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Inès Desorages et 3 minutes sur mer à La Menuiserie

Photo Aurélie Cabarrot

Photo Aurélie Cabarrot

«Boite à chansons», «café-théâtre de poche», «bar associatif», «tablées fraternelles», voici ce qu’on m’avait dit de La Menuiserie. Et oui, la provinciale que je suis découvre peu à peu les lieux Parisiens devenus incontournables pour les amoureux de la chanson.

Quelle aubaine donc, d’y voir programmés Inès Desorages et 3 minutes sur mer puisque je souhaitais revoir la première et découvrir les seconds sur scène depuis un certain temps. Parfaite occasion pour se lancer dans la rédaction d’un premier «Hexa-reportage.»

Nous voilà donc à La Menuiserie, nichée pile poil entre Pantin, Le Pré-Saint-Gervais et Les Lilas, elle nous accueille avec sa petite entrée « mur de CDs » et sa salle bar/restaurant : ambiance chaleureuse, photos de tout plein de gens qu’on aime bien accrochées aux murs, dessins, petits mots… et, huuuummm quel fumet ! Une odeur vient titiller les narines, on en veut encore ! Sans aucun doute, même après avoir mangé, ça donne envie de commander une assiette (Plat du jour : 9€). Mais je ne suis pas là pour ça, le concert ne va pas tarder. Le temps de commander une bière (oh surprise ! De la bonne bière belge : Cuvée des Trolls, Chouffe, Rince cochon pour moins de 4€ moi je dis « oui oui oui ») et je file en salle pour accueillir Ines Desorages et régaler un troisième de mes sens.

Ines Desorages fait donc son entrée sur scène, fragile et hésitante elle demande la permission et nous souhaite une bonne soirée avant de commencer. Et là, la magie opère, la délicate voix d’Inès, mise en valeur par ses non moins délicats arpèges, nous propose des textes dotés d’une douceur et d’une profondeur étonnante pour cette jeune femme.

Les transitions sont toutes timides et on note bien la gêne et la pudeur des débuts de scène mais au fond cela n’ajouterait-il pas un certain charme à la demoiselle ? Car on se prend d’affection pour Inès, sa simplicité, sa fragilité et on plonge sans retenue dans l’écoute attentive de ses mots, se laissant porter, «à la dérive» de ses idées.

Ines Desorages a sorti en novembre dernier une première «mise en dessin» d’une de ses chanson, alors le voilà, le clip de sa chanson, Johnny.

Photo Aurélie Cabarrot

Photo Aurélie Cabarrot

Au tour de 3 minutes sur mer de monter sur la petite scène de La Menuiserie. C’est tout simplement accompagné de quelques notes de guitares que Guilhem Valayé nous livre la première chanson de leur set puis nous envoie «à une autre altitude» quand, rejoint par la batterie, le groupe «explose». On se laisse alors emporter par cette vague musicale qui crescendo submerge la salle. L’audience est déjà conquise et même si beaucoup connaissaient déjà le trio, il y en a forcément quelques-uns qui ont fait une belle découverte ce soir.

Je ne vais pas te mentir, Lecteur, le style de 3 minutes sur mer, ce n’est pas vraiment ma came… Je le savais avant de venir, je ne m’attendais donc pas à repartir avec le CD. Effectivement, je ne suis pas de la branche rock-électro, même s’il est français… Je pensais donc saturer rapidement. Que Neni ! Bon, je n’ai pas acheté le CD mais je n’ai pas décroché. Cela dit il faudrait vraiment faire la fine bouche car du talent il y en a, et pas qu’un peu : maîtrise vocale impressionnante, chœurs envoutants, arrangements impeccables, et je ne parle pas du niveau technique du guitariste et du batteur.

Photo Aurélie Cabarrot

Photo Aurélie Cabarrot

Enfin, touchée je l’ai été. Réellement touchée je veux dire : par les textes et la subtilité des mots employés, par les morceaux un peu plus acoustiques, et par des interprétations quasi a capella comme 21 Hertz où seuls les claquements de doigts du public accompagnent la voix. Et enfin, conquise par leur choix de reprises, notamment celle de Vladimir Vyssotski. Après être tombée sous le charme de La fin du bal via l’interprétation de Nicolas Bacchus, j’ai tout autant apprécié cette version plus électrique et chantée avec les tripes.

En résumé, quelle belle soirée, et bravo à Nicolas Poisson et Christophe Gérard au son qui ont superbement mis en valeur les deux groupes nous permettant de profiter pleinement de la fragilité d’Inès Desorages et de l’envoutement de 3 minutes sur mer.

Pour sûr je retournerai à La Menuiserie, 3 de mes sens y ont été comblés et puis, j’ai promis à mes papilles jalouses qu’elles pourront aller se délecter d’un des bons petits plats de «la Mamma», et une promesse…

Alors à très bientôt !


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aurelie.cabarrot@gmail.com

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