HomeReportagesSémaphore en chanson : la dernière édition de Jacques Madebène

Sémaphore en chanson : la dernière édition de Jacques Madebène

Les 20 ans du festival Sémaphore en chanson, édition forcément particulière, a démarré le 8 novembre. Particulière dans le sens où ce sera la dernière édition pour le créateur-programmateur de ce festival et  directeur du Sémaphore : Jacques Madebène. Il a beaucoup œuvré pour la diffusion de la chanson francophone. Nous souhaitons ici, décrire brièvement deux de ses apports personnels, bien visibles dès l’ouverture de la vingtième édition du festival.

Les apartés
La gazette du festival du vendredi 8 novembre évoque, principalement et sur deux pages, une spécificité du festival mise en place par Jacques Madebène : Les apartés. Ces concerts particuliers se déroulent en préambule du festival, cette année du 2 au 7 novembre. Six artistes (Guillaume Farley avec Kahina, Gaële, Foray, Jules, Mathieu Lippé et Damien Robitaille) en quinze concerts ont apporté la chanson dans des lieux insolites (au Secours populaire, dans un centre de rééducation pour déficients visuels, une banque, une pharmacie, la place du marché, un hôtel, …) à un public qui n’a peut-être pas l’habitude de l’écouter. Une belle initiative concrétisée par des moments originaux d’échange et de convivialité autour de la chanson.

Le concert d’ouverture : Jules, Mathieu, Guillaume & Gaëlle
Jacques Madebène explique avant le concert : « J’ai demandé aux parrains des quatre dernières années (deux venant du Québec Gaële et Mathieu Lippé et deux français Jules et Guillaume Farley) s’ils pouvaient revenir pour fêter les 20 ans. Par amitié, ils m’ont dit oui. L’idée était de faire un spectacle en reprenant les chansons qui avaient marqué ces vingt ans de festival. Vous allez vivre un moment extraordinaire » Et oui, ce fut une belle création pour un spectacle à représentation unique. Sept artistes sur scène : les quatre parrains généreux et en pleine communion forment un groupe talentueux de copains, Kahina – épatante découverte – se révèle aussi douée au chant qu’au clavier, les deux excellents musiciens importés du Vilain Orchestra de Jules : Yvan Descamps (batterie) et Mathieu Debordes (clavier et trompette) complètent les trois guitares et basse des parrains. Ils démarrent en beauté par un énergique Déjeuner en paix de Stephan Eicher, les quatre chanteurs ensemble et les spectateurs tapant déjà dans leurs mains. Naissance d’un étincelant feu d’artifice pendant lequel crépiteront les recréations des chansons de Leforestier (Né quelque part), Adamo (La nuit), Clarika (Ne me demande pas), Arthur H (La lune), Nicolas Jules (Marie-Carole), Thomas Fersen (Les tours d’horloge), Ariane Moffatt (Je veux tout) et Damien Robitaille (Plein d’amour) du Québec, et du Belge Saule (Inventaire de notre amour). Un éclectisme caractéristique de la programmation de ce festival. Chaque parrain interprète deux titres de son répertoire. Chants à quatre, en duo ou en solo, moments rythmés ou plus intimes comme Les croix blanches chantées par Gaële et le nouveau titre marquant de Jules, Le trèfle à trois feuilles : que du plaisir ! Avec Tombé du ciel (Higelin), et Tomber la chemise (Zebda) repris en groupe, le final sera festif et dansant avec le public debout et applaudissant en rythme.

Jacques Madebène peut profiter pleinement de ce dernier festival avant de passer la main – et les clés – à son successeur Hervé Lamouroux, l’actuel directeur de la 2Deuche.


Photo de Une : Jacques Madebène & Emilie Marsh lors de l’ouverture des Rencontres Matthieu-Côte le 10 novembre 2019 ©David Desreumaux – Reproduction & utilisation interdites sans autorisation de l’auteur

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