Askehoug : Je te tuerai un jeudi

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Certes Askehoug impressionne avec sa grosse moustache mais ne le réduisons pas à cette paire de bacchantes ! Il y a bien plus intéressant chez lui.

Comme cette écriture sombre, noire, teintée d’un humour macabre qui n’est pas sans renvoyer aux textes de Prévert ou Dubillard où l’absurde est savamment distillé. Dans Je te tuerai un jeudi, ici présenté, Askehoug promet à sa douce de lui régler son compte. Tout cela avec un calme, un naturel et sans jamais aucun débordement ni effusion quelconque. C’est contenu, maîtrisé, grave et irrésistible à la fois.

Un piano, une contrebasse et une batterie porte ce texte plus parlé que chanté. Il y a du Arthur H et du Bashung dans les intonations, aucune pâle copie cependant. Donc rien de grave. Du plaisir, que du plaisir et beaucoup de talent. On attend la suite et un nouvel album avec impatience.


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