Julien Belliard – Le mirage de Zo

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Après deux albums sous le nom de ZO – Sous mon pébroque (2007) par ZO et Les Dents de Scie, et Les paradis ordinaires (2015) sous le nom de ZO seul) – Julien Belliard récupère son patronyme à l’état civil pour faire paraître sa troisième création discographique, Le mirage de ZO.

Le timbre de voix toujours aussi chaud, dès les premiers mots – « Dis-moi, te souviens-tu de nous là-bas ? » –, l’auditeur est comme happé par Cette fenêtre qui ne se refermera que dix plages plus loin. « Plages », c’est bien le mot qu’il convient d’employer tant Le mirage de ZOest vecteur de voyages, traversé par des images de périples réels ou fantasmés. Sommes-nous bien à Buenos Aires, dans L’autre hémisphère ? Sommes-nous à Rio Lobo, contrée imaginaire sur fond de rock old school (sans John Wayne) ? Qu’importent les noms de tous ces lieux, ce qu’il conviendra de retenir, c’est que l’album dans son entièreté (réalisé par Dino Trifunovic) est placé sous le signe du mouvement, du road movie, en une invitation au voyage filée de bout en bout. Sur fond de ballades suggestives plus que narratives, Le mirage de ZO est une bande-son où chaque note devient image ou virée en de grands espaces, comme autant d’embardées mêlant folk, rock et indie pop. A votre tour de vous laisser attirer par « la croisée des lumières » (Le mirage).

David Desreumaux


    • satellite / microcultures – 2020
    • Chronique parue dans le numéro 15 de la revue Hexagone.

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