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jeudi, avril 15, 2021

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Festival Jacques Brel : La première de Radio Bistan

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Radio Bistan, d’abord un très original et réussi album-concept (chroniqué dans le n°16 d’Hexagone), est devenu un spectacle dont le public du festival Jacques Brel, masqué et allongé sur des transats, a pu découvrir et apprécier les deux toutes premières représentations dans le hall du théâtre Edwige Feuillère à Vesoul. Nous voilà donc à l’écoute de Radio Bistan, tout au long d’une journée qui, alternant séquences de radio et chansons, nous plonge dans l’État du Bistan, pour lequel le président-chanteur met en oeuvre un programme radical de transition (voire de transhumance) écologique.

Le dispositif scénique répartit l’espace en trois : à gauche deux comédiens assis – la plupart du temps- Noémie Lamour et Sylvain Bolle-Reddat avec micros et casques de radio ; à droite Claudine Pauly, l’animatrice lançant les jingles et enregistrements, et surtout musicienne notamment au clavier ; au centre un fauteuil présidentiel dans lequel vient s’asseoir Reno Bistan quand il ne chante pas.

L’adaptation à la scène montre une volonté d’actualité (sont évoqués : les déclarations écologistes sur le sapin de Noël et le tour de France, la tenue républicaine, le crop-masque qui laisse apparaître une partie de la joue, et les cas-contact de cas-contact, …) et de mise en évidence de la localisation du spectacle (il parle de la venue ce 4 octobre à Vesoul du président chanteur avec citation de lieux et acteurs de la région).

Comme l’album, le spectacle déploie une réjouissante verve humoristique et politique en alternant une séquence radio avec une séquence chanson de deux à trois titres. Pour la chanson, on y retrouve les textes malicieux de Reno Bistan et ses angles de vue originaux sur ses deux principaux thèmes d’inspiration : son observation de la politique et de la société (comme Hexagone 2020, portrait juste et cinglant du monde d’avant), et d’autre part les relations personnelles (comme son questionnement sur l’amitié dans ça va finir au pieu), parfois il mêle les deux et cela donne le réjouissant Comme un écologiste au gouvernement. A noter deux versions scéniques marquantes : l’interprétation de Fred en slim, enrichie de chœurs féminins qui génère une onde de chaleur sensuelle parcourant le hall de théâtre ; et Aux Filles Du Temps (« Les femmes qu’au fil du temps les années blessent / finissent par revoir leurs ambitions à la baisse ») chantée en duo avec Noémie Lamour, connue il y a quelques années en tant que contrebassiste de Bistan.

Les séquences radio, pastiches réussis d’émissions existantes, évoquent avec  insolence et auto-dérision : un face à face qui ne se termine pas bien, un flash info (Bistan-Infos) qui donne les mesures radicales et souvent très drôles prises par ce « Khmer vert narcissique », le jeu des mille-heureux, une séquence BFM-Bistan avec un direct d’une manifestation où se croisent envoi d’air climatisé et de fumier alors que les tirs de LGRB (Lanceur de Galette de Riz Bio) se multiplient.

On entend la quasi-totalité des chansons de l’album Radio Bistan et deux plus anciennes, dont Les chômeurs de mon quartier. Et en rappel, une chanson, a priori écrite pendant le confinement, hymne de synthèse possible du message du spectacle et de son engagement (« Des moyens pour l’hôpital / Pas pour le capital / Libérons nous du virus néolibéral / Cherchons l’antidote écologiste et sociale »)

Un spectacle atypique et incisif, loin des codes d’un concert-chanson enchaînant les titres, qui fait rire beaucoup et peut faire réfléchir. Nous avons vu à Vesoul, on l’espère, le premier épisode d’une longue tournée. Entre les deux représentations, Reno Bistan nous a parlé de la genèse de ce spectacle.



Hexagone : Comment est venue l’idée de cet album Radio Bistan qui alterne pastiche d’extrait d’émission radio et chanson ? 
Reno Bistan : Au départ je cherchais un titre d’album. Comme je fais des chansons qui parlent du monde tel qu’il est, Radio Bistan est venu. D’autre part, je connais bien Olivier Minot. Ce reporter fait des émissions sur différentes radios, et souvent commente l’actualité de façon décalée. Ensemble on discute beaucoup. Nous sommes passionnés par l’actualité politique et par l’imaginaire qui se met en route à partir d’elle. Il m’est venu l’idée de suivre sur toute une journée, la radio d’un pays que j’aurai créé. Olivier a apporté toute sa connaissance de la radio et des sons de la radio. L’album est un peu aussi, en creux, un hommage à la radio hertzienne, à la culture Radio-France et en particulier à France-Inter, radio que j’ai beaucoup écoutée. Olivier Minot et Julien Dupont ont animé La Mégacombi une émission, primée au festival de la radio à Brest, qui créait une réalité alternative s’inspirant complètement de l’actualité. Julien réalise des cartes de pays imaginaires. Alors nous avons mené le délire jusqu’au bout en ajoutant les cartes du Bistan avec des noms inventés pour les mers, régions et villes.

L’album est devenu un spectacle, avec quelles principales adaptations ?
D’abord trouver un subtil équilibre entre la partie radio et la partie concert. Ce qui est intéressant aussi, c’est d’être en prise avec l’actualité, avec ce qui se passe en ce moment, donc la séquence « Bistan-Infos » ne peut pas évoquer des faits de plus d’un mois. Enfin, comme j’aime bien ne pas faire exactement pareil à chaque représentation, et qu’elle soit vivante, nous l’adaptons également à l’endroit où on se trouve (aujourd’hui à Vesoul et à sa région).

Comment s’est monté ce spectacle ?
Nous avons fait une première mouture avec l’équipe de la Megacombi, celle qui a participé à l’album. On l’a joué trois ou quatre fois à Lyon dont une spéciale élections municipales à Lyon, la veille de celles-ci et nous annoncions l’arrivée des chars verts dans la ville. Une version très radiophonique et très lyonnaise dans l’inspiration. Comme Julien Dupont est vraiment bien occupé, il n’est pas possible de le faire venir en tournée.

Donc tu présentes aujourd’hui une première, en fait la deuxième mouture de ce spectacle ?
Oui, j’ai eu l’idée d’avoir deux rôles de comédiens qui incarnent des personnages et qui assurent les séquences radio. Et musicalement, cela s’est enrichi avec la présence au clavier, entres autres, de Claudine Pauly, qui m’avait rejoint pour la « spéciale élections municipales ». L’objectif avec cette formule c’est de faire une tournée.

Et pour une première, vous jouez deux fois ?
C’est intéressant de jouer deux fois dans l’après-midi, même dans une version un peu plus courte, car on se rend compte rapidement de ce qui va et de ce qui ne va pas. On accélère le rodage du spectacle.



Radio Bistan au festival Jacques Brel à Vesoul, dimanche 4 octobre. Entretien avec Reno Bistan entre les deux représentations (15 et 17h).

En avant première : Julie Lagarrigue – Le beau de la forêt

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L’argumentaire

« Ce clip a été pensé par Stéphane Grenet, travaillé avec la chorégraphe Léa Cornetti et dansé par Marion Boulan.
C’est une adaptation libre de la chanson « Le beau de la forêt « , présente en deux versions sur l’album « Amours Sorcières ». Ici c’est la version piano solo qui a été choisie.
L’Album « Amours Sorcières » est sorti fin février 2020. Il a reçu de belles critiques de la presse.
Ce clip pointe, par surprise, à l’automne 2020 et ce n’est pas rien. Il nous plonge dans une ambiance mi-jour mi-nuit, crépusculaire, mi-noir, mi-blanc, une atmosphère suspendue entre le jour et la nuit, entre le sommeil et l’éveil, entre la mort et la vie ; c’est précisément ce dont parle la chanson…
Dans un contexte mitigé, Julie nous apparait à nouveau « éclaireuse » et intemporelle. Elle entretient la lumière et des ombres masquées circulent et traversent le champs.
Chanter, danser à nouveau… Le texte « Le beau de la forêt » prend une nouvelle tournure. On vous laisse découvrir. »
Julie Lagarrigue sera le 18 novembre 2020 aux Trois Baudets, à Paris, dans le cadre du Festival Fédéchansons qui se tiendra du 17 au 19 novembre.

Gari Grèu – Barka

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Gari Grèu fait partie de ces artistes qui chantent la liberté, l’amitié, la solidarité, la résistance (« Car mortels vous n’êtes pas morts / Et rebelles vous êtes plus forts », Barka ; « Mercenaire griot / Il se bat / Pour un peu de beauté (…) Trouvée dans un caniveau », Luttes d’artiste), le partage, la vie (« La vie est courte mais elle est large », Merci de la partager). Et ce membre de Massilia Sound System, de Oai Star et plus récemment de Collectif 13, partage : la plupart des textes avec Tartar(e), poète-griot, un titre avec Guizmo de Tryo (Stop net), une chanson ludique avec Moussu T (Nos pieds), Les retrouvailles écrite avec La Rue Kétanou. Et il confie les arrangements et la réalisation à ses compères de Massilia, Blu et DJ Kayalik. Dans Barka, on retrouve évidemment Marseille, sa ville – un Marseille de l’ailleurs, de l’autre et de toujours (notamment dans l’explicite La valse des valises). Les mélodies agréables restent en tête, comme de jolies ritournelles d’essence populaire, quelques chansons calmes émeuvent : Le jardinier vieillissant qui demande : « Comment vous faites quand on vous plante pour repousser ? » ou Yes papillon, un beau duo parlé avec Tartar(e). Barka – « Merci » en langue parlée par les Mossis du Burkina Faso –, un album qui fait du bien aux oreilles et à l’esprit.

Michel Gallas


Gari Grèu
Barka
Irfan, le label – 2020


Festival Courant d’Airs du 8 au 10 Octobre à Bordeaux

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L’équipe de l’association Bordeaux Chanson, après avoir mis en place les « Concerts déconfinades à la ferme » au mois de juillet, continue de résister à la sinistrose ambiante et maintient son festival Courant d’Airs 2020 pour une dix-septième édition du 8 au 10 Octobre dans la salle de l’Inox à Bordeaux.

Le programme ?

D’abord un double concert : Baptiste W. Hamon (en portrait dans le n°13 d’Hexagone) dans son registre folk en français et Marion Roch (chronique d’album dans n°16) la découverte de ces derniers mois. Gagnante de cinq prix aux « Rencontres Mathieu Côte » du festival Sémaphore en chanson en novembre 2019, son album Echos vient d’être « Coup de cœur 2020 » de l’académie Charles-Cros. Elle se produit en trio.

Ensuite le retour de Fabien Boeuf annoncé avec du « tout nouveau ».

Et pour conclure en beauté, Romain Didier (en entretien dans n°3 et retour de concert dans n°15), le parrain de cette édition, avec son superbe concert en piano solo.

A noter que Bini, jeune artiste Belge découverte par Bordeaux Chanson au festival Francofaune à Bruxelles, fera la première partie des deux dernières soirées.

Malgré les conditions particulières, allons au concert !

Le festival se déroule avec un cadre de fonctionnement redéfini (masque obligatoire, respect des gestes barrière, distanciation dans la salle, jauge réduite à 40 personnes maximum, pas de buvette ni de petite restauration, limitation du nombre de bénévoles, vente exclusive des places sur les réseaux, pas de stagnation dans le hall ni de croisement, déplacements intérieurs réservés à l’accès aux toilettes) mais le festival a lieu ! Et il permet de continuer d’aller apprécier des concerts en salle, de faire en sorte que le spectacle vivant… le reste.



Photo de une : Romain Didier
©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

Des concerts en octobre dans le Tarn, l’Ariège et le Tarn-et-Garonne

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En octobre, une vingtaine de concerts restent proposés, notamment par les structures habituelles (Café Plùm, Relais de Poche et Chantons sous les toits) et par un festival (nota : le festival Un Bol d’AirS a été annulé, il était prévu les 9 et 10 octobre avec Dick Annegarn, Murielle Holtz, Debout sur le Zinc et Soleynia).


Dans le Tarn

Au Café Plùm à Lautrec

vendredi 9 : Wallace pour un concert de sortie de résidence.

vendredi 23 : Garden Partie trio (voix, claviers et batterie) à découvrir.

Dans le cadre de Chantons sous les toits 

dimanche 4 : Lise Martin (entretien dans le n°12), accompagnée par Simon Chouf à la guitare, va chanter sous son toit à Rabastens.

dimanche 11 : Jérémie Bossone (chronique album dans le n°17) en solo guitare acoustique à Puycalvel.

Ailleurs dans le Tarn

jeudi 1 : La Pietà au Noctambule à Albi.

vendredi 9 : Piotki vient de Lyon en solo guitare à la Mjc de Mazamet.

samedi 17 : Marjolaine Piemont à 17h30 (aussi le lendemain à Concorès dans le Lot) puis Lise Martin et Valentin Vander avec le superbe Presque un cri autour des chansons de Vladimir Vissotsky à 20h30- salle de l’Agora à Lavaur.


En Ariège

au Relais de Poche à Verniolle

samedi 3 : Nour (la veille elle chante au Paradis Païen à Aleu).

samedi 17 : Jean-Michel Piton (entretien dans le n°11 et chronique album dans le n°15) en solo guitare pour un florilège des titres de ses derniers albums, mêlés à des textes de Dimey.

Ailleurs en Ariège

samedi 3 : Davy Kilembé (chronique album dans le n°16) au Poulpe du Lac à St Croix-Volvestre.

samedi 17 : Debout sur le Zinc chante Vian– salle du jeu du mail à Pamiers.

samedi 17 : Erdowsky – Auberge des 7 familles à Erce. Un véritable duo sur scène Muriel Erdody à la superbe voix et aux guitares, Alexis Kowalczewski trouveur de sons et orchestre à lui tout seul, pour des chansons nomades et un original voyage musical et vocal.

samedi 17 : Les Franges-in, duo féminin – La Girouette à Carla-Blaye.


Dans le Tarn-et-Garonne

jeudi 8 : Joseph Chedid en solo à La Française et samedi 10 : El Gato Negro à Moissac au Festival des Voix, des Lieux… des Mondes.

mardi 13 : Jeanne Cherhal pour L’An 40, en formule trio avec deux pianos au Théâtre de Montauban.

mercredi 14 : Clara Sanchez en solo accordéon au Fort à Montauban et aussi le samedi 10 à Compolibat (Aveyron) dans le cadre de Chantons sous les toits.



Photo de une : Jean-Michel Piton
©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

En octobre, des concerts à Toulouse et en Haute-Garonne

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Dans le contexte particulier actuel, cette sélection mensuelle propose tout de même plus de trente concerts concernant une quinzaine d’artistes. Mais certains concerts peuvent être annulés quasiment au dernier moment.


Au Bijou

du mercredi 7 au vendredi 9 : The Band from New-York, ce duo comique revient avec leur nouveau spectacle « La revanche de Bruno ».

samedi 10 : Alexis HK (en dossier dans le n°9 d’Hexagone) « Comme un ours » pour un « hors-les murs » du Bijou au Théâtre des Mazades avec le régional Corentin Grellier en première partie.

mercredi 14 et jeudi 15 : Gainsbourg confidentiel spectacle-chronique des premiers albums en trio chant-contrebasse et guitare.

mardi 20 : Véronique Pestel pour Intérieur avec vue. Un piano et des mots. Les chansons de son neuvième album (chronique d’album dans n°14), d’autres plus anciennes, ainsi que des textes d’auteurs ou poètes mis en musique.

jeudi 22 et vendredi 23 octobre : La pietà, son énergie, sa rage et ses textes forts pour la première fois en formule duo piano-voix à Toulouse.

du mercredi 28 au vendredi 29 : L’étonnante Marianne Aya Omac (CR de concert dans le n°12), fidèle du lieu durant ses vingt-cinq ans de scène, revient en solo.

Sans oublier les auditions publiques Osons le mardi 27.


Ailleurs à Toulouse

jeudi 1 : Matéo Langlois (« regard sur » dans n°15) à la Pause Musicale, salle du Sénéchal. Il sera le lendemain vendredi 2 à la médiathèque de Mondonville (31).

dimanche 4 : Lucien la Mauvaiz Graine, en solo guitare et accordéon au Cactus.

mercredi 7 et jeudi 8 : Corentin Grellier (chronique d’album dans n°16) avec Claude Delrieu à la Cave Poésie.

du mardi 20 au samedi 25 : Mymytchell – apéro-spectacle du Grand Rond. En solo guitare, chansons engagées et féministes.

du mardi 27 au samedi 31 : Nicolas Dimier – apéro-spectacle du Grand Rond. Fidèle du lieu, après avoir interprété Brassens, Jean-Claude Deret et Patrick Font, il chante Philippe Val, en solo guitare.


Festival jazz sur son 31 

samedi 10 : Les grandes bouches – salle Nougaro à Revel.

dimanche 11 : Thomas Dutronc – Halle aux grains à Toulouse.

lundi 12 : Léo & Co « Autour de Nougaro » – Pavillon république à Toulouse.

jeudi 15 : Jehan & Lionel Suarez pour le spectacle Leprest « Pacifiste inconnu » – salle Georges Brassens à Aucamville.


En Haute-Garonne

vendredi 2 : Imbert Imbert au Wagon du Faget à Faget.

mercredi 7 : Manu Galure à la MJC d’Escalquens.

jeudi 8 : Joulik au centre culturel à Belberaud, le vendredi 9 à la salle des fêtes à Mondouzil, samedi 10 à la médiathèque à Salies-du-Salat. Trois concerts organisés par la médiathèque départementale pour découvrir ce groupe de chansons et musiques du monde, en trio guitares-accordéon-violoncelle,

mercredi 14 : Wally (entretien dans n°9) « Le meilleur de moi » salle des fêtes à Pauhlac,

vendredi 16 et samedi 17 : Zoé sur le pavé à Portet/Garonne avec enregistrement d’un album live,

samedi 17 : Les Trash Croutes au CC Ramonville pour la journée Love et Kiwi.



Photo de une : La Pietà
©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

Les 20 ans du Festival Jacques Brel à Vesoul, du 23 septembre au 14 octobre

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Cette vingtième édition, du 23 septembre au 14 octobre, s’annonce de toute beauté, avec vingt groupes / artistes pour une trentaine de spectacles, répartis entre le Théâtre Edwige Feuillère à Vesoul et d’autres lieux. En voici les principales caractéristiques

 

Batlik
©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

La mise à l’honneur des lauréats du Concours Jeunes Talents

Quelle belle idée de proposer une programmation essentiellement composée par des artistes lauréats du concours :

Batlik, 1er Prix 2004, (en portrait dans le n°14 de la revue Hexagone) avec L’art de la défaite, spectacle inspiré des écrits d’Emil Cioran, et joué en quintet (guitares, basse, batterie, choeur et cuivres).

Manu Galure, 2ème Prix 2008, avec son nouveau spectacle à deux pianos,

Valérian Renault, lauréat 2010, en solo guitare,

Evelyne Gallet, 1er Prix 2011, en quartet avec guitares-tuba-batterie,

Liz Cherhal, 1er Prix 2012 (en entretien dans le n°17),

Reno Bistan, 2ème Prix en 2013, avec Radio Bistan spectacle issu d’un album très original (chronique dans n°16),

Boule, 2ème Prix 2014, dans un spectacle solo très réussi entre humour et poésie, excellent jeu de guitare et regard décalé.

Lombre, 1er Prix 2019, et Jack Simard, 2ème Prix 2019, en trio voix-piano-batterie, vivant/vibrant ses textes avec force et expressivité.

 

L’ouverture sur le territoire

Pour débuter le festival, place là aussi à deux lauréats du Concours Jeunes Talents, pour des concerts gratuits. La Goutte, 2ème Prix 2016, avec Chansons en Tracteur pour une tournée des villages de cinq concerts, où la remorque du tracteur tient lieu de scène pour les cinq artistes du groupe. Clotilde Moulin, Prix du Public 2019, pour Les Villages en Chanter jouera trois concerts, en solo, à la harpe et au piano, avec son remarquable spectacle Désaccords mineurs (chronique album dans n° 8).

 

©Piérick – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

La spécificité du festival : le Concours Jeunes Talents

Ce concours, créé en 2000, constitue un temps fort du festival et chaque sélectionné(e) – Louise Combier, Matéo Langlois (en portrait dans n°15), Ben Herbert Larue, Ulysse Mars, Nour – va chanter deux fois. D’abord le samedi 10 Octobre, pour Les artistes dans la ville, concerts gratuits dans cinq lieux atypiques, en proximité du public et en journée de 11h à 18h. Et le lendemain, au Théâtre Edwige Feuillère chacun se produira trente minutes devant le public et un jury de professionnels.

 

Et aussi, quelques autres plaisirs

Bertrand Belin, parrain de Jeunes Talents 2020, avec le quintet des Percussions Claviers de Lyon.

Une création du Hall de la chanson, Brassens la mauvaise herbe, Trenet le revenant autour de leur répertoire.

Féloche and the Mandolin’Orchestra spectacle original issu de l’atypique album du même nom (chronique dans n° 16) avec sept artistes sur scène, quatre mandolines et une mandole.

Nicolas Jules en trio guitare-batterie-violons et Léopoldine HH pour son nouveau spectacle en trio Là ! Lumière ! (particulière)

En synthèse, un festival qui vaut le déplacement

La preuve : Hexagone sera présent.



Photo de une : Liz Cherhal
©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

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