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Avec -VOUS-, le retour de Vincent Gaffet

Avec -VOUS-, le retour de Vincent Gaffet

Vincent Gaffet, un jeune artiste de la scène lyonnaise, avait sorti en 2007, Coton, un premier album très réussi. Il s’est consacré ensuite totalement au Tram des Balkans et aux musiques du monde. Avec ses coéquipiers Mathieu Cervera et Diego Meymarian, il fait son grand retour dans la chanson française avec le groupe -VOUS- dont les premiers enregistrements sont désormais disponibles. Le 4 décembre, -VOUS- est à Lyon, à la salle des Rancy. J’ai rencontré Vincent et Mathieu pour parler avec eux de leur projet commun.

Photo François-Rosentiel

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Hexagone : Vincent, ton album Coton est sorti en 2007, un album que j’ai beaucoup aimé, et je n’ai pas compris que tu aies disparu ensuite de la scène chanson française. Que s’est-il donc passé ?
Vincent : Effectivement cet album est sorti en 2007. Il a tourné ensuite pendant 2 ans. Mais je partageais d’autres projets avec l’équipe qui était avec moi sur cet album. A l’issue de Coton un autre projet, le Tram des Balkans, s’est mis à exploser. Comme je ne suis pas d’une productivité sensationnelle, je me suis ensuite concentré sur Tram et j’ai donc beaucoup écrit pour cette formation. Ca m’a donc pris du temps pour me remettre à écrire des chansons. Avec Tram, on les fait traduire et elles ont une autre esthétique. Tram est un projet qui nous a tous pris à temps complet pendant 5 ou 6 ans et nous a conduits partout en Europe et dans le monde.

Hexagone : Mathieu, vous chantiez du Vincent Gaffet avec le Tram des Balkans ?
Mathieu : Sur le Tram, beaucoup de morceaux ont été écrits par Vincent. Beaucoup de chants écrits en français ont été traduits en croate, en tchèque, en hébreu ou en russe. Vincent nous a apporté beaucoup en chansons. Car le quartet de départ faisait de la musique Klezmer très instrumentale. Vincent nous a apporté son amour des textes, des chants et de la voix. Tram aujourd’hui ça chante énormément grâce à cet apport là.

Photo François-Rosentiel

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Hexagone : Comment est né -VOUS- ?
Vincent : -VOUS- est né de mon envie de défendre à nouveau un répertoire de chansons en français, sur scène. Après cette pause, je me suis rendu compte que je n’avais plus envie de porter le projet sous mon seul nom ni d’en être l’interprète principal. Je ne me sentais plus d’avoir mon nom en haut de l’affiche. On est de vieux complices avec cette équipe de musiciens, on se connaît bien et j’ai donc choisi la formule du groupe, même si c’est mon projet et mes compositions. On est donc deux à chanter puisque Diego le violoniste partage les chants avec moi. Certaines chansons sont chantées par moi, d’autres par Diego et encore d’autres en polyphonie. On a découvert avec le Tram des Balkans qu’il est agréable d’avoir un chant qui tourne, agréable autant pour nous que pour le public. Cette formule apporte une richesse dans les timbres et elle s’est donc imposée très naturellement. Il n’y a donc pas de chanteur au centre. Et, scéniquement, c’est Mathieu, le percussionniste, qui est au centre dans -VOUS-.

Photo François-Rosentiel

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Hexagone : Mathieu, tu ne chantes pas du tout ? Comment s’est passé le travail sur les chansons entre vous ?
Mathieu : J’ai bien un tout petit peu de chant à un endroit très précis mais je ne suis pas chanteur. Vincent apporte donc la matière première des chansons. Et il a essayé de nous impliquer tous les deux dans l’écriture et surtout dans les arrangements. Dans -VOUS- je ne joue pas de batterie mais un set de percussions, et Diego apporte beaucoup avec sa voix et sa capacité à être multi-instrumentiste…. clarinette, banjo, guimbardes et violon.

Hexagone : Sur les chansons enregistrées il y a un contraste saisissant entre La vie tranquille du jeune père de famille et Pourvu qu’elles soient douces, une étonnante reprise de Mylène Farmer.
Vincent : La pause m’a permis de vivre, de faire des enfants, d’appendre à mieux me connaître. Et Mylène Farmer a bercé mes années Top 50 quand je rentrais du collège. Alors, même s’il est de bon ton aujourd’hui de se moquer d’elle, c’est le genre de tube que j’ai souvent en tête et c’était amusant de voir si on pouvait s’en emparer. Ce qui chouette aussi dans cette chanson c’est de faire entendre le texte. Dans la version originale, on ne comprenait que le refrain, un refrain que tout le monde connaît. Alors que dans les couplets, il y a vraiment du contenu. Et en fin de compte il n’y a pas tant de contrastes entre toutes ces chansons : on peut avoir fait des enfants et essayer de rester un père de famille sexy.


-VOUS- à la salle des Rancy, 249 rue Vendôme, 69003 Lyon, vendredi 4 décembre à 20h30

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yveslepape@free.fr

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