8.8 C
Paris
jeudi, avril 15, 2021

Buy now

- publicité -spot_img
Home Blog Page 128

Festival DécOUVRIR de Concèze, du 12 au 18 août

1

Hexagonaute salut, j’ai deux mots à te dire.

Je serai bref j’te jure mais cependant précis

à propos d’un festoche où tu prendras plaisir

entre la Mère Nature, la chanson, le récit.

Rien n’se joue à Paris mais en pleine Corrèze

dans un p’tit bled bien calme, au pays de Matthias

Vincenot le bien nommé. Le pat’lin c’est Concèze

qui s’allume tous les ans pour 7 jours de grande classe !

 

Matthias tu le connais, il organise, bien sûr,

le beau Prix Moustaki, les Soirées en Sorbonne.

Il aime mêler Chanson à la littérature

Il aime croiser les genres et les styles qui détonnent.

Mais sois sans crainte l’ami, avec ou sans musique

on se frise l’hémistiche autant que les moustaches !

Jamais tu ne t’ennuies jamais rien n’est basique,

poèmes et ritournelles ensemble ne font pas taches.

 

Vise la prog ci-dessous, viens m’en dire des nouvelles

j’te la laisse intégrale, pour que tu puisses juger

que j’te baratine pas. J’te r’tourne pas la cervelle,

j’te vends pas ma cam’lote, arrête tes préjugés.

Regarde d’un peu plus près, t’en r’connaitras certains

qu’on a hexagonés ou qui le s’ront demain

J’sais pas c’que tu fais, du 12 au 18 août

Moi je s’rai à Concèze sans l’ombre même d’un doute !


CONCEZE13ème Festival DécOUVRIR de Concèze
du 12 au 18 août 2015.
… et à Pompadour (le 12, 21 heures), à Tulle (le 13, 21 heures), à Juillac (le 16, 16 heures).
Entre le 14 et le 18 août, les soirées ont lieu à Concèze à 20 heures 30, Salle du Foyer rural.

« Croiser poésie et chanson, univers et styles, dans un esprit d’ouverture et de découverte ».

Organisé par Matthias Vincenot (directeur artistique du Festival) et l’association DécOUVRIR, avec le soutien de la municipalité et du Foyer rural de Concèze


Mercredi 12 août, 21 heures, Pompadour, sur les Terrasses du Château
En cas d’intempéries : Manège de l’Orangerie

En partenariat avec la Communauté de Communes du Pays de Pompadour et les municipalités de Concèze et de Pompadour,
et en association avec Poésie et Chanson Sorbonne.
Partenariat technique : Benson’. Partenariat piano : Les Pianos d’Objat.

Lancement du Festival, avec un avant-goût donné par :
Bernard MENEZ, Caroline LOEB, Philippe AMBROSINI, Antoine COESENS, Emilie MARSH, Etienne CHAMPOLLION et l’Ensemble DécOUVRIR, Frédéric PELLEGEAY (sous réserve), TOMISLAV et GARANCE, Matthias VINCENOT.


Jeudi 13 août, 21 heures, Tulle, Place Monseigneur Berteaud
En cas d’intempéries : Salle Latreille, impasse Latreille

Premier soir du Festival en partenariat avec la Ville de Tulle et dans le cadre des Jeudis de Tulle

Philippe AMBROSINI
Homme de théâtre, de café-théâtre et de cinéma, il est connu du grand public pour son rôle du lieutenant Di Meglio dans la série Boulevard du palais (France 2), qu’il incarne avec brio depuis 1999. Lumineux, passionné, il est un acteur à la large palette, jouant aussi bien dans des films d’Eric Rochant, Karim Dridi, Brigitte Roüan ou Michaël Youn, qu’au théâtre où il a magistralement repris et interprété la pièce Un détenu à Auschwitz du poète Alain Bosquet.

POMME
Ce brin de jeune fille tempétueuse, passionnée et animée d’un étonnant optimisme a déjà, à 19 ans, une identité musicale bien affirmée. Résolument folk, elle compose en français et en anglais, laissant transpirer des influences country revendiquées. Ses textes, personnels et d’une déroutante maturité, évoquent avec sensibilité mais sans mélancolie les émotions à fleur de peau des jeunes de son âge. Elle vient d’enregistrer son premier EP chez Fiction / Polydor (Universal Music).

Inès DESORAGES
Une tension lumineuse se dégage de ses chansons. Sous un ciel d’humeurs variables, les sentiments contraires avancent à l’unisson. Tels les embruns sur la vague, les mélodies survolent un jeu de guitare épuré, aux résonances classique et folk, laissant entrevoir un univers en clair-obscur, entre légèreté, cruauté, tendresse et dérision.


Vendredi 14 août, 20 heures 30, Concèze

CLARIKA
Un univers original, drôle et naïf éclairé d’une voix mutine. Ses mots sont sa magie pour colorer le quotidien et ses chansons forment un bouquet qui joue autant de la couleur forte que de la demi-teinte…. Elle concocte ses textes comme des tranches de vies qui touchent par leur sensibilité mais aussi par leur côté cru, vrai et juste. Avec un jeu singulier de fragilité et d’acidité, elle rebondit toujours sur les mots pour les rendre mélodieux.

Emilie MARSH
Après avoir remporté le Prix du jury et le Prix du public aux tremplins le Mans cité Chanson et Pic d’or de Tarbes, après les Francofolies de La Rochelle et le Festival de Barjac, Emilie revient à Concèze. Poésie dans les mots et rock n’roll dans l’attitude, sensible et sauvage, c’est la douceur d’une voix mêlée à l’énergie scénique d’une GuitarHeroin. « Explosive, (…) elle électrocute, s’exécute et exécute. (…) c’est la rage aux tripes dans un écrin de velours » (Hexagone.me)

« POESIE EN LIBERTE » et « PLACE DE LA SORBONNE »
Poésie en Liberté (directeur artistique : Matthias Vincenot) est un concours international de poésie, via Internet, pour les lycéens, étudiants et apprentis. Place de la Sorbonne est la revue internationale de poésie de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV).
Des comédiens feront entendre le dynamisme de la poésie actuelle dans toute sa diversité. Les poèmes seront dits par Philippe AMBROSINI, Antoine COESENS (prendre photo de l’an dernier), Selma COUCHY et Frédéric PELLEGEAY (sous réserve).

Matthias VINCENOT
Accompagné par l’Ensemble DécOUVRIR, il dira des poèmes de son tout nouveau recueil Génération deux mille quoi (éd.Fortuna), un ouvrage inscrit dans l’époque, à l’écoute des soubresauts du monde, mais aussi des mille incidents de la vie. Il restitue les préoccupations mais aussi le quotidien de cette génération, avec une écriture « limpide et profonde », comme l’avait qualifiée Andrée Chedid. Il « pourrait même réconcilier le grand public avec la poésie » (François-Xavier Maigre, La Croix).


Samedi 15 août, 20 heures 30, Concèze

François ROLLIN
Journaliste, humoriste, acteur et scénariste. Il tient une chronique hebdomadaire dans la Matinale de France Inter, est co-auteur et metteur en scène de Guy Carlier, Jean-Jacques Vanier, Arnaud Tsamère, Vincent Dedienne et l’Ensemble de Trompettes de Lyon. A Concèze il laissera au vestiaire les habits de ce célèbre « Professeur Rollin » pour dire, en toute simplicité mais avec passion, les mots de son maître Victor Hugo. Combien de mots? Jusqu’à plus soif, tout bêtement!

Bernard MENEZ
Il a joué dans une cinquantaine de pièces de théâtre à Paris et en province, dont Le Roi des Cons de Wolinski, en passant par la Comédie Française. Acteur dans une soixantaine de films, dont deux Prix « Jean Vigo », il a aussi enregistré une quarantaine de chansons, via 3 albums, dont Jolie Poupée, (disque d’or en 1985). Il proposera 4 ou 5 chansons, dont une inédite : Sur le marché de Papeete, des textes humoristiques (de Vincent Roca et/ou Robert Rocca)….et éventuellement quelques anecdotes…

Francis COFFINET
Poète, plasticien, acteur. Auteur de nombreux livres de poésie dont Je suis allé au soufre natif (éd.Cahiers Bleus), Épreuves Chamaniques (éd. Alidades), les fleuves du 6ème sens (éd.Dumerchez) et d’ouvrages d’artistes, il a aussi adapté en français Kenji Miyazawa et créé, avec des musiciens, le Trio Sinistra. « … la parole ne lui a été confiée que pour disparaître aussitôt dans une chambre d’échos se dissipant et vibrant comme une corde de guitare entendue de très loin » (Salah Stétié).

Baptiste W. HAMON et Alma FORRER

Nourri de folk américain, de Dylan à Cohen, en passant par T. Van Zandt, Baptiste W. Hamon renoue avec ses racines françaises. Sans renier son héritage folk/country, il écrit désormais dans la langue de Molière, comme une évidence. Jouant avec une voix frêle et éraillée, le jeune auteur-compositeur-interprète évolue dans un registre poétique et mélancolique.

Alma Forrer est une jeune artiste française, influencée par la poésie des maitres du songwriting américain autant que par celle de chanteurs français comme Barbara, Jacques Brel, Jacques Bertin ou Graeme Allwright. C’est en écoutant Joan Baez, Marie Laforêt et Cora Vaucaire qu’elle écrit ses premiers textes. Elle a auto-produit son premier EP, sorti en 2014 et prépare actuellement le second, prévu pour septembre.


Dimanche 16 août, 16 heures, Juillac, salle des fêtes (place de la Mairie)

Rencontre en poésie et en chanson,
en partenariat avec la municipalité de Juillac et la Sacem.

Différents participants au Festival viennent rencontrer le public, certains diront leurs poèmes, d’autres sortiront les guitares et chanteront : Hervé ANNONI, Laurence BOUVET, François CORBIER, Jean-Gabriel COSCULLUELA, Eric DUBOIS, Pierre FESQUET, Eric GUILLETON. Animé par Matthias VINCENOT.


Dimanche 16 août, 20 heures 30, Concèze

François CORBIER
Accompagné par Éric Gombart (guitare), David Gorthcinsky (contrebasse) et Alain Chapelain (accordéon), il fera entendre quelques titres de son nouvel album, Vieux lion, dédié à Jean Cabut dit Cabu, dessinateur à Charlie Hebdo, assassiné le 7 janvier 2015. Il évoque son métier, ses cauchemars, ses amours, ses rêves, mais aussi ses doutes, ses effarements et ses colères maquillées en poésie. L’humour cependant n’est jamais bien loin…

Eric DUBOIS
Poète, responsable de la revue en ligne Le capital des mots, son dernier livre vient de paraître : Le cahier. Le choix sémantique. Choix de textes 2004-2009 (éd. L’Harmattan). Il publie aussi en revues. Sa quête poétique s’articule « autour de l’enfance quant au langage, de ses inquiétudes à fleur de peau quant à l’existence, du sentiment de l’abîme et de l’inutile que vient adoucir la recherche de l’amour» (Pierre Kobel).

Clémence CHEVREAU (MECHE)
Auteure-compositrice-interprète s’inspirant d’abord de chanson française, puis, un peu plus tard de rock … Ce sont les relations, les gens qui l’inspirent, ce sont les erreurs, et la vie qui s’impose… Des émotions en blanc et en couleurs. Le premier EP de Mèche, son groupe, J’t’aime plus, est sorti en mars 2015. Clémence, seule le temps d’un concert, d’une voix cristalline vous emmènera en voyage dans ses univers, tout en douceur.

Jean Gabriel COSCULLUELA
Ecrivain, traducteur d’espagnol, éditeur (Lettre Suit chez Jacques Brémond & Atelier des Grames et Espaces de peu, Atelier des Grames), il a publié une quarantaine de livres (éd. Atelier des Grames, J. Brémond, Créaphis, Fata Morgana, Méridianes, La Passe du Vent), et écrit dans des revues françaises et étrangères et sur internet. Son dernier titre paru est Et la terre, rien (Créaphis, 2014). Il lira des textes sur ses origines (Haut-Aragon, Pyrénées espagnoles).

Jules NECTAR
Il se dégage de ses chansons une atmosphère intimiste, entre joie et mélancolie, où l’optimisme affleure toujours. Certaines racontent des histoires, d’autres décrivent avec détachement, ironie et poésie des instants, des émotions ou des sensations. Sur scène, Jules s’accompagne à la guitare. Un sampler, un harmonica et une valise pour grosse caisse créent des ambiances variées au service de ses textes.


Lundi 17 août, 20 heures 30, Concèze

Michael LONSDALE et Pierre FESQUET : Entre ciel et terre
La voix feutrée de Michael Lonsdale, la voix ferme de Pierre Fesquet et l’accompagnement musical d’Etienne Champollion font revivre Charles Péguy, à travers des extraits de son œuvre, faisant découvrir le poète pèlerin, celui de l’espérance, celui du combat, celui de l’artisan d’Orléans. Une poésie de la terre qui rejoint la poésie mystique… et touche tout le monde.

Caroline LOEB
Depuis deux ans, elle joue son spectacle musical George Sand, ma vie, son oeuvre, mis en scène par Alex Lutz, et dont le succès ne tarit pas. Elle est à la fois auteure, metteuse en scène et comédienne, mais c’est la chanteuse qui viendra au Festival faire découvrir quelques-uns de ses titres. Elle interprétera des chansons de ce spectacle, quelques bijoux de Gainsbourg mais aussi un certain « C’est la ouate », tube incontournable des années 80 …

Eric GUILLETON
Musique des mots, textes denses et ciselés, mélodies finement rythmées. Une mélancolie prégnante, des déambulations, des histoires d’amours croisées et décroisées. Du regret que sans cesse contrarie l’espoir. Il y a le temps et l’espace, les saisons, des ambiances palpables. Et des mercis en bout de plages. Il y a la vie. Son dernier disque, Ces temps d’errances, enregistré avec l’ensemble DécOUVRIR, vient de sortir.

Hervé ANNONI
Chef d’entreprise et poète, il dira des extraits de son dernier recueil, Peau Neuve (éd. Edilivres, 2015). « Peau Neuve est mon premier recueil de poésie à voir le jour sans alcool. Il est un peu jeune, naïf et distrait. Je me plais à le dire et le chanter dans la rue, les bars et partout où la poésie se veut de chair et de sang ».


18 août, 20 heures 30, Concèze

Jean-Jacques DEBOUT
Depuis Les Boutons dorés (1959) il enchaîne les succès, avec ses propres titres comme avec ceux composés pour Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. Nos doigts se sont croisés (1964) lui vaudra la première Rose d’Or d’Antibes. Puis, avec Chantal Goya, il crée le music-hall pour enfants. Bourlingueur des étoiles, son premier album original depuis 15 ans, est sorti en 2013 et il vient d’achever l’écriture de la comédie musicale Sans Famille, d’après Hector Malot.

Christian FOUGERON (RAFT)
Auteur-compositeur-interprète de Yaka dansé, disque d’or avec le groupe Raft dans les années 80, il présente son spectacle Rendez-vous où tu sais…, créé à partir de son dernier album solo Pluie d’orage (Chris’Music/2013). Au chant et à la guitare, accompagné sur certains titres par l’Ensemble DécOUVRIR, il interprètera aussi bien les tubes de Raft que des chansons de ses albums solo.

Laurence BOUVET
Poète de l’intime, elle explore les arcanes de l’âme, taraudée par une question : que peuvent atteindre les mots des raisons qui font de l’être un « être humain » et, plus encore, un « être pour la mort » ? Elle aborde la mélancolie, la solitude, la mort, la folie et penche vers les limites incertaines entre la réalité et la perte de celle-ci. Prix Arthur Rimbaud 2005, son dernier recueil Comme si dormir, a été publié en 2013 (éd. Bruno Doucey).

GARANCE et TOMISLAV
C’est du théâtre que vient Garance. Elle se présente avec justesse et grâce, fait résonner ses mots au travers d’un son brut, sans apprêts. C’est de Croatie que vient Tomislav mais pas sa musique. Il prend la chanson comme une décharge émotionnelle de sa voix rocailleuse, écorchée, posée sur sa guitare acoustique. Comptabilisant à eux deux près de 700 concerts, ils décident de s’accompagner et de mélanger sur scène leurs répertoires.

Certains chanteurs, comédiens et poètes seront accompagnés par Etienne Champollion et l’Ensemble DécOUVRIR

Etienne CHAMPOLLION
Multi-instrumentiste, il maîtrise piano, accordéon, guitare, percussions, etc. Compositeur, il a rédigé cycles de mélodies et pièces variées, de l’instrument solo aux grands orchestres et a répondu à de nombreuses commandes au sein d’ensembles professionnels et amateurs. Il dirige l’Ensemble DécOUVRIR pour lequel il réalise tous les arrangements.

L’Ensemble DécOUVRIR
Né en 2012 lors de la 10ème édition du Festival DécOUVRIR, dont il a pris le nom, il s’est spécialisé dans l’accompagnement de chanteurs et de poètes. Composé de 7 pupitres permanents, d’un quintet à cordes, d’une clarinette et d’un piano, il est la réunion de jeunes musiciens, issus de cultures musicales différentes. Sa spécificité est de proposer un répertoire et des interventions sur mesure à la rencontre des musiques actuelles et classiques : Etienne CHAMPOLLION : piano, accordéon, guitare, arrangements / Louis THEVENIAU : clarinette / Vincent IMBERT : premier violon / Benjamin CLOUTOUR : second violon / Florian TEXIER : alto / Astrid BATY : violoncelle / Elisabeth CALLOT : contrebasse.


A Concèze, les périphéries du Festival, organisées par la municipalité du 12 au 18 août :

Exposition « Laissez-vous conter l’ardoise »
Ici, l’ardoise est omniprésente : couvertures, mais aussi murs, clôtures, dallages. Depuis de nombreux siècles, elle donne à ce territoire son identité et son caractère ; elle fait partie de notre histoire. (du 12 au 18 août, toute la journée puis à la sortie des spectacles, Salle de la mairie)

Exposition « Les pierres folles … »
Une exposition de photos originales vous fait découvrir la belle harmonie des paysages et du bâti Corrèzien. (du 12 au 18 août, toutes les matinées puis à la sortie des spectacles, Salle du Foyer Rural)

Exposition « Le mini voyage dans le temps »
Un passionné, Christian Veyne, a rassemblé des miniatures représentant les outils et techniques du début du siècle … (du 12 au 18 août, de 18 heures à 19 heures 30, rue des promeneurs )

Visite libre de l’église du village :
Caractéristique de l’évolution architecturale entre choeur roman et nef gothique avec de très originaux chapiteaux historiés romans et de magnifiques dessins muraux restaurés . (du 12 au 18 août, toute la journée puis à la sortie des spectacles, place du village)

Restauration rapide avant et après le spectacle.

Par ailleurs, l’Auberge de Concèze vous réservera le meilleur accueil midi et soir pendant toute la durée du Festival : 05 55 25 55 84.

Partenaires : Conseil régional du Limousin, Conseil départemental de la Corrèze, Communauté de Communes du Pays de Pompadour, Ministère de la Culture, municipalité de Concèze, municipalité de Tulle, municipalité d’Arnac-Pompadour, municipalité de Juillac, Sacem, Benson’, Pianos d’Objat, France Bleu Limousin, EDF, association Poésie et Chanson Sorbonne, Intermarché Pompadour , Groupama, Poésie en Liberté, Sodigel, La Boucherie, Auberge de La Mandrie, Auberge de Concèze, Université Paris-Sorbonne (Paris IV), Crédit agricole Centre France, Lascaux Travaux publics, Groupe Valade, Côteaux du Saillant, Berthou immobilier, Garage Battier, Contant entreprise Sas , Latitudes services, Transdev, Immonot, Sothys, Prix Georges Moustaki, Académie Charles Cros, Printemps des Poètes

Two People Live Session – 2 Bossone sinon rien !

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Ecoute Hexagonaute, je ne vais pas t’en faire des tartines mais j’ai un truc à te raconter. Hier, j’ai vécu mon concert où c’est qu’il y avait le moins de monde dans la salle. Et pourtant, ça affichait complet. On était deux ! Attends j’t’explique.

Tu connais Jérémie Bossone ? Ouais, celui dont on t’a fait un dossier il n’y a pas si longtemps. Oui très chouette le dossier, je suis d’accord avec toi. Alors figure-toi, et si tu suis l’activité scénique de l’artiste je ne t’apprendrai rien, figure-toi donc que Jérémie est accompagné sur scène par son frangin Benjamin. Notamment au clavier mais pas seulement parce que le garçon est capable de pas mal de prouesses sonores qui font beau sonner Bossone comme un big band en gros.

Les deux gars ont mis sur pieds un concept qui tient debout et qui est des moins banals. Habitué à répéter ensemble chez Benjamin, ils ont décidé d’ouvrir régulièrement leurs répétitions au public d’une certaine façon. Ils convient au gré de leurs envies et de leurs séances deux personnes à assister à ce qui n’est rien d’autre qu’un concert privé. Un vrai truc de privilégiés, je suis bien d’accord ! Comment ça se passe ?

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Alors, Benjamin et Jérémie commencent par te dire « ah on aimerait bien vous inviter à une Two People Live Session. » Oui parce que c’est le nom du concept « Two People Live Session ». Alors toi, comme t’es poli, curieux et amateur de belles chansons tu réponds « oh-putain-génial-que-oui-merci-d’avoir-pensé-à-nous-attends-je-prends-mon-agenda-mais-de-toutes-façons-je-suis-dispo » et tout démarre de là.

Le jour J, tu te fais beau et tu débarques au lieu dit à l’heure mais pas trop tard, histoire de pouvoir boire un coup bavarder avant le début des représailles musicales. Nous, hier on a picolé fait causette un moment avant que les gars débutent le show parce que la nuit ne voulait pas tomber. Elle veillait tard et révisait son solstice, alors nous on la mattait en coin, rêvant de lui faire un bon gros croche-pattes, histoire de la faire tomber pour de bon. Jérémie a fini par fermer les rideaux et opta pour un « ben quand faut y aller, faut y aller ». Avec Flavie, on n’y est pas allés, on est restés dans le canapé nous. Avec la bouteille de pif notre carnet à coté pour prendre des notes pendant qu’eux les joueraient.

Photo Jérémie Bossone
Photo Jérémie Bossone – Le public est dans le canapé, les casques sur les oreilles, face aux artistes.

Et là, Hexagonaute, je suis un peu emmerdé de te dire ça comme ça parce que je vois bien qu’en écrivant ces lignes je fais de la pub et de la promo pour les Bossone et que ça va être compliqué pour eux de faire passer tous les prétendants à cette Two People Live Session. Ben ouais, imagine que 50 000 personnes par jour (et je minimise grave) lisent cette rubrique pendant ne serait-ce qu’une semaine. Et bien, samedi prochain, vous serez 350 000 à vouloir assister à la répète des Frangins. Soit 175 000 sessions. A raison d’une voire 2 maxi par semaine, tu vois la feuille de route hein ? Mais bon, je me dois de faire mon taf et de te dire un peu l’effet ressenti.

Alors, Bossone, je l’ai vu plusieurs fois sur scène cette année et j’ai pris ma méchante claque. Donc, je ne venais pas me faire gifler à nouveau mais vivre une expérience à la fois insolite et plaisante. J’ai été servi. Imagine un peu. Tu es à 2 mètres de la « scène », assis confortablement dans un canapé, un casque sur les oreilles qui t’isole de tout bruit parasite et permet une écoute et une concentration sans pareilles. Si l’atmosphère est détendue et chaleureuse, permettant quelques mots entre chaque morceau, c’est un vrai concert qui se joue devant tes yeux. Benjamin comme Jérémie ne font pas semblant, ils envoient. Du lourd. Jérémie chante, interprète et joue comme il le ferait devant les Trois Baudets pleins à craquer.

D’ailleurs, niveau setlist, rien de surprenant. C’est le contenu du moment qui est servi. Ca démarre avec Rien à dire, juste pour te mettre dans le bain et bien faire monter l’émotion. Ensuite, ça déroule. Dans le désordre et sans être exhaustif : La tombe, Pierrot, L’érotique, Scarlett, Toujours rester, Galway, Décomplexe etc. J’arrête là, t’avoueras qu’il y a déjà du costaud.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Après le rappel, oui m’sieur dame t’as bien lu, on a même eu droit au rappel, la salle se remet en configuration salon et le Fanta coule à flot. On discute, on rigole, on fait la photo souvenir, on raconte comment on a vécu ce moment d’exception, tout ça quoi. Et puis, on reparle chanson et poésie pour finir la bouteille de Bordeaux Fanta et forcément, à un moment donné, le Vicomte de Bragelone et Marceline Desbordes-Valmore reviennent alimenter la discussion (Voir dossier). En France tout finit par des chansons pour Beaumarchais, tout finit par la poésie en Bossonie.

Un merci puissance gigagrand à Benjamin et Jérémie pour cette expérience bourrée d’humanité.

Voir la galerie de photos ici.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Entretien au long cours avec Imbert Imbert : une vie, un métier et une contrebasse !

5

Imbert Imbert était de passage à Lyon le 6 juin dernier, invité par Meedy Sigot, l’enthousiaste organisateur du festival « La Grande Côte en solitaire », un festival de l’art vivant en solo assez unique en France. Une soirée du festival était consacrée à la contrebasse, l’instrument essentiel de notre artiste. Hexagone a saisi l’occasion pour aller l’interroger sur son parcours et son répertoire. Un entretien passionnant avec un artiste hors norme sur scène et d’une grande simplicité en dehors.

Photo Anna Mano
Photo Anna Mano

Hexagone : Comment as-tu débuté sous le nom d’Imbert Imbert ?
Imbert Imbert : Mon premier album date de 2007 et c’est en 2008 que j’ai obtenu le premier prix à Le Mans Cité Chanson. Cette année là a été terrible : j’ai eu le prix des Francofolies de La Rochelle, puis le coup de coeur de la FNAC au Printemps de Bourges. A Montauban, pour « Alors Chante », j’ai reçu le prix du public et celui des professionnels. C’était vraiment une année incroyable, un truc de dingue ! Ensuite en 2010, pour le deuxième album, je n’étais plus considéré comme une « découverte » et ça a été beaucoup plus difficile. Depuis, ça va, je vis, mais ça n’est plus la fête comme en 2008.

Hexagone : Tu as quand même eu une critique dans Télérama.
Imbert Imbert : C’est vrai j’ai eu Télérama. Et beaucoup de professionnels me respectent et me soutiennent. Avec les radios nationales c’est beaucoup plus difficile, à l’inverse des radios locales. Je pense que les gens qui me connaissent savent que je ne me fous pas de leur gueule et que c’est un travail sérieux que je propose.

Hexagone : Tu as commencé la musique tout de suite avec la contrebasse ?
Imbert Imbert : J’ai commencé par le piano entre 6 et 13 ans avec une prof très gentille que j’aimais beaucoup. Je me suis mis à la basse électrique vers 13 ou 14 ans et à la contrebasse à 16 ans. J’ai arrêté l’école en seconde à 17 ans après avoir redoublé plusieurs fois. A partir de là je me suis consacré vraiment à la contrebasse. Pendant 5 ans j’y ai passé 24 heures sur 24. À Montpellier, dont je suis originaire, je travaillais le classique au conservatoire et le jazz au JAM (Jazz Action Montpellier).

Hexagone : Et pourquoi la contrebasse ?
Imbert Imbert : Parce que c’est magnifique. Parce que c’était rare aussi et que j’aime bien faire mon intéressant. J’aime bien qu’on me remarque quand je me promène dans la rue, en sueur, dans la Grande Côte de la Croix-Rousse à Lyon !!!!

Hexagone : La musique classique, ça ne t’a pas intéressé ?
Imbert Imbert  : Je venais plutôt du rock et du jazz et je suis tombé sur un bonhomme qui s’appelle Bruno Chevillon. C’est un grand contrebassiste de jazz que j’ai dû voir pour la première fois avec Marc Ducret et Daniel Humair quand j’avais 15 ans. J’ai été frappé par le bonhomme. A 20 ans, je travaillais comme un malade au conservatoire et il y avait un stage « contrebasse solo et impro libre » avec Bruno Chevillon. J’y suis allé et j’ai passé deux jours avec lui. Ca a été terrible : il m’a retourné comme une crêpe. A cette occasion je l’ai vu dans un solo qui s’appelait « Pasolini ou la rage sublime » où il lisait du Pasolini en même temps qu’il improvisait des trucs improbables à la contrebasse.
Après ça, j’ai continué à travailler mon instrument et à faire ma petite vie de musicien. En 2005 j’ai fait ma première maquette sous le nom d’Imbert Imbert. J’avais laissé un message à Chevillon sur My Space « merci de m’avoir ouvert les yeux » et il m’a répondu « j’adore ton disque »

Hexagone : Entre temps tu avais joué dans plusieurs groupes ?
Imbert Imbert : A Montpellier j’avais fait pas mal de musette. Harmoniquement parlant c’est une super école. Si tu sais jouer le musette et le blues…. tu as toutes les bases. Le jazz complique un peu tout ça mais les fondamentaux sont dans le musette et le blues. Je suis monté à Paris en 2003 et c’est là que je suis rentré dans le Jim Murple Memorial, un groupe de rhythm and blues assez connu. Je suis devenu intermittent et j’ai connu vraiment le métier de musicien. Jim Murple aimait surtout le reggae et le rock steady. J’ai tourné un an avec eux, ce qui a été très instructif mais je n’étais pas vraiment le musicien qui leur convenait. Mon idole c’était Bruno Chevillon qui fait de la musique contemporaine, du jazz improvisé juste à l’opposé de ce que faisais Jim Purple.

Photo Thibaut Derien
Photo Thibaut Derien

Hexagone : Et à quel moment t’es-tu mis à l’écriture ?
Imbert Imbert : J’avais écrit des lettres d’amour… je pense que l’amour a fait beaucoup pour la poésie et pour l’écriture en général. Ca a fait couler de l’encre. J’ai commencé comme ça. Après quoi, à 18 ans, j’ai écrit une chanson d’amour pour ma maman pour lui dire merci de m’avoir laissé grandir tout seul. L’écriture de chansons a vraiment démarré après une rupture amoureuse.

Hexagone : Et ton permier album, ça a été un gros boulot pour le sortir ?
Imbert Imbert  : Oui, ça a été un gros boulot. J’avais commencé à écrire des chansons en arrivant à Paris en 2003/2004. J’étais un peu désespéré. Je n’avais même pas l’idée d’accompagner ces chansons à la contrebasse. En 2005 j’ai du faire la première partie de De Rien, le groupe de Thibaut Derien. Je m’étais retrouvé en résidence avec De Rien pour leur nouveau spectacle et pour mon nouvel album. J’avais prévu de faire leur première partie en m’accompagnant à la guitare car j’avais écrit mes chansons en m’accompagnant à la guitare ou au piano. Le metteur en scène qui nous faisait travailler m’a demandé de lui chanter une chanson. Je me suis donc accompagné à la guitare…  et il m’a pris la tête pendant deux heures. Le lendemain je lui ai chanté la seule chanson que j’avais prévu de faire avec la contrebasse. La larme à l’oeil il me dit alors « là je n’ai rien à dire ». Du coup j’ai décidé de reprendre toutes les chansons pour la contrebasse. Il me restait 15 jours pour le faire avant le spectacle. Voilà c’est comme ça que ça a démarré.
J’ai beaucoup travaillé la contrebasse parce que je voulais devenir le plus grand contrebassiste du monde… et puis je me suis rendu compte que ça n’était pas l’essentiel dans la vie de devenir le plus grand contrebassiste du monde. Au départ l’écriture des chansons était donc séparée de la contrebasse. Et à un moment donné ça s’est assemblé, un peu par hasard, et ça s’est avéré être une évidence.

Hexagone : Ce que tu racontes dans tes chansons, c’est vraiment ce que tu penses  et ce que tu vis?
Imbert Imbert : Ce que je pense oui, mais ce que je vis pas forcément. Quand je chante une chanson d’amour il faut que je puisse dire des choses atroces sans que la personne concernée ne se sente visée. Il faut que je puisse être détaché de ce que je raconte. Mais ça peut être une histoire qui s’est passée il y a dix ans ou une autre qui se passera dans dix ans.

Hexagone : Ta chanson Sexe, drogue et girolles, c’est tout un programme ?
Imbert Imbert : Au départ j’ai trouvé ces mots et je me suis demandé ce que je pouvais mettre autour de ça. Et ça m’a paru évident que le mec finissait en prison. Et s’il est en prison, c’est qu’il n’était pas bien à l’école. Moi, effectivement, je n’étais pas bien à l’école. Et donc ça parle beaucoup de l’école et du cursus dans la vie. La chanson parle de moi mais elle se finit en prison et je n’ai jamais été en prison. Je n’ai jamais dealé de LSD…. même si j’ai aimé ça quelque fois.

imbert-imbert-31-05-2015-@derien-mano-roques-
Photo Anna Mano

Hexagone : Cette chanson me rappelle très clairement les années de l’après 68 que tu n’as pourtant pas connues.
Imbert Imbert : Je ne les ai pas connues mais un peu quand même à travers mes parents. Ils ont pris une maison en ruines à côté de Montpellier et ils l’ont retapée. A leur façon ce sont un peu d’anciens soixante-huitards. Je les ai vus quelques fois fumer des joints…. Mais je ne leur ai pas posé plus de questions que ça et après j’ai fait mon expérience personnelle. Ce sont des parents qui se sont très bien occupé de moi, qui m’ont porté tout en me laissant libre. 68 c’était aussi un combat pour la liberté. Ils m’ont donc éduqué dans cette idée-là.
Après j’étais très mal à l’aise à l’école. Je n’étais vraiment pas dans mon élément. Et ça, mes parents l’ont compris. Quand j’ai voulu arrêter l’école, ils n’étaient vraiment pas d’accord. Mais c’est la première fois que je me suis mis à travailler quand j’ai commencé la contrebasse. Je me suis alors rendu compte que je pouvais peut-etre devenir musicien… je n’avais pas le choix en fait.

Hexagone : Et qu’est ce que tes parents pensent de tes chansons ?
Imbert Imbert : Je crois qu’ils sont fans. Lors de mon premier concert en première partie de De Rien, ils sont montés à Paris sans que je le sache. Ils ont même réussi à joindre la régie de la salle où j’allais jouer au Zébre de Belleville pour leur dire qu’ils allaient arriver avec un quart d’heure de retard. Ils ont obtenu que le concert soit décalé d’un quart d’heure. On m’a annoncé ce retard sans me donner la cause réelle. J’ai fait ensuite mon concert et à la fin de la première partie j’ai entendu une voix qui m’interpellait de la salle. C’était mon père qui se léve. Silence dans la salle. « Oui je voulais dire que quand il avait 17 ans j’ai voulu l’empêcher d’arrêter l’école… et aujourd’hui je me flagellerais d’avoir fait ça ». C’était incroyable. Il était soixante-huitard et il avait fait plein d’études. Mais être soixante-huitard c’est bien aussi être un jour contre ses parents. Mais c’est aussi une histoire de développement personnel. Un jour ou l’autre il faut choisir sa vie.

Hexagone : Il y a beaucoup d’idées anarchistes dans tes chansons. Tu les connais les anars ?
Imbert Imbert : Oui, je les connais. Mais comme les vrais anars qui ne veulent même pas se dire anar, je ne veux pas me laisser enfermer dans une catégorie musicale. Me dire anarchiste c’est me catégoriser et ça, je ne veux pas. Je suis pour la liberté, pour l’autonomie et pour l’utopie d’une humanité meilleure que ce qu’elle est. Et ça serait mieux si on arrivait à se passer des pouvoirs. Mais c’est plus compliqué que ça en a l’air. De mon côté j’essaie d’être le plus autonome possible, de causer le moins de soucis possible à mon voisin.
J’habite une partie du temps dans une usine du Tarn dans un collectif composé de pas mal d’anarchistes qui ne se revendiquent pas comme tel mais le vivent. A 10 on a acheté une usine qu’on retape avec des ateliers pour les artistes ainsi que nos habitations. Et depuis peu on a pris aussi un logement à Bruxelles où je passe un tiers de mon temps, l’autre tiers se passe dans le Tarn et le dernier tiers en tournée. Bruxelles c’était un phantasme pour moi et ma chérie et c’est vraiment sympa comme ville. Dans le nord les gens sont hyper sympas. On y rencontre plein de gens étonnants et il y a un bon vivier alternatif ou underground. Et en même temps c’est à 1 heure 20 en train de Paris, ce qui est bien pratique pour les tournées.

Photo Jean-Luc Clercq Roques
Photo Jean-Luc Clercq Roques

Hexagone : Et qui s’occupe de tes tournées ?
Imbert Imbert : j’ai travaillé un moment avec Caravelle mais ils ont mis la clef sous la porte. C’est officiel depuis 2 jours : je vais travailler avec Dany Lapointe, la petite fille de Boby Lapointe. Elle s’occupe de Printival, le festival de Pézenas. En 2012, elle a monté un spectacle autour de Boby Lapointe avec Marie Aumoine, la directrice artistique de Chantons sous les Pins. Elle m’a appelé pour participer à ce projet où j’ai chanté Ca va ça vient, une chanson que je me suis vraiment appropriée et Petit homme qui vit d’espoir, une chanson très belle et beaucoup moins connue. Leur idée de départ était de faire 2 concerts et puis finalement on en a peut-être fait 150. On s’est vraiment régalé et c’est comme ça que j’ai mieux connu Dany. Elle est manager de Dimoné : je lui ai donc demandé récemment de s’occuper de moi et elle a accepté.

Hexagone : Tu viens à Lyon pour un spectacle en solo. Mais tu travailles aussi avec d’autres musiciens ?
Imbert Imbert : J’ai fait une tournée en duo avec un batteur qui s’appelait Frédéric Jean. Pour le troisième album j’ai essayé de tourner avec Bruno Chevillon. On s’est éclatés ensemble mais comme il est très pris, c’est une star du jazz moderne, François Pierron qui accompagne Loïc Lantoine l’a remplacé. Et puis là je suis tombé sur Stephen Harrison qui accompagne Sarah Olivier, un musicien vraiment disponible. Il est merveilleux : c’est un anglais complètement charismatique qui vient du rock. En même temps c’est un personnage complètement opposé au mien. On se régale et on rigole à fond. Il donne beaucoup de légèreté à mes chansons et à mes spectacles. Ca fait très longtemps que je superpose les contrebasses dans mes enregistrements et je continue comme ça à le faire avec lui. Si ça ne coûtait pas aussi cher, si je pouvais faire un spectacle avec 3 ou 4 contrebasses, je le ferais.

Hexagone : Et Bruno chevillon, il a beaucoup participé à ton 3ème album ?
Imbert Imbert : Oui quand même. J’ai beaucoup préparé à l’avance. Il est venu 3 jours à l’usine dans le Tarn. La base était posée. Il a travaillé comme un peintre en rajoutant des sons et c’était magnifique. Avec Stephen Harrison on s’imbrique beaucoup plus. Sur une chanson j’ai fait appel à un musicien qui m’a fait un arrangement de cuivres et de conques, le coquillage ! Ca donne une chanson un peu exceptionnelle qui se distingue de l’ensemble.
Je suis en train de préparer maintenant le 4ème album et au lieu de faire des empilements de contrebasses comme je le fais habituellement, je voudrais faire quelque chose de beaucoup plus « live ». Stephen sera des nôtres. Grégoire Gensse qui joue du piano et de la trompette avec le cirque Plume sera là aussi. C’est un jeune homme de 29 ans qui a beaucoup d’avenir. Il y aura aussi Denis Charolles, un batteur assez incroyable. On va passer du temps à répéter ensemble, ce que je n’ai encore jamais fait. J’ai vraiment envie d’enregistrer live ce qui est vraiment exceptionnel pour moi.

Photo Anna Mano
Photo Anna Mano

Hexagone : Il est déjà très avancé cet album ?
Imbert Imbert : J’ai déjà 13 chansons… que je trouve toutes bien. Il y en aura peut-être 12 ou 14. On verra. Comme on dit, ce sera l’album de la maturité… pour la troisième fois. Je me suis pas mal détendu. J’aurai quelques chansons qui font chanter les gens comme je le fais grâce aux accords majeurs de Sois mort et tais toi dont les paroles sont pourtant très dures. Quand j’écris des chansons, je les chante le plus vite possible sur scène et, quand elles marchent, je les garde et je finis par les enregistrer. Après, à la sortie de l’album, je suis bien sûr obligé de les chanter un petit moment.

Hexagone : est-ce que les salles dans les quelles tu chantes sont de plus en plus grandes ?
Imbert Imbert : Non, c’est assez stable. Je chante dans de grands centres culturels comme dans des petits bars. Ce que je fais est assez intimiste. Je fais ma petite route et les gens qui viennent m’écouter sont en général contents et reviennent. Mais, en terme de communication, j’ai des progrès à faire sûrement. Quand j’ai été une « découverte » avec le premier album, j’ai pu aller partout pendant 3 ans. Avec le deuxième album je n’étais plus une découverte. Et c’était très différent et ça n’était plus la folie médiatique du 1er. Le 3ème album je l’ai fait tout seul sans manager, sans attaché de presse… mais bon j’ai un peu de mal avec les attachés de presse ! Bien sûr il ya aussi « L’autre distribution » qui s’occupe de mes disques. Ils tiennent le choc dans un métier difficile. On a besoin d’eux car Deezer ne rapporte rien. Mais c’est avec la scène que je gagne ma vie. J’adore pourtant le travail en studio pour sortir un album.


Un prochain concert d’Imbert Imbert : le 21 aout à Verfeil sur Seye (82)

Photo de une : Thibaud Derien

Faites de la chanson : festival à Arras du 20 au 27 juin

0

D’habitude je te parle des concerts et des festivals que je connais et que j’apprécie. Mais aujourd’hui je vais évoquer un festival où j’aimerai aller et des concerts que j’aimerais bien voir. D’habitude je m’adresse plutôt aux hexagonautes de la région toulousaine, mais aujourd’hui – après les marseillais – cet article est plutôt destiné aux hexagonautes nordistes.

faites de la chanson 06Faites de la chanson (et ça se passe autour du 21 juin !) : un nom qui sonne bien et qui est, à lui tout seul déjà, tout un programme. Un festival organisé par une association Di Dou Da qui, au cours  de l’année, permet la découverte de nouveaux talents lors de son Cabaret découverte mensuel (Garance et Jérémy Bossone, par exemple, sont venus chanter cette année), et qui lors du festival offre une large place au chant amateur. Quelle affiche ! D’abord les spectacles que j’aimerais voir. Cela démarre par Thomas Pitiot – organisateur lui aussi d’un très beau festival Aubercail – et son spectacle (joué ici pour la deuxième fois) sur Vassiliu, où entouré de sept musiciens il fait revivre ce répertoire, riche de trouvailles musicales et de textes poétiques, qui nous fait voyager sur les rives afro-caribéennes et nous parle d’Afrique, d’amour, d’amitié, de révoltes et de rythmes chaloupés. Cela se termine par Yves Jamait dans « Au revoir  Tachan », en présence d’Henri Tachan. Sans oublier Lemeslissime une création concoctée et  mijotée par Hervé Lapalud (conception et mise en scène) et Jonathan Mathis son acolyte (direction musicale et arrangements), avec les chanteurs amateurs de Di Dou Da et des musiciens  (il nous en avait parlé lors de son interview ici dans Hexagone) sur les chansons écrites par Claude Lemesle (l’auteur de mille chansons de Dassin à Leforestier) et en sa présence. Sans occulter « la bibliothèque de Clarika » : un concert littéraire. parcours dans l’univers des romancières qui l’ont marquée mêlé avec son propre répertoire musical.

Photo Emilie Micou
Photo Emilie Micou

Ensuite voici les spectacles que je te recommande : Wally, bien sûr, l’humoriste guitariste aveyronnais spécialiste des chansons courtes et irrésistibles ; David Sire dont j’ai grandement apprécié le dernier spectacle Bidulosophie et dont tu peux lire ici l’interview d’Hexagone. Et puis va voir les artistes dont Hexagone t’a parlé comme Nicolas Jules (dont tu peux voir le dossier Hexagone ici du début d’année) : un artiste inhabituel, original et poétique, qui ne ressemble à personne. Comme Gauvain Sers – Hénin Beaumont étant proche géographiquement d’Arras – et Karimouche. Et enfin tu peux aussi découvrir des artistes comme, entre autres, Claire Elzière qui chante Leprest et Guillaume Farley. Tu peux découvrir la liste de tous les artistes sur la photo en début d’article et le programme complet sur le site ici de Faites de la chanson. Et puis ceux qui connaissent le festival m’ont vanté l’ambiance et la convivialité en me citant le village du festival et son estaminet.

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Une ambiance particulière existe notamment grâce aux boîtes à chanson : scènes ouvertes quotidiennes du festival à l’heure du déjeuner (de 13h à 14h) ou à celle de l’apéro où tu peux t’offrir ce plaisir d’interpréter librement, en compagnie de pianistes professionnels, les chansons de ton choix. Nota : une Boîte à chanson « géante » le 21 juin pour la fête de la musique. Les chanteurs amateurs sont aussi présents sur scène (par exemple avec les premières parties Chant’Amateur de Di Dou Da). Les stages (d’écriture, de chant et d’interprétation) amènent un autre plus et celui « d’écriture et mise en musique d’une chanson » est animé par Hervé Lapalud et Jonathan Mathis. Tu peux aussi assister aux interviews publiques des artistes programmés dans la journée ; et Les Heures Avec te permet de faire de belles découvertes, tous genres musicaux confondus, tous les jours de 18h15 à 19h15 lors de concerts gratuits. Hexagonaute du haut, ne perds pas le nord et n’hésite pas : va faire un tour (de chant) ou plusieurs à Faites de la chanson et dis moi koi t’en as pensé. Si tu es convaincant l’an prochain j’essaierai peut être « le grand voyage ».

 

Festival Chanson et mots d’Amou

0

affiche-cma-2015Festival Chansons & Mots d’Amou. Encore tout récent puisqu’il fêtera sa quatrième édition les 7, 8 et 9 août prochains, le festival présente de sérieux atouts pour s’imposer comme un rendez-vous incontournable de qualité littéraire.

Soucieux de son contenu, Amou propose une mise en regard de la chanson et du patrimoine littéraire dont elle est héritière.

Dans le cadre des arènes d’Amou, c’est la chanson qui toréera autour de Camille, invitée d’honneur du festival, et de Simon Dalmais pour un concert exceptionnel : « Hommage H. Bassam » (le 8 août), ainsi que la création de Gaël Faye  en trio vocal et les concerts de Chloé Lacan, Arbon , Frédéric Pages et Gaëlle Cotte, David Sire, Alexandra Hernandez.

Dans le jardin de Baigthosse, Marie Christine Barrault (Marraine du festival) et Stanislas de la Tousche lisent des textes d’écrivains voyageurs (Le Clézio, Cendrars, Kerouac, Stevenson, Moitessier) accompagnés par Simon Dalmais, Gaëlle Cotte et Félix Beguin.

Autour des spectacles, le festival propose de nombreuses animations : l’apéro littéraire et musical, les rendez-vous sous le cèdre du café-chanson, les ateliers pour petits et grands. Amou, c’est dans le sud des Landes, c’est t’es dans les parages à ce moment-là, je crois que ça vaut le coup d’y faire un saut !

 

All’arrabbiata se déguste un peu partout

0

Hexagonaute Marseillais : tu me dis qu’Hexagone parle majoritairement de concerts … parisiens. Que depuis octobre dernier tu commences à trouver des reportages, annonces et interviews autour d’artistes Toulousains (ça se rapproche !) Et que depuis quelques mois tu as un chroniqueur lyonnais et une nantaise. Mais toujours rien sur Marseille ! Alors hexagonaute marseillais : cet article est pour toi. Le cabaret All’arrabiata passe deux jours, en fin de semaine, à Marseille : ne le rate pas !

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Le cabaret All’arrabiata koikecé ?  C’est un spectacle extraordinaire dont Hexagone, le premier a parlé ici pour sa naissance Chez Ta Mère. All’arrabbiata : un spectacle à la sauce relevée, piquante, qui reste en bouche et procure du plaisir. « Depuis longtemps, je n’avais plus vu un spectacle aussi fort, aussi prenant. … Les textes sont cyniques, d’une grande intelligence et d’une âpre dureté. Chaque scène débute comme une fable, l’histoire semble excessive dans son traitement, et l’imagination débordante. On sourit, on rit. … C’est intelligent, inventif. Sous le prétexte d’une histoire, le doigt est mis sur ce que l’on accepte et que l’on ne devrait pas, sur nos lâchetés au quotidien et on se sent mal à l’aise. Cela parle du pouvoir, du rapport entre les dominés et les dominants, des dominés qui ne se révoltent pas, de la lâcheté, de la cruauté, de notre non humanité. … C’est surtout un spectacle réussi. Les acteurs sont vraiment fantastiques, la mise en scène ne nous laisse pas nous poser, les chansons et leurs mélodies mettent de la gaieté et de l’enthousiasme, l’écriture amène des images surprenantes, l’humour est très présent. … un cabaret satirique à voir, et à revoir ». 

all arrabbiata 05Un cabaret satirique, au travers de chroniques enragées d’Ascanio Celestini saupoudrées de chansons engagées du répertoire italien. Je disais aussi dans cette chronique : « Promis, je t’annoncerai les dates à Toulouse, dans la région et celles… à Paris. » Je t’avais annoncé les deux dates en mars où le cabaret a rempli le Bijou. Et voici les nouvelles dates. En fin de semaine, on peut déguster le cabaret All’arrabbiata loin de ses bases. D’abord dans le magnifique amphithéâtre naturel de l’ancienne carrière de Boisseron (est-ce bon pour celle du cabaret ?!). Ensuite deux jours à Marseille. Et début juillet, il fera un retour sur sa scène natale Chez ta mère pour trois représentations.


All’arrabiata jeudi 18 juin : carrière de Boisseron (34) – vendredi 19 juin : Equitable café à Marseille (13) – samedi 20 juin : Casa Consolat  à Marseille (13) – du 1 au 3 juillet Chez ta mère à Toulouse (31)

 

Private Part 3 : Demi Mondaine a fait son cirque électrique !

3

Demi Mondaine s’est livré à un exercice de haute voltige rock pour ce Private Parts troisième du nom, le 4 juin au Cirque électrique !

Avis à la population hexagonale ; cette chronique de concert contient une dose, toute juste supportable, d’idiomes anglo-saxons et de multiples références idoines. Don’t panic ! (garde ton self-control donc). Ton webzine favori n’a point été « hacké » par un suppôt de l’impérialisme américain ou par un adepte de la secte NRJ ; il était tout bonnement illusoire de ne pas user d’anglicismes pour te narrer ce « Private Part Number 3″… Ne serait-ce que parce que les deux invité(e)s de Demi Mondaine interprètent leurs morceaux dans la langue de Shakespeare ! Bonnie Li partage avec Alone and me un autre point commun, même si elle triche un brin en se faisant accompagner d’un machine man ; ce sont toutes deux des One-woman-band (ne commence pas à râler, je t’avais prévenu).

Comme elle l’affirme elle-même avec un vrai sens de la formule, Emilie Clem a un fucking project avec Alone and me ! Et si le projet en question est de surprendre, de déranger, de captiver… Et bien, c’est réussi ! Avec son look résolument punk mais classe – tempes rasées, courte crinière crétoise, ample tunique dévoilant l’épaule – on s’attend à la voir arpenter fiévreusement la scène et c’est assise, guitare en main et jamman aux pieds, qu’elle débute son set. Sans doute pour mettre le public en confiance, pour le faire entrer tranquillement dans un univers musical envoûtant qui oscille entre passion rageuse et douceur, compos ciselées et orchestrations dépouillées. Très vite, celui-ci partage l’état de transe qui est le sien. A l’issue d’un set court mais intense, elle finit par poser sa guitare et se lève pour chanter, nous haranguer presque… Et puis, elle saute dans le public, le traverse et part sans se retourner. Une sortie imprévisible, gonflée, à son image…

DM-CircusBonnie Li a beau nous avoir souhaité la bienvenue à bord de leur Air Bonnie Li avec beaucoup d’affabilité, je ne suis pas pour ma part parvenu à décoller avec elle. Son « Electro Trip Hop Abstract » ne m’a pas véritablement fait vibrer. J’emploie ce verbe à dessein ; le solo de batteur à main  – oui, celui pour la cuisine – était amusant et celle qui se présente comme la « Voodoo Doll dont les shows envoûtent autant qu’ils électrisent » est vraiment charmante avec ses grands yeux noirs et son grand noeud rouge planté dans sa chevelure de jais. Force de reconnaître qu’elle a une vraie présence et une réelle maîtrise, elle aussi du looper et des effets mais il faut sans doute être plus avide de nouvelles contrées sonores que je ne suis, pour vraiment apprécier ses compositions chantées tantôt en anglais, tantôt en mandarin. Malgré tout, elle et son discret acolyte Elia M nous ont tout de même gratifiés d’une version de Shout de Depeche Mode plus qu’intéressante…

Les Demi Mondaine ont fait preuve d’un bel altruisme en invitant non pas une, mais deux artistes, avec lesquelles forcément, ils partagent sincérité et générosité. En réduisant d’autant la durée de leur propre set… et c’est bien là mon seul reproche ! La promesse d’une plus grande « intimité » que lors de Private Parts 2 a été plus que tenue. La taille « réduite » de cette salle, attenante au chapiteau où se déroulait le concert proprement dit, nous a vite rapproché les uns des autres, nous forçant à partager la chaleur ambiante et plus si affinités ; une température idéale donc pour un show de la toujours très hot Béa ! N’allez pas soupçonner de ma part une quelconque idolâtrie à son égard ; sans son complice Mystic Gordon à la Guitare, Sarah à la basse et Dimi à la batterie, Béatrice ne pourrait sans nul doute exprimer tout son talent scénique ni donner corps à ses textes, aussi sauvages qu’empreints de poésie. Demi Mondaine est un gang à la complicité hautement avérée, au vu des fous rires échangés, des tendres embrassades et le premier de ces complices est bien le public, qui hurle de joie lorsque Béa se roule à terre, bien évidemment sur Private Parts, sans doute pour être digne de ce cadeau fait par l’iguane… Elle laisse volontiers la « vedette » à ses musiciens, mais continue à focaliser notre attention, faussement alanguie, les bras suspendus autour de la barre qui traversait le fond de scène. Elle est bel et bien le « chef » du gang ; j’en fus définitivement convaincu lorsque je croisais son regard de lionne chasseresse, juchée sur un ampli, tapie comme prête à bondir, jaugeant son parterre de fans. Grâce donc soit rendue à notre demi-mondaine, pour nous avoir de plus, donner sa version de Cayenne du regretté Schultz. Car là, je te l’avoue, je dois terminer là ce « live report » ; le chroniqueur s’est effacé pour laisser place au fan et n’a pu que reprendre en choeur cet hymne punk rock !

Un petit bonus pour la route ; pour découvrir un peu plus Demi Mondaine, je te recommande chaudement l’entretien accordé à l’écrivaine et éditrice Mélanie Fazi, en 2014.

Benoît Dorémus, « Si j’avais fait ce disque il y a deux ans, il n’aurait pas été le même »

Dix ans après avoir été pris sous l’aile de Renaud, c’est aujourd’hui Francis Cabrel qui se penche sur le cas de Benoît Dorémus en lui offrant les premières partie de sa  tournée qui démarrera fin septembre 2015. Cette aubaine est également l’occasion pour Benoît de mettre un terme à 5 ans de silence discographique. Il raconte.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : Tu seras en tournée avec Francis Cabrel à partir de fin septembre. Tu peux raconter comment  vous vous être rencontrés ?
Benoît Dorémus : A l’automne 2013, j’ai participé aux « Rencontres d’Astaffort », sur les conseils de mes copains chanteurs Ours et Ben Ricour, que l’expérience avait transformés l’année précédente. J’avais souvent entendu parler de ce stage au cours duquel une quinzaine d’auteurs, compositeurs et interprètes de tous horizons passent 10 jours à écrire ensemble des chansons, et les chantent devant un public le temps d’un concert unique.
Moi qui travaille surtout en solitaire, et en prenant mon temps, je ne voyais pas bien ce que pourrait m’apporter de travailler dans l’urgence et à plusieurs, mais j’étais intrigué.
Et j’ai adoré ! C’était comme une grande colo de vacances pour chanteurs, on bossait dur la journée, on rigolait dur le soir. On a formé une bande compacte et complice, une super équipe alors qu’on ne se connaissait pas pour la plupart. Ça nous a fait du bien à tous, ça a été un nouveau souffle pour beaucoup et certains continuent à travailler ensemble depuis.
Francis Cabrel, qui a lancé ce projet il y a 20 ans, suit tout cela de très près. Il y a en lui un grand désir de transmission, de soutien à la nouvelle génération, et il a réussi à rendre cela on ne peut plus concret.

Hexagone : Vous vous êtes revus depuis les Rencontres d’Astaffort. Dans quelles circonstances ?
Benoît Dorémus : Je me suis très bien entendu avec l’équipe qui organise, outre ces « Rencontres », tout un tas d’événements autour de la chanson. Ce sont des gens qui déploient une énergie dingue et sont complètement habités par leur mission : soutenir la chanson d’aujourd’hui, faire travailler les artistes, amener la chanson dans des lieux et des oreilles où elle ne va pas souvent.
J’y suis donc retourné à plusieurs reprises, d’abord pour travailler tranquillement mes propres chansons, loin de Paris. J’ai aussi donné un concert dans un hôpital psychiatrique de la région, une expérience très profonde, très belle, remuante aussi. Enfin, j’ai animé un atelier d’écriture à l’école primaire du village. Pendant 10 jours, j’ai fait écrire quelques chansons aux enfants, c’était très rigolo, et un peu crevant.
Bref, tout cela a donné l’occasion à Francis Cabrel de me voir sur scène plusieurs fois, de mieux me connaître. Suite à mon passage à l’école, je crois que sa fille, qui faisait partie  de mes « élèves » de CM1, l’a beaucoup soûlé avec mes chansons, en les lui réclamant en voiture. ça a dû jouer !
Au mois de septembre, il m’a fait savoir qu’il avait envie de me donner un coup de main, qu’à ses yeux mes chansons en valaient la peine.
J’ai ressenti une immense fierté. Ça a été pour moi une surprise totale. Je pensais qu’il avait bien aimé mon écriture, car il m’avait fait de beaux compliments, mais que ce n’était pas sa tasse de thé plus que ça, notamment parce que je ne peux m’empêcher d’orner mes textes de quelques grossièretés, assez éloignées de la langue qu’il emploie.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : Comment et pourquoi Cabrel t’a proposé ses premières parties ? 
Benoît Dorémus : J’ai d’abord passé 4 jours à travailler avec lui dans son propre studio sur mes nouvelles chansons. C’était fantastique. Ses conseils étaient tous pertinents, tous précieux. Il m’a suggéré quelques idées pour la structure de mes chansons, me prêtait ses guitares, coachait mon jeu, levait son pouce entre les prises quand je chantais. Il était d’une gentillesse, d’une patience extrême et mes pitreries le faisaient rire, alors ça a collé entre nous comme du riz quand on oublie de mettre le beurre.
J’ai savouré du matin au soir d’être avec lui dans cet endroit qui a vu naître tant de chansons incroyables. J’ai trouvé que j’avais une chance pas possible, dans mon parcours un peu chaotique.
Quelques semaines plus tard, par un simple mail, il m’a proposé d’assurer ses premières parties pour la tournée à venir. J’en suis tombé de ma chaise. Là encore, je ne m’y attendais vraiment pas. J’ai fait une série de 5 galipettes suivie de 3 saltos avant vrillés en poussant des hurlements haut-perchés. Mon chat est parti se planquer sous le lit.

Hexagone : Tu n’as pas sorti d’album depuis 2010. Pourquoi tout ce temps ?
Benoît Dorémus : Je ne pensais pas qu’il me faudrait attendre si longtemps, et je ne pensais pas que ce serait aussi douloureux. J’ai détesté ça. J’ai cru devenir fou d’attente, d’ennui, de frustration.
Aux yeux des gens du métier du disque, d’un point de vue commercial, mes précédents albums n’ont pas été un succès. Je savais qu’il serait compliqué de les intéresser à nouveau. Je me suis retrouvé un peu esseulé.
J’ai voulu tout laisser tomber bien des fois, reprendre des études, faire autre chose, mais je n’ai jamais trouvé quoi. J’avais beau savoir que ce n’était pas plus facile pour nombre de mes copains, je ne pouvais pas m’empêcher de m’en vouloir. Je l’ai très mal vécu.
Heureusement qu’il y a la scène, les petits concerts à droite à gauche m’ont permis de faire exister mes nouvelles chansons, et de gagner ma vie. Heureusement que j’ai été soutenu et encouragé par mes amis chanteurs comme Renan Luce, Alexis HK, Oldelaf (rencontré à Astaffort), Maxime Le Forestier (qui m’a composé une musique et invité à faire ses premières parties aux Folies Bergères). Et tout un tas d’autres, Cécile Hercule, Emilie Marsh, Luciole, Eddy la Gooyatsh et puis mes amis de tous les jours… Dans notre génération un peu sacrifiée, on se serre pas mal les coudes. J’ai aussi un public très présent, très actif. Ça compte sacrément.
Ça n’avait pas de sens d’arrêter et au fond de moi il en était hors de question.
L’avantage de tout ce temps, c’est que j’ai connu plusieurs vagues d’écritures. Si j’avais fait ce disque il y a deux ans, il n’aurait pas été le même.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : Ce nouvel album, il est en marche à présent. Peux-tu dire quand il sortira et ce que nous allons trouver dessus ?
Benoît Dorémus : Ce n’est pas facile d’en parler dans la mesure où je suis en train de l’enregistrer. On peut se revoir à la rentrée pour en causer ? Il devrait sortir à l’automne.

Hexagone : C’était important de faire coïncider la sortie de l’album avec le début des dates avec Cabrel ?
Benoît Dorémus : Oui bien sûr. Après 5 ans de silence discographique, me pointer devant son public avec de nouvelles chansons sans avoir d’album à proposer m’aurait paru vraiment idiot. Ça a accéléré le processus et j’ai notamment décidé de ne plus attendre le bon vouloir d’un hypothétique producteur.

Hexagone : Tu as fait le choix du crowdfunding pour le sortir. Peux-tu expliquer ce choix ?
Benoît Dorémus : J’ai longtemps été sceptique vis à vis de ce système de financement. Je connais des artistes qui se sont retrouvés un peu coincés, même après la réussite d’une collecte, et pour qui les choses restent compliquées. Enregistrer un disque n’est pas tout, encore faut-il le promouvoir, le distribuer, le proposer aux radios, à la critique… c’est un métier, ce n’est pas qu’une question d’argent.
Mais j’ai enfin compris que je pouvais continuer à attendre longtemps comme ça, et que « financement participatif » signifiait seulement pré-acheter l’album. Cette pensée a fait sauter mes derniers doutes et j’ai décidé de franchir le pas.

Hexagone : Tu as atteint le premier objectif des 10 000 € en 1 jour. Quelle réaction ça t’inspire ? Tu avais conscience de cette attente et de l’engouement de ton public ?

Benoît Dorémus : Je ne m’y attendais absolument pas. A la seconde où j’ai mis en ligne ma collecte, j’avais les mains moites de trouille, j’ai cru que je faisais une grosse connerie. Je m’apprêtais à mettre 200 euros moi-même avec un faux pseudo pour faire croire que ça avançait, pour amorcer. Mais ça n’a pas été utile.
Le bouche à oreille s’est fait très rapidement, ça a été une journée incroyable. J’ai compris que mon public était tout simplement heureux et fier de m’aider à écrire cette nouvelle page, et que comme moi, il en avait marre d’attendre.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hexagone : Si une major revenait te faire les yeux doux aujourd’hui, alors que tu sais dorénavant que tu peux compter sur « ta base », quelle réponse ferais-tu ?
Benoît Dorémus : Sortir un disque sans structure, sans professionnels reste quelque chose de périlleux, faut pas rêver. Si vraiment ils ne servaient plus à rien, les labels n’existeraient plus.
Je souhaite que mes chansons soient le plus diffusées possible. Qu’on leur donne une chance d’exister.
C’est toujours une petite douleur quand des gens m’écrivent « où puis-je trouver tes albums ? ». Mais je suis remonté contre les majors, qui depuis longtemps ne consacrent plus de temps ni de moyens à développer des carrières. Il faudrait vraiment qu’on me propose quelque chose de respectueux pour mon travail pour que je leur témoigne de l’intérêt.

Hexagone : Le disque se vend mal aujourd’hui pourtant il demeure essentiel à l’existence de l’artiste. Quel regard portes-tu sur ce phénomène ?
Benoît Dorémus : Un regard navré. Je suis comme tout le monde ou presque : je n’achète des CD que très rarement. Y a même plus de trou dans mon ordi pour les mettre dedans.
Je n’ai pas trouvé mon bonheur dans le streaming. Où sont les livrets, les photos, les paroles des chansons, les crédits des albums ? ça me manque. Je me fous un peu des clips et du tout-à-l’image, ça ne me suffit pas. Le CD ne me satisfait plus, le numérique pas encore.
Le virage Internet a été totalement foiré, cela a saccagé la création. Quant au grand public, il ne s’en rend que peu compte, il s’en cogne et je le comprends.
Je suis aussi chagriné que la chanson à texte ait aussi peu de place dans le paysage musical. J’adore ce que font les américains, pas de problème ! Mais ça ne suffit pas. Une chanson, un texte, des mots de notre langue, ça peut vous accompagner toute une vie. Ce n’est pas qu’un divertissement. On a tous des chansons qui nous ont remué, qui nous ont révélé quelque chose à nous-mêmes. Des chansons dont on a l’impression qu’elles ont été écrites pour nous seuls.
Mais peut-être que la chanson ne s’est pas assez renouvelée, pas assez modernisée, adaptée.

Hexagone : Avec cette nouvelle tournée qui va amener un nouveau public à te découvrir quelles sont tes attentes pour la suite de ton parcours professionnel ? Vas-tu enchainer une tournée en solo ou en formation sur 2016 ?
Benoît Dorémus : Oui, bien sûr ! Il est encore un peu tôt pour en parler, mais j’ai bien l’intention d’arpenter les routes en formation en 2016 pour défendre mon album. J’espère que tout va se mettre en place petit à petit.

Frédo chante Renaud. Hommage ou dessert ?

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Salut Hexagonaute ! Tu vas te dire qu’on charrie un peu méchamment sur Hexagone et qu’on se recycle pas des masses, je présume. T’as raison mon pote, on t’a causé de Frédo chante Renaud il n’y a pas si longtemps que ça. Même que c’était à Cergy et tout ça. Tu crois que j’ai Alzheimer ou quoi ? Mais l’autre jour, à Cergy, c’était Aurélie qui s’y est collée. Là, c’est moi que j’y étais à TaParole pour voir le Frédo !

Ouais, je ne pouvais pas ne rien dire. En d’autres mots, je devais en parler. Même juste quelques lignes. Renaud ici, dans ces colonnes à chansons, tu sais ce que ça veut dire hein ? « Hexagone » comme nom, ça tombe pas du ciel si tu te rappelles ? Les soirées qu’on fait à la maison, elles s’appellent « Deuxième Génération » aussi, tu crois qu’on a pris deux mots au pif dans le dico toi ? Ben non, notre culture chanson revendiquée poing levé à la vie à la mort, elle vient de ce gavroche de la Porte d’O, bien Poulbot qu’il n’y paraît et qui a foutu la façon d’écrire des chansons en vrac il y a une quarantaine d’années. Avec sa grosse sulfateuse, il a dézingué la chanson à papa et il y a fait entrer sa gonzesse, sa gosse, sa mobylette dedans. Et plein de gens connus aussi, comme le ferait un reporter sans frontière qui se fixerait quand même celles de l’exigence et du style ! Alors, mon pote, quand il se passe un truc qui a de la gueule autour de son oeuvre à cézigue, Hexagone répond toujours présent.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Parce que  mon Hexagonaute, toi qui étais bien planqué dans ta tanière hier soir, tu n’as pas vu ce que Frédo, accompagné à l’accordéon par Alex Leitao, a fait du répertoire du gringalet. Tu sais que Renaud est tombé dans le domaine public depuis la fin de sa carrière et qu’il est de bon ton aujourd’hui de le reprendre, comme une pièce du patrimoine. Ca fait mal au cul de voir des décérébrées interpréter des chansons sans les comprendre mais c’est comme ça. On en a pris l’habitude. Aujourd’hui, tout le monde se revendique du chanteur énervant, se souvient avoir grandi avec ses chansons, c’est bizarre je dois avoir la mémoire qui flanche mais je ne me souviens pas d’une telle unanimité si mièvre et sirupeuse au début des années 80. Mais ça remonte et j’ai dû embellir la chose dans mon souvenir… N’empêche que quand un garçon comme Frédo, qui n’a plus rien à prouver artistiquement, se colle aux morceaux de l’idole de son enfance, il ne va pas croiser dans des eaux où tout le monde s’est baigné. Non, fichtre non ! Il ressort les morceaux phares, emblématiques pour toute une frange de sa génération, de ma génération.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hier, c’est Société, tu m’auras pas, Banlieue rouge, La chanson du loubard, Rouge-gorge, Je suis une bande de jeunes, La jeune fille du métro, Etudiant poil aux dents, Buffalo Débile, J’ai raté télé-foot, Où c’est qu’j’ai mis mon flingue, etc. que Frédo a chantés. Autant de titres que pas mal des artistes présents sur les tributes de La Bande à Renaud n’ont certainement jamais entendus. Frédo aime Renaud, ça se voit, ça se sent, il a grandi avec lui en somme. Il le connaît comme sa poche. Ca sonne juste, il ne récite pas son texte à la virgule, il l’interprète, il habite ses chansons qui l’ont habité lui quand il était petiot. Il se démarque des intonations et des scansions à la Renaud, il s’approprie ces perles d’énergie, d’humour, de tendresse et de colère que personne n’a plus chantées sur scène depuis plus de trente ans pour certaines. Il réveille une part d’un répertoire sublime et fondateur, délaissé par son créateur même, pour le transmettre ou le rappeler à un public chaud comme de la braise. Plus qu’un hommage, c’est un dessert qu’il a servi au public !

Je vais jeter un pavé dans la mare Hexagonaute. Mais il faut bien que quelqu’un le fasse et qu’on arrête de jouer à se bander les yeux. Renaud a jeté l’éponge. Il ne reviendra pas chanter. C’est surement mieux comme ça et ne crois pas que j’en sois ravi. Ce mec a participé à la construction identitaire d’un paquet de personnes, a apporté de l’émotion lourde à des millions et j’en fais partie. Ca n’a pas de prix. Mais ouais, je pense que son retour est non seulement un leurre mais une fausse bonne idée. Il ne reviendra pas parce qu’il n’en a pas envie et parce qu’il n’en aura pas les capacités vocales notamment. Je crois plutôt que l’heure est à la transmission et à la relève. Plutôt que de réclamer à longueur de temps un retour de la Chetron Sauvage, peut-être serait-il plus malin de commencer par regarder ce qui existe à part Renaud et en profiter… Frédo est un parfait exemple d’une continuité digne et indéfectible de l’oeuvre de Renaud. Dans ses reprises bien sûr mais également dans tout ce qu’il a fait et mis en oeuvre avec Les Ogres de Barback qui ont fêté cette année leur 20 ans d’existence.

Photo David Desreumaux
Photo David Desreumaux

Hier soir, Frédo a ajouté quelques unes des chansons des Ogres à son tour de chant. C’est rentré comme papa dans maman. La filiation est parfaite. Voilà un gars qui a tout compris de Renaud et qui ne se soucie pas de prendre part au défilé des médecins au chevet du Renard. Il a gardé tout le meilleur. La vitalité, la jeunesse, l’énergie et l’humour. Absolument jouissif, en rien larmoyant, à peine l’arme à l’oeil sur Où c’est qu’j’ai mis mon flingue !


Une Partie à trois sur Toulouse

0

Partie à 3 1

Le Bijou, Chez ta mère et le Théâtre du Grand Rond ! « Mes » trois lieux chansons à Toulouse. J’y ai vu plus de 90 concerts en 2014 ! Depuis octobre dernier et mes premières chroniques je t’ai souvent parlé des concerts passés ou à venir au Bijou (Piérick, Alexis HK, Lior Shoov), Chez ta mère (Les fils de ta mère, Victoria Lud, Louis Noel Bobey & Les Bertitas), et au Grand Rond (La Reine des Aveugles, Les Trash Croutes). Et bien  ces trois lieux ont décidé de créer un événement commun ! Tu penses bien que je ne pouvais pas ne pas t’en parler. Hors de question ! Alors voici et là ma plume s’efface devant le texte de la programmation. « Ces trois libertins, ont décidé de s’acoquiner le temps d’une partie à 3. Non contents de leur bonne entente, ils décident même d’y convier trois artistes qui durant toute cette année leur ont procuré beaucoup de plaisir… Pendant trois jours, ces trois lieux, vont s’échanger leurs coups de cœur et vous convient par la même à goûter aux délices de cette grande expérience collective ! Aël à la barbe luxuriante et aux chansons tarabiscotées accompagné de sa guitare aux accords rugueux, Camu à la langue belle, gracieuse et poétique et Strange Enquête avec sa tchatche et sa contrebasse aux riffs hypnotiques se partagent le même oreiller. Un-e invité-e mystère s’incrustera même pour y mettre un peu de piquant ! Bienvenu-e-s à celles et à ceux qui ont envie de participer à ces ébats musicaux !«

Allez je t’en dis un peu plus sur le programme. C’est du 17 au 19 juin.


Au Bijou mercredi 17 et jeudi 18 juin à 21h30 : Aël le coup de coeur du Théâtre du Grand Rond

IMG_5584

Aël. Voici mes notes lors d’une scène toulousaine. « En solo, avec 2 guitares électriques et un ukulélé et une machine. Un grand gars imposant, chauve avec une très longue barbe. Il chante vite, des chansons d’amour pas mièvres. Il joue assez fort, de façon un peu rugueuse, de sa guitare électrique. Il parle beaucoup et vite et fort. Un spectacle autant one man show que récital de chansons. Un rythme effréné qui peut aussi perdre certains spectateurs.» Et comme le dit le programme « Un peu beaucoup dingue sur scène, des improvisations foisonnantes et un humour décoiffant ».


Chez ta mère du mercredi 17 au vendredi 19 juin à 20h : Strange Enquête le coup de coeur du Bijou

IMG_5578

Strange Enquête. Duo tchatche et contrebasse. Polar et humanités. Histoires étranges et espoirs ténus. Rythme implacable, voix grave et notes qui claquent. Prix du public aux découvertes d’Alors Chante en 2013. Voici quelques notes d’un concert l’an passé. «Un slameur à chapeau, un contrebassiste aux boucles, un genre de lampadaire industriel comme décor d’ambiance. De l’intensité sur scène portée par l’accent la diction et le phrasé de Jérôme Pinel  (Détective Griffer) au micro ; accentuée par le travail de Manuel Mouret (Cordacier) à la contrebasse et aux boucles. Un set maîtrisé avec un jeu de plus en plus expressif et rôdé du chanteur/diseur et la belle dextérité de l’homme à la contrebasse. Des chansons où à travers l’observation d’un monde gris et triste et parfois déshumanisé on sent poindre l’humanité de l’auteur et une once d’espoir. Un côté Loic Lantoine avec moins de pure poésie, un côté post industriel de province.» On devrait pouvoir apprécier un certain nombre de nouveaux morceaux.  Tu m’accompagnes jeudi ?


Théâtre du Grand Rond : du mercredi 17 au vendredi 19 juin à 19h : Camu le coup de coeur de Chez ta mère

0323 Dynamo 02 CamuCamu c’est le jeune Corentin Grellier au chant et aux textes. Je l’avais vu accroché à sa guitare, coincé sur un tabouret, pour sa première scène lors d’une première partie, il y a un an Chez ta mère. Camu c’est aussi deux superbes musiciens Youssef Ghazzal à la contrebasse et Fabien Valle à l’accordéon. Camu je t’en ai déjà parlé en février après leur prestation remarquée sur quarante minutes lors des « Coups de pousses » du festival Détours de Chant. Voici quelques notes prises alors «De très grands progrès à chaque prestation. Un grand travail d’effectué, pour Corentin, sur la gestuelle notamment, sur la voix et sur la mise en scène. Il arrive du fond de scène, il déclame quelques textes. Son répertoire parle d’humanité, d’amours défaits ou à venir, et de voyage souvent marin. Les textes sont bien écrits et il les vit intensément. Une plume et un plus musical avec un accompagnement vraiment de très grande qualité.»  Le programme dit « Camu c’est un poète et son petit orchestre. Une musicalité vibrante et une voix que l’on n’oublie pas. De la chanson où l’on se dit que la langue est belle et mérite d’être chantée.» Moi qui ne suis pas encore complètement convaincu je vais retourner le voir, cette fois sur cinquante minutes. Tu viens mardi avec moi ou un autre jour ? (oui note que La partie à trois c’est du 17 au 19 juin mais les apéros concerts du Grand Rond c’est du mardi au samedi).


Au Bijou le vendredi 19 juin une surprise à découvrir (dit le programme). En fait ce sont Les Trash Croutes

Photo Michel Gallas
Photo Michel Gallas

Et pour toi Hexagonaute averti ce n’est pas une surprise car tu as lu le compte rendu de leurs derniers concerts toulousains au Grand Rond et Chez ta mère (ah ben tiens !). Je disais « C’est un  groupe féminin de cinq musiciennes chanteuses, très maquillées, en collants et paillettes. Elles reprennent en chœur des tubes kitsch anglo-saxon qu’elles chantent en français avec une traduction – re-écriture –  à leur façon. Elles s’accompagnent de deux ukulélés, une contrebasse, un xylophone, un keytar (piano guitare) et sur certains morceaux d’une basse, des claquettes, d’un sampler, d’un œuf et désormais de trois flûtes. Un groupe de scène, un peu barré-décalé, d’excellentes musiciennes, et une belle débauche d’énergie sans prise de tête. Un groupe de scène donc, qui prend du plaisir à jouer ensemble. »  Je t’avais dit qu’une Trash Croute annonçait la prévision d’un nouveau passage  à Toulouse à la mi juin et je finissais l’article en disant  « T’inquiète pas, dès que je connais une  date à Toulouse ou à … Yeurs, tu seras au courant ». C’est fait !. Vendredi, comme dit le site du Bijou, c’est la Boum des Trash Croutes vendredi ?

En synthèse, Partie à trois : trois lieux, trois artistes, trois jours : une belle initiative certainement à renouveler.

Suivez-nous sur Instagram