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jeudi, avril 15, 2021

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En juin à Marseille.

Il y a comme une odeur de fin de saison en ce mois de juin à Marseille, mais avec tout de même quelques concerts à aller voir.

Le 14 Juin à 20h30 l’Espace Julien la québécoise Terez Montcalm présente Quand on s’aime, son 8e album qui reprend des standards de la chanson française en version jazzy.

Le  18 juin à 20h30 Féfé sera à l’Espace Julien dans le cadre du festival Africa Fête pour présenter son nouvel album Soldat Fou.

Le 18 juin à 21 heures le Poste à Galène reçoit Francois Staal & The Crazy Bears.

Le groupe Bâbord Swing sera le jeudi 23 Juin à 20h45 au Café Julien et en plus c’est gratuit, mais il faut penser à réserver.

Le 24 juin à 20h30 au théâtre du Carré Rond, Dominique Lamour et ses musiciens reprendront le répertoire de Georges Brassens.

Le 24 juin à 20 heures, le groupe Dionysos sera au Théâtre Sylvain pour un concert en plein air.


Photo de Une : ©Laurence Labat

Oldan, un nouvel album anar & chic

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Après s’être fait l’apôtre du libertinage dans son précédent opus, dissimulé derrière un Serial K, ange noir, trouble et vénéneux, Oldan se mettrait -il à nu dans ce troisième album…

Oldan-Anarchic-CD-FRONT-OK« Anar chic« , un qualificatif qui colle à merveille à cet épicurien magnifique. Anar comme son « roi de rien » ou son « bottle man » qui vit dans une bouteille, mais comme il le précise, ce n’est pas grave… Une gravité qui semble s’être dissipée au profit d’un désenchantement joyeux chez Oldan. Il se sent « léger au bord de la falaise« , homme simplement heureux. L’observateur volontiers critique et sarcastique de ses contemporains, s’est semble-t-il apaisé ; il aurait trouvé « un pays tranquille » en perçant « le plus grand mystère. » L’homme est heureux donc, mais si il se demande tout de même « pourquoi ne peut-on pas », tout recommencer. Une ritournelle bucolique au rythme primesautier qui n’est pas sans rappeler le « bal des oiseaux » de Thomas Fersen de part sa joie communicative.

Revenons sur le côté chic du personnage. Celui-ci s’exprime dans le choix de ses figures tutélaires, issues d’un XIXème siècle littéraire, qu’Oldan – le comédien – affectionne tout particulièrement. Certes, il l’est « dandy » et ce, jusqu’aux bouts des ongles de ses mains immenses, dont il joue sur scène avec talent. Et après l’avoir incarné au théâtre, Oldan se devrait bien sûr de chanter le dandy ultime, faux oisif perdu dans les volutes de l’opium, Oscar Wilde. Sur ce titre, Claire Fahra lui donne la réplique au chant dans un contrepoint parfait. Avec « So sad love« , il tire également son chapeau au divin marquis, autre débauché vertueux, avec un entrain non dissimulé et porté par une rythmique groovy et cuivrée. Un peu anarchronique donc, Oldan ? Il se voit avant tout comme un « homme qui marche » qui ne sait pas où il va, « étranger dans ce monde », « où il sent qu’il dérange par ce temps qui est à la haine… ».

Un troisième album très maitrisé donc, pour lequel Oldan s’est définitivement affranchi de ses influences bashungiennes ou gainsbourgiennes. Son alter ego, l’artisan orfèvre Patrick Mathéis, n’est pas pour rien dans cette réussite ; il lui a ciselé des mélodies pop rock, parfois discrètement habillées d’électro et en osmose avec l’état d’esprit actuel de son binôme.
Oldan sera le 13 juin aux Trois Baudets. Ne le ratez pas !
Les Trois Baudets
64 Boulevard de Clichy
75018 Paris

En juin au Forum Léo Ferré

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Comme tous les ans, en cette période de l’année, t’as le choix entre regarder des gens s’amuser à taper dans une baballe jaune, suivis par le hochement de la tête d’autres gens, les spectateurs, de la droite vers la gauche et inversement, et ce, des heures durant, et… regarder et aller voir la belle programmation du Forum Léo Ferré. Tu te doutes bien ce qu’on te conseille, à Hexagone…

Juste pour te mettre l’eau à bouche, même si on n’en manque pas, en ce moment : Balthaze, Angèle, Patrice Mercier, Presque Oui et Mèche. Avoue que c’est quand même bien mieux que de compter les breaks ou de se demander s’il n’y aurait pas eu « net » dans le deuxième jeu, finalement.


Jeudi 2 : Florent Nouvel avec Ana M en première partie (soirée Les Beaux Esprits)
Vendredi 3 : Laurent Viel chante Barbara
Samedi 4 : Laurent Viel chante Le Chevalier d’Éon
Dimanche 5 : Laurent Viel et ses invités


Lundi 6 juin : Henri Courseaux – Le sac de Marianne
Mercredi 8 juin : Claude LEMESLE et Les Stylomaniaques
Jeudi 9 juin : Concert à quatre mains d’œuvres de compositrices d’aujourd’hui et d’avant : Graciane Finzi, Jeannine Richer, Germaine Tail
Vendredi 10 juin : Henri Gougaud et son atelier de contes
Samedi 11 : Les Goguettes de Patrice Mercier
Dimanche 12 : Marie-Thérèse Orain


Jeudi 16 : Angèle & Balthaze
Vendredi 17 juin : Philippe SERVAIN – Il est tard Léo
Samedi 18 : Presque Oui avec Mèche en première partie

En juin au Limonaire

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Décidément, les mois se suivent mais ne se ressemblent pas, question programmation, au Limonaire.

Enfin, si, ce qui ne change pas, c’est bien le niveau de la sus-dite prog, parce qu’on a, une fois de plus, encore affaire à du lourd.

Alors comme ce mois-ci, il ne se passera pas grand chose de particulier, tu pourras aller te régaler les oreilles et les papilles, y aura de quoi, vise un peu.

Ça commence le 2 avec une carte blanche à Nicolas Joseph.

Le 5, c’est Monsieur Sanseverino en personne qui sera sur la toute petite scène du Limo.

Le 9, c’est une belle soirée en perspective avec les deux complices Andoni Iturrioz & Lisa Portelli.
Et le 10, ça risque juste, entre autre, de partir en sucette, avec Chouf & Manu Galure.

Le 15, c’est Guillaume Farley qui te bluffera avec son jeu… de basse !

Et le 17, si tu ne connais pas encore, viens découvrir l’univers déjanté de Zaza Fournier.

Et enfin, pour terminer le mois, des habitués des lieux, 2 soirs de suite, rien que ça, qu’on ne présente plus : 3 minutes sur mer. Autant te dire que t’as intérêt à y aller !

Et tous les mardis, rien de moins que Monsieur Joyet en personne, accompagné par Magic Nathalie Miravette !


Mercredi 1er : Johnny Montreuil
Jeudi 2 : carte blanche à Nicolas Joseph
Vendredi 3 & Samedi 4 : Paule-Andrée Cassidy
Dimanche 5 : Sanseverino (spectacle à 20 h 45)


Mardi 7 : Bernard Joyet avec Nathalie Miravette
Mercredi 8 : carte blanche à Le Shakirail
Jeudi 9 : Andoni Iturrioz & Lisa Portelli
Vendredi 10 & Samedi 11 : Chouf & Manu Galure
Dimanche 12 : Catch Chanson (20 h 30)


Mardi 14 : Bernard Joyet avec Jennifer Quillet
Mercredi 15 : Guillaume Farley
Vendredi 17 : Zaza Fournier
Samedi 18 : petite soirée Les Fouteurs de Joie


Mardi 21 : Bernard Joyet avec Nathalie Miravette
Mercredi 22 : Maud Octallinn
Jeudi 23 : Flavia
Vendredi 24 & Samedi 25 : Claire-Sophie Beau & Aldona


Mardi 28 : Bernard Joyet avec Jennifer Quillet
Mercredi 29 & Jeudi 30 : 3 minutes sur mer

Programmation Pop & Rock de Juin en région parisienne

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Il y a des mois, où on ne sait plus où donner de la tête et d’autres… ou c’est plus calme. La programmation de juin se concentre sur le milieu du mois. On entame les hostilités avec les CCLC, pour bien commencer le mois (bien qu’un peu tardivement) et on les poursuit avec Grand Blanc au Tamanoir. Pour les nostalgiques, ne louper pas le concert hommage du grand Serge. Pour ceux qui aiment la scène Québécoise, Philimon Cimon fera à la musique sa fête sur l’esplanade des Invalides. Lisa Portelli et Adrienne Pauly reviennent sur le devant de la scène pour présenter leur nouvel album.
Un mois de Juin plutôt condensé mais avec de jolies surprises !

  • Vendredi 10 juin : CCLC au Gibus Café
  • Samedi 11 juin : Cléa Vincent au Pop-up du Label
  • Samedi 11 juin : Lisa Portelli au FGO Barbara
  • Mercredi 15 juin : Adrienne Pauly aux Trois Baudets
  • Lundi 13 juin : Minou au Pop-up du Label
  • Vendredi 17 juin: Concert hommage à Serge Gainsbourg au China
  • Samedi 18 juin : Grand blanc au Tamanoir
  • Samedi 18 juin : Feloche et Raphaele Lannadere à La maison de l’arbre
  • Mardi 21 juin: Philemon Cimon à l’esplanade des invalides
  • Mercredi 22 juin : Alma Forrer aux Trois Baudets

Les sorties parisiennes chanson du mois de juin

Pour ce mois de juin, voilà une petite sélection de dates à noter dans vos agendas !

Du concert à Manu Lods à la Blackroom pour soutenir le lancement du Mag aux super programmations des Festivals Taparole et Lâcher d’artistes, en passant par la venue de l’Aquitain Makja pour quelques dates à Paris, juin va être riche de belles soirées musicales !


Dimanche 5 juin
K! au Pan Piper


Jeudi 9
Jeph à l’ACP Manufacture Chanson


Vendredi 10
Gauvain Sers à l’ACP Manufacture Chanson
Manu Lods à la Blackroom
Chouf et Manu Galure au Limonaire


Samedi 11
Chouf et Manu Galure au Limonaire
Eric Frasiak à L’Annexe à Ivry
Patrice Mercier au Forum Léo Ferré à Ivry


Jeudi 16
Angèle et Balthaze au Forum Léo Ferré
Zoé Simpson et Makja au 24 x 36


Vendredi 17
Makja au Fréquence Café
Mister Février à la Dame de Canton
Zaza Fournier au Limonaire


Samedi 18
Makja au 59 Rivoli
Presque Oui au Forum Léo Ferré
Clio au Festival TaParole


Dimanche 19
La Rue Ketanou et Chouf au Festival TaParole
Manu Lods et Jacques Deljehier à La Coulée Douce (75012) à 17h…


Jeudi 23
Armelle Dumoulin et François Puyalto aux Disquaires


Mercredi 29 et Jeudi 30
3 Minutes sur Mer au Limonaire

VIOT, « en chanson, j’ai toujours besoin de noircir le tableau »

Adrien Viot, je l’ai découvert avant qu’il ne devienne VIOT. Il s’appelait alors AV et chantait Venus Bar, titre issu de son EP éponyme. Il avait déjà des accents de Bashung dans les cordes vocales, couplés à des arrangements électroniques. J’avais aimé cette faculté qu’il avait à nous embarquer dans un univers particulier, qu’on imagine se passer au beau milieu de la nuit, tantôt sous une lumière tamisée, tantôt sous l’agressivité des lampadaires. Sorte d’errance, sans visage, un peu floue qu’on a du mal à saisir, durant laquelle le temps n’a plus réellement d’emprise. Son second disque Astana est sorti le 8 avril, mais cette fois, il le dévoile sous son vrai nom. Un peu plus rock mais toujours plongé dans ce clair-obscur qui lui est propre, il traite davantage les émotions, celles un peu violentes, qui surviennent en fin de relation. Après l’avoir vu sur la petite scène du Truskel pour sa release Party, j’ai voulu en savoir un peu plus sur ce personnage qui dit “vouloir devenir un indien”.

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Photo Astrid Karoual

Hexagone : Tu as commencé par travailler à la radio, qu’est-ce qui a été le déclic pour passer de l’autre côté ?
VIOT : Je venais de banlieue parisienne et je voulais trouver un moyen d’entrer dans le milieu de la musique, de rencontrer des gens. J’ai alors fait une école de radio-journalisme. Durant mon adolescence, j’ai connu l’âge d’or de la radio, c’était un univers qui me faisait fantasmer depuis longtemps. En sortant de l’école j’ai été recruté à OÜI FM et  j’ai ensuite atterri sur d’autres radios beaucoup moins Friendly. J’ai fait ce métier pendant trois ans, puis j’ai eu le sentiment d’en avoir fait le tour. Aujourd’hui, je fais complètement autre chose et me consacre en parallèle à mon projet musical. C’est beaucoup plus épanouissant pour moi et je prends beaucoup plus de plaisir d’être sur scène que derrière un micro de radio.

Hexagone : Est-ce que travailler à la radio t’a aidé à te lancer dans la musique ?
VIOT : J’ai rencontré pas mal de musiciens grâce à la radio et ça m’a aidé à prendre confiance en moi. Quand j’ai commencé, je bégayais, j’étais timide. Ça m’a permis d’être plus à l’aise. Ça m’a aussi appris la séduction, car à la radio comme en musique, il faut séduire son public.

Hexagone : Tu as vécu à Manchester, ça ne t’a pas donné envie d’écrire en anglais ?
VIOT : Non, au contraire. Quand je suis parti en Angleterre, la langue française me manquait terriblement. Je n’ai jamais autant écrit en français que là-bas.

Hexagone : Qu’est-ce que tu retiens de ce séjour ?
VIOT : Je suis allé là-bas dans l’optique de me mettre en quarantaine. Je venais de travailler pendant un an dans une radio et l’épreuve avait été éprouvante. Je travaillais beaucoup et j’avais besoin de partir en Angleterre. J’avais des amis déjà sur place. C’était un moyen de m’isoler et en même temps de me confronter à la langue anglaise. Même si je n’écrirais jamais en anglais, c’est une langue que je voulais apprendre pour comprendre un certain nombre d’auteurs comme Nick Cave, Lou Reed ou des des auteurs appartenant à la beat génération.

Hexagone : AV ce sont les initiales qui signaient ton album Venus Bar et tu as entre temps changé pour signer de ton nom « Viot » ton nouvel album Astana. Pourquoi avoir changé de nom ?
VIOT : AV c’était une sorte de camouflage, une façon de faire les choses de manière non officielle. Avec Astana, c’était le moment de défendre mes chansons sous mon vrai nom. J’étais un peu plus à l’aise avec ma gueule et mes titres.

Hexagone : Qu’est-ce qui a changé entre temps ?
VIOT : Quand j’ai fait la chanson Venus Bar, je n’étais absolument pas prêt aux répercussions que cela allait avoir. C’était un accident. Ce n’était même pas une chanson que j’avais écrite pour moi. Même si je n’en fais pas encore mon métier, je n’imaginais pas que ça prendrait autant de place quand j’ai commencé la musique. Entre temps, j’ai beaucoup travaillé ma voix et mes textes et j’ai réussi à devenir moins pudique, à moins me cacher derrière un univers cinématographique et à écrire des chansons plus personnelles. Il y a eu un vrai pas en avant.

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Photo Astrid Karoual

Hexagone : Astana c’est assez mystérieux comme titre d’album. Pourquoi avoir choisi la capitale du Kazakhstan ?
VIOT : Astana sonnait comme un prénom féminin. Cela veut dire “capitale” et toutes les chansons peuvent se dérouler dans une capitale. Dans les grandes villes nous sommes naturellement plus exposés à l’infidélité, à la trahison, à la tentation. L’album est une allégorie entre une femme infidèle et une cité du vice.

Hexagone : Dans ton titre Devenir un indien, tu parles de trahison et en même temps tu as recours à une image assez enfantine qui est celle de l’indien. Il y a une sorte de dérision là-dedans, non ?
VIOT : À la base, je voulais écrire une chanson dans l’esprit du film De la guerre de Bertrand Bonello. Je voulais parler de l’état sauvage qu’on a tous en nous et qui peut ressortir dans des moments difficiles. Au final, je suis parti sur un tout autre délire. J’en ai fait une « murder song » assez pop et légère. Petit, j’ai toujours été un grand fan de westerns. Je suis revenu là-dessus un peu par accident avec cette chanson pop, l’une des seules d’ailleurs de l’album. C’est peut-être pour ça que c’est la plus sanguinaire..

Hexagone : La trahison est une thématique qui revient souvent. Penses-tu que l’amour est un jeu où on part forcément perdant ?
VIOT : Les Rita Mitsouko l’ont très bien résumé par « les histoires d’amours finissent mal en général », c’est probablement vrai. Je suis fasciné par la trahison, par la rupture car cela symbolise la renaissance. Ces étapes nous font devenir quelqu’un d’autre. Dans l’album, je me mets dans différents rôles, parfois je prends la place de la personne en face de moi. Je dois être un peu maso.

Hexagone : On sent une inspiration très Bashungienne dans tes compositions notamment au niveau de ta voix. Qu’est-ce qui te plaît autant dans le style de Bashung ?
VIOT : Je suis un grand fan de cinéma et Bashung c’est quelqu’un de très intéressant car il construit ses albums comme des films, avec des castings différents pour se renouveler à chaque disque. Il trouve un angle et un concept différent à chaque fois. Avant d’être un chanteur fascinant, c’est surtout sa discographie qui est fascinante. Comme il y a plusieurs Neil Young, Dylan, ou Bowie, il y a plusieurs Bashung, tant dans sa voix que dans ses albums. J’ai eu la chance de le voir 4 ou 5 fois en live et il est incroyable. C’était un vrai chaman. Il fait partie, même sans le vouloir, des héros de mon enfance qui passaient à la radio avec Bowie, Prince, Gainsbourg ou les Cure.

Hexagone : Dans ta chanson Métier, ce désir d’écrire/jouer est comme un cri. Est-ce que ça a toujours été évident pour toi d’écrire et de jouer ?
VIOT : J’ai commencé à écrire quand j’ai eu ma première histoire d’amour au lycée. Je lisais beaucoup de poésie. J’étais assez timide et le seul moyen pour moi d’atteindre les filles, c’était d’écrire des poésies, des lettres d’amour. La suite logique quand on écrit de la poésie, c’est d’être un peu mégalo, d’écrire des chansons et de prendre le micro. C’est une chanson cynique car le métier de chanteur ou d’artiste n’existe pas vraiment. On n’a pas de salaire à la fin du mois, il y a une précarité qu’on retrouve dans peu de domaines. Il y a un peu d’humour là-dedans et en même temps, c’est un cri de frustration et de désespoir.

Hexagone : Est-ce qu’il faut souffrir pour écrire ?
VIOT : Ça dépend ce que l’on écrit. Quand on écrit des chansons romantiques oui, mais quand on fait de la chanson pop pas forcément. Picoler et discuter avec les copains, permet parfois de déclencher une chanson. Les chansons romantiques sont aussi une façon de se confronter à sa frustration, mais sans pour autant d’aller dans quelque chose de complètement cliché.

Hexagone : Ton écriture est plus mûrie ou impulsive ?
VIOT : Pour ma part, l’idée est impulsive et ensuite j’essaye de réfléchir à un angle, à un vocabulaire, à un mot qui va déclencher le reste de la chanson. Gainsbourg disait : « Si on a le titre de sa chanson et l’idée, on a fait 90% du boulot. » Et c’est complètement vrai.

Hexagone : Après ta release party, tu as passé quelques jours en studio, déjà en préparation d’un nouvel album ?
VIOT : Oui, je prépare un nouvel album plus éléctro, je vais essayer de le terminer cet été . Il devrait sortir l’année prochaine.

Hexagone : Quels sont tes prochains projets, tes prochaines dates ?
VIOT : Je vais faire  un concert-anniversaire au Glazart, le 27 juillet et probablement un concert à la rentrée. J’ai une date à Bordeaux le 11 juin et après je vais travailler sur le prochain album pour pouvoir proposer un titre en début d’année prochaine. Je vais également prendre le temps d’écrire pour des personnes qui me l’ont demandé ces derniers mois.

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