HomeReportagesBarjac m’en chante, jour 1 de l’ère Barens

Barjac m’en chante, jour 1 de l’ère Barens

Mick au Festival Barjac m’en chante, avec les photos de Chantal Bou-Hanna

Samedi 30 juillet

Photo Chantal Bou-Hanna

Photo Chantal Bou-Hanna

Mariage pluvieux, mariage heureux di(c)t-on. Est-ce vrai aussi pour le baptême de la nouvelle direction artistique d’un festival ? On le souhaite. Deux grands concerts pour la première soirée dans des conditions particulières. Philippe Torreton et son spectacle sur les textes d’Allain Leprest. Impressionnant et émouvant. Un début tonitruant avec Mec puis Chien d’ivrogne et Dans le sac à main de la putain. Un vrai duo avec la découverte d’Edward Perraud étonnant aux percussions. Je n’ai jamais entendu Leprest interprété comme cela (rythme, intensité, force), je crois entendre certains mots pour la première fois. Tonnerre d’applaudissement pour une interprétation orageuse avec des éclairs de génie. Mais très vite tonnerre et éclairs sont dans le ciel, et leur spectacle son et lumière se rapproche dangereusement. Quand l’eau commence à tomber, Torreton enchaine rapidement et avec synchro sur Il pleut sur la mer (Il tombe des cordes et l’eau s’est pendue). Y a rien qui s’passe (C’est du beau temps c’est des averses, Des nimbus stratus de passage) n’ira pas jusqu’au bout. Trente cinq minutes et le concert est interrompu. Mais quelles trente cinq minutes, inoubliables !

Photo Chantal Bou-Hanna

Photo Chantal Bou-Hanna

Le public s’entasse dans la salle à côté de la cour du château. Une scène de fortune, une préparation rapide, le public resté en grande majorité s’amasse, assis par terre ou debout au fond et sur les côtés. Michèle Bernard nous souhaite la bienvenue sur « la scène du Camping des flots bleus » et livre, en trio, un superbe concert. Belle construction entre chansons nouvelles du tout nouvel album et chansons anciennes. On ne se lasse pas du plaisir d’entendre Maria Suzanna, Je t’aime et Maintenant ou jamais. Et après Avignon, il y a quelques jours avec Monique Brun, on entend à nouveau l’histoire du ver de terre dans les pages de L’éducation sentimentale. Je découvre Michèle Bernard, chaussant des lunettes imitant Nana Mouskouri et j’entends pour la première fois une chanson pour « Madame Anne » Sylvestre présente dans la salle. En rappel, Les petits cailloux, une des premières chansons qui m’ont fait aimer Michèle Bernard (Au fond d’ la Durance, y a des p’tits cailloux verts Tachetés de gris À c’ qu’on dit On n’en trouve que là-bas De ces p’tits cailloux verts là / J’ suis un p’tit caillou vert d’ la Durance Et je pèse mon poids d’espérance) et que je n’avais plus entendue depuis longtemps. Des conditions particulières mais à nouveau un concert marquant. Et un beau début de festival, dont on se souviendra …


Photo Chantal Bou-Hanna

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