britannique de longue date. C’est un musicien, réalisateur et arrangeur qui vient à la fois du jazz, du blues / folk, de la musique classique et contemporaine… On a d’abord sorti un EP il y a un an, La Stratégie Du Foulard En Coton. On s’est tellement bien compris artistiquement qu’on a décidé de faire cet album ensemble. J’adore l’éclectisme qu’il apporte à mes chansons : il est capable de mêler tout naturellement la guitare électrique avec l’orgue ou le clavecin, le synthé avec la viole de gambe ou le cavaquinho. Ça donne un son très original qui colle bien à mon univers.

Hexagone : Tu as écrit et composé toutes les chansons de l’album ?
Lily : Oui, à part l’une d’elles que Thibaut Defever (Presque Oui) a confectionnée exprès pour moi, Tu Peux Pas. Pour l’occasion, il a enregistré la guitare sur ce morceau, et on a aussi partagé un duo sur une autre chanson.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : De quoi parlent tes chansons ?
Lily : Je m’inspire de ma petite vie, de mon expérience, mais j’ai envie que les gens s’y reconnaissent aussi. J’essaye donc de trouver ce qu’on a en commun, mais en l’exprimant avec les mots qui me sont propres, pour apporter un nouvel éclairage au schmilblick. Je fais de mon mieux pour ne pas tomber dans des clichés de genre comme la chanson d’amour, engagée ou dépressive, ce qui m’amène souvent à avoir recours au second degré.

Hexagone : Comment va se passer ton concert à A Thou Bout d’Chant ?
Lily : J’aurai sur scène mes deux acolytes adorés, Sébastien Quencez (basse, cajon, ukulélé, choeurs) et Pauline Koutnouyan (accordéon, percussions, choeur) et plein d’« invités-surprises ». Sur l’album c’est Fred Thomas qui joue de tous les instruments, mais pour le spectacle nous nous inspirons de ses arrangements et les adaptons à notre formule scénique. Quant à ma tournée « internationale » ce mois-ci, de Luxembourg à Toulouse en passant par Lyon et Paris, je la fais en solo avec ma guitare et mes chansons sur l’épaule, faute de disponibilités… Et de budget, soyons honnête. Mais en tant qu’étoile montante de la chanson française, je compte bien être repérée par la Major qui financera nos tournées, nos résidences de création, un orchestre philharmonique et ma villa + piscine en méditerranée. Je suis ouverte à toute proposition.


En concert à Lyon à A Thou Bout d’Chant le 29 et 30 avril

En concert à Toulouse Chez Ta Mère le 8 mai avec David Lafore

En concert le 1er octobre en première partie d’Anne Sylvestre, à 20h30 au Sud-Est Théâtre de Villeneuve St Georges, dans le cadre du FestiVal de Marne


 

Fanny, première abonnée du Mag Hexagone

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Franchement, ça valait bien un clin d’oeil et un remerciement particulier. Sitôt avons-nous ouvert les abonnements, jeudi dernier, que Fanny s’est jetée sur sa carte bleue pour dégainer comme une Kill Bill du Paypal ! Elle arrive en tête de cette longue campagne d’abonnements, juste devant Gauvain Sers que l’on remercie également énormément. Mais franchement, je me réjouis davantage à l’idée de faire la bise à Fanny qu’à Gauvain. Le monde est parfois bien fait. Fanny est donc notre première abonnée historique du Mag qui sortira en septembre. Merci ! Cela valait bien une vraie fausse interview. Fanny est au Printival actuellement, moi à Paris. Je l’interviewe mais elle n’est pas là. J’imagine ses réponses en fait.

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Fanny au moment de valider son panier sur Paypal

Hexagone : Fanny, tu es la première abonnée d’Hexagone. Qu’est-ce que ça te fait ?
Fanny : Je n’en reviens pas. A l’école, je perdais toutes les courses. J’étais nulle. Je suis contente et fière d’avoir gagné celle-ci devant Gauvain Sers qui est parti au Djihad.

Hexagone : Pourquoi t’es-tu abonnée à Hexagone ?
Fanny : Oui.

Hexagone : Quel message ou conseil pourrais-tu donner aux lecteurs d’Hexagone ?
Fanny : Comme tu  m’as demandé de le dire, je dirais qu’il faut que les gens s’abonnent à Hexagone pour que la revue puisse exister en vrai sur du papier. Trop de gens sont sans papiers de nos jours, il faut remettre de l’humanité dans notre relation à l’autre.

Hexagone : Merci. Tu lis Hexagone depuis longtemps ?
Fanny : Oui, depuis que Mick de Toulouse m’a obligée sous peine de me faire interdire l’accès Chez Ta Mère.

Hexagone : Qu’est-ce que tu apprécies le plus Chez ta Mère ?
Fanny : Avec Mick, nos goûts sont complémentaires.

Hexagone : C’est à dire ?
Fanny : Lui, c’est la pinte de bière et moi la bouteille de blanc. Les gens disent « Fanny au comptoir ». C’est pour rigoler.

Hexagone : Ah ! Merci Fanny. Des projets sinon toi ?
Fanny : Oui bien sûr, venir à La Blackroom un jour pour faire comme Micheline 1. C’est un rêve. Et puis, tenir dans mes mains le premier numéro d’Hexagone le Mag. En septembre. Tu redonnerais pas le lien pour s’abonner par hasard ?

Hexagone : Oui bien sûr, c’est ici : Abonnements.

Hexagone, la revue : le numéro zéro est en ligne !

HEXAGONE LE MAG, LA REVUE TRIMESTRIELLE

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A nous, l’histoire d’une de nos folies…

Créé sous la forme d’un webzine en 2014, Hexagone le mag veut tenter l’aventure de la publication papier. Oui, c’est vrai, c’est audacieux autant que suicidaire mais on a décidé d’y croire et d’essayer de proposer ce que l’on peut appeler une offre globale, une publication augmentée, etc. Nommons ça comme on veut, l’idée est simple et consiste à utiliser les différents médias pour ce qu’ils ont de meilleur. Garder les avantages des uns et des autres en laissant leurs faiblesses de côté. Une alchimie du verbe…

Le web, c’est l’immédiateté. Parfois, c’est presque trop même. Des infos sont publiées avant d’avoir été vérifiées. Dérive classique… A Hexagone, on a décidé d’utiliser le webzine – ce site où tu lis ces quelques lignes en ce moment – pour diffuser les informations en lien avec une actualité proche, ou passée tout récemment. On va, par exemple, continuer ainsi de te proposer les différentes programmations mensuelles des lieux de chanson, continuer de te fournir des comptes-rendus de concerts, des photos, des vidéos. Internet permet tout ça et c’est très bien.

Maintenant, le magazine papier. Une revue trimestrielle de quasiment 200 pages. Tu vois le défi ? On ne va pas la jouer « vieux con » mais tu avoueras quand même qu’il est bien plus agréable de consulter une revue élégante, imprimée sur du beau papier épais, que de faire défiler des pages sur Internet. Plus joli, plus agréable donc. Mais ce n’est pas tout. La publication papier permet le format long des articles, illustrés copieusement de jolies photos faites maison. C’est à dire que l’on peut entrer en profondeur dans les oeuvres, dans les parcours des artistes, on peut développer des idées, etc. Si tu n’as pas le temps de finir de lire un dossier par exemple, tu mets ton marque-page et tu reprends plus tard. On respire, on ré-apprend à vivre un peu…

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Cette revue va devenir la « vitrine » d’Hexagone, c’est évident. Je le disais plus haut, 200 pages, c’est une somme ! Que vas-tu trouver dans ce mag ? Certes, beaucoup de choses que tu trouvais auparavant sur le site, et qui vont prendre leur place naturellement dans la revue : interviews, portraits, dossiers. Tu trouveras également de nouvelles rubriques, de nouveaux formats d’articles. Une part significative est accordée à l’humour, à la caricature, dans une rubrique intitulée « C’est pas sérieux. » Une longue interview en « chassé-croisé » confrontera les avis d’artistes sur un même sujet, une même problématique. Dans le numéro zéro, consultable en ligne en cliquant sur les photos illustrant cet article, nous sommes allés interroger cinq artistes sur leur relation à Renaud. Aussi, nous traiterons largement des sorties d’albums. Des intervenants extérieurs prendront la parole librement, la photo tiendra une place importante avec un port-folio central, nous irons à la découverte des lieux qui diffusent de la chanson, on s’attardera sur des événements particuliers en lien avec cette même chanson. On parlera des différents métiers du milieu du spectacle. On se fera l’écho des spectacles vus sur les scènes hexagonales, on fera raconter l’histoire d’une chanson par un artiste. Tu auras même droit à la partition parce que la chanson est faite pour être chantée et jouée. Et puis, chaque trimestre, un artiste nous livrera quelques uns de ses brouillons. Tu vois le boulot ? Un truc de ouf.

Ce projet, nous le pensons utile. Indispensable pour qui aime la chanson. Pour que ce projet vive, nous avons besoin de soutien. De beaucoup de soutiens. De toutes parts. Nous avons besoin de lecteurs, d’abonnés. Nous avons besoin d’annonceurs et pourquoi pas d’institutionnels ! Nous pensons qu’une publication comme Hexagone est tout aussi importante pour les annonceurs que ces mêmes annonceurs nous seront importants.

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Afin de montrer la cohérence de notre projet, de montrer aussi la volonté qui nous anime, nous avons souhaité faire un numéro zéro. Un numéro gratuit pour qu’il puisse être vu, lu et partagé le plus possible, par le plus grand monde afin de remporter l’adhésion de chacun. Ce numéro zéro reprend une partie d’articles et d’interviews déjà parus sur Hexagone. Mais une grande part du contenu est original. Cela dit, ce n’est pas là l’important à ce stade. L’idée est surtout de présenter un numéro tel qu’il sera mis en vente à partir de septembre prochain. Ne pas faire un demi-numéro témoin, une intention de revue, mais un mag de 200 pages comme on entend le proposer pour son numéro 1. C’était un gros boulot et on est heureux de te le livrer avec toutes ses imperfections liées à sa jeunesse… On espère qu’il aura l’heur de te plaire. Fidèles à notre ligne depuis le départ, nous avons souhaité une maquette simple, fluide mais néanmoins classe. J’espère qu’on a réussi. Tu me diras.

Payant, je disais. Oui, bien sûr. Et c’est bien le point le plus important, le plus compliqué à résoudre en 2016. Le nerf de la guerre. Depuis l’émergence d’Internet, on vit une ère de la gratuité. C’est un problème, disons-le. Pourtant, si on veut exister de façon indépendante, il faut vendre son travail… On ne va pas se battre contre des moulins à vent, mais on va essayer de faire comprendre, de justifier qu’une revue comme Hexagone s’achète, ne se donne pas. A la différence du webzine. Tout d’abord, en partant du plus évident, une revue comme celle-ci représente des coups d’impression et de routage qui pèsent, et dont on ne peut se soustraire. Ensuite, faire un magazine, c’est du temps, beaucoup de temps, et en plus de l’investissement humain, cela représente des investissements en matériel  (appareils photos, objectifs, caméras, matériel d’éclairage, logiciels, etc.) Et puis, tout bêtement, pour qu’un organe comme Hexagone puisse poursuivre son travail de découverte, de programmation de concerts, l’association doit enregistrer des rentrées d’argent pour avoir des moyens. Dernier point, pas le plus anodin à mes yeux de féru de psychanalyse. Un jour, un psychanalyste m’a dit : « Pour qu’une cure soit efficace, il est fondamental que le patient y soit un peu de sa poche. » Sans être un psychanalyste du lectorat de la chanson, je pense qu’un lecteur ne peut apprécier pleinement sa revue, et se l’approprier, que s’il met la main au porte-monnaie… Une sorte de transfert en somme.

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La revue Hexagone le mag ne sera pas distribuée en kiosques. Il faut être lucide. La chanson, celle que nous défendons, celle qui est manufacturée par les artistes indépendants qui ne gravitent pas dans les grandes sphères médiatiques, est un marché de niche. Comme on dit en marketing. Alors, n’allons pas jeter de l’argent par les fenêtres. Inutile de tirer à 50.000 exemplaires pour en balancer les trois quarts à l’arrivée. Inutile, de même, de passer par un prestataire qui coûte un bras pour une exposition en kiosque qui donnera un résultat quasiment nul. La diffusion se fera sur abonnements et nous allons mettre en place un système de vente en lien avec certaines salles de concerts pour que le magazine soit vendu par ce biais également. Ensuite, on tentera de s’implanter dans les médiathèques et les librairies car Hexagone ressemblera davantage à un livre qu’à un magazine classique. On appelle ça un « mook » dans le jargon. Quelque chose entre le livre et le magazine. Avec un papier et une couverture épais, pour que tu puisses le conserver dans ta bibliothèque. A la lettre H. Entre Hemingway et Homère. Et le sortir quand tu en as envie, ce qui n’est pas franchement faisable sur Internet.

Nous continuerons d’exister sur le web, je l’ai dit, c’est important. Mais le trimestriel nous semble une nécessité : faire une revue moderne sur la chanson d’aujourd’hui. Depuis la disparition de l’excellente Chorus, plus aucune revue n’aborde la chanson sous cette forme, dans tous ses segments, en profondeur. De la scène aux coulisses, en passant par la régie. C’est ce que nous souhaitons faire avec cette revue. Parler de la scène chanson dans toute sa diversité, questionner le métier et l’analyser, aborder ses tendances, ses dérives, son avenir. Avec un ton, le nôtre. Faussement désinvolte. Vraiment concerné mais avec le sourire. On n’a pas la plume d’un Proust ou d’un Balzac, peut-être pas l’oeil d’un Cartier-Bresson, mais on a une volonté farouche qui devrait compenser. Et puis, ce qui est primordial selon moi, c’est de « faire ». Avec ses propres moyens, mais faire. Il vaut mieux faire avec des moyens réduits plutôt que rien faire en ayant beaucoup…

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Pour la faire cette revue, nous avons besoin de ton soutien. Et du tien. Et du tien… Je l’ai dit déjà, mais je le répète à dessein. On a choisi de ne pas faire de financement participatif pour que tout se passe sur le site d’Hexagone, sans laisser de commission à une plateforme de financement. On lance donc une campagne d’abonnements qui – nous l’espérons – remportera un large succès. On compte sur toi pour partager cet article très massivement si tu es convaincu par notre action. On a besoin de disposer de la trésorerie nécessaire pour lancer la machine.

Sinon, quoi ? Si on ne lève pas suffisamment de fonds, que fait-on ? En décembre, quand j’ai lancé le projet, je disais que si on ne réunissait pas la thune nécessaire à l’impression, on laissait tomber. J’ai revu la copie. Je suis convaincu de la nécessité d’une revue chanson telle qu’on la propose. Donc, elle existera et le format d’Hexagone changera définitivement à la rentrée, tel que je l’ai décrit précédemment. Je t’assure qu’on va pousser comme des sauvages pour l’accoucher ce papier ! On met en place plusieurs formules de soutien que je te laisse découvrir sur la page de notre toute nouvelle boutique. Tu peux t’abonner, pré-acheter le numéro 1 qui paraitra vers le 20 septembre. Tu peux également choisir d’adhérer à l’association Hexagone le mag. L’adhésion, concrètement, ça ne t’apporte pas grand chose hormis le plaisir de nous aider à exister, d’être acteur à ta façon. C’est aussi ta façon à toi de nous dire que tu apprécies notre boulot et que t’es bien content de lire nos pages. (Déjà, si tu es arrivé jusqu’à cette ligne, chapeau !) On te fera tout de même profiter de reducs’ sur les produits à venir dans la boutique (t-shirt, goodies, etc.).

Cependant, très concrètement, pour nous permettre d’exister avec un regard (presque) serein sur l’avenir, c’est l’abonnement qui est hyper important et à privilégier. On compte sur toi au pluriel ! Annonceur, on compte aussi beaucoup sur toi. Tu es essentiel dans cette aventure. On se contacte très vite ?


Pour ton règlement, tu peux utiliser Paypal parce que t’es jeune et moderne. Si t’es old school, tu peux faire un virement, comme papa. Tu peux aussi envoyer un chèque comme mamie pour ton anniversaire. C’est toi qui vois, pour nous c’est du pareil au même. On te laisse faire ton choix selon tes préférences. Clique sur l’image ci-dessous et tu atterris dans la boutique pour faire tes emplettes et nous faire exister. Remplis ton caddie.

Les découvertes d’Hexagone, à voir les prochaines semaines

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C’est ma rubrique « Je t’ai parlé dans Hexagone d’artistes découverts récemment, voici où tu peux aller les voir dans les semaines qui viennent.» Et comme l’Hexagone ce n’est pas seulement Paris, Lyon et Toulouse je te propose aussi des dates en Provence, en Bretagne et même à Bruxelles et en Roumanie !

Pour (essayer de) te donner envie d’aller voir les découvertes que j’ai aimées, un lien te permet de consulter l’article d’Hexagone, et je te propose leurs prochaines dates de concert.


 Ils étaient au festival Off d’Avignon 2015

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Les épis noirs Romance Sauvage. Un spectacle où l’amour et la liberté se mettent en questions et en chansons. « Une belle alternance de textes dits et d’une douzaine de chansons. Ce n’est pas uniquement de la chanson mais ce qui compte c’est la qualité, l’émotion et le plaisir ressentis par le spectateur… Les épis noirs c’est un style unique, à la fois divertissant et exigeant. » Après 3 semaines en Avignon l’été dernier, ils se sont installés pour plus d’un mois au Lucernaire jusqu’au 15 mai (relâche le lundi). Hexagonaute  parisien, va falloir faire preuve d’une imagination débordante pour trouver un argument recevable t’autorisant à ne pas aller voir cette Romance Sauvage.

ContrebrassensBrassens au féminin et à la contrebasse. Depuis cette belle découverte à Avignon, Pauline Dupuy a eu un TTT sur Télérama et un certain nombre de dates dans l’Hexagone. Récemment, elle vient de finir une résidence à la SMAC « Le fil », à St Etienne, avec Michael Wookey pour un spectacle, L’improbable duo, qu’ils vont donner le 16 avril au Satellit Café, à Roanne (42) et le 23 avril à la Terrasse des arts à Chateauneuf-Grasse (06). Si tu veux voir uniquement Pauline Dupuy dans Contrebrassens en solo ce sera le 6 mai à Salins-les-Bains.

Emmanuel Bémer et son spectacle L’impossible anthologie de la chanson française. Une dizaine de dates entre le 30 avril et le 26 mai à voir en détail sur son site dont le 13 et 14 mai au théâtre de poche à Sète, le 15 à l’Espace Jemmapes à Paris et le 26 à Epernay (51). Je te reparlerai des 10 et 11 mai à Toulouse au Bijou.


 Vus à Toulouse

detour-02-2015@michel-gallas-820Karim GharbiApprécié l’an passé au festival Détours de Chant, puis Chez ta mère, il vient de gagner Les octaves de la musique 2016 (l’équivalent des Victoires de la musique pour la Belgique) pour son album Poisson d’or, dans la catégorie chanson française. Chanteur, danseur, comédien : un artiste original, une voix superbe, une belle énergie. A voir absolument en concert. Une bête de scène à la folie douce et l’humour féroce. Hexagonaute bruxellois, ne le rate pas : le 20 avril en sextet au Théâtre 140 et du 19 au 21 mai en trio au Jardin de ma Sœur, et le 12 juin en duo à l’Allumette de Forest.

Joulik – Chansons et musique du monde. « Trois superbes musiciens, un beau travail sur le son et la polyphonie, des mélodies entraînantes ou/et attachantes, la magie du mélange des voix, l’originalité et la créativité dans les arrangements. Une forte émotion ressentie, une belle énergie transmise.» Hexagonaute provençal, tu vas pouvoir les apprécier, pas loin de chez eux : le 20 avril à Les Salles sur Verdon (83), le 14 mai à Aix en Provence (13), et toi Hexagonaute pyrénéen le 12 mai au festival d’Anères ( 65).


Les Toulousains

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Archibald – Un authentique coup de cœur. La belle découverte des premiers mois de cette année. « A l’aise sur scène pour son solo, le sourire aux lèvres, chansons et textes, guitare et parfois sons en boucle, voix caractéristique et human beat box. Malgré les textes forts et pas vraiment gais on se sent plus vivant en repartant. » Quévin Nogues emmène Archibald et son spectacle sur la route, dans les petits lieux, ces prochains mois (voir les dates sur le facebook). S’il passe par chez toi, profites-en.

Cabaret All’arrabbiata – Textes satiriques et chansons de lutte italiennes. Un spectacle fort et prenant à la sauce relevée et piquante, qui reste en bouche et procure du plaisir. « Un trio de comédiens chanteurs fantastiques, l’écriture amène des images surprenantes, la mise en scène ne nous laisse pas nous poser, les chansons et leurs mélodies mettent de la gaieté et de l’enthousiasme, l’humour grinçant est très présent.» Le trio quitte, une semaine durant, les scènes de la région toulousaine pour conquérir la France ! Ils jouent pour la première fois à Paris les 22 et 23 avril. N’attends pas qu’ils soient consacrés dans un grand théâtre pour aller les applaudir. Puis ils enchaînent par une tournée de six dates consécutives en Bretagne, du 24 au 29 avril, dont le 25 à Rennes (voir le détail sur leur site).

Jane for tea – Finaliste au Pic d’or 2015. Prix Mathieu Côte aux découvertes Semaphore en chanson. Chanson vintage pop. Old sound for new songs. Séverine Lescure, une voix chaude et profonde, ukulélé et wahsboard, JP.Salvodelli à la batterie vintage et aux textes. Hexagonaute roumain (mais oui !) va voir ce groupe au festival Chants Sons sur scène du 16 au 21 avril dont Bucarest le 18. Je te reparlerai de ce groupe certainement à l’occasion de leur passage Chez ta mère les 21 et 22 mai.

 

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