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jeudi, avril 15, 2021

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Les Sessions – 06 – Clarika

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Photo David Desreumaux

Les concerts en février à Toulouse et alentour

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Le festival Détours de chant, vient juste de se clôturer le 4 février par une superbe soirée : Loïc Lantoine et les 18 musiciens du Very Big Experimental Toubifri Orchestra. Maintenant Toulouse va reprendre son activité chansonesque normale. Et il va y avoir de quoi se faire plaisir. Avec deux moments forts ce mois-ci : la première venue de David Sire (cf. photo de une) et le retour de Sarcloret, attendu depuis longtemps. Avec aussi les talents locaux (Les Fils de ta mère, Gilles et Auguste, Grabowski, Boudu les cop’s, Victoria Lud) et de belles propositions dans le Tarn voisin (les visiteurs : Flo Zink, Jérémie Bossone, Garance et le local : Suhubiette). Comme d’habitude, cette sélection est très subjective, centrée sur les artistes que j’ai vus ou appréciés et sur ceux que j’ai envie de voir ou de découvrir.


Voici la liste chronologique des concerts de cette sélection à Toulouse :

mardi 7 au 11 : Mathieu Barbances au théâtre du Grand Rond à 19 h
mercredi 8 : Grabowski au Dahu
jeudi 9 : Olivia Ruiz au Bikini
vendredi 10 :  Boudu les cop’s au Caravan Sérail à Saint Alban (31)
jeudi 16 et vendredi 17 : Sarcloret au Bijou
jeudi 16 au dimanche 19 : Les Fils de ta mère – Chez ta mère
samedi 18 : Strange Enquête au Taquin
dimanche 19 : Muriel Erdödy à la Candela
mercredi 22 : Gilles et Auguste au Bijou
mercredi 22 : Jane for Tea au CC Henri Desbals à 18h
vendredi 24 : David Sire – Chez ta mère
vendredi 24 : Jane for Tea  au CC Mondonville (31)
vendredi 24 : Marius au Metronum
mardi 28 : K ! au Grand Rond à 19 h

© David Desreumaux

Le Bijou s’est octroyé le privilège d’accueillir le retour de Sarcloret, qui laisse ses habits d’architecte et de maçon du théâtre Thénardier à Montreuil pour reprendre son costume de chantiste. Avec quel répertoire : ses anciennes chansons, ses traductions de Dylan ou/et des nouvelles ? En tout cas, les fidèles seront là ! Un autre retour, celui des locaux Gilles et Auguste pour la sortie de leur nouvel album Sinon toi. Voici mes notes sur un précédent spectacle :  « La poésie de Gilles Connan  – au chant, aux petites histoires et à l’accordéon diatonique – et les notes d’Auguste Harlé – au violoncelle et à la danse – se croisent et s’entremêlent. Un univers personnel, passant de jolies ballades à des textes surréalistes, de chants bretons à des mini scènes humoristiques. Un concert spectacle intimiste. Humanité et imagination. Tendresse et inventivité musicale. Un duo vraiment attachant ». 

Chez ta mère, propose l’autre événement, à ne pas rater : David Sire, pour un spectacle rare : Avec. C’est étonnant, musical, drôle, émouvant. En duo avec un excellent guitariste, il propose une performance bourrée d’idées et de poésie voire de « Bidulosophie », avec des percussions corporelles pour une belle promotion de la rencontre et du partage. Les Fils de ta mère, pour quatre soirs, présentent un nouveau répertoire : celui des Filles de. Avec le retour du trio de base Chouf – Galure – Gourault et le nouveau pilier, présent très régulièrement depuis plus d’un an, le batteur apprenti chanteur Gaël Garigand : un Fils de ta mère tous les deux mois, c’est la dose minimale.

Grabowski – Photo Michel Gallas

Dans les autres salles de Toulouse, tu as cinq jours pour découvrir, comme moi, en apéro concert au théâtre du Grand Rond Mathieu Barbances, Chansons & contrebasse, un ancien de la compagnie Jolie Môme, en solo. Puis tu pourras (re)voir K ! le 28 février (maligne : en jouant sur une semaine à cheval sur deux mois, elle sera encore dans cette chronique le mois prochain). Strange Enquête, duo tchache et contrebasse joue au Taquin. Jane For Tea, vont jouer deux fois : au CC Henri Desbals puis à Mondonville (31). Jane For Tea, c’est une voix, un look, un univers musical un peu jazzy et un peu vintage, et une écriture à base de jeux avec les mots. C’est un duo avec Séverine la chanteuse, à la voix chaude et superbe qui s’accompagne d’une washboard, d’un ukulélé et d’un banjolélé, et JP.Salvoldelli à la batterie vintage et aux textes.

Tu sais que parfois, je t’envoie dans des restaurants ou des bars. Ce mois-ci, ce sera dans la cave du Dahu pour Grabowski, chanteur guitariste toulousain, aux superbes textes et mélodies, qui nous a déjà enchantés le mois dernier… dans un autre restaurant, devant un public de copains et d’amoureux de la chanson qui connaissent certains de ses titres par cœur. En espérant qu’il ait rapidement l’occasion de (re)chanter dans une salle de spectacle. Tout près de Toulouse, au Caravan Sérail à Saint Alban (31), le 10 février Boudu les cop’s, trio féminin toulousain, recomposé dans sa formation d’origine, fête leur 18 ans dans un concert spécial Enfin la majorité ! Elles jouent guitare, percussions, basse, cajon, mais aussi poêle, entozou et biscotte, pour accompagner et soutenir l’interprétation de leurs textes loufoques. Excellentes musiciennes, avec leurs tenues de scènes originales, elles mêlent leur voix et prennent du plaisir, toujours copines elles aiment bien se « chambrer » au cours de leurs prestations festives et réjouissantes. Elles jouent également leur spectacle « Best Off » :  Tribute to Boudu les Cop’s le 25 février à Castanet (31). Une des trois cop’s Muriel Erdödy joue aussi à la Candela, dans un répertoire très différent, en duo avec un percussioniste. Le 24 février, Victoria Lud se produit à Launaguet (31), ce trio chanson cabaret rock déglinguéun des groupes toulousains dont je te parle souvent, vient récemment d’être sélectionné pour le concours de la médaille d’or de la chanson française en Suisse, fin avril.


Comme promis, chaque mois on va voir du côté du Tarn (81). Voici la liste chronologique des concerts de cette sélection :

jeudi 9 : Hervé Suhubiette au Café Plum à 16h
vendredi 17 : Marius au Café Plum
samedi 18 : Garance – Chantons sous les toits à Albi
dimanche 19 : Garance – Chantons sous les toits à Salvagnac 16h00
samedi 25 : David Sire – Chantons sous les toits à Crespin
samedi 25 : Jérémie Bossone – Chantons sous les toits à Gaillac 19h
dimanche 26 : David Sire – Chantons sous les toits au foyer ASEI à Sérénac 15h
dimanche 26 : Flo Zink au Café Plum

Flo Zink – Photo David Desreumaux

D’abord au Café Plum à Lautrec (81), Hervé Suhubiette présente son nouveau spectacle jeune public Quand je serai grand, je serai chanteur et je m’achèterai un accordéon ! que j’ai eu la chance de voir dans le cadre du festival Détours de chant fin janvierSuhubiette nous fait partager son amour de la chanson et de la musique, en évoquant son parcours de son enfance à ses premiers pas sur scène. Une utilisation astucieuse du décor, des chansons énergiques, de la poésie, de la fantaisie, de l’insolite et comme toujours une belle créativité. Un spectacle que j’aurais aimé voir quand j’étais enfant et qui régale petits et grands. Marius  viendra le 17, avant d’aller au Metronum,  fêter en trio,  la sortie de son EP Ça tourne. Et je te propose de venir découvrir la Parisienne Flo Zink qui viendra chanter son récent album Les veilleurs de lune.

Ensuite les concerts de Chantons sous les toits. Une autre parisienne Garance donnera deux concerts et David Sire pour deux concerts aussi (et c’est le début d’une belle série, sa prestation lors des auditions de novembre ayant enthousiasmé le public). Et aussi Jérémie Bossone (dossier du n°3 d’Hexagone le mag), pour un concert intimiste et acoustique, seul à la guitare  (Nota : pour réserver : 05 63 81 78 33 ou sur le site de Chantons sous les toits).  


 

 

 

En février au Forum Léo Ferré

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La voici, la voilà, la programmation du Forum Léo Ferré de février !


Jeudi 2 : Pauline Dupuy et Michael Wookey
Vendredi 3 : Bruno Duchateau, avec Francesca Solleville, Claude Lemesle, Gérard Morel, Gilles Roucaute, Laurent Berger et Nathalie Fortin
Samedi 4 :  Les Goguettes avec Patrice Mercier
Dimanche 5 : « Le chant du  cygne » avec Michel HERMON (baryton-basse) et Christophe BRILLAUD au piano


Lundi 6 :  « Les Amours jaunes » avec Henri Courseaux
Jeudi 9 : Alain Wodrascka
vendredi 10 : Nathalie Joly chante Yvette Guilbert !
Samedi 11 : Patrick Abrial & Jye
Dimanche 12 :  « Les nouveaux magnifiques ! » avec Christian Paccoud et les Soeurs Sisters


Vendredi 17 : « À qui on joue » avec France Léa
Samedi 18 & Dimanche 19 :  Bruno Brel, accompagné aux accordéons et au clavier par Martial Dancourt


Jeudi 23 :  nOx.3
Vendredi 24 : « Bonjour les humains ! » avec Jofroi
Samedi 25 :  « Le tour de chant ! » avec Henri Courseaux et Nathalie Miravette au piano
Dimanche 26 :  « Ma vie à Paris » avec Ayumi


Lundi 27 : « Les chaussures de Françoise » avec Jean-Louis Guitard

En février à la Menuiserie

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Et la voilà, la programmation de la Menuiserie pour ce mois de février !


Jeudi 2 : Reno Bistan
Vendredi 3 : Bonbon Vodou
Samedi 4 : Zinn Trio


Vendredi 17 : Gisèle Pape + Léonid
Samedi 18 : An’ + Pauline Drand
Jeudi 23 : Guilhem Valayé
Vendredi 24 : Inès Desorages + Piérick Vivares
Samedi 25 : Gaston moins le quart (Romain Lemire)

A Marseille et ses alentours

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Au mois de février, Marseille et ses alentours proposent des soirées tout en chansons françaises.

Le 3 février à 20 heures, l’Équitable Café  propose de découvrir le Meeting de Kayro qui déclame ses textes guitare à la main.

Le 4 février à 20 heures, les Poulettes investiront la Maison du Chant.

Le 10 février à 20h30 à Allauch, retrouvez le spectacle musical mis en scène par Jacques Durbec « Chanter pour exister » à l’Espace François Mitterrand.

Le 10 février à 20h30, rendez-vous au Moulin pour une soirée avec Oaï Star.

Le 10 février à 21h, Radio Babel à la Rouge Belle de Mai –  47 Rue Fortuné Jourdan – 13003 Marseille

Le 24 février à 20h30, The Limiñanas sera sur la scène de l’Espace Julien.

Le 25 février à 20h30, l’Espace Julien accueille Grégory Bakian, avec en première partie Marie Drion.

Le 25 février à 20h30, Dominique Lamour reprendra les chansons de Georges Brassens sur la scène du théâtre du Carré Rond.

A Aix-en-Provence au café culturel citoyen

Le 4 février à 20h30, Sandra et Fil Alex présenteront « Bestiaire et autres vers », un spectacle de chansons françaises.

Le 11 février à 21 heures, Kijoté présentera les chansons de son album Chien errant.

Le 23 février à 20h30, All.b fera découvrir son projet de chansons mélange de ballades, de funk, et de rock.

Le 11 février, Nicolas Jules au Petit Duc à Aix en Provence.


Photo DR

Les deux ailes de Leprest – Partie 1

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Les soirées Leprest se suivent et ne se ressemblent pas : samedi 7 janvier, à Télé Bocal (Paris XXe), un concert-événement a réuni une trentaine d’artistes autour de la figure du chanteur-poète de Mont-Saint-Aignan. La soirée organisée par Christian Paccoud visait à récolter des fonds pour le prochain « Festival des Fromages de Chèvre », fin juillet à Courzieu, près de Lyon. Objectif dudit festival selon Paccoud : « donner la parole à ceux qui ne l’ont pas et pour d’autres raisons que ceux qui l’ont »… Concrètement, mêler musiciens professionnels et personnes en situation de handicap ou d’exclusion, pour créer des passerelles entre art et social – les nourrir l’un à l’autre, faire de la culture un agent d’épanouissement autant que d’éveil des consciences.
Ce soir-là, à Télé Bocal, Paccoud en Monsieur Loyal accordéoniste a donc introduit et accompagné une flopée de chanteurs, musiciens, comédiens, etc. Plateau métissé, où des artistes proches d’Allain (JeHaN, Lemonnier, Cravic – et Paccoud lui-même, cosignataire jadis de quelques chansons avec son ami) ont côtoyé avec bonheur des jeunes gens venus d’horizons différents, dans un esprit « bonne franquette » qui n’excluait pas les instants de grâce, sous l’œil bienveillant d’un public gai et chahuteur où des familiers du chanteur (Camille et Nicole du Picardie, Patrick Piquet) voisinaient avec des gamins qui n’en avaient jamais entendu parler.
Laura Fédida, transfuge de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette, a essuyé les plâtres : sa saynète de vendeuse-flambeuse d’allumettes au rythme de la chanson Mon Zippo a placé la soirée sous le signe d’une poésie de bric et de broc, gentiment allumée. Willy Will & le Bubble Gang ont ensuite livré une version fanfare-sketch de La Kermesse : aux couplets cascadeurs glissants dévalés à toute allure (et partiellement oubliés ou avalés) par un bateleur foutraque, répondaient les lents refrains tire-larmes chantés par l’une des Sœurs Sisters (Eléna Josse), soufflant le chaud et le froid sur le pauvre Dédé dans sa barbe-à-papa. Enchaînement astucieux et beau contraste : après ce déferlement cuivré, Annick Fitoussi sans musique, sans personne, sans rien, pour une version de Donne-moi de mes nouvelles seule au micro. Jacques Wrez lui a succédé, vibrant a capella sur le premier couplet du Cotentin, avant d’être rejoint par des musiciens au refrain. Il a aussi livré plus tard une interprétation de Mon Abat-jour avec Dominique Cravic, apparemment non-répétée (c’est tout le charme spontané de ces événements) : après un faux départ cahoteux, la sauce a finalement pris et la magie opéré.

Photo © Thierry Duret

Parmi les nombreux plaisirs de ces soirées, l’exhumation de raretés : on sait que l’auteur Leprest a disséminé dans la nature quantité de textes ; mais on sait moins que certaines paroles ont longtemps hésité entre plusieurs musiques avant de se fixer. Ainsi, Urbain Rinaldo a raconté l’anecdote de Garde-moi la mer, sur lequel Allain lui avait proposé de recomposer une musique (pour remplacer celle originellement écrite par Etienne Goupil dans le spectacle Le Gardien du Phare). Sa version intermédiaire n’ayant pas été retenue – c’est Yves Duteil qui a finalement cosigné la chanson sur le disque – Urbain s’est fait un plaisir de la jouer ce soir-là au piano. Passionnante redécouverte : sur un texte que l’on croyait connaître par cœur, une troisième musique plus légère et enlevée (presque trop parfois : quelques fins de couplets un peu vite emballées-expédiées), éclairant ces mots familiers d’un jour nouveau, plus souriant.
François Lemonnier s’est présenté en groupe : deux guitares (dont une électrique rectangle à-la-Bo-Diddley avec bottleneck en sus), batterie et chœurs des Sœurs Sisters, pour se réapproprier son grand classique : Êtes-vous là ? On se souvient qu’à la version originale Leprest-Olivia Ruiz avait succédé, plus lente et bluesy, la reprise en duo Leprest-Lemonnier, sur laquelle le manchot assurait la voix du refrain. Cette fois, il a chanté les couplets, laissant aux filles (parmi lesquelles on distinguait particulièrement Armelle Dumoulin) le soin de mettre le feu aux refrains, toujours plus intenses, avant que le solo de slide parachève ce qui restera pour beaucoup d’amateurs comme LA meilleure version jamais entendue de ce morceau. Sans transition : après avoir fait le bluesman, le bon François s’est souvenu de son métier d’instit’ pour L’Ami de maman, fait divers (mort d’un père) raconté par les mots d’un gosse, avec la distance qui évite l’émotion trop facile – mais assez de sensibilité pour filer à nouveau le blues.
Christian Paccoud, en plus d’assurer les transitions musicales entre deux changements à vue (de matériel, de personnel), s’est offert un Saint-Max accordéon-voix, couplets retenus avant crescendos et refrains ogresques. De très jeunes gens de la compagnie du Théâtre du Fil (spécialisée, entre autres, dans l’intervention sociale) ont enchaîné – what else ? – sur la chanson-tract S.D.F. avant qu’Eléna Josse (une des Sœurs…) ajoute, avec sa voix de goualeuse et l’accordéon-mélo en sautoir, une touche chanson-réaliste à la Valse pour rien.

Photo © Thierry Duret

Retour à la légèreté avec Dominique Parent, sujet au trac (« ça a l’air facile sous la douche… devant vous c’est une autre paire de manches ») mais qui a donné une version joliment balancée d’Avenue Louise Michel, avec une gouaille rocailleuse et un délicieux chat dans la gorge. Pas le temps de refroidir, le groove s’est amplifié et Sabine Drabowitch, avec un subtil mélange de nonchalance et d’autorité, a envoyé une version magique de Rue Blondin, quasi-définitive là aussi. Comment s’émouvoir encore pour une chanson aussi connue et archi-reprise ? Par l’intelligence de l’interprète, qui la modifie imperceptiblement et suscite un regain d’attention : amputant les répétitions groovy-bégayantes de fins de vers (« il est deux-heures-deux… »), Sabine Drabowith a créé un effet d’attente, petit vide que la mémoire a eu tôt fait de combler (« … deux-deux-deux »). Ces déséquilibres, subtiles variations de ton et rythme, ont donné l’impression qu’elle réinventait la chanson juste en en déplaçant un peu les lignes. Chapeau.

Photo © Thierry Duret

Claire Elzière et Dominique Cravic ont ensuite joué deux extraits de leur vaste répertoire leprestien : On leur dira, morceau de scène emprunté au dernier album studio original d’Allain, qui impose (en douceur) à l’auditoire une écoute attentive des joliesses tristes mais tendres de ce texte qui parle rupture sans y toucher. Et Marabout tabou, un des inédits enregistrés sur le disque Claire Elzière chante Allain Leprest, qui n’a pas pris une ride et s’est même bonifié avec le temps. Sur cette dernière chanson, tubesque s’il en est, on est content d’entendre Elzière accompagnée par Cravic seul : plaisir d’entendre la musique comme elle a dû être composée, et de voir le guitariste de Salvador et Aznavour, pointure s’il en est, prendre un pont un peu compliqué entre deux refrains – il doit y assurer à la fois la guitare rythmique et ébaucher un solo – et s’en sortir à merveille, avec toujours cette décontraction jazzy qui fait son charme. Franc succès : avant même la reprise du refrain (où Claire sort une pancarte pour aider le public à chanter avec elle), de nombreux spectateurs fredonnent déjà la mélodie inoubliable.
La première partie du spectacle s’est achevée de façon monumentale avec C’est peut-être interprété d’une voix de stentor par Michel Tralala : histoire de rappeler que la chanson à texte, même pétrie de subtilités, peut aussi assumer un fort et beau pathos – en plus de coller à la thématique sociale qui sous-tend la démarche de Paccoud et sa bande, auxquels certains éléments de ce texte sur l’(in)égalité des chances vue par le prisme culturel apporte un bel écho.

(Fin de la 1ère partie. Entracte. Suite du compte-rendu la semaine prochaine)


1ère partie : Laura Fédida – Willy Will & Bubble Gang – Annick Fitoussi – Jacques Wrez – Urbain Rinaldo – François Lemonnier & Sœurs Sisters – Christian Paccoud – Théâtre du Fil – Eléna Josse – Dominique Parent – Sabine Drabowitch – Claire Elzière & Dominique Cravic – Michel Tralala


Nicolas Brulebois, l’auteur de cet article est également l’auteur d’un ouvrage sur Allain Leprest, intitulé Gens que j’aime et qui est disponible ici par exemple.

Volo – Chanson française

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VOLO – Nouvel album Chanson Française – Sortie le 27 janvier 2017


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