HomeReportagesTwo People Live Session – 2 Bossone sinon rien !

Two People Live Session – 2 Bossone sinon rien !

Photo David Desreumaux

Photo David Desreumaux

Ecoute Hexagonaute, je ne vais pas t’en faire des tartines mais j’ai un truc à te raconter. Hier, j’ai vécu mon concert où c’est qu’il y avait le moins de monde dans la salle. Et pourtant, ça affichait complet. On était deux ! Attends j’t’explique.

Tu connais Jérémie Bossone ? Ouais, celui dont on t’a fait un dossier il n’y a pas si longtemps. Oui très chouette le dossier, je suis d’accord avec toi. Alors figure-toi, et si tu suis l’activité scénique de l’artiste je ne t’apprendrai rien, figure-toi donc que Jérémie est accompagné sur scène par son frangin Benjamin. Notamment au clavier mais pas seulement parce que le garçon est capable de pas mal de prouesses sonores qui font beau sonner Bossone comme un big band en gros.

Les deux gars ont mis sur pieds un concept qui tient debout et qui est des moins banals. Habitué à répéter ensemble chez Benjamin, ils ont décidé d’ouvrir régulièrement leurs répétitions au public d’une certaine façon. Ils convient au gré de leurs envies et de leurs séances deux personnes à assister à ce qui n’est rien d’autre qu’un concert privé. Un vrai truc de privilégiés, je suis bien d’accord ! Comment ça se passe ?

Photo David Desreumaux

Photo David Desreumaux

Alors, Benjamin et Jérémie commencent par te dire « ah on aimerait bien vous inviter à une Two People Live Session. » Oui parce que c’est le nom du concept « Two People Live Session ». Alors toi, comme t’es poli, curieux et amateur de belles chansons tu réponds « oh-putain-génial-que-oui-merci-d’avoir-pensé-à-nous-attends-je-prends-mon-agenda-mais-de-toutes-façons-je-suis-dispo » et tout démarre de là.

Le jour J, tu te fais beau et tu débarques au lieu dit à l’heure mais pas trop tard, histoire de pouvoir boire un coup bavarder avant le début des représailles musicales. Nous, hier on a picolé fait causette un moment avant que les gars débutent le show parce que la nuit ne voulait pas tomber. Elle veillait tard et révisait son solstice, alors nous on la mattait en coin, rêvant de lui faire un bon gros croche-pattes, histoire de la faire tomber pour de bon. Jérémie a fini par fermer les rideaux et opta pour un « ben quand faut y aller, faut y aller ». Avec Flavie, on n’y est pas allés, on est restés dans le canapé nous. Avec la bouteille de pif notre carnet à coté pour prendre des notes pendant qu’eux les joueraient.

Photo Jérémie Bossone

Photo Jérémie Bossone – Le public est dans le canapé, les casques sur les oreilles, face aux artistes.

Et là, Hexagonaute, je suis un peu emmerdé de te dire ça comme ça parce que je vois bien qu’en écrivant ces lignes je fais de la pub et de la promo pour les Bossone et que ça va être compliqué pour eux de faire passer tous les prétendants à cette Two People Live Session. Ben ouais, imagine que 50 000 personnes par jour (et je minimise grave) lisent cette rubrique pendant ne serait-ce qu’une semaine. Et bien, samedi prochain, vous serez 350 000 à vouloir assister à la répète des Frangins. Soit 175 000 sessions. A raison d’une voire 2 maxi par semaine, tu vois la feuille de route hein ? Mais bon, je me dois de faire mon taf et de te dire un peu l’effet ressenti.

Alors, Bossone, je l’ai vu plusieurs fois sur scène cette année et j’ai pris ma méchante claque. Donc, je ne venais pas me faire gifler à nouveau mais vivre une expérience à la fois insolite et plaisante. J’ai été servi. Imagine un peu. Tu es à 2 mètres de la « scène », assis confortablement dans un canapé, un casque sur les oreilles qui t’isole de tout bruit parasite et permet une écoute et une concentration sans pareilles. Si l’atmosphère est détendue et chaleureuse, permettant quelques mots entre chaque morceau, c’est un vrai concert qui se joue devant tes yeux. Benjamin comme Jérémie ne font pas semblant, ils envoient. Du lourd. Jérémie chante, interprète et joue comme il le ferait devant les Trois Baudets pleins à craquer.

D’ailleurs, niveau setlist, rien de surprenant. C’est le contenu du moment qui est servi. Ca démarre avec Rien à dire, juste pour te mettre dans le bain et bien faire monter l’émotion. Ensuite, ça déroule. Dans le désordre et sans être exhaustif : La tombe, Pierrot, L’érotique, Scarlett, Toujours rester, Galway, Décomplexe etc. J’arrête là, t’avoueras qu’il y a déjà du costaud.

Photo David Desreumaux

Photo David Desreumaux

Après le rappel, oui m’sieur dame t’as bien lu, on a même eu droit au rappel, la salle se remet en configuration salon et le Fanta coule à flot. On discute, on rigole, on fait la photo souvenir, on raconte comment on a vécu ce moment d’exception, tout ça quoi. Et puis, on reparle chanson et poésie pour finir la bouteille de Bordeaux Fanta et forcément, à un moment donné, le Vicomte de Bragelone et Marceline Desbordes-Valmore reviennent alimenter la discussion (Voir dossier). En France tout finit par des chansons pour Beaumarchais, tout finit par la poésie en Bossonie.

Un merci puissance gigagrand à Benjamin et Jérémie pour cette expérience bourrée d’humanité.

Voir la galerie de photos ici.

Photo David Desreumaux

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