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Joulik, coup de coeur de mars

Joulik, coup de coeur de mars

Oui je sais, je t’avais dit que je publierai une chronique fin mars sur mes concerts « coup de cœur » du mois. Désormais on on est quasi fin avril, et la chronique est consacrée à un seul concert ! Mais ce n’est pas une raison pour ne pas t’en parler. Mars, un mois un peu spécial car mes coups de cœur sont plutôt multi-linguisme pour un site de chanson française ! Donc Joulik, musique du monde, avec des chansons en plusieurs langues. Mais aussi, et peut-être je t’en parlerai bientôt ou pas, Marianne Aya Omac en français, anglais et espagnol. Egalement Moussu T, français et occitan.

Photo Michel Gallas

Photo Michel Gallas

Après les deux concerts de l’an passé dans la région, dont tu as eu une chronique et une galerie de photo, ils reviennent pour la troisième fois au Bijou. J’ai besoin de ma dose vitale minimum annuelle de mon groupe de «chenapans» préférés, Joulik, musique et chansons du monde. On voyage, de langue en langue, et par exemple du finnois au porto ricain (Sueno), sans oublier le français. Un titre est même écrit dans une langue imaginaire. On navigue en changeant de style musical à chaque morceau. le groupe a largement étendu son horizon d’inspiration, depuis les airs traditionnels d’Europe de l’Est et les influences tzigane et yiddish de leurs premiers titres. Joulik est composé de trois magnifiques musiciens. Robin Celse, guitare, oud et bouzouki, Gabrielle Bonin la contrebassiste et Melissa Zantman. Melissa joue notamment de l’accordéon chromatique. Mais l’autre instrument dont elle joue en virtuose, c’est son exceptionnelle voix. De plus, on a l’impression que chaque langue utilisée, nouvelle pour nous, est naturelle voire quasi maternelle pour elle. Mélissa, au fil des concerts, continue à rayonner à l’accordéon mais en plus, elle se révèle de plus en plus multi instrumentiste jouant de la guitare et aussi de plusieurs percussions dont cymbale et caisse.

Photo Michel Gallas

Photo Michel Gallas

Joulik c’est aussi (surtout ?) une belle complicité de groupe. Sourires, regards, écoute de l’autre : les voir jouer ensemble est un plaisir. Les écouter chanter ensemble en est un autre. Par exemple, Mélissa et Gabrielle chantent ensemble, enlacées l’une derrière l’autre, autour de la contrebasse pour un titre en français. Leur polyphonie à trois est remarquable (entre autres sur Poustono). Dans les nouveaux morceaux, on ressent encore plus de recherche de sonorités, on perçoit des percussions plus tribales, une polyphonie à trois un peu plus scandée et… Ca le fait ! Un nouveau morceau déclenche des applaudissements longs et nourris. Mélissa chante Grand Pierre, chanson sur son grand père, qu’elle commence en sifflant. Je dois absolument souligner le remarquable travail effectué par l’ingénieur du son qui se révèle le véritable quatrième membre… Du trio. Grand plaisir aussi à retrouver les morceaux aimés comme, notamment, Beshena, issu d’un chant traditionnel tzigane albanais, ou Valse à 2 temps 3 mouvements, une belle composition du guitariste Robin Celse. Ils terminent, comme l’an passé, par un titre d’une chanteuse italienne. Le public – les fidèles et les nouveaux – enthousiaste et comblé, leur fera une belle ovation finale. Et Joulik se montrera touché par cet accueil très chaleureux. En rappel ils joueront Mama, chant traditionnel tzigane russe, qui dans leur album Aux temps a été enregistré lors d’un concert… Au Bijou en 2013.  Entraînés à un deuxième rappel, ils finissent par le morceau avec lequel jusque là ils commençaient leur concert. Un grand plaisir d’une heure quarante.


3 mars, Le Bijou (Toulouse) :  Joulik Coup de cœur musique et chansons du monde 

Tu peux les retrouver dans les festivals du sud de la France au mois de mai : le 12 mai au festival d’Anères (65) et le 14 mai au festival « C’est Sud » à Aix en Provence (13)

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