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jeudi, avril 15, 2021

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Jean-Roch Waro et Antoine Elie à la soirée « Ecoute donc voir »

Jeudi dernier, Antoine Elie et Jean-Roch Waro étaient sur le scène du Forum Léo Ferré pour la 2ème soirée «Écoute donc voir» (co-plateau concert et co-exposition photo, organisé par Fred Petit et moi-même). Pour cette date, deux artistes qui nous tiennent tout spécialement à cœur pour diverses raisons, tant artistiques qu’humaines. Deux univers musicaux très différents, mais la sensibilité commune aux deux artistes fait le lien entre leurs mondes. Une belle soirée de partage musical, chacun en préparation d’un disque pour la rentrée.

Antoine Elie
Photo MH Blanchet

C’est Antoine Elie qui ouvre la soirée, seul sur scène avec sa guitare. Dès les premiers accords du titre Mon cœur à l’horizon, Antoine plonge la salle dans une atmosphère intimiste. Comme s’il entrouvrait une fenêtre sur sa vie, il commence à se raconter. Au fil des chansons, il dévoile ses failles, ses doutes, et sa vision du monde qui l’entoure. Dans chaque titre, il livre un morceau de vie. Que se soit la sienne ou celle de proches, il y a toujours cette même mélancolie, adoucie par sa façon d’utiliser mots et embellie par son jeu de guitare. L’artiste est torturé : «Il pleure, il chante, le pauvre, le triste, l’artiste. Qu’il pleuve, qu’il vente, le pauvre, les larmes, pour armes…» Mais il le dévoile avec une telle finesse qu’on ne tombe jamais dans le sentimentalisme. Dans la setlist de 14 titres, il n’y a rien à jeter, mais certains dégagent une émotion particulière. Je ne sais pas vivre tient sur un fil, entre la fragilité des mots et l’énergie de rythme : «Toi qui penses dans ma tête, guettes ma vie dans les détails, toutes mes failles et me fais tomber, tomber dans le blues…». Nous liés dans laquelle il raconte ses grands-parents avec une tendresse infinie : «Nous liés, oublier, sous les flots du sablier, à regarder droit devant…». La rose et l’armure, où comment raconter l’amour sous le plus bel angle possible. «Ma rose, écoute mes murmures, ma rose tu peux être sûre, que tu ne seras plus jamais seule pour franchir les murs, il y a de la place sur mon épaule pour une rose et son armure...». Je suis également obligée de citer Sacré fils.

Antoine Elie
Photo MH Blanchet

Ce titre est né l’année dernière aux Rencontres d’Astaffort (écrit par Zoé Simpson, composé et interprété par Antoine), et depuis, c’est toujours la même émotion à chaque fois. Auteur, compositeur et interprète de talent, Antoine touche à travers sa musique. La dédicace de Francis Cabrel sur sa guitare n’est pas là sans raison. On ressent chez Antoine l’influence des grands de la chanson française. Il a comme eux cette force de faire des chansons à texte, de donner du sens à chaque mot, et de transmettre de belles émotions.

Jean Roch Waro
Photo MH Blanchet

Pour la deuxième partie de soirée, c’est au tour de Jean-Roch Waro de s’installer sur la scène. Avec sa gratte électrique qu’il fait sonner comme personne, il emmène instantanément dans son univers. Dès le premier morceau, Avant (texte extrait de «chroniques des jours entiers, des nuits entières» de Xavier Durringer), on se rend compte de la finesse de l’équilibre entre le choix des mots et la place que prend la musique. Auteur, compositeur et interprète, l’intention qu’il met dans l’interprétation respire la sincérité et le vécu. Les textes sont habillement écrits, parfois les mots frappent, souvent ils apaisent, et par moment ils laissent le choix de les interpréter à notre façon selon nos histoires. La musique prend une place dingue, il suffit de quelques accords pour se laisser embarquer sans même s’en être rendu compte. Les titres s’enchaînent, Berlin, Un ange dans la vallée, Easy breezy, Les cerises… Cette sensation se confirme, sa musique n’est pas là juste pour accompagner les mots. Elle les adoucit, elle les porte, elle leur donne du sens, et va même jusqu’à permettre de ne pas les utiliser et d’en dire encore sans qu’avec. Que ce soit au travers de son répertoire ou de quelques reprises (You don’t know me de Ray Charles ou encore Freedom de Richie Havens par exemple), Jean-Roch vit et partage sa musique avec authenticité. Il pousse à écouter entre les lignes, pour saisir chaque nuance et chaque subtilité. Dans ses solos, on entend la profondeur d’où vient sa musique. Il va chercher loin, tout au fond de lui même, et livre cette énergie brute. Ces moments deviennent comme des parenthèses pendant les chansons, des invitations à lâcher prise, à se plonger au fond de soi-même. La setlist, composée de titres en français et en anglais, fait voyager parmi ses nombreuses influences musicales.

Jean Roch Waro
Photo MH Blanchet

Une touche de jazz, une pointe de rock, un brin de blues, et tout ça associé à une liberté artistique qui rend le résultat lumineux. Au milieu de tous ces morceaux, qui ont tous apporté quelque chose à la belle atmosphère de la soirée, difficile d’en souligner un plus que l’autre. Il y aurait de quoi dire sur chacun pour des raisons différentes. Je choisis donc de ne relever que les deux qui me parlent le plus, mais pour lesquels je suis incapable d’expliquer pourquoi. Vous voyez ces morceaux qui font instantanément du bien quand on les écoute et qui donnent envie de prendre votre gratte et de jouer ? Ces deux titres, c’est exactement ça. Tottenham Royal c’est un peu mon coup de coeur de ce soir-là, et L’autre côté en a été un dès la première écoute, il y a déjà quelques temps maintenant. Guitariste avec un talent dingue, artiste libre et riche de ses multiples influences, il offre aujourd’hui un projet musical d’une qualité qui se fait bien rare.

Festival Léman Seine, du 12 au 14 mai !

LEMANSEINE-23-04-2016@david_desreumaux-La chanson d’expression française ne s’arrête pas à nos frontières. Depuis des lustres, nos rengaines de la métropole s’en sont allées respirer des airs vivifiants hors nos murs. De l’autre côté de l’Atlantique, par exemple, dans ce Québec qui invente et réinvente sans cesse la chanson dans la langue du petit Robert. En Belgique, où le plat pays n’est pas en reste non plus. Aussi et pourtant moins citée, la Suisse n’a de cesse de valoriser et mettre en lumière notre scène hexagonale d’hier et surtout celle d’aujourd’hui. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nos « compatriotes » ne le lui rendent pas très bien. Le tout nouveau festival LEMAN SEINE s’en vient apporter un début de réparation.

Sous l’impulsion de Lise Martin, le festival, porté par l’association Osâmes, propose  3 soirées sur le bateau El Alamein, à Paris. Trois soirées au cours desquelles deux artistes partageront la Seine scène. Chaque soir, du 12 au 14 mai, un artiste français et un artiste suisse co-habiteront sur la péniche pour donner chacun un concert.

Hexagone, partenaire de l’opération avec le Centre de la Chanson, te permet de profiter de deux pass au prix avantageux de 15€ au lieu de 20. Tu envoies un mail ici pour tenter de gagner ton tarif réduit. Sinon, tu pourras réserver en ligne à cette adresse.

Comme on est gentil à Hexagone et qu’on n’aime pas te flouer sur l’information, je te donne (ce n’est pas du Goldman) la présentation complète du festival ci-dessous. Tu y découvriras la programmation et tu constateras que la sélection d’artistes n’est pas pour nous déplaire !


Le projet
Depuis des années, la Suisse valorise la chanson francophone, d’où qu’elle vienne et quelles que soient ses influences.
Par ses nombreux festivals et son réseau d’associations culturelles, la Suisse offre aux artistes français un soutien artistique, une place de premier plan auprès du public. Ses festivals de chanson francophone invitent systématiquement des artistes français, certains de renoms, d’autres peu connus dans les médias, et cela même jusqu’en suisse alémanique. Les artistes français croisent alors les artistes suisses. Et c’est de ces rencontres qu’est né le projet d’un festival de chanson francophone réunissant les artistes suisses et français à Paris.

Car, si la Suisse accueille, soutient et valorise sans perdre haleine des artistes français, il est regrettable de voir que les artistes suisses, eux, sont peu reçus et valorisés en France.
LEMAN SEINE se veut un festival qui fait dialoguer nos cultures, à la fois proches et singulières, en proposant au public français de découvrir ces artistes qui font la richesse de la chanson francophone en Suisse. Paris se doit d’être la ville qui met en lumière la langue française et les trésors artistiques qui en découlent.

Faisons place aux artistes, à leur envie d’échanger, de partager tel qu’ils le font déjà dans le pays du lac Léman! 3 soirées sur le Bateau El Alamein pour nous faire voyager de la Seine au lac Léman, du lac Léman à la Seine…


Les artistes – Rivé Léman

LILLA
LILLAInitiée très tôt à la musique elle commence par la flûte traversière, puis viendra le piano, le chant classique au Conservatoire de Genève et la guitare en autodidacte.
Son premier album auto-produit sort début 2014 et a été enregistré avec l’aide de l’arrangeur Timothy Verdesca. Un album bien accueilli par la critique suisse qui lui a valu d’être Album Suisse sur Option Musique fin mai 2014, d’être diffusée sur plusieurs radios nationales suisses et d’être programmée dans divers lieux de Suisse Romande.
Du point de vue musical, Lilla aime la diversité. Elle veut son univers sans limites et ses choix artistiques sans carcans. Parfois exposé de façon crue, parfois enrobé d’images, elle décrit les chemins et les travers de l’être humain, avec pour maîtres mots « fraîcheur » et « légèreté ».
Lilla amène des ambiances et des atmosphères pour accompagner des bouts de vies, à grands coups d’Alice-au-pays-des-merveilles, d’antidépresseurs et de ukulélé.

CAPITAINE ETC
CAPITAINEExplorant une facette encore inconnue du chant de marin, Capitaine Etc. vous embarque dans une croisière peu commune vers des océans qui n’existent pas encore. Ce groupe genevois de chanson à texte, aux influences mêlées de rock, folk, jazz, classique, mais aussi littéraires et poétiques, mêle l’amour des mots à l’envie de voyage. Car c’est bel et bien de voyage dont il s’agit : prendre la mer, larguer les amarres, et hisser les voiles pour se laisser emporter au fil des phrases vers les îles lointaines et merveilleuses des chimères humaines.

Sélectionné pour la Médaille d’or de la chanson de Saignelégier 2016

KACEO
KACEOÇa part d’une plume, d’une guitare, d’un accordéon, et ça termine généralement dans ta tronche. Kaceo sert ses gorgées de vies dans une énergie parfois festive, parfois mélancolique. De la chanson francophone faite de tendresse, de sarcasme, d’ironie et d’une bonne tranche de poésie. Un live de Kaceo c’est dynamique, touchant et théâtral. Kaceo étonne, surprend les scènes où il passe et laisse derrière lui comme un arrière goût de sourire.

Les premières scènes datent de 2013. Le groupe fait ses preuves et agrippe le public là où il passe, en 2015 remarqué notamment en ouverture du Montjoux Festival et dans les découvertes du Festival Voix de Fête. Avec désormais plus de 80 dates dans les pattes, de Genève à Paris en passant par Zürich, ils entament 2016 d’une manière surprenante…


Les artistes – Rive Seine

LISE MARTIN
LISE MARTIN« La voix profonde de Lise Martin flirte avec la tradition de la chanson à texte. Accompagnée d’instruments à corde (Guitare, Violon, Violoncelle et Ukulélé), ses compositions aux accents folk font la part belle aux mots. Pleines de charme, ses mélodies font mouche, entre séduction et profondeur, et nous invitent dans un monde où il fait bon vagabonder. »
Sélectionnée à la Médaille d’or de la chanson de Saignelégier 2016

GARANCE
GARANCEC’est du théâtre que vient Garance. Elle se présente sur scène avec justesse et honnêteté, choisit de faire résonner ses mots au travers d’un son brut, sans apprêts. Après un parcours solo et un premier album elle passe à des sonorités plus électriques et c’est dans cette formule que sort l’album  »Les idées rock » en avril 2014, album pour lequel la SACEM lui attribue l’Aide à l’Autoproduction.
« Garance, rockeuse dans l’âme, chanson dans la forme. » Bastien Brun, Longueur d’ondes

LIZZIE
LIZZIEDepuis plusieurs années, Lizzie chante ses chansons avec sa guitare et son accordéon.
Allant de rive en rive, la « saudade » à fleur de peau, sa musique est empreinte d’une joyeuse mélancolie.
Cette amoureuse du fado, de la folk et de la chanson française, nous présente aujourd’hui son premier disque « Navigante », fruit de ces années passées à développer son propre univers musical. Lizzie navigue au fil de ses sentiments, sur des océans incertains…au bord des falaises, entre envie, rêve et poésie. À chaque chanson elle chavire. Mais elle chavire avec plaisir.
« Au fond cet album s’écoute comme on feuillette les pages d’un conte habité de songes, de sirènes, d’écume et de soleils couchants. » – Claude Fèvre « Nos enchanteurs »
Sélectionnée à la Médaille d’or de la chanson de Saignelégier 2016. Demi-finaliste du Prix Georges Moustaki 2016.

Toulouse : sélection des concerts de mai

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Encore une belle sélection importante et de qualité pour ce mois de mai à Toulouse. Le concert immanquable de ce mois me semble être Imbert Imbert. Il vient présenter les chansons de son nouvel album, comme Lili Cros & Thierry Chazelle, ainsi que Lily Luca. Ne rate pas non plus le premier passage toulousain de Danny Buckton trio, vraiment un artiste à découvrir. Et ne délaisse pas pour autant les régionaux comme Jane for tea, Jules Nectar, Fanny Roz et les incontournables Fils de ta mère. T’es prêt ? Je te livre ma sélection par lieu.

Rappel : pour te donner envie de voir ces concerts un clic sur le nom du groupe et tu te trouves sur le dernier article Hexagone publié ou sur son site, un clic sur le nom du lieu et tu obtiens son site pour les infos pratiques.


Au Bijou

bemer-15-07-2015-@michel-gallas-1130629Au moins trois spectacles alléchants ce mois-ci. Les 10 et 11 mai, Emanuel Bémer, avec son spectacle l’Impossible anthologie de la chanson française, que j’ai apprécié l’été dernier à Avignon. Les 12 et 13 mai, Lili Cros & Thierry Chazelle viennent présenter leur nouvel album Peau Neuve qui m’a vraiment donné envie de les voir sur scène. Et, les 19 et 20 mai, le concert à ne pas rater en mai, Imbert Imbert en duo de contrebasse avec Stephen Harrison. Ils nous ont offert récemment, au Printival, un superbe concert avec beaucoup de titres du prochain album Viande d’amour qui sort le 27 mai, déjà crédité d’un Coup de cœur de l’Académie Charles Cros. On finit le mois avec du local, pas triste, Monsieur Tristan les 26 et 27 mai et le 31 mai avec l’audition publique mensuelle Osons.


Chez ta mère

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Un programme très riche aussi ce mois-ci. Le 7 mai, la venue de Danny Buckton trioà découvrir vraiment. Le lendemain, 8 mai, le parisien laisse sa place à une Lyonnaise Lily Luca, en solo, pour présenter les titres de son nouvel album Le charme impénétrable des artistes torturés. Elle sera en co-plateau avec David Lafore. Un autre artiste de la région parisienne, Thomas Pitiot, revient sur Toulouse le 13 mai en duo piano-guitare/voix. Il sera précédé la veille, le 12 mai, par Grise Cornac. En ce qui concerne les artistes régionaux, le 6 mai, Fanny Roz, déjà vue Chez ta mère avec des musiciens deux ans auparavant. Elle revient en solo avec un spectacle original à découvrir. Le 15 mai, Jules Nectar. Les 21 et 22 mai, Jane for tea. « Old sound for new songs. » Séverine Lescure, voix chaude, ukulélé et wahsboard. JP. Salvodelli, batterie vintage et textes. Si tu n’as pas encore vu, n’hésite pas. Et puis pour finir le mois en beauté, du 27 au 29 mai, un nouveau spectacle des Fils de ta mère : Les DéFI(L)S de ta mère. Pour leur dernier spectacle (cette saison !) ils se sont mis au défi de revisiter les répertoires des uns et des autres, de faire des surprises, d’inviter de nouveaux copains… et même des Filles de ta Mère !


Au Grand Rond,

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

En apéro spectacle à 19h, du 19 au 23 avril, –Vous- le projet actuel, élaboré en trio, de Vincent Gaffet, artiste de la scène lyonnaise. Et puis, dans la salle du théâtre, le nouveau passage de Virage à droite sur Toulouse pour cinq représentations d’affilée, du 24 au 28 mai. Stef! est Stéphanie de Morano, Manu Galure est Manu Galadur, Nicolas Bacchus est Nicolas Sarcchus, Lucas Lemauff est Lucas Stoipovcon. Ils continuent la Tournée des enfoirés « parce que la gauche n’a pas le monopole de la chanson française à message, ravivons ensemble la flamme de la chanson de droite ». J’avais eu le plaisir d’être présent à la première, le premier avril (mais oui !) 2014 au Bijou, puis de les revoir quelques mois plus tard dans leur composition actuelle (Lucas Lemauff ayant remplacé Nathalie Miravette). Un an et demi et un bon nombre de concerts plus tard il est temps d’aller apprécier l’évolution de ce spectacle.


A la salle Nougaro

Le 20 mai, Alexis HK avec son superbe spectacle Georges et moi revient à Toulouse. Et c’est complet. J’espère pour toi que tu l’as vu récemment à Alors Chante! à Castelsarrasin ou, comme moi, l’an passé en début de tournée au Bijou. Parce que rater ce spectacle, ce serait ballot, vraiment !


Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Au Café Plum

Tu sais que désormais à ma sélection toulousaine j’ajoute des concerts chanson du Café Plum à Lautrec.  Si tu n’as pas vu le mois dernier à Toulouse Leonid, un de mes deux coups de cœur d’avril, cours à la séance de rattrapage le 21 mai au Café Plum. Et Danny Buckton trio, le 6 mai, et Thomas Pitiot, le 14 mai, ont bien compris l’intérêt d’une mini-tournée passant par le café Plum et Chez ta mère.


Nota : aujourd’hui, cette chronique d’annonce est un peu particulière. Pas vraiment pour toi, à chaque début de mois, tu retrouves cette prévision mensuelle de concerts à Toulouse. Mais pour moi, cet article est le 100ème écrit pour le webzine Hexagone depuis octobre 2014. Alors, une fois publié, je vais le fêter dignement !

Non, Lily Luca n’est pas une « artiste torturée »

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Photo David Desreumaux

Lily Luca se moque, très gentiment, des « artistes torturés » dans le nouvel album qu’elle est allée enregistrer à Londres. Mais oui, à Londres, pas à Lyon. C’est pas courant sur la jeune scène de la chanson française d’aller enregistrer à Londres. Bon d’accord, Fred Thomas est un vieil ami de Lily, et ça, bien sûr, ça aide. Mais c’est surtout un arrangeur étonnant, un musicien polyvalent et un artiste créatif pourvu de beaucoup d’imagination.

Le problème c’est qu’il ne roule pas – encore – sur l’or : pas moyen de le faire venir à Lyon sur l’immense scène d’A Thou Bout d’Chant pour fêter, au pays, la sortie de l’album de Lily. Il a donc fallu travailler. Travailler encore. Travailler pour transformer tous les arrangements de Fred et les adapter à la basse de Sébastien Quencez et à l’accordéon de Pauline Koutnouyan qui, eux, étaient bien là pour accompagner Lily.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Mais bon, ça saute aux yeux : ils se connaissent depuis longtemps ces trois-là. Ils ont relevé le défi et, au bout du compte, on a eu droit à une véritable recréation de l’album, sur un ton, certes, plus « chanson française » traditionnelle, mais avec plein d’idées un peu décalées et du meilleur effet. La musique sonne juste et quand une amie qui donne dans l’électro rejoint Lily sur scène, on se dit – si on ferme les yeux – que Fred Thomas est soudain arrivé là comme par miracle.

Mais, ce qui est vrai, et là on ne rêve pas, c’est que Lily est là et bien là, avec des textes bien à elle et avec ses talents de musicienne, pas torturée du tout. Une vrai « bête de scène » pourrait-on même dire. C’est vrai, à Lyon, elle est chez elle, avec des amis sur la scène et dans la salle. Pas intimidée du tout, l’artiste, dans ces conditions.

Et il ne faut pas l’être, intimidée, pour chanter ce répertoire souvent des plus joyeux mais aussi, parfois, très « osé ». Un peu « grivois », diraient certains. Grivois, ça veut dire quoi ? Dans ce « grivois » il y a bien sûr un peu de sexe. Mais dans le dictionnaire, on trouve aussi comme définition : « Une gaieté libre et hardie ». Et là, je n’hésite pas : oui Lily sait faire dans le grivois avec légèreté et beaucoup d’humour, et ça passe. Ca passe même très bien.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

D’autant qu’elle a aussi d’autre cordes à son arc. Dans Vaille que vaille, elle chante la dure condition de la gymnaste qui a tout gagné et à qui il ne reste plus qu’à  viser « la médaille solaire pour s’envoler au rang de Dieu« .

Elle chante aussi la plage en hiver, et ça sent le vécu, cette histoire écrite au Québec, en juillet 2013, lors d’un stage au Village en Chansons de Petite Vallée. Dans le texte, le copain adore les plages hivernales, mais l’artiste non, pas du tout. Pourquoi ? Ca, c’est dans la chanson qu’on ne va pas déflorer ici ! Il faudra écouter l’album qui est sorti depuis peu, ou aller voir Lily quand elle passera sur scène ici où là.

Les Toulousains ont bien de la chance, Lily Luca sera Chez ta mère, le 8 juin. Ils ont Manu Galure, ces toulousains, mais le 8 ils auront aussi Lily Luca. Quant aux lyonnais qui auraient raté les rendez-vous d’A Thou Bout d’Chant, Lily les gâte à nouveau le 17 mai. Elle sera dans les pentes de la Croix-Rousse, dans la petite salle du Bal des Fringants que Muriel Bertod mène énergiquement avec une programmation aussi éclectique que créative et généreuse.


Les photos du reportage ont été prises le 22 avril au Bateau El Alamein à Paris.

Le festival Dimey à Nogent du 4 au 7 mai

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Festival Dimey à Nogent (52) : 16ème édition du 4 au 7 mai. Souvent attiré par la programmation, j’y retourne cette année (et pourtant ce n’est pas à côté de Toulouse !). J’y retourne car j’ai trouvé un festival convivial avec une programmation de grande qualité, une superbe ambiance, de mémorables découvertes artistiques et de belles rencontres humaines.

Programme 02Un festival-hommage ayant évolué avec les années, sans grande vedette médiatique, mais avec un grand travail de programmation qui met en valeur des artistes de qualité souvent à découvrir. Cette programmation, souvent originale, permet d’apprécier des artistes que l’on ne voit pas forcément dans tous les festivals. Comment s’organise une journée au festival Dimey ? Le soir, deux concerts puis la 3ème mi-temps à côté du bar ; avant un repas peut être pris en commun avec les festivaliers, les artistes et les organisateurs. 

Mercredi 4 mai, ce sera le plaisir de revoir Les Flow : la voix écorchée puissante et prenante de la chanteuse, les thèmes souvent noirs, la tendresse qui pointe notamment quand le sujet de l’enfance est abordé. Et MAZO (Mac Abbé et le Zombi Orchestra) groupe que je vais découvrir.

Jeudi 5 mai, Pierre Lebelage : son écriture qui démontre sa parfaite maîtrise de la langue, ses fines mélodies, ses chansons malicieuses irriguées d’humour et de tendresse, et son album Babel un de mes préférés de l’année dernière. Il se produira en trio avec violoncelle et guitare. Ensuite, Jean-Michel Piton avec L’Homme de la Manche, son spectacle consacré à Bernard Dimey, arrivant logiquement à Nogent. Un spectacle précédé d’une belle réputation.

Vendredi 6 mai, une programmation alléchante. D’abord Katrin Wadteufel, belle découverte du Printival il y a deux ans. Cello woman, la femme violoncelle a délaissé le solo pour une prestation en duo. Puis Jérémie Bossone que l’on ne te présente plus sur Hexagone. Un magnifique raconteur d’histoire, un interprète impliqué et théâtral, une musicalité rock électrique.

Samedi 7 mai, encore une belle affiche originale : Les Didoudingues. Un spectacle que je cherche à voir depuis sa création il y a deux ans. Un collectif d’artistes : Julie Rousseau, Marion Rouxin et Coline Malice pour les femmes ; Hervé Lapalud, Eric Frasiak, Gilles Roucaute, Davy Kilembé et Laurent Berger pour les hommes. Ces artistes ont mis en commun leurs voix et leurs talents particuliers de musiciens au service du répertoire choisi pour ce spectacle. Et puis des artistes régionaux : Mam’zelle Suzie en fil rouge pour animer les 3ème mi-temps et Joli Falzar, groupe haut-marnais qui jouera le samedi en extérieur.

Ce festival s’annonce bien et le public de Nogent ne va pas s’ennuyer. Si tu es du coin ou de passage, ne rate pas ce festival !


Festival Dimey à Nogent (52) :  du 4 au 7 mai

En mai, à Lyon

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Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Le mois de mai annonce la fin de saison pour les amateurs de chanson lyonnais. Le Radiant de Caluire donne rendez-vous en octobre avec un concert de Lavilliers et se concentre sur d’autres genres de spectacles jusqu’à l’été. A Agend’Arts, à la Croix-Rousse, mai est un mois très jazz avec Quart Têtes, Les Pipelettes et Blue Liz Station. Le prochain grand rendez-vous chanson est annoncé le 1er juin avec Nicolas Jules.

Christine Azoulay conclut la saison chanson de la salle des Rancy avec une joyeuse soirée animée par Vincent Roca et Wally mais aussi en première partie le lyonnais Michel-Marie Perraudin, auteur-compositeur-interpréte et également régisseur de la salle des Rancy.  Mais il y aura aussi de la chanson dans le cadre des Mutineries, une initiative engagée de 3 MJC lyonnaises. Les ateliers Chanson de la Maison des Rancy  proposent le 25 mai « un tour de chant, pour dénoncer, lutter,résister », puis Maggy Bolle sera de retour à Lyon le même soir avec ses chansons « burlesco-comiques ».

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Photo David Desreumaux

L’équipe d’A Thou Bout d’Chant, elle, conserve son rythme intensif et nous propose de nombreuses dates à commencer par le retour du Mégaphone Tour, le 8 mai. Cette belle initiative de Caroline Guaine prend de plus en plus d’ampleur et choisit le risque et la surprise. Caroline nous propose cette fois deux valeurs sûrs avec Flow et Liz Van Deuq ainsi qu’une jeune découverte, le duo Tango Kashmir, fruit de la rencontre entre Jean-Baptiste Soulard (Auteur-compositeur, multi-instrumentiste) et Florent Chevallier (violoncelliste classique). Pour la suite, A Thou Bout d’Chant nous annonce le passage de Melba, la gagnante du tremplin 2015 de cette même salle. Elle sera suivie de Noga, Morice Benin, Pierrick Vivares et Sarah Mikovski. Une date toute particulière à retenir : le premier concert « hors les murs » de la nouvelle équipe d’A Thou Bout d’Chant au théâtre La Mouche de Saint Genis Laval avec à l’affiche les frères Volo et en première partie Lucarne qui n’est autre que Lucas Roullet Marchand, un des deux patrons d’ATBC.

Une belle date est également annoncée par l’Epicerie Moderne de Feyzin où Francoiz Breut offrira un concert le 25 mai pour présenter les chansons de Zoo, son sixième et nouvel album.

La surprise du mois de mai nous vient du Ninkasi. Le brasseur bien connu des lyonnais annonce deux belles dates dans sa salle de spectacle de Gerland où domine la techno et le rock. Les Innocents de JP Nataf et Jean-Christophe Urbain seront là le 12 mai et Christian Olivier est annoncé le 26 mai pour chanter son nouvel album très personnel ON/OFF. Le « rockeur à texte » François Staal assure lui la première partie du concert. Un tel plateau fait donc de spectacle la date majeure du mois de mai lyonnais.

Festival Alors chante ! : nouvelle édition à Castelsarrasin

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Ce festival réputé essaie de renaître pour… Sa trentième édition du 4 au 7 mai. Abandonné par la ville de Montauban, l’édition de mai 2015 a été annulée. Le festival Alors Chante s’est trouvé un nouvel accueillant avec la ville de Castelsarrasin. Le concert de soutien en septembre dernier, une grande réussite, a contribué au nouveau démarrage du festival. L’affiche annoncée était plus qu’excitante. Il y a deux semaines on apprend que tous les alléchants concerts de 18 heures sont supprimés ainsi que la soirée des musiques urbaines (Youssoupha et Georgio). Le manque de réservations et la nécessité de garantir l’équilibre financier du festival sont évoqués pour principales causes de cette amputation.

Affiche 01Donc on ne verra pas, et c’est bien dommage, les concerts initialement prévus de Hildebrandt et Clarika, Eskelina et Dimoné, la Maison Tellier ainsi que Valérian Renault. Mais le festival tel qui est à ce jour mérite ta présence. Et il promet de beaux concerts. Cette 30ème édition correspond peut-être à la première d’un nouveau départ d’Alors Chante ! avec de nouveaux lieux, et certainement un nouveau public. Les concerts du soir proposent des têtes d’affiches et des artistes réputés. Voici ma sélection subjective comme toujours (sur le site du festival tu peux voir le programme complet). Le mercredi 4 mai, ouverture avec La fête à Pierre Perret, l’enfant du pays qui va pouvoir enfin faire son premier concert dans sa ville natale, précédée du superbe spectacle Georges et moi d’Alexis HK. Ou tu peux aussi chosir Radio Elvis, le jeune groupe qui monte, présent dans la plupart des festivals. Le vendredi 6 mai, un choix difficile avec sur une scène Thiéfaine et son spectacle actuel qui fait l’unanimité précédé de Debout sur le zinc. Sur l’autre scène, Les Zoufris Maracas et le très bon Jules et le Vilain Orchestra, avec leur nouveau spectacle. Le samedi 8 mai : feu d’artifice avec Yves Jamait, qui avait déjà clôturé un festival Alors Chante il y a quelques années, Chloé Lacan et son superbe spectacle Ménage à trois, précédés par La belle bleue, groupe lauréat, des découvertes l’an passé.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

D’ailleurs parlons en des découvertes. C’est un peu l’image de marque du festival Alors chante ! Douze artistes en quatre jours, chaque après-midi à 14h30, chacun pouvant présenter et faire apprécier son univers lors d’une prestation de plus de trente minutes. Et beaucoup de « vedettes » d’aujourd’hui se sont fait remarquer lors de ce tremplin Découvertes. J’ai eu la chance de voir la plupart des sélectionnés lors des Chansons en balade de l’automne dernier, ou d’une sortie de résidence/atelier début décembre. Alors,  fais-moi confiance, je te promets des découvertes de très grande qualité. Pour ceux que j’ai pu voir récemment, Danny Buckton trio. Je ne suis pas le seul à l’aimer, il a gagné des prix à Vive la reprise, vient de remporter la Médaille d’argent ainsi que le prix du public à Saignelégier. K! dont j’ai apprécié les concerts à Détours de Chant et au Printival, Tony Melvil et Gatschen’s. N’hésite pas à aller découvrir les groupes que je ne connais pas comme La Goutte, Nord et Pomme ainsi que le groupe régional local Ça peut plaire à ta mère.

Amoureux de la scène chanson francophone, si tu vas à Castelsarrasin, tu apprécieras de beaux concerts et aussi tu montreras ton soutien à ce festival, de référence, qui doit continuer de vivre.


Festival Alors Chante! à Castelsarrasin du 4 au 7 mai ( il a démarré les 2 et 3 mai par du spectacle jeune public) 

Les sorties parisiennes chanson du mois de mai

Le mai s’annonce riche en concerts ! Alors, comme il y en a beaucoup, avec des super artistes, tous les soirs, dans plein de lieux différents, et comme on ne peut pas être partout, voilà une petite sélection des dates (à rajouter à celles dont on te parle comme tous les mois au Limonaire, à la Menuiserie, au Forum Léo Ferré, etc) que je te conseille de noter dans ton agenda .

Du concert de sortie de disque de Sébastien Kunz au Théâtre de l’Atalante à Sirius Plan à La Scène du Canal Jemmapes, en passant par Balthaze, Fanch et Samuel Cajal à la Galerie 88 dans le cadre de l’expo photo « Le son de vie à Borny » et les Home-concerts solidaires de Mister Février, ce mois de mai laisse présager de bien belles soirées !


Mardi 3 et mercredi 4 mai
Bertrand Belin au 104


Samedi 7
Balthaze reprend « Harvest » à la Galerie 88


Lundi 9
Samuel Cajal + invités à la Folie Douce


Du lundi 9 au samedi 14
Gaël Faure + invités au Théâtre de la Cité Internationale


Mardi 10
Fanch et Sébastien Kunz (co-plateau) à la Galerie 88
Katel au Café de la Danse


Vendredi 13 et samedi 14
Mister Février – Home concerts solidaires à Paris


Mardi 17
Sébastien Kunz au Théâtre de l’Atalante
Angèle et Le Piéton au Connétable


Jeudi 19
Nilem au China
Baptiste Hamon et Cléa Vincent au Café de la Danse


Mardi 24
Sirius Plan à la Scène du Canal Jemmapes
Claire Sabbagh aux Trois Baudets


Mercredi 25
Samuel Cajal à la Galerie 88
Fanch à l’Alimentation Générale


Jeudi 26
Davy Kilembé + Guillo à La Dame de Canton


Mardi 31
3 Minutes sur Mer au Klub
Camille Hardouin + Imbert Imbert aux 3 Baudets

 

 

En mai à la Menuiserie

Belle programmation en vue pour ce joli mois de mai à la Menuiserie !

Comme chacun fait ce qui lui plait, à cette période de l’année, ne te prive pas !


Vendredi 6 : Bertrand Betsch
Samedi 7 : Émilie Marsh + Jérémie Bossone


Vendredi 13 : Les Frères Barbances
Samedi 14 : Tango Kashmir + Flow + Liz Van Deuq (Megaphone Tour)


Vendredi 20 : Connye & Blyde
Samedi 21 : La Boca Abierta


Vendredi 27 : Erik Aliana & Picket avec Dendana en 1ère partie (Festival Rares Talents)
Samedi 28 : Héloïse Roth

En mai au Limonaire

C’est encore une programmation d’exception que nous réserve le Limonaire en ce joli mois de mai, programmation qui faire la part belle aux femmes. Entre Inès Desorages, Nathalie Miravette au volant des mardis, Armelle DumoulinLise Martin, Melissmell, Chloé Lacan et Agnès Bihl, entre autres, il y aura de quoi largement faire de chouettes soirées !

Au rayon garçons, le retour de Gul de Boa, celui de Stéphane Cadé avec un album qui s’annonce de haute tenue et un plateau partagé entre Tony Melvil et l’impeccable Askehoug qui nous a enchantés tout récemment à l’Auguste Théâtre. Ne réfléchis pas plus longtemps, fonce !


Mardi 3 : Nathalie Miravette
Mercredi 4 & Jeudi 5 : Gul de Boa
Vendredi 6 & Samedi 7 : Inès Desorages & Lise Martin


Mardi 10 : Nathalie Miravette
Mercredi 11 : Chloé Lacan
Jeudi 12 : Stéphane Cadé
Vendredi 13 & Samedi 14 : Tony Melvil & Askehoug


Mardi 17 : Nathalie Miravette
Mercredi 18 : Melissmell
Jeudi 19 : Stéphane Cadé
Vendredi 20 : Jasmine Vegas
Samedi 21 : Soirée Pouss’ Chanson


Mardi 24 : Nathalie Miravette
Jeudi 26 & Vendredi 27 : Agnès Bihl
Samedi 28 : Armelle Dumoulin


Mardi 31 : Nathalie Miravette

 

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