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3 minutes sur mer, la lumière dans la mélancolie

3 minutes sur mer, la lumière dans la mélancolie

3 minutes sur mer, c’est un coup de cœur à la première écoute… Depuis, une évolution impressionnante, grandir tout en restant soi-même. 

Guilhem Valayé

Photo Marie-Hélène Blanchet

Il y a un peu plus d’un an maintenant que j’ai découvert 3 minutes sur mer. A cette période-là, Guilhem Valayé participait à The Voice, et je me souviens encore de la claque que j’ai prise en l’entendant reprendre Avec le temps de Léo Ferré, et de cette émotion qu’il avait réussi à faire passer même derrière un écran de télé. C’est ce qui m’a poussée à creuser pour en savoir plus sur lui, et donc sur 3 minutes sur mer, composé de Guilhem Valayé, Samuel Cajal et Johan Guidou.

À l’époque où j’animais le blog Les cartons musicaux, je l’avais défini Guilhem comme étant un « poète mélancolique », après avoir écouté l’album live «Des espoirs et des singes ». Depuis, j’ai revu régulièrement 3 minutes sur mer sur scène. Alors j’ai vu le projet évoluer et grandir. Des petits concerts intimistes à la Menuiserie à celui du Pan Piper l’année dernière, des nouvelles chansons de l’EP Catapulte sorti il y a quelques jours et de leur futur premier album studio en préparation à leurs premières parties des concerts de Zazie aux Folies Bergères cette semaine, ils ne cessent de me surprendre et de me toucher pour de multiples raisons. Alors aujourd’hui, j’ai plutôt envie de dire que Guilhem est le poète mélancolique d’un 3 minutes sur mer lumineux. Parce que 3 minutes sur mer, c’est ça. C’est la lumière dans la mélancolie.

Samuel Cajal

Photo Marie-Hélène Blanchet

Quand j’ai découvert les nouvelles chansons, j’ai été catapulté vers l’endroit d’où l’on vient… J’ai regardé Les enfants des autres avec moins d’amertume que de tendresse. Je suis restée en apnée, il fallait que ça passe. J’ai couru après un Papillon noir. J’ai eu envie de respirer, de croire que tout ira bien. J’ai retrouvé l’appétit en poésie. J’ai eu à la fois peur et envie d’ouvrir la Cage. J’ai été touchée par la colère d’une alouette. J’ai écouté L’optimiste, aperçu une ombre puis une lumière. Et j’en sentis le cœur cogner, cogner… Pour cette nouvelle étape, 3 minutes sur mer s’est agrandi avec l’arrivée de Matthieu Lesenechal aux claviers et de de Yann Féry à la guitare et à la basse. La force des textes est sublimée par des accompagnements musicaux fabuleux et le tout est réalisé par Jeff Hallam. Le résultat est tout simplement magnifique.

3 minutes sur mer

Photo Marie-Hélène Blanchet

Jeudi soir, aux Folies Bergère, ils ont été grands, très très grands. Et ce, malgré une voix qui a décidé de jouer des tours juste le jour où il ne faut pas. Il est difficile ce rôle d’ouvreur de soirée, mais dès le premier titre, le public est conquis. Ils livrent leur musique, partagent leurs émotions, et en provoquent en retour. La complicité entre eux se ressent, ils donnent autant qu’ils profitent de cet instant, ce qui le rend encore plus joli. On se laisse vibrer et porter aux sons complètement dingues de la gratte de Sam, de la batterie de Johan et du clavier de Matthieu, tout en se laissant transporter et retourner par les mots et l’interprétation de Guilhem. Quand des artistes associent et offrent leurs multiples talents, en y mettant en plus toute leur âme dedans, ce qu’on reçoit est d’une intensité impressionnante. Encore plus que d’habitude, Guilhem m’a spécialement touchée. Parce que malgré les conditions, il n’était pas «en démonstration», mais uniquement dans le partage du moment présent. La fragilité en était belle, tout comme la sincérité que cela dégageait. L’intensité de son regard et la profondeur de son interprétation donnent toujours une dimension encore plus forte aux titres en live. Et puis, il a ce truc qui fait qu’il vient te choper en quelques secondes, et que ses mots viennent se déposer et faire chaud, juste là, au coin du cœur. Ce soir-là, ils étaient grands, ils étaient beaux, ils étaient lumineux.

Qu’on se le dise, 3 minutes sur mer est au sommet de son art ! Un projet plus qu’abouti et d’une qualité qui se fait rare. Ça ne peut être que le début d’une route que je leur souhaite la plus belle et la plus longue possible.  


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