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Hildebrandt – Ballet masques

Le Rochelais Wilfried Hildebrandt n’a pas encore fait le tour de la question. À 43 ans, il sort un deuxième album, îLeL, après Les animals en 2016 (Grand Prix de l’Académie Charles-Cros). Ses chansons pop-rock, désespérément joyeuses, tendrement mélancoliques, interrogent cette dualité qui nous structure pour lui préférer les eaux troubles de l’entre-deux. Pour autant, Hildebrandt est un artiste serein, adepte de la lenteur et qui cultive avec délicatesse son « petit coin de féminité ». Rencontre à son bureau, dans sa « chambre à lui ».

 

Hildebrandt ©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

Hexagone : Quel est ton parcours ?

Wilfried Hildebrandt : Je suis autodidacte. J’ai monté un groupe avec des amis, Coup d’Marron, avec lequel j’ai fait pas mal de choses mais j’avais de petites frustrations, le sentiment de ne pas aller assez loin. Au bout de douze ans, j’ai eu envie d’entamer une histoire solo et mes amis ont accepté de me suivre. Il y a six ans, j’ai donc commencé à construire ce projet mais sans faire table rase du passé. J’ai commencé l’aventure Hildebrandt à l’envers, en enregistrant un album qui n’est pas sorti, puis j’ai effectué des démarches pour trouver les professionnels qui allaient m’accompagner. Assez rapidement j’ai trouvé un tourneur, Le Terrier productions et un label, At(h)ome, qui m’accompagnent respectivement depuis quatre et cinq ans. Mon album zéro s’est alors transformé pour devenir mon premier album, Les animals, sorti il y a trois ans. Cet album a vécu, j’ai donné beaucoup de concerts. Puis j’ai été bientôt prêt pour ce deuxième album que nous avons enregistré à l’automne dernier. Parallèlement à ce parcours en tant qu’auteur-compositeur, je suis musicien et compositeur pour le cirque, le théâtre et la danse. Je suis aussi professeur de chant, notamment au Chantier des Francos, et j’interviens dans différents cadres pour animer des ateliers d’écriture.

 

Et sur scène, comment ça se passe ?

J’ai actuellement deux formules scéniques. En duo, je joue avec Anne Gardey des Bois qui chante et joue de la batterie électronique tandis que je suis à la guitare et aux claviers, et nous utilisons tous les deux des machines. Et puis il existe une formule à quatre où je ne fais quasiment que chanter. Il y a toujours Anne à la batterie ; Pierre Rosset, un vieux compagnon de Coup d’Marron, qui joue de la guitare ; et la dernière arrivée, Émilie Marsh, qui joue de la guitare, de la basse et chante. Quand le groupe est au complet, nous sommes donc deux hommes et deux femmes.

 

C’était important d’avoir des musiciennes sur scène ?

Oui, pour plein de raisons. D’abord parce que mon album parle du mélange des genres, puisqu’il s’appelle îLeL, mais aussi parce que j’avais envie de travailler davantage avec des femmes. Cela faisait déjà un moment que c’était le cas dans ma vie de tous les jours et je découvrais que mes amitiés avec les femmes n’étaient pas les mêmes que celles avec les hommes. Et puis j’avais envie de chœurs féminins. J’avais envie de ce mélange-là dans le groupe, pour ce que j’allais renvoyer sur scène, compte tenu du propos de mes chansons. A l’origine, je voulais un groupe de filles mais j’avais aussi envie de continuer à travailler avec mon vieux pote. Finalement je trouve que le mélange est bon, nous sommes arrivés à une chouette énergie à quatre. Ce n’est que le début mais vivement la suite !

 

Hildebrandt ©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

C’est effectivement rare de voir des femmes sur scène dans une posture d’accompagnatrices.

Surtout qu’en général les filles sont toujours reléguées aux chœurs, aux claviers ou aux instruments issus de la musique classique. Là, je voulais des rockeuses. Anne, qui est à la batterie, a une vraie énergie animale et Émilie a aussi quelque chose d’assez animal et de sensuel, très féminin et à la fois très masculin. C’était parfait. Il faut dire aussi que j’ai eu la chance que ces filles-là aient vite accroché à mes chansons.

 

Comment as-tu choisi le titre de l’album, îLeL, et pourquoi ce choix d’un titre à double sens ?

Le titre est d’abord venu du thème de l’insularité plutôt que du mélange des genres. Je voulais aborder l’écriture de l’album d’une nouvelle manière, m’isoler en pleine nature. J’ai eu la possibilité de partir en résidence d’écriture, d’abord en Lozère dans la forêt de Mercoire, grâce au festival Festiv’Allier. Là-bas, j’ai lu Voyage avec un âne dans les Cévennes de Stevenson, qui se situe exactement là où j’étais, et aussi L’île au trésor. C’est là que j’ai fait le rapprochement : m’isoler en forêt ou sur une île, c’est un peu la même chose. Deux autres résidences d’écriture et de composition ont suivi, à l’île d’Oléron puis à l’île d’Yeu. À ce moment-là je me suis dit que l’insularité, ce que ça symbolise, correspond à ce que je ressens lorsque je suis en création. J’ai senti qu’il y a dans l’insularité une dualité : c’est à la fois ouvert, une fenêtre sur le monde, il y a l’océan ou la mer tout autour, et en même temps c’est très fermé, un vrai repli sur soi. C’est l’évasion et en même temps la protection, c’est dangereux et c’est un refuge… Je trouvais que le thème de l’insularité, si on le creusait, était très intéressant. En cherchant à faire le lien avec mes chansons et le mélange des genres, le terme « îLeL » m’est venu assez rapidement : l’île, le lieu et les ailes, l’évasion, et puis il-elle, masculin féminin. Ça vient de loin !

 

L’œuvre de Stevenson t’a-t-elle apporté autre chose ?

Lorsque j’ai commencé à lire Voyage avec un âne dans les Cévennes, je réfléchissais au fait d’être seul dans la nature, de se sentir petit face à l’immensité. Stevenson parle beaucoup des nuits qu’il passe à la belle étoile, et explique comme il se sent tout petit en regardant la voûte céleste. Il parle aussi du rapport avec son âne. Avec Les animals, j’avais déjà eu cette réflexion sur l’animalité, le corps, ce qui est propre, sale… J’y ai trouvé des liens avec les idées qui me sont chères. Il défend aussi la lenteur. Pour ce qui est de L’île au trésor, c’est l’aventure au premier degré, l’aventure du môme et puis bien sûr les îles. Je suis de La Rochelle, j’ai grandi au bord de l’océan, ce sont des choses qui me parlent directement. J’ai toujours été séduit par l’aventure au fond du jardin, comment tu fais trois pas et déjà tu es dans l’évasion, l’ailleurs, l’exotique.

 

Il y a dans l’insularité une dualité : c’est à la fois ouvert, et très fermé »

 

Est-ce la première fois que tu éprouves le besoin de chercher l’inspiration ailleurs ?

Jusqu’ici, je n’avais pas éprouvé le besoin de partir pour savoir quoi raconter. Je travaille beaucoup chez moi auprès de mes enfants, de ma femme, je suis dans ma bulle. J’ai voulu m’éloigner pour écrire, j’avais envie de bousculer ça. Et je me suis rendu compte que je n’en avais pas besoin ! Être seul, mettre son téléphone de côté, ne pas être forcément chez soi, c’est bien mais ce n’est pas absolument nécessaire. En tout cas, je n’éprouve pas le besoin de sortir de mes habitudes pour savoir quoi raconter, parce que je parle d’idées qui me sont chères depuis des années. J’ai été heureux de ces expériences-là, mais j’aime penser qu’on peut vivre l’aventure en restant chez soi. Dans nos métiers artistiques, avec cette vision un peu romantique, on s’imagine toujours que l’inspiration est ailleurs. Alors que ce qui m’a fait voir les choses autrement, c’est plutôt le fait de ne voir personne et de ne jamais décrocher de mon travail.

 

Tu dis que tu évolues lentement mais ton album est ancré dans le présent, il parle de notre société.

Oui, c’est vrai. J’ai toujours eu ça en moi. Par exemple, la question du genre m’a toujours préoccupé. Je crois qu’inconsciemment, le fait que cela soit beaucoup plus abordé aujourd’hui m’a fait assumer davantage cette question-là. J’ai été influencé par ce que nous vivons, et heureusement ! C’est vrai qu’il y a des chansons qui parlent de notre société, de la peur ambiante, du pessimisme… J’essaie d’aborder ces sujets-là dans Docteur et Ce n’est pas qu’il fait froid. J’ai lu il y a quelque temps que nous sommes une des premières générations à moins croire en l’avenir. Nous nous enfermons là-dedans, ne voyons que le côté négatif de notre époque alors qu’il y a aussi des choses positives. On ne les pointe pas assez.

 

Hildebrandt ©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

Il ressort de cet album une certaine mélancolie mais aussi une énergie du désespoir, une façon de dire : « Ce n’est pas grave, on y va quand même… »

Oui, « ce n’est pas grave, on y va quand même », c’est exactement ce que je ressens dans les chansons plus rock. Si ça va dit exactement ça. Tant qu’on travaille, qu’on s’aime, on peut faire en sorte que cela aille mieux. C’est vrai que ça revient dans mes textes et dans ma manière d’aborder la musique. J’essaie de faire en sorte que tout soit lié. La plupart du temps j’écris mes textes à la fin. C’est le cas pour les chansons les plus rock. Pour mes chansons mélancoliques, en revanche, j’ai souvent d’abord écrit le texte. À vrai dire, j’ai un gros penchant mélancolique, c’est ce qui me vient le plus facilement. Alors parfois, je me bouscule pour composer des chansons plus pêchues et je découvre un nouvel amusement.

 

Sur la pochette, ton personnage a un côté clown triste. Qu’as-tu voulu raconter avec cette image ?

J’ai voulu montrer un homme qui essaie maladroitement d’assumer sa féminité. Ça ne montre pas le masculin et le féminin qui se mélangent, comme pourrait le laisser entendre îLeL. Il y a là du second degré parce que je fais la gueule. Le décalage est drôle et en même temps c’est premier degré : c’est vraiment moi qui me maquille, qui essaie de faire en sorte que ce soit beau.

 

Pourquoi seul un des deux yeux est-il maquillé ?

C’était une proposition de Yann Orhan, le photographe qui a réalisé toute la série de photos. Il y en avait d’autres qui étaient de l’ordre du travestissement. J’ai bien une chanson qui s’appelle Travesti mais ce n’est pas ce que je voulais évoquer, je ne voulais pas que ça fasse Madame Arthur même si c’est un univers qui me touche. Je voulais que ce soit un homme qui ait un petit coin de féminité et qui le montre.

 

Et pourquoi cette couleur rouge ?

Pour moi, la couleur qui pouvait être à la fois mélancolique et énergique, animale et sensuelle, qui pouvait porter cette réflexion sur le mélange des genres, c’était le rouge. C’est la couleur de la vie, c’est le sang, c’est le chaud. Comme une évidence.

 

Cette couleur convient à ta musique, très énergique, rentre-dedans. Il y a une certaine affirmation, ce côté rock « on y va ».

C’est exactement ça. On y va. Tu parlais des mélodies. Même dans ma manière de composer c’est toujours « on y va ». Je développe la mélodie du chant en la faisant jouer par un riff de guitare ou par la main droite du piano. Je suis têtu. Quand une mélodie me plaît, j’ai envie de l’assumer jusqu’au bout. Le rouge va dans ce sens. J’aime les choses entières, premier degré.

 

J’ai essayé de montrer un homme qui essaie maladroitement d’assumer sa féminité »

 

« Je n’aime pas les hommes / Je n’aime que les femmes et les chiens… Je n’aime pas le mâle / Pourtant j’aime bien l’être humain » À travers des chansons comme Garde tout bas, Je suis deux ou Travesti, cherches-tu à sortir de la masculinité virile qui nous a été inculquée ?

Oui. Je ne me suis jamais retrouvé parmi les autres garçons, même si j’ai toujours eu des potes. Je n’étais pas fan de foot, il y avait plein de choses dans lesquelles je ne me retrouvais pas. Dans Garde tout bas, je m’adresse à un de mes meilleurs amis qui a ça aussi. Il est plus ours que moi et il a aussi un regard et une douceur plus féminine que moi. J’ai toujours ressenti un décalage mais je ne crois pas que ça ait été une souffrance, même si parfois j’aurais voulu être un peu plus comme les autres.

 

Es-tu féministe ?

Je suis pour que les filles et les femmes aient le plus de liberté de choix et de possibilités de vies. En tout cas au moins autant que les hommes. Étant papa de deux filles, mes réflexions sur la question féminine sont plus fortes. Donc oui, je crois que je suis féministe.

 

La dernière chanson de l’album, Qui de nous, est dédiée à ta fille ?

Oui. Je parle du fait de dormir avec son enfant et de qui se sent le plus petit, qui se sent le plus grand.

 

Il y aussi une chanson qui évoque ta grand-mère, Émilienne. Les femmes de ta famille sont des sources d’inspiration ?

Oui. Je ne l’ai pas fait exprès. Il y a une chanson qui s’adresse directement à ma femme, Vingt, une autre à ma fille aînée, une autre encore à ma grand-mère… Il manque ma mère là-dedans… et peut-être aussi la voisine !

 

Ça vient aussi équilibrer cette thématique du genre, d’avoir des femmes virtuellement présentes à travers ces chansons ?

Oui, c’est vrai. Ce n’était pourtant pas du tout anticipé. Et puis je ne suis pas du genre à écrire régulièrement. Je n’écris que parce que j’ai besoin de chanter ou parce que j’ai envie de faire un cadeau à quelqu’un. Je suis plus musicien et chanteur qu’auteur. J’aime bien avoir ce recul, j’écris par plaisir. Je ne me mets pas la pression, ce n’est pas un besoin comme nombre d’auteurs. En réalité, je n’éprouve aucune frustration en tant qu’artiste. Mon plus grand plaisir, c’est de construire mon univers en étant à mon bureau. J’ai enregistré cet album dont je suis très heureux, tout le travail de création a été un vrai bonheur, de mes moments solitaires au tout début à ceux partagés avec le réalisateur, Dominique Ledudal. Et puis en marge de l’album, j’ai réalisé un film dans lequel j’aborde la relation que les artistes entretiennent avec les îles. Je suis content, c’est un bel objet artistique et poétique. J’ai des envies, je les concrétise et je suis très heureux de cela. Si ça peut être entendu et vu par nombre de gens c’est génial, mais le vivre d’abord, pour moi c’est un pied incroyable.

 

Hildebrandt ©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

Dominique Ledudal avait déjà réalisé Les animals, me semble-t-il…

Oui. Cette fois-ci nous n’avons travaillé que tous les deux, alors que la dernière fois nous étions quatre. Il a une expérience de dingue. Il a bossé avec des artistes très pop comme Cats on Trees, avec des gens comme Bashung ou Trenet. Je suis flatté de travailler avec lui. Au fil du temps, c’est devenu un ami proche.

 

Il y a une constance musicale entre tes deux albums. Est-ce dû à sa présence ?

Oui, surtout dans le sens où il m’encourage à faire ce que j’ai envie de faire. Il m’a décomplexé. D’où cette continuité entre mes deux albums. C’est aussi dû au fait que, comme il m’a influencé pour mon premier album, je crois que j’ai construit le deuxième comme lui aurait voulu l’entendre. Notre relation m’a nourri. C’est plus qu’un réalisateur maintenant, c’est un vrai compagnon de route artistique.

 

Selon ta biographie, Hildebrandt étant un nom à consonance germanique, tu es « né sur une fracture ». Est-ce la source de cette dualité qui t’est chère ?

J’ai toujours aimé les polarités, chez les gens et dans les œuvres artistiques. Bien souvent, on se rend compte que les chansons qui nous transportent le plus sont des chansons qui sont à la fois joyeuses et mélancoliques. Les grands hymnes, les chansons qui nous évoquent un bout d’enfance… Un de mes meilleurs exemples, c’est cette chanson espagnole, Porque te vas. C’est à la fois mélancolique et joyeux, c’est la chanson des vacances et de la nostalgie. Je trouve que les chansons les plus fortes ont toujours en elles cette dualité.

 

Quelles musiques t’ont construit en tant que musicien, et plus spécifiquement nourri pour cet album ?

J’ai appris la musique, adolescent, en écoutant les Beatles. Toute ma vie ça m’accompagnera. Ma musique ne ressemble pas à la leur, mais le fait que la mélodie m’intéresse avant tout vient de là. Je serai toujours plus un fan de pop anglo-saxonne et de folk qu’un fan de chanson, même si je suis un vrai fan de chanson également. Pour cet album en particulier, surtout pour les chansons blues et rock, j’ai beaucoup écouté le dernier album de The Kills – pour la simplicité du riff de guitare, la sensualité de cette chanteuse.

 

Hildebrandt ©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

L’électro t’intéresse depuis longtemps ?

Cela fait quelques années maintenant. L’esthétique de certains sons, et non l’esthétique musicale, me permet d’approcher des espaces et un imaginaire que je n’arrive pas à approcher avec des instruments plus acoustiques. C’est aussi parce que j’aime vivre les choses seul dans ma petite bulle, avec l’outil informatique, que je peux m’en rapprocher.

 

Quels sont tes projets pour les prochains mois ?

L’album sortira mi-septembre, en même temps que le film dont je parlais. Le film s’appellera îLeL : une île en nous. C’est un court-métrage. Le 12 novembre, nous fêterons la sortie de l’album à Paris, à la Boule Noire. Je donnerai ensuite quelques concerts, d’abord en duo puis à quatre, surtout à partir de janvier, à La Rochelle et aussi dans le nord de la France.

 

Les chansons qui nous transportent le plus sont à la fois joyeuses et mélancoliques »

 

Peux-tu nous dire plus en détail en quoi consiste le film ?

Ce film est parti d’une réflexion sur les îles et la création artistique, ainsi que je le disais. Le thème m’intéressait et je me demandais ce que ça pouvait susciter chez les autres. J’ai eu envie de me rapprocher d’autres artistes. On pourra donc voir dans ce film François Morel, Dominique A, Antoine Sahler, Halo Maud, Lescop, François Atlas Mountain, Laura Cahen, Féloche et un artiste de La Rochelle pluridisciplinaire qui a fait partie de l’expédition du Phare du Bout du Monde. Ces neuf artistes expriment ce que représente pour eux une île en matière de création artistique. On voit aussi des paysages de bord de mer et on me voit dans de petits épisodes de fiction en quête d’une île à construire.

 

Il sera distribué ?

Pour l’instant non, mais nous sommes en train d’élaborer une tournée comprenant à la fois la projection, le concert et une petite conférence où je parlerai de l’insularité et de l’histoire du film.

 

Propos recueillis par Karine Daviet


Photos ©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur  


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