HomeEntretien revuePierre Perret – « L’arme la plus difficile à manier lorsque tu écris est la dérision »

Pierre Perret – « L’arme la plus difficile à manier lorsque tu écris est la dérision »

Illustre, renommé, reconnu, Pierre Perret n’a jamais cessé d’être prolifique et malicieux. L’artiste nous reçoit chez lui à Nangis, afin d’évoquer Humour liberté, son dernier album paru à l’automne 2018. Nous nous installons autour d’une table immense, vide à moitié et à moitié pleine, de notes, de papiers, de livres. Travaux en cours, comme toujours. Des chansons, bien entendu, mais aussi une réactualisation de son Parler des métiers – deux mille cinq cents entrées supplémentaires –, un livre d’aphorismes… et pas d’ordinateur. Tout au stylo et au bloc-notes, face à son jardin.

 

Hexagone : Humour liberté vient de paraître. Pourrais-tu nous dire ce que ce disque représente de particulier pour toi ?
Pierre Perret : Tous mes albums mis bout à bout, c’est celui qui m’en a fait le plus chier ! Certainement l’effet du grand âge, mais j’ai serré les boulons comme jamais. Je n’ai jamais autant bossé que sur cet album, je crois. Tous mes albums ont été des accouchements dans la peine, mais là, ç’a été comme Le zizi, Lily, Le café du canal, Blanche et Mon p’tit loup réunies. Je cite au hasard celles qui m’en ont fait baver dans l’écriture, même si ce ne sont pas les seules. Dans cet album, il n’y a que des chansons qui m’en ont fait baver ! Même parmi les chansons humoristiques. C’est très compliqué, et c’est presque une gageure d’écrire encore des chansons humoristiques en trouvant toujours des choses que tu n’as pas dites. Arrivé au point où j’en suis moi, le seul truc que je peux redouter c’est de me mordre la queue. J’ai donc marché sur des œufs tout au long de la conception de cet album.

C’est paradoxal. Tu as une trentaine d’albums studio, tu as du métier comme on dit, on pourrait penser que c’est plus facile pour toi aujourd’hui.
C’est tout l’inverse – si on ne veut pas se reposer sur ses acquis, en se disant : « Bon, je peux toujours dire ce que je veux, aujourd’hui je ne crains plus rien. » Au contraire, il faut être plus vigilant que jamais pour ne pas être redondant. Certes on me retrouve, mais j’espère avec une autre dimension. Monter une marche quand tu écris depuis quasiment soixante ans… Si tu ne montes pas la marche, tu redescends. Ou tu y arrives, ou tu te tais.

84 ans est un âge de sagesse, mais Pierre Perret continue d’être indigné…
Ma révolte est intacte. Tu n’as certainement pas en tête le quart du tiers de mes chansons, et moi non plus d’ailleurs. Mais s’il y en a une dont je me souviens, en rapport avec ce que je suis en train de dire, elle est sur mon tout premier disque enregistré chez Barclay. La première chanson que j’ai écrite de toute ma vie s’appelait Le prince passe (voir Hexagone n°6). Dans mes dernières chansons, le propos est le même.

 

Dans cet album, il n’y a que des chansons qui m’en ont fait baver ! »

 

Nous allons revenir sur certaines chansons de l’album. Commençons par Humour liberté, d’où il tire son titre. Cela fait longtemps que tu luttes contre une certaine forme d’obscurantisme, au-delà des amis de Charlie dont il est question dans la chanson.
Bien entendu. Bien avant Lily j’avais déjà abordé ces rivages-là dans de nombreuses chansons. On l’a découvert beaucoup plus tard. Les gens se sont attardés sur d’autres chansons, que je ne renie pas du tout parce que ce sont des chansons que les gens sifflaient le matin en allumant la radio. Beaucoup faisaient des chansons d’amour, mais Tonton Cristobal, Cuisse de mouche, personne. Europe 1, RTL, France Inter et consorts pour réveiller les auditeurs le matin passaient souvent ce type de chansons. « Pour réveiller la France », disait-on.

Que tu sois résumé à ces chansons sautillantes a pu t’affecter ?
Je me sentais d’un côté victime de ma propre prosodie parce que quand, sur un même album, tu as des chansons comme Jeanine, Marcel, Blanche, il est un peu frustrant que jamais personne n’en fasse cas. Après, je ne me suis jamais assez pris au sérieux pour aller revendiquer le fait que j’étais plus ça que ça. Ce qui m’intéresse, c’est de voir les yeux des gens qui brillent dans la salle en écoutant ce que je raconte. Parce qu’en soixante ans l’engouement du public n’est jamais retombé. Ou quand je l’ai décidé : en 1974, au moment où je connaissais un succès colossal, c’est là que deux ans auparavant j’avais décidé d’arrêter ; j’ai pris une année sabbatique qui a duré deux ans… Avec Rebecca, on a fait le tour du monde et on ne s’arrêtait pas… parce que je n’en pouvais plus ! À l’époque, je donnais au moins deux cents concerts par an. Ç’a été mon rythme pendant des années, voire des décennies. À un moment donné je ne voyais plus rien, que la route, le pompiste, le théâtre et l’hôtel. Ce n’est pas de cette façon que tu peux créer. Et j’ai toujours souffert lorsque j’étais en manque de création, parce que j’ai toujours la création en éveil dans la tête, même la nuit comme cela m’arrive régulièrement. C’est chiant quand tu veux dormir… (Rires.) Tout ça pour dire que j’ai toujours été un homme libre, j’ai toujours écrit ce qui me plaisait, je ne me suis jamais rien interdit. « Hélas », diront certains. Mais c’est comme ça. Il faut me prendre comme je suis. Mais le bonheur que j’ai eu est de pouvoir chanter des dizaines de milliers de fois dans des salles combles. C’est un privilège extraordinaire et si quelqu’un a le droit de se plaindre, ce n’est pas moi !

Tu dis qu’il ne faut pas se répéter, et à l’écoute de l’album on a l’impression que tu es vraiment à ta place. Et ce n’est pas forcément la place qu’on attendrait de quelqu’un qui a une carrière comme la tienne : tu actualises les thèmes qui font les convictions. Humour liberté te ressemble. Nous sommes chez toi et, par exemple, on trouve sur les murs des dessins humoristiques qui datent de la révolution française et aussi des dessins de Siné, Cabu, etc.
Eux aussi sont des révolutionnaires, et ils ne m’ont jamais refusé un dessin. J’en ai dans mon escalier que j’avais demandés à l’occasion de mon dictionnaire d’argot. Chacun m’a fait une lettrine pour ce dictionnaire : Bretécher, Gotlib… Et ils me l’ont offerte.

Cette chanson, tout en étant dans l’actualité, vient raviver une conviction que tu portes depuis longtemps : la nécessité de l’espièglerie.
C’est vrai que je le porte en moi depuis toujours. De la même manière actuellement, il y a beaucoup de réactions du fait que j’ai dit que les Gilets jaunes avaient raison. Mais les gars qui bossaient à l’usine et venaient au café de mes parents quand j’étais gamin, je les voyais, c’étaient tous des Gilets jaunes. Des gens qui n’arrivent jamais à boucler le mois, des laissés-pour-compte ; qui ne sortaient jamais et n’avaient que le loisir et le grand luxe d’une partie de boules de temps en temps. Ça m’a toujours serré le cœur de voir ces gens-là venir demander à ma mère un crédit. On les voyait, ils regardaient leurs pompes. Ça m’a marqué très tôt. Donc un combat comme les Gilets jaunes me touche profondément. Je trouve de temps en temps des messages disant : « C’est facile ce genre de convictions quand on pète dans la soie… » Il y a un mec qui m’a fait marrer, il disait : « C’est quand même ahurissant qu’un mec qui descend à longueur d’année dans les trois étoiles et boit du Pétrus toute la journée ose tenir des propos pareils ! » Je lui ai juste dit en guise de réponse : « Mais j’en bois aussi la nuit ! » Que veux-tu ? Une chose est sûre : on ne peut pas plaire à tout le monde et à son père ! Mais j’ai suffisamment de gens qui m’aiment pour m’en contenter.

Comment expliques-tu ce phénomène d’être devenu un chanteur aussi populaire ?
C’est certainement la seule question de tout ce questionnaire à laquelle je ne pourrai pas répondre. Je ne sais pas. Il y a une seule chose en laquelle je crois, c’est le boulot. Quand on me dit : « Vous, vous avez de la chance, vous êtes doué… » Je ne crois pas. Si j’ai une forme de pensée marginale par rapport au commun des mortels, c’est un pour cent. Après, c’est du boulot. Je n’ai jamais connu d’autres recettes. Je ne m’en vante pas, c’est comme ça.

Pierre Perret © David Desreumaux – Reproduction interdite

C’est presque étonnant finalement de t’entendre dire que Le zizi fait partie des chansons qui t’ont demandé le plus de travail. Une douleur ?
Oui, trois ans et demi. Et je n’ai pas lâché le morceau, c’est le cas de le dire. Si tu voyais les brouillons, et tout ce que j’ai jeté – mais qu’il m’amuserait de lire aujourd’hui. Alors que tout le monde pense que c’est facile. C’est un investissement boulot incroyable, difficilement imaginable. Chaque fois que je suis près de sortir un disque, je me dis : « Est-ce que tu n’es pas en train de faire un truc d’escroc, là ? » Quand tu vends des disques par millions, tu peux être tenté de te dire qu’on va te faire crédit.

 

Les gars qui bossaient à l’usine et venaient au café de mes parents quand j’étais gamin, je les voyais, c’étaient tous des Gilets jaunes. »

 

Tu sors un disque et on va forcément en vendre. Et c’est vrai que tu vends, mais après ? Ça s’arrête vite si tu ne bosses plus. Voilà pour répondre à la question : « Comment fait-on pour traverser le temps ? » Je crois qu’il n’y a que le travail. Mais pour moi ce n’est pas du boulot, c’est du plaisir. Masochiste certes, mais j’ai eu la chance inouïe d’avoir la vie que j’ai, uniquement avec un stylo. J’ai un cal au doigt depuis des années, dû au stylo. Ce cal, c’est cinq cents chansons !

Le stylo, c’est ta façon de riposter. Avec cet album, Humour liberté. C’est ton arme à toi…
La seule que j’ai, la seule dont je me suis servi toute ma vie. Avec laquelle j’ai écrit Femmes battues, La femme grillagée, La p’tite Kurde, Riz pilé, Elle attend son petit… énormément de chansons sur les femmes. Je suis certainement – et ça va paraître encore présomptueux ce que je dis – celui qui a écrit le plus sur les femmes et les a défendues.

Pourrais-tu nous parler de Ma France à moi, raconter son histoire ?
L’histoire est courte, pardon si je l’ai déjà racontée. À la fin d’une interview, un journaliste me dit : « Mais Pierre Perret, cette France-là, d’aujourd’hui, ce n’est pas votre France à vous. » Je lui réponds que non. « Pourquoi ne le dites-vous pas ? » Je réponds que je ne pense pas que ça intéresse grand monde. Il me dit que je me trompe, et me met au défi d’écrire quelque chose. Je suis rentré chez moi, j’ai pris le bloc et j’ai écrit quatre pages d’un jet. Rebecca a tapé le texte pour le poster sur les réseaux. Les réactions ont été très importantes et des milliers de commentaires disaient que, maintenant, il fallait que j’en fasse une chanson. Mais c’est plus difficile de faire une chanson que d’écrire cinq pages. Et je m’y suis mis aussitôt. C’est pour cette raison que ça a mis quasiment trois ans et demi.

Au départ, tu avais souhaité donner à l’album ce titre-là.
Je trouvais le titre fédérateur, mais j’ai suivi les conseils. « Humour liberté, c’est quand même ta marque de fabrique », m’ont-ils dit. C’est vrai que ça mettait le doigt sur un bon département.

Autre chanson de l’album, Les émigrés. En 77, il y avait eu Lily. Le combat contre le racisme n’a pas tellement avancé…
Hélas. Et au contraire, je trouve que maintenant s’organise une autodéfense de ceux qui ne veulent pas être envahis… mais il y en a de plus en plus ! C’est un terrain sur lequel il faut continuer de se battre parce qu’en Europe la France est un des seuls pays qui tient un peu le coup, bien qu’avec un pourcentage inquiétant… Ça me fout une trouille bleue. Je crois qu’on ne se battra jamais assez contre ça.

Tu mets une bonne cartouche à l’Église également dans ton album.
Ce sont eux qui ont tiré les premières balles, j’en suis désolé ! Comme archétype de l’hypocrisie, il est difficile de trouver mieux. Il paraît qu’un prêtre ayant fait circuler une pétition pour demander la démission de Barbarin s’est fait virer directement par le pape. (NDLR : Pierre Vignon.) Il s’agit d’une omerta totale. Peu de chanteurs ont parlé des pédophiles.

Pédophile justement… Cette chanson, qui parle des prêtres détraqués ayant commis des actes de pédophilie, fustige aussi les autorités qui ont laissé faire…
Pour le refrain, je devrais donner des droits d’auteur à Barbarin parce que c’est une phrase qu’il a prononcée : « Grâce à Dieu merci les faits sont prescrits. » C’est surréaliste. On croit à l’invention, que je délire, mais ce sont eux les voyous. Dès que quelque chose me révolte je le dis. J’ai toujours dit ce que j’avais sur le cœur. Chaque fois que j’en avais gros sur la patate, je l’ai écrit dans des chansons. Sur l’avortement, Elle attend son petit. Nombre de faits de société que j’ai trouvés non comestibles… C’est justement parce que ce n’est pas comestible que je sais que personne ne va en parler. C’est mon côté un peu con-con, chevalier Bayard. On peut se foutre de moi, mais je m’en fiche.

C’est une manière d’ingérer la réalité que de parler de ces événements. On pourrait faire le choix de ne pas en parler.
Oui, beaucoup de mes collègues ont fait ce choix-là.

Est-ce qu’en parler, parler de Charlie, ça fait partie des chansons à écrire pour pouvoir continuer ?
Bien sûr. Quand on me demande : « Vous n’avez pas peur de ne plus rien avoir à dire ? » Les choses changent tellement, évoluent tout le temps, dans le mauvais sens… Tu as toujours des sujets. Ce n’est que maintenant que j’ai pu écrire Pédophile, parce que ce n’est que depuis peu qu’on sait, avec les nouveaux moyens de communication, que la planète entière est concernée : l’Irlande, le Canada, les États-Unis… Partout. Certainement aussi en Italie, mais là-bas ils sont ultra protégés. J’ai toujours eu pour sale habitude de mettre le doigt là où ça fait mal. Ce n’est pas une posture de ma part, c’est plus fort que moi.

Et en même temps, toujours ou souvent de façon gaie et légère. Ce n’est pas une souffrance pour celui qui t’écoute.
C’est le plus difficile à faire, sinon tu te suicides. Tu écoutes ça ? Tu te flingues ! Je vais te dire, l’arme la plus difficile à manier lorsque tu écris est la dérision, et ceux qui possèdent un vrai sens de la dérision, il n’y en a pas des quintaux.

 

La symbiose entre la musique et la rhétorique, c’est la clé qui ouvre le coffre. »

 

Parmi mes collègues, depuis Boby Lapointe jusqu’à Ferré – je donne là deux extrêmes. Chacun d’eux avait le sens de la dérision, tu vois ce que je veux dire. Brel avait le sens de la dérision. Mais Moustaki, là-dessus, c’est une page blanche. Ça ne veut pas dire que ses chansons n’étaient pas bonnes, mais la dérision est un outil extrêmement périlleux à manier.

Autant qu’une clé pour les chansons ?
Sans la dérision, je n’aurais pas fait passer le quart de mes chansons.

C’est surtout qu’elles n’auraient pas été audibles… On n’a pas toujours envie de s’infliger ça.
C’est une arme rare. Et il faut savoir la manier si on ne veut pas se foutre une balle dans le cul. Quand tout à l’heure tu me posais cette question : quel est le secret ? Je pense que c’est l’opiniâtreté, le travail et la dérision – ainsi que les soins attentifs que tu peux porter, dans mon cas, à la symbiose qui doit exister entre la musique et les paroles. C’est la clé qui ouvre le coffre. La symbiose entre la musique et la rhétorique. C’est même peut-être capital dans l’avenir et la pérennité d’une chanson ! Parce que, pourquoi une chanson traverse-t-elle le temps ? Une chanson peut se comparer à une recette de cuisine. Si tous les ingrédients ne sont pas emboîtés comme il le faut, deux personnes suivront la même recette mais le plat n’aura pas le même goût à l’arrivée. Une délicieuse, l’autre insipide. Ce qui fait qu’une chanson peut traverser le temps et séduire – en laissant des empreintes d’affectivité parfois profondes. En ce cas, tu n’as pas tout loupé.

Pourrais-tu nous parler de La communale ? C’est une respiration assez tendre dans l’album, entre nostalgie et moquerie vis-à-vis de la technologie moderne.
En passant, je décris la réalité : dans la cour de récré, on n’avait pas de portable, on jouait au rugby et à la castagne et ça nous faisait marrer. C’est une chanson truculente et tendre. Et les deux derniers vers sont significatifs : « Quand mon cœur y pense / Il reçoit ravi / Ces éclats d’enfance / Au soir de ma vie. »

On a l’impression que ce disque est un témoignage auprès des jeunes générations, une transmission d’expérience.
Oui, parce qu’il y a suffisamment de viande pour qu’ils s’aperçoivent que le sandwich n’est pas maigre. À la fin de Ma France à moi, je chante : « Cette chanson libre jaillie de mon cœur / J’aimerais que les écoliers l’apprennent par cœur / Car cette France-là, tel est mon vœu / Je souhaite qu’elle soit demain leur France à eux. »

Pierre Perret © David Desreumaux – Reproduction interdite

Le clin d’œil à Django est également émouvant dans cet album.
En guise de récré, j’ai dressé un panégyrique de tous les jazzmen que j’ai écoutés, parce que pratiquement toute ma vie j’ai écouté les mêmes disques : Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Armstrong… Tous ces gens que je cite là-dedans m’ont bercé dès l’âge de 14 ans, le jour où j’ai acheté mon premier tourne-disque Philips. Mon idole était Charlie Parker.

Vas-tu tourner un peu avec Humour liberté ?
Courant 2019. Je ne fais plus de tournée. J’ai fait ça toute ma vie : une ville par jour, impossible. Mais s’il faut en faire une dizaine, une douzaine dans le mois, ça va. De toute façon comme ce n’est que du plaisir… Mais je ne veux pas que l’excuse du plaisir justifie une fatigue qui n’est plus de mon âge. Je ne parle jamais de mon âge mais il est certain que ça compte. Je ne vois pas la fatigue. Je rentre en scène, je sors deux heures un quart après, et je me fais engueuler par ma femme. Rebecca me dit : « Tu ne peux pas faire une heure quarante-cinq comme tout le monde ! » Mais ils ne veulent jamais lâcher le morceau, salle debout, etc.

Propos recueillis par David Desreumaux



Entretien paru dans le numéro 11 de la revue Hexagone.

Retrouver la chronique de l’album Humour liberté, à la page 54 du numéro 10 d’Hexagone.


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