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L’effet Boeuf aux Trois Baudets

L’effet Boeuf aux Trois Baudets

Photo David Desreumaux

Photo David Desreumaux

Jeudi 5 mars dernier, dans l’écurie des Trois Baudets, j’avais surtout rendez-vous avec Jérémie Bossone. Je ne t’en cause point ici car on te prépare un dossier sur sa personne à paraître dans quelques semaines. Donc, tu attendras, c’est comme ça.

Non, je vais te causer juste deux secondes, et te proposer une vidéo, d’un gaillard passé en première partie du Bossone cité plus avant. Fabien Bœuf qu’il s’appelle le keum. J’avais été contacté par son attachée de presse et m’en étais allé écouter son nouvel album, paru tout récemment, intitulé Dans les cordes. Le garçon avait retenu toute mon attention en offrant un album faisant la place belle aux cordes (mais pas seulement), donc, mais ne négligeant ni les textes, ni les mélodies. De sa voix douce et cristalline, il montre un être sensible bien installé dans son époque même s’il ne la cautionne pas totalement. « Est-ce que rien ne peut changer / De la cravate au col d’acier / A l’eau des rivières brouillées / Si tous les papillons voulaient / Battre la même aile / Peut-être le chaos serait paix / Soyons patients ou soyons fous / Demain demain / Soyons patients ou soyons fous / Demain les anges ce sera nous » constate-t-il sur Demain les anges.

Photo David Desreumaux

Photo David Desreumaux

Toute la délicatesse et le raffinement présents sur ce disque, j’avais peur de les perdre sur scène, dans une interprétation en seules guitare-voix. Lecteur à moi que j’ai, sache que j’ai été bluffé. Et souvent touché par l’interprétation et la profondeur du garçon. Cette sensibilité que j’évoquais plus haut, Fabien Boeuf en fait montre à mort sur scène également, passant de la folk acoustique à la demi caisse Hofner avec pareille pudeur, retenue et engagement à la fois. Seul en scène, il parvient à capter l’attention, libérer des émotions qui te chopent et tiennent par le licou. On oublie violon, violoncelle et mandoline et la forme épurée présentée convainc. Grandement.

C’est très beau, on est baladés et balladés entre Renan Luce, Cabrel et Fred Bobin. Tu avoueras qu’il y a plus mauvaise compagnie.


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